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tuco-ramirez
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4,0
Publiée le 3 septembre 2024
Quel bonheur de retrouver Xavier faire le bilan de la trentaine dans ce second opus de la célèbre trilogie de Klapisch ! Du film chorale (« L’auberge espagnole ») ; on se recentre sur Xavier et ses errances sentimentales ; de la comédie, on passe à la comédie romantique ; mais avec toujours le même talent d’écriture et de mise en scène de Klapisch. Ce conteur talentueux avec un humour exquis, des dialogues et/ou monologues savoureux, un montage puzzle est toujours très bon quand il parle de ce qui le touche : la place de l’individu dans la société et la recherche de l’amour. Mélancolique, bien entendu, ce conte de fées moderne est truffé d’émotions universelles et fédératrices, un film qui fait du bien. Au centre de ce film générationnel le couple Kelly Reilly / Romain Duris transcende tout le film. La scène sur le quai de la gare au cours de laquelle Kelly offre une bouleversante déclaration d’amour à Romain suffit à faire ce film un grand film ; 20 ans après l’avoir vu au cinéma en le visionnant en famille, je l’attendais impatiemment pour ressentir les mêmes émotions qu’à l’époque. D'une hypersensibilité à fleur de peau, Kelly Reilly donne à cette scène des "Poupées russes" toute sa grâce le tout sur la superbe chanson "Mysteries" de Beth Gibbons! Klapisch la filme admirablement (Wendy marche le long du quai pendant que le train part, le plan dure en tout et pour tout 30 secondes mais ce sont des secondes qui vous arrachent les larmes), la belle actrice britannique dût malheureusement laisser le César du meilleur second rôle féminin à Cécile de France! Et c’est quoi qu’il en soit toute la BO qui est exceptionnelle. Seul bémol, le film pâti d’une longueur excessive, de nombreuses scènes auraient gagné à être plus resserrées pour être encore plus touchantes ou plus drôles. Léger, fragmenté, ludique et dynamique ; voilà un film qui fait surtout du bien. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Cédric Klapisch nous revient avec "Les Poupées russes", une comédie de mœurs qui plonge une fois de plus dans la vie chaotique de Xavier et de ses amis. Ce film est la continuation naturelle de "L'Auberge espagnole", où nous retrouvons les personnages quelques années plus tard, toujours aussi désemparés face à l'amour et à la vie adulte.
Le scénario, co-écrit par Klapisch et Barbara Constantine, s'efforce de tisser une toile complexe d'interactions entre des personnages qui ont mûri mais qui n'ont pas forcément trouvé leur chemin. La structure narrative, rappelant les poupées russes du titre, s'ouvre sur divers aspects de la vie de Xavier – amour, carrière, amitiés – mais peine parfois à garder un équilibre cohérent entre ces multiples facettes.
La direction de Klapisch est à la fois vive et mélancolique, capturant avec brio le désarroi d'une génération confrontée à ses propres rêves et désillusions. La photographie de Dominique Colin utilise habilement les magnifiques décors de Paris, Londres et Saint-Pétersbourg, renforçant visuellement le sentiment de mouvement constant et parfois de perte de direction.
Le casting reste solide, avec un Romain Duris toujours aussi convaincant dans le rôle de Xavier. Kelly Reilly, en Wendy, et Cécile de France, en Isabelle, apportent chacune une touche particulière à leurs personnages, rendant leurs luttes à la fois touchantes et frustrantes. La dynamique entre les acteurs capture efficacement l'essence d'une amitié longue et complexe.
Cependant, le film souffre par moments d'un rythme inégal et de certains dialogues qui, bien qu'esprit et humoristiques, semblent parfois forcés ou déconnectés des véritables enjeux des personnages. Ce manque de consistance se reflète dans la bande sonore éclectique qui, malgré quelques choix mélodieux, ne parvient pas toujours à soutenir l'atmosphère ou le ton du film.
En conclusion, "Les Poupées russes" se distingue par sa réalisation artistique et la profondeur de ses personnages, tout en souffrant d'une certaine prévisibilité et d'un manque d'harmonie narrative. C'est un film qui, malgré ses défauts, capture avec affection et ironie les tribulations sentimentales et professionnelles de la jeunesse du début du millénaire. C'est cette juxtaposition entre sincérité et légèreté qui fait de "Les Poupées russes" un film à la fois attachant et imparfait.
