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cristal
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4,0
Publiée le 1 avril 2011
La compétition 2006 de Cannes fut quand meme loin d'etre rayonnante.Par exemple,"la raison du plus faible".C'est un bon film.Pas plus.Or,à Cannes,la compétition se doit d'etre respectée dans la grande tradition avec des chefs-d'oeuvres.Or,"la raison du plus faible"(autant qu'un autre d'ailleurs),n'en est pas un.Que les gens aient beaucoup aimés,ou pas,on ne pourra jamais crier à la perfection(existe-elle dans l'art?Ceci est une autre question).Donc pour en revenir au film,il est tout de meme stupéfiant que Eric Caravaca(pourtant bon acteur d'habitude)agace à cause d'un jeu maniéré à l'extrème(idem pour Lucas Belvaux,tout simplement mauvais acteur),et là ou tout le monde dit que la première partie est la meilleure et que la fin est baclée,j'en pense excatement le contraire.La mise en scène,au début,est froide,calculée,prétentieuse,et on a l'impression que tous les personnages sont des pions(effet surement voulu par le réalisateur puisqu'ici,les personnages ne peuvent échapper à leurs sorts),et le tout est mis en scène d'une façon théatrale assez énervante.Puis au fur et à mesure que le scénario se développe,le film devient plus improvisé,mais aussi plus élégant,plus juste.Dommage que des apparitions en guest-stars comme Gilbert Melki casse l'interet que l'on portait au film jusque là.Peut-etre Lucas Belvaux se perd-il trop dans la préparation du casse,trop longue et mal développée,mais le constat social qu'il donne à voir,effraie tout d'abord,et donne envie,ne serait-ce que par les couleurs ternes de l'ensemble,d'aider ses personnages devenus attachants,et là subsiste l'émotion enfouie du film.
Une semi-déception. Oui, c'est un beau film, mais c'est quand même bien manichéen ( le cliché du méchant capitalisme est quand même très casse-pieds, même pour un ado gauchiste que je suis ), le jeu de certains acteurs est pas terrible ( le film de Belvaux notamment est insupportable ), et certaines scènes trainent en longueur. A coté, un beau constat social quand même ( les personnages sont très attachants ), Belvaux lui-même crève l'écran, l'ambiance est assez malheureuse comme il le faut et on ne nous colle pas de happy end mal venu. Ah oui, le dernier plan est aussi très beau, peut-être une des meilleurs idées de tout le film. Mais les défauts de ce film sont quand même vraiment trop gros pour être oubliés facilement ; dommage, c'est exactement mon genre pourtant.
Bon film à teneur sociale. La trame policière est prétexte à une étude de moeurs assez forte, où l'on retrouve le style sec de l'auteur de "Cavale". Les acteurs (Claude Semal, Natacha Régnier...) sont remarquables.
Assez social mais jamais épuisant, très sombre mais jamais fataliste, La raison du plus faible pointe autant les problèmes sociaux que les raisons internes de ses personnages pour amener le drame à son dénouement. Un coup de poing de finesse, porté par un Caravaca fantastique de sobriété - mais ça, on commence à avoir l'habitude.
Une étudiante qui sort de la salle de cinéma dit à son professeur : « Mais, Monsieur, ce film nest pas un polar, cest un drame ! ». En effet, « La raison du plus faible » de Lucas Belvaux est un vrai drame. Celui de ses personnages mais aussi celui dune époque et celui dune région, la Wallonie, du côté de Liège. Sinistrée comme dautres régions européennes après le passage de la mondialisation aveugle. Donc, le film incarne le drame de quelques petites gens, chômeurs, pré-pensionnés, ouvriers de la sidérurgie ou travailleurs de la 2e brasserie mondiale (mais en phase de délocalisation, bien sûr) qui faute de gagner au Lotto vont tenter de commettre un hold-up. A part quelques « grosses ficelles » (lhistoire du scooter et de ses conséquences), le film apporte une réelle émotion tant les personnages sont vrais et les situations issues en ligne directe du réel. Les plans extérieurs mais aussi intérieurs (juste assez sordides) sont soignés ; le jeu des acteurs impeccable (avec une mention spéciale au réalisateur lui-même qui occupe parfaitement le rôle quil sest attribué ; la musique (de jazz belge) est superbe Une vraie réussite dun cinéma qui surprend encore.
