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Jean Ingalls
5 abonnés
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3,0
Publiée le 13 janvier 2026
Une expérience étonnante réalisé par un Nacho Cerda à suivre de très près. Un film de fantômes mélangeant le genre aux films de zombies. Le monde très baroque de Lucio Fulci plane sur cette oeuvre, en dépit d'une certaine lenteur, le travail entrepris par Cerda nous réserve bien des frayeurs et surtout vers la fin. La réalité épouse certaines illusions qui mènent le spectateur loin de ce que le final réserve pour mieux surprendre. Soudain, quelques passages du film ambigües trouvent tout leur sens et du coup nous plonge en admiration. Un film qui se démarque du cinéma d'horreur actuel, ne répondant pas aux codes conventionnels du genre, un film qui mériterait un meilleur accueil que celui qu'il a rencontré en France. Mais la France n'était pas prête à acceuillir ce genre de prod à l'époque. Ce film n'est pas parfait loin de là mais on passe malgré un sympathique moment.
Un tout petit film d’épouvante qui ne trouve d’intérêt que le lieu de l’action assez anxiogène et réussi. Pour le reste on a vu 100 ce scénario et il n’y aura pas vraiment de surprise à se mettre sous la dent. Le casting ne sort pas non plus son épingle du jeu et l’ennui pointe rapidement le bout de son nez malgré une réalisation pas vilaine. Vite vu et vite oublié.
je comprends jamais pourquoi les personnages se séparent alors qu'ils se savent en danger. Lhistoir des dopplegangers pourrait être plus exploitée mais c'est pas nécessaire. Pas trop de Jump Scare, fin cohérente donc satisfaisante.
Belles images. Bravo à la photo, au cadrage, au montage et à la direction artistique. Le micro casting fait le taf. Pour le reste, c'est plutôt morne, trop énigmatique, pas super marquant et pas si original non plus. Mais ça passe agréablement. Vu les notes et les critiques, je m'attendais à pire. Honorable. Mais aussitôt vu, aussi tôt oublié. Dommage. 2.5/5
Bien réalisé, et avec de chouettes effets spéciaux, Abandonnée est un bon film. Si vous êtes un novice du fantastique/horrifique, nul doute que le scénario vous tiendra en haleine. Si comme moi, vous êtes fan du genre, vous verrez à l'avance tout les retournements car tout ceci est très classique. L'ambiance est là, et c'est le principal!
Film magistral ! le film d'horreur de Nacho Cerdà est magistral. Il est cependant foncièrement différent de la plupart des autres. La différence se trouve dans la formation de la peur. Dans la même veine qu'un Mirrors sortit à la même période, ou que un Us plusieurs années après, le réalisateur espagnol fonde les émotions horrifiques d'après les propres peurs de son personnage principal. Mirrors se voulait complètement surnaturel, Us pas vraiment dans le fond, tandis que Abandonnée ne l'est pas du tout. Abandonnée n'a rien à voir avec par exemple un film comme Martyrs qui traite le personnage principal avec une atrocité sans précédent et dont le Mal (donc la peur) provient de l'autre. Abandonnée n'a également rien à voir avec tous les slashers et autres survival sortis à la même période, comme les reprises Halloween ou même un film comme The Children. Ceux-là visent à s'en prendre au(x) personnage(s) principal quitte à inventer les pires sévices physiques que l'imagination humaine peut créer cinématographiquement. Donc Abandonnée n'est peut-être pas un film d'horreur parmi les plus effrayants sortis à cette période (et il y en a eu une quantité innombrable sur la scène internationale dès la deuxième partie des années 2000... les Saw, Hostel, etc.). Pendant que la plupart ont cherchés à cette époque à repousser les limites de l'horreur avec parfois des scènes intenables allant jusqu'à se heurter continuellement à la Censure, Abandonné offre une expérience ni horrifique, même pas d'épouvante, mais plutôt une instrospection psychologique du personnage principal. Et de toute évidence, il ne tombe pas dans le survival. Les fantômes ne pourchassent pas les personnages principaux et à la limite rien ne prouve objectivement que ces fantômes veulent du mal aux personnages. On est par ailleurs bien en dehors du slasher, qu'on peut trouver parfois dans certains scènes du film Us, notamment quand les personnages sont traqués jusqu'à l'intérieur de leur maison. Là, l'effroi est généré d'après les peurs que transervent Marie, la personnage principal. Anastasia Hille est d'ailleurs une