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Schwann
19 abonnés
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3,5
Publiée le 24 juin 2012
Les Monstres est composé d'une vingtaine de sketches, ce qui représente un format toujours plaisant. Le sujet en est nettement moins plaisant : il s'agit d'une satire de la société italienne des années 50 et 60, une satire féroce qui offre à cette même société, à travers le rire, un miroir âpre de ses bassesses - qui ne sont pas propres à l'Italie, il faut le préciser. Comme souvent avec ce genre de format, les sketches sont assez inégaux - certains restent très réussis (Testimone volontario, L'oppio dei popoli, etc ...). Néanmoins, le film se suit volontiers, malgré les notes horrifiantes de certains sketches. Ce qui est plutôt intéressant, c'est que même l'italien lambda n'échappe pas au couperet de Dino Risi : chacun reçoit son lot de rire caustique. La palme revient au bourgeois qui face à une exécution de résistants à l'écran, fait remarquer à sa femme que le mur contre lequel les exécutés sont installés irait bien dans leur future propriété. Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi se sortent plutôt bien de cet exercice. On peut regretter que les chutes des sketches soient un peu trop prévisibles ; loin d'un constat qui impliquerait que la société actuelle a décliné et que les vices présentés sont désormais familiers, il semblerait tout simplement que Dino Risi n'ait pas visé les effets de surprise : l'effet a beau être attendu, il fonctionne (dans la plupart des cas).
Une série de sketch inégales ou l'excellent côtoie le moyen.Risi présente une galerie de personnages dont les différentes attitudes sont toutes aussi montreuses les une que les autres.Cependant ce n'est pas le plus corrosif des films de Risi.
Un classique du cinéma Italien, mis en scène par Dino Risi et qui prend la forme d'un film à sketchs, articulé autours de plusieurs gags dont Ugo Tognazzi et Vittorio Gassman ont sont les acteurs principaux. Le film, datant de 1963, garde un style très particulier, qui ne plaira pas à tout le monde, mais se laisse encore voir avec intérêt de nos jours. Même si les gags sont inégaux et parfois assez dur d'accès, n'en demeure pas moins que Les monstres fait souvent mouche, de par son humour noir, sa raillerie grinçante et sa critique corrosive. La plupart des petites histoires qui composent le film sont teintés d'une mélancolie, plaçant un bon nombre de personnage sous les traits de victimes désabusés. Le style général se rapproche toutefois plus de la comédie, avec des interprétations exquises. Tognazzi et Gassman ont le chic pour se fondre dans la peau de différents personnages très hétérogènes, avec une crédibilité remarquable. Le film, tourné en noir et blanc, conserve un charme typé italien. Les musiques, quant-à elles, sont souvent marrantes. Bref, on n'est pas déçu en regardant Les monstres qui, même s'il reste inégal et assez "vieux-jeu", est un portrait sincère et bourré d'humour noir de la société italienne de l'époque. Une bonne petite découverte.
Assez inégaux ces monstres. Chacun est légitimé par sa morale mais celle-ci parait souvement convenue. Certains sketches sont néanmoins irrésistibles. Gassman s'épanouit ici comme jamais en "faisant le comédien" à outrance. Tognazzi est plus discret. Mais les deux acteurs s'accomplissent avec brio dans des rôles très versatiles, souvent métamorphosés physiquement. Sans doute le film a-t-il mal vieilli et ainsi perdu de sa force. On aimerait une résurrection des divers auteurs du film et leur vision du monde contemporain...
La monstruosité. Voilà ce qui lie ces nombreux sketchs...l'union se fait donc dans "le pire". Non-adepte de l'humour noir, vous le deviendrez au bout de quelques minutes ! Tognazzi est monstrueux de génie, tandis que le cabotin Gassmann agace parfois... Certains sketchs sont d'une pertinence désarmante (celui de la famille pauvre, de la télé, du couple bourgeois au cinéma, eutécé...) ; néanmoins, le film s'essouffle peu à peu, les monstres sont parfois un peu doux... Inégal, donc...mais résolument moderne!
Le plus célèbre ( ?) film à sketches italien, remarquables pour leur cruauté, leur habileté à dépasser les situations les plus mélodramatiques, pour imposer l’humour noir et déboucher insidieusement sur l’étude de mœurs. Les scénaristes dialoguistes Agenore Incrocci (Age)et Furio Scarpelli avec leur galerie de personnages monstrueux ont su inverser avec génie l’ordre des valeurs. Les sketches sont inégaux certes, parfois datés ; les trois meilleurs sont à la fin, ils n'ont pas pris une ride : « L’Opium du Peuple » (avec Michèle Mercier) – « Le Testament de Francesco » - « Le Noble Art ». C’est du cinéma authentiquement populaire.
Pas évident d'apprécier un film à sketchs à la première vision quand on s'attend au déroulement de tout un scénario sur plus d'une heure, à lire un roman alors qu’on tombe sur un recueil de nouvelles. A butiner ensuite le DVD on admire le sens du raccourci. Les meilleurs moments sont détonants de pathétique, de cruauté et de dérision en même temps. Et tout ça ensemble doit être le fonds même de la satire réussie. « Les monstres » donne quelques modèles indépassables du genre.
Voilà le genre de comédies que lon aurait envie de revoir, sitôt une première vision bouclée. Un peu comme a pu le faire plus récemment, Oss 117 - toutes proportions gardées bien sûr. Car ici, lon berce carrément dans le chef duvre de la comédie - à litalienne-, il serait bon de le rappeler. Les Monstres est un ainsi un film de deux heures peuplée par dix-neuf sketches, qui pour la plupart, réunissent un célèbre duo dacteurs italiens, Ugo Tognazzi (très différent que dans la multidiffusée Cage aux folles), et Vittorio Gassman (Le Fanfaron, autre comédie notoire de Dino Risi). Et effectivement, comme le titre le présage, les personnages sont tout simplement odieux mais tellement réels. Un réalisme qui vous glacerait le sang ! Les pires péchés capitaux de lhomme sont regroupés ici. Et cela fait mouche, quils agissent par égoïsme, vanité, corruption, superficialité ou par avidité. En termes de méchanceté - et de drôlerie, car nous sommes tout de même là pour ça ! -, seul le personnage de Louis de Funès serait à même de rivaliser avec ces Monstres, qui connurent dailleurs une suite, quinze ans plus tard (Les nouveaux monstres). Les Monstres, cétait au temps où le cinéma transalpin baignait dans la plus belle période de son histoire, avec des idées et un humour génialissimes un comique de situation, qui néxiste quasiment plus de nos jours. Basée sur les plus basses valeurs humaines donc, ce film datant déjà de plus de quarante ans reste évidemment indémodable, et cest justement là toute sa force ! A signaler la présence dans un sketch, dune hégérie française de lépoque, Michèle Mercier, alors à laube de sa période Angélique
Comédie à sketch italienne, les Monstres montre une Italie peuplée de lâches, de menteurs et de corrompus. Servi par Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi (présents dans la majorité des rôles) qui se livrent à de formidables numéros d'acteur, cette comédie à l'humour noir très présent fait souvent mouche, fustigeant les moeurs contemporaines, comme l'infidélité ou la vanité.