Du vrai, du vrai et encore du vrai mélangé a un drame avec une once de dérision. Tres bon film, qui nous happe dans notre fauteuil des le départ. Pas de fausse note que ce soit dans le scénario ou dans le jeu des acteurs. Et superbe leçon pour apprendre comment des gens tristement ordianire peuvent quand ils sont acculés franchir les limites de la morale. A voir !
Plongée impitoyable dans le monde de quelques chômeurs du Nord. Jusqu'où peut-on aller lorsqu'on n'a plus rien à espérer de la vie dans une société où l'argent est roi ? Un film dur mais indispensable pour ne pas oublier celles et ceux qui restent sur le bord de nos routes.
Liège... Rien que pour toutes ces références liégeoises, moi je lui donne des étoiles à ce film. Sinon, un bon polar... Personnellement, je trouve quand-même que certains dialogues sonnent faux... et que le film use de certains stéréotypes... Mais ne boudons pas le plaisir: le suspense est intense, les personnages attachants, la ville bien filmée... ah la ville, ah Liège!
Un beau film social qui prend le temps d'interroger les hommes sur la notion du mal, un film ancré dans une réalité sordide et une géographie qui fait froid dans le dos. Utile et nécessaire.
Un polar social d'allure classique, sauf que le propos est assez mûri, les dialogues toujours fins. Avec ça, on a l'impression que Jean Gabin, Lino Ventura ou Alain Delon pourraient se joindre au tandem Belvaux/Caravaca, deux ciseleurs exactement de la même trempe, bourrés de compréhension humaine, tendres et fermes en même temps, pas forcément pour le banditisme mais en rage contre le système marchand qui tue l'individu! Portraits attachants, scènes authentiques, aucune frime, de la sensibilité (Nathacha Régnier et le petit), dénonciation de calamités de tous les jours (handicap et ascenseur). Justesse des acteurs... Tranquillement, on se retrouve accroché, sacré suspense qui crée des suées vers la fin (ces étapes pour avoir l'oseille !)... S'ajoutent les vues aériennes pour le recul indispensable...! Une oeuvre assez pertinente - pas un si petit film que ça ! - Deux beaux talents à suivre ensemble ou séparément, ils promettent autant que Jacques Audiard par exemple !
Après l'excellente trilogie de Lucas Belvaux, on s'impatientait de retrouver la nouvelle oeuvre de cet attachant acteur-réalisateur. La première partie de "La raison du plus faible" est franchement décevante: le prétexte du hold-up est énorme (l'achat d'un scooter), la misère des protagonistes trop démontrée et pas assez suggerée, le jeu des acteurs très forcé (ils sont tout de même très bons). Et le tableau s'affine et prend toute son ampleur dès lors que le thriller s'installe: on retrouve la touche noire et la tension de "Cavale" - le final romantique et désanchanté rappelle d'ailleurs ce dernier film. On gardera longtemps dans nos mémoires Liège et ses tours vus d'un hélicoptère qui tournoie tel un corbeau dans ce paysage funeste...
Sujet intéressant mais Lucas Belvaux a du mal à se défaire des stéréotypes et ne semble pas trop savoir par quel bout aborder les personnages, en particulier le sien. En découle une direction dacteurs maladroite qui ne permet pas aux comédiens de trouver un ton densemble cohérent et juste. Dommage car limage est plutôt belle.
Je suis peut-être un peu sévère à cause du début du film un peu long à se mettre en place mais c'est un film excellent dans sa deuxième moitié et il est assez rare de surcroit que ce genre d'histoire me plaise. Les acteurs principaux sont tout à fait dans leur rôle. Je ne peux rien révéler du scénario mais sachez qu'il est très intéressant aussi...