actrice relativement peu connue mais elle assure très bien son rôle du début à la fin. C'est d'ailleurs tout autour de son personnage que se compose le récit. Les propres peurs de son frère découlent également de celles de Marie. Il n'y a d'ailleurs que très peu d'antagonistes tout au long de cette heure et demie. Hormis un second personnage, qui n'est autre que Nikolai (frère de Marie), interprété par Karel Roden, il n'y a presque personne. Personne, hormis... leurs doubles déjà morts. Nacho Cerdà sait en effet parfaitement bien mener son film, et il fait prendre conscience à celui ou celle qui regarde la manière dont Marie et Nikolai vont sombrer progressivement pas forcémment dans une dimension parrallèle, mais dans une sorte de démence intérieure et profonde. Une démence qui est crée de toute pièce par ces deux mêmes personnages (voir lorsque Marie passe en revue la chambre avec sa lampe-torche, par exemple). Leurs doubles "morts" ne leur portent aucune attaque et ne s'en tiennent qu'à les approcher (donc eux-mêmes, mais "vivants"). Marie est productrice de Cinéma et est mère d'une adolescente qui à première vue n'a pas de soucis particuliers dans sa vie, hormis peut-être quelques dérogations vis-à-vis du petit copain de sa fille, et elle s'en va retrouver sa maison natale en Russie surtout pour y reconnaître ses propres origines plutôt qu'autre chose ; un manque parental à combler par exemple. C'est à partir de là qu'elle va être abandonnée, au beau milieu d'une forêt elle-même abandonnée où il n'y a pas âme qui vive. Sauf que si : elle va rencontrer des esprits ou autres fantômes qui se révèleront être le fruit de ses propres peurs, autant faut-il préciser qu'elle fut abandonnée lors qu'elle fut en bas-âge. La peur, que créé Nacho Cerdà, est de ce fait complètement subjective et a pour effet d'être autodestructrice. Autodestructrice surtout par rapport au personnage principal que par rapport à celui ou celle qui regarde, à la différence des autres films d'horreur tradidtionnels car visent à faire peur au spectacteur ou à la spectatrice (notamment slahers et autres survival, avec nombreux jumpscares). C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les mirroirs sont souvent mis en scène dans ce titre, même si ce n'est pas traîté pareil qu'un film comme Mirrors, car Nacho Cerdà ne s'en sert que pour l'illustration du propos. Dans Us, le mirroir au début du film sert de fil conducteur à tout le film, mais Abandonnée reste en retrait, sans s'en servir véritablement ni-même pour trouver une raison à l'horreur ou l'épouvante. C'est sur tous ces fondements que Nacho Cerdà a construit ce titre formidable et hautement psychologique, en filmant Marie (et partiellement Nikolai) progressivement jusqu'à son autodestruction sans la moindre résilience comme il est habituel de le voir ailleurs également (notamment dans les survivals où parfois on a l'impression que le personnage principal devient carrément un commando de guerre). Dans son film, on regarde Marie dépérrir progressivement et de plus en plus jusqu'à son propre anéantissement, totalement incapable de garder suffisamment de conscience pour déguerpir des lieux toute seule et d'elle-même. La peur ne monte pas non-plus crescendo comme c'est le cas pour les autres, et c'est presque avec des sentiments de pitié ou de compassion que l'on termine le visionnage de ce film. Le réalisateur pousse d'ailleurs le bouchon jusqu'à faire dériver son personnage atrocement avec scènes de crises d'angoisses qui doivent être insupportables à vivre. C'est dans ces conditions qu'on est amené à faire preuve de pitié ou de compassion vis-à-vis de ce que traverse Marie. Ce sera même si insurmontable pour elle qu'elle va commettre l'irréparable à la fin pour que tout ceci s'arrête. Tout comme le film Us, que je pense être un des plus ressemblants ou rapprochants (mais sortit plusieurs années après), Abandonnée est un de ces films d'horreur rares et immensémment profonds qui a la capacité de plonger quiquonque dans les tourments d'un personnage quitte à en éprouver presque une délivrance après le (volontaire) accident final, tellement la charge d'angoisse et le traumatisme lui sont profonds. Dôté d'un solide jeu d'acteur et d'actrice, mais aussi d'un muni d'un scénario très bien ficelé, ce film d'horreur du réalisateur espagnol Nacho Cerdà, sorti en 2007, est une vrai prouesse artistique dans le genre avec ce qu'il fourni et comment il le fourni.
