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Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Avec cette unique étoile, je ne sanctionne pas les très bons acteurs mais bien Emmanuèle Carrère. Contrairement à ce que j'ai pu lire, je trouve le scénario excellent : le livre m'avait beaucoup impressionné à sa sortie. Une spirale de la folie, une déconstruction du réel pierre à pierre, dans la lignée des écrits de Philip K. Dick. En revanche, le film est pesant et sans rythme, affaiblissant justement la chute vertigineuse du héros. Les répliques tombent dans des abysses de silence, chaque phrase s'habille d'une solennité pompeuse et l'ennui vient vite pour ne pas nous lâcher.
Ce film me fait penser à l'adaptation au cinéma de "Vendredi soir" : un très bon livre, déservi par un film très lourd. En particulier, les traversées en Star Ferry dans la baie de Hong Kong s'apparentent aux embouteillages parisiens : faut-il ennuyer le spectateur pour faire traduire l'ennui ? Faut-il répéter de longues et longues minutes pour évoquer la répétition ?
Carrère a sans doute été largement inspiré par Pollock dans sa jeunesse ; seulement ici, on est au cinéma, pas dans un atelier de peintre. Et étirer ainsi un ovni scénaristique (plutôt formaté pour un court-métrage) sur 1h 30 d'errances et de failles béantes d'écriture relève de l'inconséquence la plus déplorable. Heureusement, les deux acteurs sont magnifiques...mais tout leur travail est saboté par des plans coupés à la tronçonneuse et un son très médiocre (sans parler de l'envoûtante musique de Philip Glass qui, à plusieurs reprises, est hachée menue comme celle d'une vulgaire pub pour un soda !). Exercice de style frisant la crispation donc, et par là même largement superflu.
Un film pas rasoir. Le premier opus d'Emmanuel Carrière est parfaitement intriguant et le reste jusqu'au bout (ce qui risque de désappointer bon nombre de spectateurs). Le cinéaste-écrivain se refuse à donner la moindre explication de ce qui se passe à l'écran, même si la solution de la plongée dans la schizophrénie reste la plus plausible. Prenant le parti audacieux de ne nous donner qu'un seul point de vue (celui du personnage de Lindon), le cinéaste nous plonge dans le même état de confusion que son personnage principal. L'ensemble devient passionnant car de nombreuses questions sur l'identité et l'altérité se posent à nous. Est-ce que le moi intérieur correspond vraiment au moi qui est perçu par les autres ? Est-ce que la perception que j'ai de la réalité correspond vraiment avec la réalité du monde perçu par les autres ? Et si mon apparence extérieure n'était qu'une façade (un sur-moi freudien) à présenter aux autres afin de dissimuler mes véritables désirs intérieurs (le ça de Sigmund). Le cinéaste nous confronte à toutes ces questions à l'aide d'un dispositif formel très élaboré basé sur la perception sensorielle et notamment sur le son utilisé ici de façon magistrale. Le tout est baigné dans une atmosphère mystérieuse, renforcée par la magnifique musique de Philip Glass (tirée d'oeuvres anciennes). Une note spéciale pour les acteurs tous impeccables, avec une mention particulière pour Vincent Lindon (acteur que j'ai toujours trouvé très moyen) qui nous fait partager le trouble de son personnage avec beaucoup de sensibilité. Au total, voici une première oeuvre inégale, mais qui est une magnifique promesse pour l'avenir du cinéaste.
Pour faire court, autant j'ai adoré vincent lindon dans ce role, autant j'ai du louper une partie du film. Y'aurait il quelqu'un qui a été beaucoup plus concentré que moi sur le film et qui pourrait m'expliquer? J'ai été perdu à partir du moment ou il part pour Hong Kong. J'attends de vos nouvelles, en vous remerciant.
Bon thème pour ce film, doté d'une excellente interprétation.Malheureusement, trés mal ficelé, l'aboutissement de ce dernier se révèle être décevant. L'auteur a voulu créér une sorte d'univers, son univers, et être ainsi original (un peu à la "David Lynch"): bien essayé mais c'est loupé !
