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Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juin 2008
Malgré des partis prit visuels pas toujours limpides,amos gitai signe là une oeuvre d'une grande profondeur humaine,un véritable plaidoyer pour la paix. Touchant,free zone parle tout simplement du rêve de bien être d'une humanité que le temps et les guerres ont fractionnés en clans,de cette différence à la fois futile et redoutable qui caractérise tout les peuples aspirant au même bonheur sans savoir comment l'obtenir. Un film qui a su se hisser au dessus des clivages qu'il aborde,pour se contenter de ne rapporter que l'essentiel:nier à l'autre le droit à l'existence est avant tout un deni que l'on se fait à soi même dans son droit à la différence. Une leçon de tolérance visiblement trop pure pour tous les adeptes du politiquement correct,mais ô combien salutaire pour tout ceux qui aimeraient recevoir de l'autre autant qu'ils voudraient lui donner.
Free Zone est un excellent film sur les relations israëlo-palestiniennes. Magnifique prestations de Natalie Portman (comme à son habitude) et d'Hanna Lazlo. a voir.
Musique somptueuse, actrices remarquables, une histoire remarquable entre 3 nationalités, mais ça ne suffit pas à donner au spectateur une bonne vision du film, les plans de caméra sont agaçant et le scénario trop flou.
Un film moyen. Très bon casting, belle histoire et bonne intrigue, mais je trouve que le film manque de dynamisme et c’est pourquoi je ne lui mets pas 3 étoiles.
Une Américaine, une Israélienne et une Palestinienne sont dans une voiture… Avec ce film qui comporte quelques longueurs, Amos Gitaï nous livre un road movie en automobile à travers Israël et la Jordanie. La comptine de la sublime scène d’entrée où l’on voit Rebecca / Nathalie Portman pleurer et la scène finale de Hanna l’Israélienne et Leïla, la Palestinienne qui se dispute sans fin résume bien la situation géopolitique du Proche Orient. À voir pour comprendre que la paix est possible mais difficile.
Un très beau film, très simple et filmé avec une exceptionnelle maîtrise de l'image. La première scène du film où Natalie Portman filmée en gros plan, sur fond de la magnifique musique de Had Gadia ("Chava Alberstein") pendant environ dix minutes, est bouleversante. Il n'y a pas réellement d'histoire à proprement parler, on suit plus le destin et une petite partie passagère de la vie de ces trois femmes à travers l'oeil du cameraman. Le film a un côté documentarisant dans la manière de filmer, ce qui donne justement l'impression que l'on fait partie de leur voyage quelques temps. Certains plans sont magnifiques (notamment les superpositions dimages), les trois actrices sont excellentes et sont d'un naturel bluffant et l'ensemble du film est très émouvant. Le conflit izraëlo-palestinien et la difficulté de vie de ces pays et des pays avoisinants est au centre de ce film est très touchant et nous fait prendre conscience de la chance que l'on a en France de manière générale. Le film ne prend par contre parti d'aucun des deux pays ou d'aucune religion. Un film indépendant d'une très grande beauté à tout point de vue et sans aucune longueur. En revanche, la fin un peu brutale est assez frustrante mais ne gâche en rien l'ensemble de cette magnifique oeuvre.
D'un ennui monstrueux. Un difficile sujet, certes, mais qui aurait gagné à être mieux traité, quitte à changer le rythme du film. Là, ce film avance sans queue ni tête, sans objectif précis : parlez-moi de la représentation de ce conflit de la manière la plus authentique possible, d'une chronique illustrant cette misère! Fichtre, c'est une perte de temps!
Le film est, excepté une ou deux scènes, peu esthétique. Une réalisation à mi-chemin entre le documentaire et la fiction qui se veut assez immersive, mais qui boîte de par sa maladroitesse, ce qui en devient intellectuellement défendable... car c'est bien ce qui se passe ici ?
Au bout de ce constat amer mais partiellement édulcoré, Amos Gitaï propose un cheminement possible vers la paix : via une meilleure écoute des femmes d'abord, dans leurs efforts mutuels de communication et de compréhension, et le retour à un idéal polyethnique qui disparut en 1948, c'est-à-dire le modèle de brassage ethnique, culturel et religieux qu'offrait la " Palestine " du temps où Israël n'était pas encore née (avant 1948). L'idéal de la " free zone " est finalement davantage artificiel par rapport au fond du film, même si cette zone de paix, à cheval entre l'Irak, la Jordanie, la Syrie et l'Arabie Saoudite, passe pour havre de paix et pour la destinée du road-movie. En extrapolant un peu Amos Gitaï et le choix de ce titre, free zone, on peut penser à une métaphore filée faite de ses mains : la " free zone " est la destinée des trois femmes mais aussi la preuve que les états arabes jouissent entre eux et entre leurs frontières d'une zone libre, sans conflit, sans douanes ni taxes. Un univers très loin de la zone frontalière séparant Israël et la Jordanie par exemple. Quoi de plus beau que de constater l'authenticité la plus parfaite de Natalie Portman pour son rôle, puisqu'elle est née à Jérusalem d'une mère israélienne et d'un père américain. Quant à Hanna Laslo, sans totalement mériter son prix d'interprétation féminine au festival de Cannes 2005, il faut toutefois la créditer du bel effort entrepris pour camper ce rôle difficile. Elle aussi est authentique.
