Le Fils de Chucky est tout d'abord un film bien fun. Le réalisateur/scénariste pousse la provocation, la subversion, le trash, l'humour noir etc. jusqu'au bout, et nous offre notamment des scènes d'un comique inégalable (la découverte de la "partie inférieure" de Glen, la relation père macho/mère aimante qu'entretiennent Chucky et Tiff etc...).
Malheureusement, si les personnages, les scènes de meurtres et la réalisation sont impeccables, il est dommage de constater qu'au niveau du scénario, ce n'est vraiment pas trop cela. En effet, Don Mancini, à force de vouloir joueur le jeu de la provocation, en oublie qu'il réalise ici un film et non une succession de sketchs. Le film se retrouve donc vite submergé de scènes absolument inutiles qui n'ont pour seule motivation que la provoc'. C'est réellement bien dommage, d'autant que l'on voit que Mr. Mancini était à court d'idées vers la fin du film, en essayant de construire une fin pour prolonger le film mais qui finalement devient incompréhensible, ridicule et inutile.
Malgré tout, il est impossible de ne pas craquer face à la qualité de la mise en scène, des répliques, à l'humour détraqué du film, à l'animation (excellente) des poupées qui n'ont pas cédé à la facilité de la technologie numérique, et surtout, il est impossible de céder face à une sorte de film concept aussi innovant. Jamais on aura vu un tel mélange de genres, de provocation et d'humour noir, de comique et d'horreur, au cinéma. Le Fils de Chucky est peut-être un peu n'importe quoi mais c'est du n'importe quoi assumé et qui file la pêche. Ce n'est donc pas un chef-d'oeuvre mais il est incontournable car unique et fourmillant de bonnes idées. Vraiment à voir.