J'ai eu la chance de voir le trés beau Hic, premier film de ce metteur en scène obsedé, qui rappelle les début de Caro et Jeunet. Taxidermie est un film vraiment trés drôle, c'est avant tout un chef d'oeuvre d'humour caustique. Le metteur en scène dans ce genre de film, est un dieu véritable. Il construit tout un univers demessuré et sublime, une vision grotesque de l'humanité. Celle-ci est une pure allegorie, expression de la volonté de puissance. Le corps devient une instrumentation de nos désirs d'immortalité. Le corps par le truchement de nos volonté échappe à la nature, aux proportions et à la raison proprement humaine, il devient une idéologie. Derrière toutes ces valeurs, ce fol hongrois decele la part de monstruosité purement gratuite, qui nous condamne à l'immortalité. L'art devient une suite inqualifiable d'horreur, de matière organique expulsé, de visions chirurgicales, et finalement le corps change et s'immortalise aprés des phases de transformation. l'art devient le repère cynique de nos desirs de morts, de nos pulsions sexuels, et le film avance une réponse manifeste à ceux qui celebre l'immortalité des artistes, leur création n'est que destruction de soi. Plusieurs niveau de conscience saisit les personnages dans le film, le premeir identifie le desir sexuel comme inassouvible, comme conscience de l'infini, le deuxième materialise cette pulsion d'infini dans sa chair, tendu jusqu'a l'extrême, le troisième trouve l'infini dans la recréation de son propre corps immortel, et y accède par le suicide. Différents niveau de conscience qui symbolise la création et son cheminement. Ce grand film obscur et drôle, d'une richesse d'interprétation bluffante, laisse penser que le cinéma est bel et bien un artaccompli