Donc, Rois et reine est le film plébiscité par les critiques, « cest le renouveau du cinéma français , une nouvelle vague, le film quon attendait darnaud Depleschin. » Encore une fois, la pensée unique, le moutonnisme journalistique a fait son uvre.
Comment peut on faire un film en aimant aussi peu les acteurs et surtout les actrices. Le choix demmanuelle Devos en émeut peut être certains, mais comment ce personnage incarné par emmanuelle Devos peut être la reine de ces hommes. La beauté supposée et déclarée à plusieurs reprises par son entourage peut être respectable dans la vie quotidienne, mais absolument pas au cinéma avec un visage ingrat (désolé pour emmanuelle), rendu sûrement ainsi par une maladresse dans la prise de vues. Le but avoué est de détruire limage de la femme, catherine Deneuve est également déformée, la petite chinoise de lhopital est aussi abimée par la caméra de Depleschin.
Les critiques sextasient sur lhumour et la dérision, mais lavocat Girardot est dérisoire et caricatural, en défoncé braqueur de pharmacie de lhôpital, Mathieu Amalric arrive avec son talent à sauver quelques scènes, mais il fait de lAmalric sans cadrage de Depleschin.
Sur le propos du film, au moins ses intentions affichées, les rapports de filiation qui viennent entrechoquer les histoires de couple, rassemblent tous les poncifs : le père omniprésent parce quécrivain, supposé talentueux, est séduit par la beauté supposée de sa fille et la pousse dans la superficialité, alors que le personnage de nora parait complètement inhibé, recroquevillé sur les avatars du père : le supposé poète déclamant dans les cafés et qui la délaisse, le poète maudit vivant en reclus avec la corde prête à lui servir de cravate. Où est la sensualité de nora ?, si cest la femme qui fait rêver les critiques, qui modèlent les références des spectateurs français de 2005, la libido hexagonale est en danger.