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18 103 critiques
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0,5
Publiée le 19 mai 2020
Abandonnée est un film d'horreur avec une ambiance atmosphérique, ambiance qui n'a vraiment aucun avantage pour l'histoire qu'il raconte. L'histoire est incroyablement pauvre, une femme se rend en Russie après avoir appris qu'elle a un héritage et le reste du film est littéralement coincée dans l'endroit hanté dont elle hérite. Nous essayons de comprendre pourquoi elle voit des fantômes sosie d'elle-même et de son frère dont elle ignorait l'existence. La maison elle-même bascule constamment entre passé et présent pour révéler lentement le mystère de ce qui leur est arrivé quand ils étaient enfants. Mais encore une fois, rien de tout cela ne représente vraiment beaucoup d'intérêt et je suis rapidement devenu désintéressé. La fin est assez sombre et il y a une scène assez dégoûtante impliquant des cochons, mais à part cela il n'y a rien à recommander ici. L’Espagne nous a habitué a mieux que ce Abandonnée qui ne fait même pas peur...
Un film avec une intrigue très simpliste. Le film perd beaucoup trop de temps à essayer de créer du suspense et de l'atmosphère, ce qui n'entraîne que peu de divertissements. Ce film commence décemment avec l'histoire de l'intro et l'arrivée au lieu principal du film...Mais à partir de là, tous l'histoire se passe si simplement. C'est facile de faire le début d'une histoire effrayante...Ce qui est difficile à faire, c'est de la sauvegarder et que l'histoire devienne de plus en plus intéressante au fur et à mesure qu'elle se déroule. Heureusement le film avait beaucoup d'ambiance sombre et menaçante. Ce film ne vaut la peine d'être regardé qu'une fois. Vous vous sentez déçu parce que ce film avait de bons ingrédients pour faire un film vraiment effrayant...
"Abandonnée" est un film spécial, c'est le cas de le dire ! Il y a de nombreuses scènes d'hallucinations qui finissent par nous embrouiller et nous faire perdre le film de cette histoire alambiquée. Résultat, le frisson n'est pas présent. Heureusement que de jolies décors (bien que sombres) et une histoire (plutôt) convaincante rattrapent le tout ^^
Ayant trouvé les courts-métrages de Nacho Cerda très bons, j'attendais beaucoup de ce premier long format. Sombre histoire d'une femme abandonnée à la naissance qui revient sur ses origines (dans la Russie profonde) , Abandonnée nous perd dans des couloirs où la réalité se confond au surnaturel. Un réel talent pour soigner les images (l'ambiance cresseuse est bien là... quitte à enquiller des scènes Gore qui n'apportent pas grand chose et ne choqueront que les midinettes) mais le montage épileptique et le scénario confus nous font décrocher de l'histoire qui contient, en plus, nombre d'invraisemblances. Grosses déception donc, même si je laisserai une seconde chance à Nacho Cerda, pour le soin apporté à ces images, avant de le ranger dans la catégorie "réalisateur doué mais brouillon".
Un peu obscur, ce film peut laisser dubitatif au final. Après un peu plus d'une heure de frissons et de grands moments de pure frayeur, les vingt dernières minutes révèlent le n'importe quoi de l'histoire. Et on reste sur une note d'incompréhension générale. Malgré une atmosphère générale très sympa, c'est l'agacement devant le fait de ne rien comprendre qui l'emporte. Dommage, car j'imagine qu'il y avait un sens derrière tout ça.
"Abandonnée" est un film intéressant par son étrange ambiance. L'action se déroule sur une ile où le passé et le présent semble s’imbriquer entre le moment où Marie a été « abandonnée » bébé suite au drame qui a frappé ses parents et le moment présent, la veille de ses 42 ans. Le film jongle entre la réalité et le surnaturel de telle sorte que comme l’héroïne on s’y perd. Des idées intéressantes comme les personnages confrontés à leur double zombifié représentant ce qu’ils sont (s’ils n’ont pas conscience qu’ils sont des âmes errantes) ou vont devenir ; la maison délabrée qui se reconstitue pour reprendre sa forme passée au moment du drame. Cependant, dans son genre, le film n'est pas suffisamment angoissant pour être une réussite
Abandonnée commet l'erreur de ces films d'horreur au scénario intéressant misant tout dessus, quitte a laisser le frisson de côté. On regrettera en effet un manque de rythme et de tensions, ainsi qu'une overdose de faits inexpliqués qui se font au détriment de l'action. Tout n'est que mystère, points non éclaircis et dénouement incompréhensibles. Certes, on comprend tout a la fin, mais le film en lui même prend la forme d'un long métrage bondè de bonnes trouvailles mais lent, tellement lent que les légères attaques de peurs en perdent tout leur charme