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Un visiteur
5,0
Publiée le 12 octobre 2006
J'ai vu que certains ont été dégoutés par ce film dégueulasse, pervers, gore... Effectivement tout ça est vrai. Mais je pense que c'est réaliste et je me suis assez bien identifié aux personnages (Ah ah!). En tout cas le réalisateur a à l'évidence beaucoup travaillé et réfléchi pour monter ce film, ce que reflète aussi bien le contenu que la qualité technique. Enfin le flm est original par ses idée je pense. Une des forces du film selon moi est aussi qu'il présente les pulsions primitives des hommes que personne n'ose aborder d'habitude et qui sont précisement sales, dégueulasses, perverses...D'ailleurs je n'ose même pas vous les dire.
berk... tel sera le mot me restant apres ce film. en meme temps la fascination que j'ai pu avoir devant des images aussi trash reste une enigme. Du trash mis en scene a travers un superbe graphisme. Des images insoutenables que l'on ne peut quitter des yeux... Un ovni derangeant qui peut vaut le coup d'oeil, mais a ne pas mettre devant tout les yeux.
Il fallait vraiment que la sélection dans son ensemble soit mineure pour faire de « Taxidermie » le film évènement à ne pas rater
De quoi sagit-il en fait ? Sur trois séquence temps, Györgie Palfi raconte le parcours de trois générations dhommes ; le grand-père sous-officier et déviant sexuel, le fils compétiteur soviétique de bouffe ingurgitée et le petit fils véritable verrue des deux précédents qui ambitionne délever la taxidermie au rang de lart Jusque là, on peut se réjouir du manque de conformisme.
Le seul problème, et il est de taille, tient à lillustration racoleuse et malsaine du film. Tantôt pornographique, nauséeux voire même franchement gore, rien ne nous est épargné. Le pire, cest la gratuité évidente des images sur lesquels Palfi insiste lourdement dans un but que lui seul semble connaître. Et en plus il le fait avec talent, car certains de ses plans sont sublimes (la rotation de « la baignoire de la vie », la scène finale ).
Mais même brossée avec un esthétisme sulfureux, rien nenlèvera à cette uvre son abjecte et absconde inutilité.
Après avoir apprivoisé le feu et les animaux il resta à l'homme de dompter son corps. C'est ce à quoi s'active l'homme depuis un siècle. Taxidermie retrace cette histoire du corps et du regard que l'on porte sur lui, à travers 3 générations profondément liés à l'histoire de leur pays : la Hongrie. Le regard de György Pálfi selon les époques est chirurgical, tendre, poétique, sensuel (on a tendance à l'oublier, mais la scène du bain l'est pourtant; en épousant le regard de l'époque à l'image des tableaux de Renoir qui est directement cité dans le film par exemple) voire féroce et toujours porté sur l'humour via la farce, la carricature, l'ironie et l'humour noir. A travers une mise en scène inventif, György Pálfi replace constamment dans sa 1ère partie l'homme au milieu des animaux rappelant notre nature première. Ainsi l'homme n'a de cesse de chercher à satisfaire nos 3 instincts les plus primitifs et animaliers : copuler, manger, tuer. 3 éléments qui rythment le film et la vie des 3 générations au cours desquels sera convoqué surtout Francis Bacon et même Edward Hopper, tant de le cadre que la lumière. Via le sport et les concours on maîtrise son corps par la nourriture lors de grandes exhibitons nationales pour montrer la grandeur d'un communisme qui rivalise ainsi avec les concours de tarte aux myrtilles américains. Mais à l'est on va plus loin, on crée des catégories (légumes, viandes, oeufs!) et l'on est en admiration devant ces obèses de la patrie que la bourgeoisie se délècte de voir concourir sans pour autant cacher son écoeurement. L'avènement de la société de consommation enfermera ses obèses devant la tv à manger des barres de céréales sans même en retirer le papier d'emballage (!) et célèbrera un corps sec qui se doit d'être sculpté et bronzé. Mais l'art sauvera les corps déviants, célébrés dans des galeries branchés d'art moderne. Mutilé, empaillé, exhibé on peut alors disserter sur ce corps, volà l'ultime pied de nez de ce formidable ovni.
