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ptitfrere26
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0,5
Publiée le 3 juin 2009
Film avec des actions tellement lente que c'est terriblement ennuyeux meme si chaque plan de scene fait réference à quelque chose d'important, l'histoire n'arrive pas à etre intéressant.Pour ma part, le sort de tous les personnages ne m'a pas touché car je ne suis jamais rentrer dans le film. Je n'ai vraiment pas pu
Une splendeur cinématographique, lente à se dévider la première fois qu'on la voit, le grand public peut être rebuté. Le genre de film qui gagne à être redécortiqué si on a l'âme esthète: le dvd offre aussi un précieux moment d'interview extrait de "Tam-tam" (France Inter) avec Pascale Clark... Un père de retour au foyer après 12 ans à faire on ne sait trop quoi (autre femme, prison, travaux forcés, métier dans la Marine russe ?...), embarque ses deux fistons éberlués, l'un conciliant, voire admiratif, le plus petit carrément hostile (n'a pratiquement pas de souvenir de son père bébé), pour aller sur une île récupérer une cassette enfouie (on doit à nouveau supposer ce qu'on veut, en Russie, fréquent de "se débrouiller" !). Ce cinéaste reconnaît s'inspirer d'Antonioni et Tarkovski, disons qu'il en a pris le meilleur. Remarquablement secondé par un cameraman lui aussi faisant dans l'épure... Quant au scénario et diaalogues c'est un plaisir de chaque instant pour peu qu'on ait a volonté de s'y attarder, ne pas en perdre une miette. Envoûtant, mythique, ce beau travail force le respect, aucune surcharge complaisante... Si tous les photographes de pub étaient aussi rigoureux, on saliverait plutôt deux fois qu'une devant le grand écran. La description de ce père (qu'on exècre tout d'abord) a finalement quelque chose de touchant sous sa dureté, je le revois désemparé devant le feu, on sent que l'apprivoisement pourrait se faire après ces deux grosses crises... A noter aussi qu'un an jour pour jour, après le tournage, l'un des jeunes acteurs s'est noyé accidentellement, petit détail mais qui vous attache le film une fois que vous le savez. Musique aux frontières du bruitage, harmonieuse non-stop, aucune stridence, le son "colle" parfaitement au drame qui se joue à pas lents, une atmosphère de "conte noir" mentionne le bonus... Réussite incontestée pour un premier long-métrage !
un très bon film ! Le réalisateur nous donne une grande leçon de cinéma pour un premier film, quelques longueurs dans les plans peuvent être dérangeantes mais ce film reste un très bon moment de cinéma...
Un film au propos lourd et dramatique, qui a malheureusement choisit un rythme très très lent pour nous faire partager les émotions des protagonistes... Trop lent. Pour résumer, il s'agit de 2 enfants russes vivants heureux avec leur mère jusqu'au retour du père, homme froid et brutal, qui les emmène avec lui pour quelques jours, où il ne fera pas grand chose si ce n'est gagner de l'argent illégalement grâce à une combine. Si l'on ressent bien les sentiments des enfants, ceux du père (en a t-il ?) sont inexistants, comme le personnage de la mère, qui disparait au bout de 15 minutes. Bref, pour tenir 40 minutes s'était parfait, pour le double, l'histoire manque de substance, même si le propos demeure intéressant et le ton juste.
Grosse claque une qualité incroyable à la réalisation, chaque plan est sublime et intelligent. Tout les tons de gris et bleu y passent, j'adore ce principe. Les acteurs jouent très vrai, le film est couvert de plusieurs mystères très prenants. Je le conseille a tout les cinéphiles, ce n'est pas commercial ni divertissant, pur film d'auteur.
Возвращение est le summum de l'esthétique photographique. Les paysages sont superbes, la lumières, les cieux, la forêt ... (il me semble que ce film a été tourné au lac Ladoga). Et que dire des photos qui clôturent le film, sublimes, tellement travaillées, et extrêmement significatives (surtout la dernière). Si vous ne connaissez pas ce film, ne vous faîtes pas impressionner par le côté film-russe-qui-parle-d'une-relation père-fils-et-qui-a-l'air-chiant-à-mourir ... regardez-le, c'est du très grand cinéma.