Un film décevant car il n'y a aucun dénouement prenant. Malgré que Lindon s'en tire pas mal dans le rôle de l'amnésique, sa compagne ,elle, a un jeu totalement dénué de caractère. La musique est lourde et le montage en cut trop répétitif.A refaire.
J'ai presque dû sortir de la salle tant ce film m'a rendu nerveux, stressé, angoissé pendant la projection, une sensation qui n'avait jamais été aussi forte au cinéma. Jamais rien vu de tel : ce film est fascinnant, trois jours après il trote encore dans ma tête. Bravo, c'est du vrai, du grand cinéma.
Il va falloir que je lise le livre histoire dy comprendre quelque chose. Il y a beaucoup de films dont le charme réside dans le mystère et la folie. Ici on reste sur sa faim, totalement insatisfait avec en prime limpression davoir été floué. Lemming en devient lumineux, c'est dire. Linterprétation est honnête mais il y a la musique de Philippe Glass, et quelle musique !
4 étoiles. Quels plaisirs. Après la classe de neige et l'adversaire, la moustache. Un excellent film. Le mot fantastique reprend otut son sens. Souvenez-vous de Maupassant. Fantastique ne rime pas avec surnaturel. Un film sur l'identité. En l'occurence celle d'un homme qui fantasme sur les conséquences de la perte de sa moustache. Enfin un film qui ne fait pas du spectateur un assisté. Enfin un film dont on a envie de discuter, dont un a envie de comprendre la moindre signification, la moindre image, le moindre plan. Carrère est un excellent écrivain, et maintenant il se révèle comme un très bon réalisateur.
Moustache ou pas moustache?Reve ou pas reve? Fou ou pas fou? L'idée initiale du film ;a savoir,une machination,un delire,ou l'evocation de la veritable folie de son epouse ; etait interessante . Mais la derniere partie du film nous laisse un sentiment de vide inexpliqué et d'interrogation- voire de deja vu (cf "lemming). Dommage. Mais l'ensemble se laisse regarder.
un film qui sort du lot, et surtout des films français classiques où quelques bourgeois quadras ou quinquas discutent dans une pièce de leurs problèmes de petits bourgeois ! Rien de tout ça ici, on ne sait pas où on est, ni où on va. Qui est fou dans l'histoire, un peu nous tous probablement, en tout cas par moment. Emmanuelle Devos et Vincent Lindon sont tout à fait crédibles dans leur rôle.
Ennuyeux ! désespérant ! Un casting déplorablement mauvais sauf pour Vincent Lindon qui a beaucoup de mal à ce sortir de cette mélasse ! une histoire pour trois poils sous le nez pas franchement interessant qui traîne en longueur...
Une spectatrice m'a demandé à la fin du film ce qu'il fallait en comprendre. Un peu désarçonné, j'ai répondu que chaque spectateur avait la liberté de comprendre ce qu'il voulait. "Vous avez aimé ?" a-t-elle ajouté. "Oui", mais ma réponse semble l'avoir perturbée... Ce film n'est de toute évidence pas fait pour ceux qui aiment uniquement les intrigues cartésiennes et linéaires, il faut se laisser aller au jeu des possibles. Avec "la moustache", on glisse très vite dans un no man's land psychique par des petits riens du quotidien. On peut y lire perversions et manipulations ou au contraire le fantasme de découvrir ce qu'il se passe "si"... Avec quelques "si", le monde bascule. Cette mécanique est d'autant mieux réussie que le réalisateur empêche le spectateur de se positionner clairement face au personnage principal incarné par Vincent Lindon.
j'ai trouvé ce film totalement dépourvu d'interet. je suis pourtant une critique facile mais la j'ai rarement été autant decue j'ai failli partir tellement c'était ennuyant surtout a partir de hong kong. le film debutait plutot bien, suggerait des choses interessantes, on attend des reponses et plus le temps passe et moins c'est clair et au final aucune explication ... ce film ne vaut vraiment pas la peine d'en debourser 9 euros ni meme de le voir en dvd