405 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
56 critiques spectateurs
5
19 critiques
4
22 critiques
3
10 critiques
2
2 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Bertie Quincampoix
142 abonnés
2 088 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 4 août 2026
Sud de l’Italie, 1978. La pauvreté est omniprésente, et les gamins des campagnes tentent de tuer l'ennui comme ils peuvent, dans des paysages somptueux : des champs de blé à perte de vue sous un ciel d’un bleu éclatant. Filmé à hauteur d’enfant, ce récit d’apprentissage au lyrisme assumé séduit d’emblée par la beauté de ses images et la qualité de sa mise en scène. Adapté d’un best-seller italien, L’été où j’ai grandi dépeint un univers d’innocence progressivement contaminé par les travers du monde adulte, et se distingue par son caractère singulier et sa capacité à naviguer entre plusieurs registres. S'il débute comme un conte estival à la violence larvée, le film bascule progressivement vers quelque chose de beaucoup plus sombre. Le récit prend alors des accents de film d’horreur et de séquestration, flirtant parfois avec le fantastique, tout en dressant le portrait d’une société minée par la domination patriarcale et peuplée d’hommes toxiques. Étrange dans ses ruptures de ton mais remarquablement maîtrisé, un long-métrage qui parvient à faire coexister différentes dimensions avec une réelle réussite.
Ca commence par la scène "obligée" d'un poulet sanguinolent qu'on vient d'égorger... Puis les "aventures" de ce gamin s'avèrent ennuyeuses et niaises. Toutes ces critiques positives pour ce long-métrage sont totalement incompréhensibles! Ou alors tant de spectateurs se sont-ils laissé aveugler par les paysages campagnards du sud de l'Italie?
L'Eté où j'ai grandi - c’est particulier ! Un kidnapping vu dans les yeux d’un enfant. Il y a l'ennui de l’enfance, ses questionnements, ses injustices. C’est très bien joué, magnifique petit acteur et tendrement filmé. C’est frais pour contraster avec le blé et l’été. Le film prend son temps mais on se laisse bercer. 3,5/5
Quel film difficile. Coincé entre son jeune âge où l’obéissance est de mise et la révélation de ce secret horrible. L’enfant réagit en fonction de l’évidence de sa découverte. Il hésite alors qu’il sait que c’est la solution de la survie. C’est splendide et terrible dans un monde lumineux mais glauque dans le fond des âmes.
Tenant un peu du film d’horreur et du suspense, « L’été où j’ai grandi » est avant tout une œuvre surprenante sur la perte de l’innocence. Ainsi, un des aspects les plus plaisants mis en place par le metteur en scène (Gabriele Salvatores, également coupable en 1996, d’un très mauvais « Nirvana » avec Christophe Lambert !) est d’avoir choisi de faire découvrir au spectateur les événements du récit par les yeux de Michele, son jeune héros. Comme l’enfant curieux, le spectateur n’aura accès qu’à des fragments d’informations et ce très lentement, ce qui ménage une bonne partie du suspense et nous fait en quelque sorte ressentir ce qu’éprouve le personnage principal. Salvatores parvient, en outre, à préserver son secret le plus longtemps possible, mais il semble bâcler le récit en une demi-heure et c’est un peu préjudiciable tant l’ensemble nous avait captivé pendant la première heure en nous transportant d’un genre à l’autre (notamment un petit détour par le cinéma asiatique fantastique…).
C'est un film qui m' a enchanté à l'époque. Cela parle très poétiquement de l'innocence de l'enfance et du moment où le voile se déchire. C'est à hauteur d'enfant et toutes les émotions sont ressenties intensément. Dois-je risquer de le revoir, plus de 10 ans plus tard?
Dans son petit village du sud de l’Italie, Michèle vit une vie paisible, un peu à l’écart du monde et voue un amour inconditionnel à ses parents. Un jour, au fond d’un ancien bunker, le garçon découvre quelque chose qui bouleverse à la fois son âme d’enfant et ses rapports avec son entourage.
Un thème fort et récurent du cinéma (l’enfant brutalement confronté à la violence du monde adulte), des acteurs qui collent à la peau de leurs personnages, des décors magnifiques : Les qualités de ce onzième film de Gabriele Salvatores (oscar du meilleur film étranger en 1992 pour Méditerraneo) sont indéniables. Pourtant, le réalisateur prend étrangement le parti de parti de filmer ce cheminement initiatique à la manière d’un film d’horreur. Images choc, zooms, ralentis, musique omniprésente et stressante à souhait : Salvatores ne recule devant aucun effet pour mettre les nerfs du spectateur à vif. Ce choix qui tient peut-être aux ambitions commerciales du film, compromet pourtant un peu l’âme du propos. On l’impression que Salvatores mise plus sur la forme que sur le fond et de la même façon, on regrette que les dialogues et la psychologie des personnages ne soient pas plus développés. Le film n’en demeure pas moins intéressant du fait de la force de son sujet et la justesse de ses interprètes, simplement il aurait mérité d’être plus sobre.