Un film de fou pour tous les amoureux d'un cinéma décalé et déviant. Une perle qui mélange allègrement gore, pornographie et images répugnantes afin de dresser le portrait saisissant d'une humanité sans morale et seulement occupée par l'organique. L'ensemble est follement original, furieusement dérangeant, franchement gerbant et destabilisant. Le genre de film à ne surtout pas conseiller aux âmes sensibles. Par contre, tous les siphonés du monde doivent se précipiter afin de goûter à cette expérience hors norme qui laisse une drôle d'impression. Forcément culte, mais il est recommandé de ne pas avoir mangé avant la projection. Grandiose.
Une demie-heure, c'est le temps qu'il faut pour réaliser que ce film est une immondice sans nom. Prétextant un style à part, des thèmes jamais exploités et des images sans complaisance, certains masturbateurs intellectuels y verront du génie, là où tout être normalement constitué y verra perversion, obsession et au final troubles psychiques graves. Le réalisateur ferait mieux d'arpenter les divans des psys que les plateaux de tournage. C'est sans doute lui qu'il aurait fallu empailler.
EUUUAEUUURKKK !!! Taxidermie est un poison ! Ignoble, dégueulasse et d'une violence physique et mentale insensée et inutile. Exprimer au public ses perversions psychologiques et sa colère, par cette forme qui semble plaisante, est un acte qui me paraît nocif et tout a fait irresponsable. C'est inutile et terriblement violent. Si vous souhaitez protéger votre esprit d'impressions mentales hautement toxiques n'allez pas voir ce film ! Les inconscients qui vous conseillent d'aller le voir méritent votre méfiance et votre attention la plus critique. Ils ne perçoivent pas les conséquences néfastes que provoquent la vision de telles images. Evitez vraiment d'aller voir ça, vous ne manquerez rien. Ce film est à VOMIR !
Si Hic permettait d'entrevoir les qualités visuelles et le monde décalé de son réalisateur, il faut bien avouer qu'on s'y ennuyait généreusement. György Palfi corrige largement le tir avec Taxidermie, où l'esthétique prend son envol et le scénario foisonne de scènes délirantes, tout en gardant une cohérence exemplaire. Trois portraits, chacun concernant le membre d'une même famille : un grand père grouillot aux ordres d'un officier, trompant son ennui dans des fantasmes débridés et une solide maîtrise de l'onanisme, un père champion d'olympiades pantagruéliques consistant à enchaîner empiffrements et dégobillages, et pour finir un fils expert en taxidermie. Bourrées d'idées, visuellement splendides, drôles et horribles, ces trois histoires sont à la fois un régal pour l'il et une épreuve redoutable pour l'estomac, car entre les scènes viandardes d'abbatage d'un cochon (et l'utilisation originale qui en est faite !), les hectolitres de dégueulis, les scènes de gavage de nourriture indéterminée (au pif, on dirait des foies en gelée : miam) et les expériences amusantes du taxidermiste, on est est gâtés. Etant donnés les thèmes abordés et la volonté de Palfi d'en montrer un max à son public, le film ne s'adresse pas à tout le monde, mais les amateurs de bizareries trash, pour peu qu'ils veuillent entrer dans l'univers de l'auteur, devraient être aux anges.
Accrochez vos tripes, munissez-vous d'un sac plastique et surtout, ne vous éloignez pas trop de la sortie car ce film va mettre vos entrailles sens dessus dessous. Trois histoires nous sont narrées : celle d'un grand père au sexe turgescent qui tente de fuir sa vie d'esclave en se créant un monde onirique et pornographique, celle d'un père à l'oesophage dilaté, véritable tube digestif, qui rêve d'un trophée olympique et celle d'un fils taxidermiste (le voilà) qui dépèce bêtes et hommes à la quête d'on ne sait quoi - peut-être de tendresse ou tout du moins d'un quelconque signe d'humanité.