Après l'année étudiante et la cocasse cohabitation de "L'auberge espagnole", on retrouve Xavier, écrivain laborieux, scénariste pour la télé et, surtout, célibataire. "Les poupées russes" examinent les difficultés sentimentales d'un trentenaire rêvant du grand amour mais devant composer avec ses intermittences et ses élans du coeur sans lendemain. Entouré de ses partenaires de "L'auberge espagnole, du même Klapisch, Romain Duris est la figure centrale d'une comédie sentimentale facétieuse (y compris par les effets et astuces techniques de la réalisation, légèré et tonique) dont le désarroi, la maladresse et l'indécision de Xavier forment les principaux incidents.
Attachante grâce au talent de Duris et à la beauté des interprètes féminines - si Xavier ne trouve pas le grand amour, au moins se consolera-t-il dans le bras d'amantes singulièrement ravissantes!), la comédie explore le désormais courant thème du célibataire (bientôt) trentenaire avec plus ou moins d'arguments. Après une première partie parisienne amusante et réussie, spoiler: avec pour partenaire privilégiée Audrey Tautou, le film s'éteint assez brutalement en s'exportantspoiler: à Londres puis à Saint-Petersbourg. Cédric Klapisch semble n'avoir plus grand'chose à ajouter à la personnalité de Xavier et à ses atermoiements. Le scénario faiblit, le propos du cinéaste aussi et le sujet s'étire artificiellement, suspendu à la grace des comédiennes mais à bout d'idées originales.
Centrée davantage sur les problèmes sentimentaux et existentiels de Xavier cette suite conserve les atouts du premier volet, à savoir humour diffus, tendresse (la déclaration d'amour sur le quai de la gare), mélancolie et effets de réalisation réussis sans son originalité ni le sel du film de bande, nombre de personnages secondaires méritant à peine cette appellation. Cela demeure plaisant mais moins dynamique.
D'habitude je n'aime pas les comédies romantiques là c'est vraiment pas mal du tout.
Avec des thématiques universelles comme passer à l'âge adulte, l'amour, le désir, la réussite, le mensonge Les poupées russes s'en sort avec brio il faut le dire !
L'humour est efficace, les acteurs excellents, la réalisation superbe...
Cédric Klapisch reprend merveilleusement la suite de l'histoire de Xavier, 5 ans après son Erasmus. C'est une sorte de ballade dans la vie amoureuse de Xavier,on passe d'une relation à une autre. Les poupées russes est beaucoup plus mielleux que l'auberge espagnole à mon sens, ce qui le rend un peu moins réussi, d'autant que je me reconnais moins dans cette expérience que dans l'Erasmus. Pour autant, Les Poupées Russes garde ce qui a fait le charme du premier film : on a beaucoup d'empathie et de sympathie pour les personnages, l'ambiance du film est excellente, ce dernier est super bien rythmé grâce à sa mise en scène et son montage. Il y a toujours quelques moments très drôles et on ne peut s'empêcher de se reconnaître parfois dans les pensées mélancoliques de Xavier, à l'image de la fin du film qui est vraiment magnifique selon moi. Une très bonne suite !
certes il n'y a pas l'effet de surprise de L'auberge espagnole mais bien des scènes sont très fortes et rien que pour ça le film mérite d'être vu et revu!
Quel plaisir de retrouver Xavier (Romain Duris), trentenaire, toujours aussi perdu dans sa vie. On suit ses nouvelles péripéties, ses histoires d'amour compliquées, ses retrouvailles avec ses anciens amis de Barcelone. La jolie Wendy (Kelly Reilly), encore plus charmante fait aussi son grand retour. Klapish nous offre une suite fraîche et légère.
Belle suite de l'Auberge espagnole, ce film n'arrive toutefois pas à la hauteur du premier. C'est un plaisir de retrouver les protagonistes mais j'ai du mal à comprendre les soucis de Xavier et les actions parfois désastreuses qu'il commet. Même installé dans une situation confortable, il lui en faut plus. Bref, direction Casse-tête chinois !
On retrouve avec plaisir Romain Duris et certains protagonistes dans cette suite de l’Auberge Espagnole. 5 ans se sont écoulés et les voila de vieux célibataires un peu pommés. C’est toujours aussi bon : Les dialogues et certaines scènes qu’on a tous vécu sont fendards (et d’autres tristounettes !). Bref, 4 étoiles aussi pour cette suite plus sentimentale que le premier mais avec les mêmes qualités.
J’avais surprenamment beaucoup aimé le premier volet de cette trilogie ; je me lance donc dans cette suite. En l’occurrence, je l’ai un peu moins apprécié mais cela reste un bon film très chouette avec une belle mise en scène fidèle à celle du premier film.