Le film est adapté du livre éponyme (2001) de Niccoló AMMANITI et qui a reçu le prix Viareggio (2001), prix littéraire datant de 1929. Son titre français est « Je n’ai pas peur ». Le film a reçu, en 2003, le Ruban d’argent du meilleur film ainsi que celui du meilleur réalisateur (récompense, décernée depuis 1946, par le syndicat national des journalistes cinématographiques italiens). L’action se déroule au cours de l’été 1978 dans le sud de l’Italie (tournage à Melfi, province de Potenza et région Basilicate). Michele, 10 ans, fait partie, avec sa sœur, d’une bande de copains qui se réunissent dans une ferme abandonnée.spoiler: Il y découvre, par hasard, qu’un enfant, Filippo, du même âge et originaire de Milan, y est séquestré (en vue d’une rançon) dans une fosse. Outre l’amitié qui va se créer entre les 2 enfants , Michele va découvrir aussi la trahison, la méchanceté et les mensonges des adultes. Beau film sur l’enfance et la perte des illusions. La réalisation est mise en valeur par la beauté des images estivales (soleil ardent sur les blés prêts à être moissonnés, aura de mystère, renforcée par la présence d’animaux (corbeau, hérisson, serpent et chouette) et témoignant de l’état psychologique des enfants.spoiler: Il faut rappeler que c’est au printemps 1978 qu’Aldo Moro, chef de la démocratie chrétienne italienne a été enlevé par les Brigades Rouges (16 mars) puis découvert assassiné (9 mai) à 61 ans. C’est l’époque qualifiée « d’années de plomb » (fin des années 1960’-début des années 1980’).
16 189 abonnés
13 142 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 17 octobre 2012
Voilà une surprise particulièrement bonne, aux acteurs excellents (le jeune Giuseppe Cristiano est remarquable),et aux paysages splendides du sud de l'Italie dont on sort le coeur chamboulè! Avec "Io non ho paura", le rèalisateur Gabriele Salvatores prouve une sensibilitè et un charme certains! D'après un beau roman de Niccolo Ammaniti, le film amènage des moments de grâce dans les blès dorès par le soleil! Quand le crime fait irruption dans le paradis estival de l'enfance, cela donne un petit bonheur de film somptueusement mis en scène et en lumière qui fut à juste titre couvert de prix et de nominations en Italie! L'occasion de voir ègalement une formidable (et trop rare) comèdienne: Aitana Sànchez-Gijon! Beau et attachant...
Chronique de l'enfance, le film (adaptation relativement fidèle du livre de Niccolo Ammaniti "Je n'ai pas peur") raconte comment cet été là le jeune Michele va se retrouver confronter au monde des adultes, gardant pour lui un secret trop gros pour ces petites épaules, un secret auquel tout une petite bourgade se retrouve mêlée. Une histoire touchante qui se déroule lentement, au rythme d'une musique discrète relayée par les champs des cigales, et un fait divers cruel joliment mis en images. Des couleurs un peu fades, comme délavées par ce soleil qui baigne les champs de blé à perte de vue, et surtout des jeunes acteurs impeccables d'authenticité, magnifiquement dirigés. Manque pourtant ce petit ingrédient magique qui crée l'alchimie et transforme un petit film sympathique en bon film.
Quelle claque! Je n'ai jamais eu aussi peur en regardant un film. Je ne connaissait pas du tout l'histoire. L'ambiance est assez étonnante, mélangeant à la fois images toutes en couleurs et innocence avec une découverte sordide et un monde d'adultes assez répugnant. Je le conseille car vraiment le thème est étonnant. Reste une déception, la fin, assez décevante par rapport à toute l'originalité du film.
Le ciel bleu du sud, un champ de blés d'or, des enfants qui jouent à vélo près d'une maison, une jolie maman… eh non, ce n'est pas "Respiro", il n'y a pas d'océan. En fait c'est le sud de l'Italie donc c'est un peu moins étouffant que la Sicile, quoique, le scénario est plus lourd de sens. Fidèle à mon habitude, je ne vous dévoile rien de l'histoire, mais elle a son petit côté surprenant et ce n'est pas désagréable. Le problème, c'est que les trois quarts du film reposent sur cette histoire et un quart sur la beauté poétique d'un gamin dans la campagne en 1976, terre de liberté et de jeux. C'est presque moins encore que "Respiro", et parfois ça se ressent par quelques lenteurs ou lourdeurs. Ce qui est aussi dommage, c'est que cet enfant semble un peu survoler l'histoire. Ce qui arrive aurait affolé ou révolté n'importe qui, alors pourquoi semble t'il si peu alarmé, pourquoi met il tant de temps à vouloir comprendre ? Ce n'est pas un mauvais acteur, c'est un garçon charmant, mais peut-être le réalisateur a eu peur qu'il devienne trop vite désagréable en prenant les bonnes décisions ? En un mot, ce n'est pas vraisemblable, parfois. Mais ne soyons pas trop injuste, la sympathique photo nous transporte en pleine canicule dans la campagne, avec des personnages pas suffisamment fouillés mais bien joués, on passe un bon moment. Mention spéciale à la musique, particulièrement agréable et parfois bien choisie, sans céder aux modes actuelles.
Si le petit Giuseppe est le principal acteur, la musique est son accompagnement. Une bande son magistrale de Ezio Bosso en quartet qui nous accompagne magnifiquement. Le scénario est cousu de fil blanc malgré quelques longueurs mais aucune maladresse. La stupeur que l'on attend pas fait place à un drame qui se prépare, on le sait, mais ce n'est pas uniquement le thème. On traite du rapport parents enfants, rêves et réalités et les questions. Un très beau film envoutant à vraiment connaitre. 4.5/5 largement !!!
Tombé par hasard sur ce film, retenu par ces enfances dans les paysages amples et secs de l'Italie du Sud, happé par une situation digne d'un film fantastique, surpris par le dénuement de ces paysans dans l'un des pays les plus riches d'Europe, embarqué finalement dans un polar de tout premier ordre.