Un film réalisé par Menahem Golan et produit par lui-même ainsi que par son pote Yoram Globus, les connaisseurs tout de suite en attrapent les larmes aux yeux devant ce qui doit théoriquement être un bijou de la nanardise et du patriotisme US. Et bien les enfants, on est pas déçu une seconde ! La première heure insiste sur le côté ultra-dramatique avec les pauvres innocents juifs et américains pris aux pièges dans un avion par des méchants moustachus (dont certains sont quand même interprétés par de vrais américains !) et la seconde heure est un hymne à l'action nanarde prouvant une fois de plus toute la supériorité d'un Chuck Norris complètement déchaîné aussi bien dans les dialogues que dans son "jeu" d'acteur. Ajoutez à ça des seconds rôles tels que Lee Marvin, au bord de la crise cardiaque, George Kennedy tellement énorme qu'il ressemble au Gros Nounours de Bonne nuit les petits, Robert Vaughan dans un petit rôle qui lui a sans doute permis de payer ses impôts... bref du bon gros nanar bien moustachu !
PS : bon, d'habitude je ne critique pas les critiques d'autrui mais ceux qui disent de ce film que c'est du Bush avant l'heure, sincèrement, vous êtes lourds... jugez un film dans son contexte et non comme un moyen de faire de l'anti-américanisme de bas-étage et de montrer vos opinions politiques dont tout le monde se fout... merci
Les scènes à moto rendent à elles seules le visionnage de cette oeuvre absolument obligatoire. C'est du grand délire, à faire passer "Satyricon" pour un manifeste ultra-réaliste. Sinon, vous l'aurez compris, ce film n'est pas exactement imbibé d'idéaux humanistes et il n'y a pas que les terroristes islamo-communistes qui finissent en lambeaux, la fraternité, l'intelligence élémentaire, le sens commun et même l'articulation des mots les plus simples, tout cela Chuck soit le passe à la sulfateuse soit l'éclate à coups de pieds dans la gueule. Le genre de film que tout bon bouseux militariste US vivant dans un cabanon au fin fond de l'Arkansas, le flingue à la main et la bannière étoilée tendu bien haute, considère comme un objet de ciné-club.