Quel beau film! Pour moi, tout y est parfait: la réalisation, le jeu des acteurs, la photo, la musique qui vient souligner avec beaucoup de finesse les sentiments des personnages. Le manque d'explication quant à l'histoire et les motivations de ce père ne m'a pas dérangé car, pour moi, ce n'est pas le but du film (dans un thriller, cela m'aurait beaucoup plus géné mais, "le retour" n'est pas un film à suspens). Par contre, la description des sentiments, des déchirures que l'on devine chez chacun des 3 protagonistes, leurs espoirs et leurs colères est sublime. Bref, j'ai été happé et totalement hypnothisé: pour moi, c'est du grand art.
Un beau film ample, triste, puis carrément tragique, avec des acteurs merveilleux, un père qui fait figure de bête mythologique, des enfants éblouissants de justesse.
Voilà un film qui aurait mérité une plus grande notoriété. Des acteurs qui jouent très bien leur rôles et qui colent parfaitement au décors assez sombre. Tout au long du film, on cherche à savoir qui est vraiment ce père qui marque son retour face à ses deux fils qui ne l'ont pas connus. On ne s'attend pas à la fin qui nous surprend et qui est particulièrement émouvante. Un film loin des surproductions d'Hollywood qui nous fait explorer un certain caractère russe. À voir.
Que de passion pour ses retrouvailles entre un père violent et ses deux fils. Jusqu'à ce que le drame se produise... Les interprètes se révèlent tellement convaincants, les paysages, quant à eux, extrêmement envoûtants. Un des meilleurs films russes jamais réalisés, très justement récompensé à Venise...
Première réalisation dAndreï Zviaguintsev, «Vozvrashcheniye» (Russie, 2003) possède la sobriété de son territoire, avec des plans aux cadres clos, emprisonnant lhistoire sur elle-même, déclarant par ce biais lissue impossible. Andreï et Ivan sont deux frères qui vivent seuls avec leur mère jusquà ce que leur père revienne suite à douze ans dabsence. La force majeure de lintrigue est que Zviaguintsev ne traite pas de lhistoire des personnages mais simplement du relationnel qui les lie. Lors du voyage éducatif dune semaine auquel sadonnent les deux enfants et leur père, Zviaguintsev nen revient pas aux actes de chacun, cest lexpression de la figure paternelle qui importe. Car «Vozvrashcheniye», derrière son aspect réaliste, est en fait limage métaphorique de la figure du père. Si les actions et leurs découlements sont ainsi ce nest pas par soucis de fiction mais par volonté de figuration, dillustrer les étapes de la figure paternelle dans la vie dun homme. Et le choix de la réalisation sen veut dautant plus juste puisque cadré, elle nous présente les tableaux de ce relationnel. Cependant si les cadres sont très composés, le mouvement nen pas moins présent au sein puisque les images, plus que la caméra, semble se mouvoir, évoquant le dynamisme de lévolution. Le père, interprété calmement par Konstantin Lavronenko, est encerclé dun mystère insoluble, comme lest nimporte quelle figure paternelle. Léducation du père est une force qui se voit opposé aux doutes des enfants. La conclusion de «Vozvrashcheniye» ne laisse rien en suspend, il clôt la métaphore de ces jeunes enfants (merveilleusement interprétés) qui sont in fine devenu des hommes, la caméra laisse enfin échapper les enfants/adultes et capte toute lampleur du paysage qui les précède, annonçant le générique sous forme de photos qui retrace le film et son tournage. Le cinéma de Zviaguintsev semble mêler lart et sa composition.
Un film FASCINANT, remarquablement tourné. Les lieux peuplés d'humains au début, deviennent progressivement de grands espaces indéfinis qui donnent un caractère transcendant au récit. Très DERANGEANT, ce film remue et on ne l'oublie pas. Un retour. Un père. Un voyage. Un huis clos étouffant à trois personnages. La curiosité face au père, céde rapidement devant une angoisse sourde et pesante. DEs enfants qui cessent d'en être... Le talent des deux jeunes acteurs impressionne.