joli film, malheureusement plutôt (beaucoup même) pessimiste quant aux relations israélo-palestinniennes. le film tient surtout grâce à l'interprétations des trois actrices, natalie portman magnifique certes, mais cependant effacée par hanna laslo, qui a plus que mérité son prix d'interprétation. sans oublier cette scène d'ouverture, ce plan de 5 minutes dans lequel on voit natalie portman pleurer avec en fond cette magnifique musique...
Commençant par une somptueuse musique évocatrice de Chava Alberstein, le film est pas évident à aborder avec toujours une réalisation très spéciale de Amos Gitai qui filme sa région avec autant d'amour que de cruauté sur les problèmes du proche-orient... D'ailleurs sans dévoiler la fin, les réactions des 3 femmes (la palestinienne, l'israelienne et l'américaine) sont symptomatiques et font bien le parallèle avec le conflit qui paraît sans fin entre Israel et la Palestine sous les yeux de l'Amérique et la communeauté internationale impuissante et lassée... Donc, pas un film réussi dans toute sa ligne, mais qui retient notre attention et notre reflexion à travers ce road-movie original mais plutôt brouillon...
Ca n'en finit pas de frapper fort chez Gitaï : si le problème a des aspects insolubles, c'est bien chez lui qu'on sait poser les bonnes questions. Démonstration de force avec ce Free Zone en apesenteur, et à la réalisation d'une audace et d'une réussite remarquables.
Humanisme, tendresse et violence sont quelques-uns des axes traversant ce film, réflexion aussi sur labsurdité de lépoque et la nostalgie d « avant », du début du siècle où les frontières, absurdement tracées au Moyen-Orient par Français et anglais, nexistaient pas pour ce quelles sont devenues, balisage que lon sait de tous les conflits. Sur la violence, point nest besoin de sétendre. Le film nous entraîne dans une traversée des frontières, traversée réelle dun taxi qui emmène lAméricaine Rebecca (Natalie Portman)et son chauffeur, lIsraélienne Hannah (Hanna Laslo, époustouflante !) vers une « Free Zone » où chacun, quelle que soit sa nationalité achète et vend sans question de nationalité, de culture ou de religion. La zone libre !!! Zone de commerce, sans plus, seul dénominateur commun à une coexistence, et non zone de paix. Les règles humanistes sont donc brouillées. Comme le seront les images de ce film. Surimpressions, caméra à lépaule, mouvements saccadés, le film est techniquement très travaillé. La tendresse dAmos Gitaï pour ses personnages se lit à chaque instant dans la façon quil a toujours de les faire vivre ensemble, quoique dans le conflit...Au-delà dune histoire de passage de frontière, cest à une traversée métaphorique de toutes les barrières que nous sommes conviés. A. Gitaï a fait lui-même ce voyage, dans cette Free Zone, avec un chauffeur. De cette expérience, il a changé hommes en femmes, ce qui accentue plus encore la sensibilité de son propos. Le caractère anecdotique, quasi documentaire du film éloigne des réalisations précédentes comme Kadosh. Cest que la gravité dune situation ne se mesure pas à lintensité des conflits.. Même si le non-achèvement du propos reflète limpossibilité dune conclusion sereine, on attend quelque chose de plus. Peut-être laurons nous dans un prochain film Avec peu darguments, Amos Gitaï fait passer un message dune incroyable force. Petite pierre blanche dun chemin encore long à parcourir
Un film vu au festival de Sarlat... que des plans séquences, des superpositions de plans, et tout ça la plupart du temps filmé caméra a l'épaule... un film qui fait plus mal aux yeux qu'il délivre un veritable message... pas génial quoi!!!!
Un bon film, un film d'auteur, un film où les trois actrices sont formidables, un film bien mené,un film plaisant à voir,Nathalie portman joue un rôle d'humaniste plus que bluffant.
Très beau film, très émouvant où j'ai pus découvrir la magnifique actrice Hanna Lazlo qui mérite amplement sa palme de meilleure interprête féminine au festival de Cannes! Tout au long du film on découvre un magnifique bande originale qui prend vraiment au coeur, magnifique chanson en hébreu!