Dans un premier temps, la réalisation est toujours en cohérence avec ce que Cédric Klapisch a créé dans “L’auberge espagnole” mais avec plus de modernité comme si la mise en scène avait grandi avec les personnages. Le montage est également similaire mais a évolué dans le bon sens du terme. Les musiques sont toujours en corrélation avec le pays dans lequel prend place la séquence ; je trouve que parmi toutes ces caractéristiques, la réalisation arrive à ne pas tomber dans le cliché. Sans compter que la photographie est très belle et que globalement, le film n’est pas chiant.
L’histoire commence encore une fois assez tard dans le film ; on pourrait dire que Cédric Klapisch a choisi de prendre le temps de bien tout développer, et cela pourrait être vrai. Le récit est vraiment très intéressant, d’autant plus que nous sommes immergé dans la vie de Xavier. D’ailleurs, ça fait plaisir de revoir les anciens personnages mais la plupart sont un peu trop occultés du scénario, ce qui est bien dommage. Le film est tout de même très clair dans sa narration ; j’ai été capté par le fil rouge (aussi translucide soit-il) du début jusqu’à la fin.
Klapisch nous fait découvrir une vraie création qui oscille entre comédie et drame sans rentrer dans le sketch ou dans le boring et le stéréotype. Je conseille vraiment ce film qui est moderne par sa narration et son écriture.
Je viens de revoir ce film de longues années après mon premier visionnage. Mon oeil n'est plus le même bien sûr mais des choses ne bougent pas: la musique est toujours aussi extra et Romain Duris joue toujours aussi bien. Il y a plein de subtilités dans ce film, de petits messages qui touchent au coeur, de jolies réflexions. Il y a des touches d'humour, beaucoup de touches d'amour. Comme dans l'auberge espagnole, à la fin du film on se sent nostalgique! C'est un bon film, même s'il a pris une petite ride avec le temps.
Au début, on retrouve avec plaisir Xavier avec son aspiration à devenir écrivain.Sauf que pour gagner sa vie, il fait le nègre ou écrit des scénarios de téléfilm romantique. En parallèle, il enchaîne les conquêtes féminines. Au fur et à mesure que le film avance, cela devient un peu exaspérant de voir ce trentenaire qui continue à butiner sans vraiment se soucier des femmes avec qui il partage un moment d'intimité. J'ai préféré le premier opus, l'auberge espagnole, plus léger et varié. .
Xavier Rousseau entre dans la trentaine et par la même occasion dans un océan de grisaille amoureux. C'est bien ce qui le chagrine. Tout le monde ou presque autour de lui trouve l'amour et la récompense du bonheur à deux, lui patauge dans un célibat culpabilisateur. Après s'être affranchit du parcours étudiant que ses parents lui avait prédit, il essaie ici d'en faire tout autant avec les conventions sociales liées au couple. Le mariage et la paternité comme source de bonheur, il voit cela comme spectateur de la vie qu'il n'a pas, pas pour l'instant en tout cas. Cédric Klapisch continue sa lutte contre le conventionnel, et dépeint un désarroi et des moments de vie d'un trentenaire lambda avec brio. Sa mise en scène déconstruite permet de structurer le récit de façon ludique. Il casse l'idéalisme et promeut la complexité. Wendy était pourtant dans le coup depuis le premier regard échangé dans la collocation barcelonaise, mais le temps a du passer et les aventures éphémères aussi, pour que l'histoire prenne enfin vie.
Mon préféré de la trilogie. Et pourtant c était dur de trancher avec le premier volet "l'auberge" espagnole ! Pourquoi ? Parce que la réalisation est sublime, on se laisse emporter du début jusqu’à la fin, on est parfois même à la limite d un clip vidéo tellement l esthétisme et la BO colle parfaitement à l histoire ( la rue parfaite , la scène du train, la musique de Beth Gibbons, les petits morceaux d électro…) Parce qu il y a une myriade de personnages magnifiques… Isabelle… William… Martine … Surtout parce que Wendy que beaucoup d entre nous avait a peine remarqué dans l auberge c est transformé en sublime papillon. Et comme Xavier on tombe fou amoureux. Et Xavier ... on est toute une génération à avoir un peu de Xavier en nous,un peu paume, un peu à l ouest, des étapes assez classiques à surmonter, une grosse envie de croquer la vie mais avec un peu de maladresse ... mais bon gré mal gré on fait notre chemin.