Un film qui rappelle les premières oeuvres de cronenberg où le corps, comme ici, est observé, analysé, disséqué au scalpel. Un soupçon de sperme, des cuves de mangeailles, quelques litres de vomi et une bonnes dose de tripes, voilà la recette d'un film qui ne pourra laisser indifférent.
Affreux, Sale et Méchant, tels pourraient être les titres de ces trois interminables sketches. Affreux, le grand-père obsédé sexuel, plus ou moins réduit à lesclavage dans une campagne fangeuse, qui assouvit ses pulsions sur tout ce qui bouge et surtout ce qui ne bouge pas. Sale, le père, champion de bouffe sportive qui passe la moitié du temps à ingurgiter soupes, ragouts et tripes diverses, et lautre moitié à les vomir, tout en faisant les yeux doux a une gargantuesque donzelle gobeuse doeufs durs. Méchant, le fils, taxidermiste psychotique, qui garde dans une cage son père immobilisé sous ses quintaux de graisse. Lapothéose finale est aussi écoeurante que le reste. Un épilogue douteux vient nous expliquer que cetait de lart, mais on necoute plus vraiment, trop heureux dêtre venu à bout de cette répugnante bouillabaisse cinématographique.
Un film bien barré, complètement fou, une véritable curiosité qui en fait un véritable "ovni" pur et dur. Écoeurant, glauque, malsain, mais parfois légèrement drôle, Taxidermie est une expérience éprouvante et parfois difficile mais qui mérite vraiment le détour. Un film qui n'est cependant pas conseillé aux âmes sensibles.
J'ai eu la chance de voir le trés beau Hic, premier film de ce metteur en scène obsedé, qui rappelle les début de Caro et Jeunet. Taxidermie est un film vraiment trés drôle, c'est avant tout un chef d'oeuvre d'humour caustique. Le metteur en scène dans ce genre de film, est un dieu véritable. Il construit tout un univers demessuré et sublime, une vision grotesque de l'humanité. Celle-ci est une pure allegorie, expression de la volonté de puissance. Le corps devient une instrumentation de nos désirs d'immortalité. Le corps par le truchement de nos volonté échappe à la nature, aux proportions et à la raison proprement humaine, il devient une idéologie. Derrière toutes ces valeurs, ce fol hongrois decele la part de monstruosité purement gratuite, qui nous condamne à l'immortalité. L'art devient une suite inqualifiable d'horreur, de matière organique expulsé, de visions chirurgicales, et finalement le corps change et s'immortalise aprés des phases de transformation. l'art devient le repère cynique de nos desirs de morts, de nos pulsions sexuels, et le film avance une réponse manifeste à ceux qui celebre l'immortalité des artistes, leur création n'est que destruction de soi. Plusieurs niveau de conscience saisit les personnages dans le film, le premeir identifie le desir sexuel comme inassouvible, comme conscience de l'infini, le deuxième materialise cette pulsion d'infini dans sa chair, tendu jusqu'a l'extrême, le troisième trouve l'infini dans la recréation de son propre corps immortel, et y accède par le suicide. Différents niveau de conscience qui symbolise la création et son cheminement. Ce grand film obscur et drôle, d'une richesse d'interprétation bluffante, laisse penser que le cinéma est bel et bien un artaccompli
Taxidermie est LE film à aller voir. J'aime tout particulièrement la scène où l'homme cherche de sa langue amoureuse la goutte de sueur qui vient de tomber de l'aisselle de sa prétendante. Avalons tous ensemble cet amour sans compromis.
un ovni. Le réalisateur est un pafait directeur d'acteurs, il maîtrise parfaitement l'image et les effets spéciaux.