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roxburystyle
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2,5
Publiée le 18 avril 2017
Un film qui pose peut-être trop de problématiques en même temps. A cause de cela certains décors et certains détails qui ont toute leur importance en science-fiction sont bâclés. Certains rebondissements sont excessifs.
Ce film est une véritable madeleine de Proust pour moi. J'ai quasiment grandi avec et je ne me lasse jamais de le revoir. J'adore tout dans ce film : la réalisation de Paul Verhoeven, les scènes d'action, la musique, l'humour, les mimiques de Schwarzy, les effets spéciaux, les acteurs, ce futur un peu sale, ces personnages cultes... Bref, tous ces éléments réunis font de Total Recall une oeuvre culte et le meilleur film de Verhoeven à mes yeux. Ma critique n'est peut-être pas objective mais c'est ainsi. Quoi qu'il en soit, je vous conseille ardemment de découvrir Total Recall si vous ne l'avez pas vu car c'est un véritable petit bijou.
En 1987, "RoboCop" avait marqué l'entrée triomphale aux États-Unis du néerlandais Paul Verhoeven. Trois ans plus tard, c'est Arnold Schwarzenegger qui lui demande d'adapter la nouvelle de Philip K. Dick "Souvenirs à vendre" dont il détenait les droits. Le résultat constitue un des fleurons du film de science-fiction des années 1990, confirmant combien le cinéaste se trouve à l'aise dans le genre. Verhoeven reprend d'ailleurs quelques thèmes présents dans "RoboCop" à savoir l'obsession de l'ordre ou l'autoritarisme. Mais ce sont également les dérives de la société contemporaine qu'il pointe du doigt, en particulier américaine. À travers ses nombreux inserts télévisuels, souvent chers au cinéaste, "Total Recall" orchestre une course-poursuite géante où la frontière entre réalité et virtualité est savamment entretenue. Le tout dans un bonheur esthétique avec des décors fabuleux et la bande-originale impeccable de Jerry Goldsmith. Entre le divertissement et le film politique, un savoureux mélange.
Total Recall est un film d'action / divertissant plutôt bon de la part de Paul Verhoeven. Par contre, je suspecte le film par moment de s'être un peu éloigné de la tonalité de l'histoire de Philip K. Dick dont le film est inspiré. Je n'ai pas lu le livre en question, mais j'ai lu d'autres ouvrages de l'auteur et le ton est en général un peu plus sombre et avec un peu moins d'action. Toutefois, le choix du divertissement se tient et c'est plutôt bien fait. Les touches d'humour marchent bien. Les scènes d'action sont très bien réalisées. Bon par contre, les effets spéciaux sont parfois tellement mauvais qu'ils font mal aux yeux (notamment la réaction face au manque d'oxygène). Les acteurs sont bons. Arnold Schwarzenegger porte très bien le film. Rachel Ticotin joue correctement. Sharon Stone et Michael Ironside sont bons. Les décors (à la différence du site extra-terrestre) et maquillages ont tout de même pris un sacré coup de vieux (les maquillages ne sont pas crédibles du tout). On voit que le film a bien vingt-cinq ans. L'histoire est très intéressante (le mérite revient à Philip K. Dick). Le scénario est plein de rebondissements et de révélations.spoiler: Le final est plutôt réussi (avec un fin subtilement ambiguë).
Total Recall est le mélange inattendu entre une série B blockbuster des années 90, agrémentée de ses classiques scènes d'action excessives, de ses dialogues ratés et de ses personnages stéréotypé, sur une scénario d'anticipation bien mené. Crédible et passionnant, cette histoire ponctuée de rebondissements étonnants, parvient à renouer a une science fiction ancienne et populaire.
Une histoire stupide et des rebondissements absurdes ne font pas toujours un mauvais film, 'Total Recall' en est la preuve. C'est une parodie grotesque de film d'action / science-fiction, d'une violence inouïe, où tout se solde par des explosions gigantesques et des effusions de sang délirantes. L'abjection y est constante. Les personnages n'ont aucune substance, aucun motif. Tous les clichés du genre, des méchants idiots à la happy end, y passent. L'effet d'accumulation est aussi drôle que malaisant.
À un deuxième niveau de lecture, le film est cependant une intéressante exploration de la psyché de l'Américain moyen coincé dans une vie banalement inintéressante, qui ne trouve sa réalisation que dans des rêveries ultra-violentes qu'on lui injecte dans la tête - des blockbusters hollywoodiens comme celui que le film fait semblant d'être. En ce sens, 'Total Recall' est un grand film politique qui paradoxalement donne exactement ce qu'il condamne, et tient la modernité terne de l'ultra-libéralisme (même Mars doit s'y soumettre) pour responsable de la perte de notre capacité d'émerveillement, mais aussi de notre irrépressible envie de violence. Et l'Américain moyen, comme Quaig (Schwarzy, parfait idiot bodybuildé), collabore à cet état de fait sans même en avoir conscience. Jusqu'à la rédemption ?
L'un des films de science-fiction les plus démentiels de tout les temps, une véritable retranscription fidèle de l'imaginaire de l'auteur culte Philip K. Dick. À mon sens l'un des meilleurs rôles de Schwarzenegger.
Cette adaptation de Philip K. Dick est une réussite. La touche de Verhoeven est bien présente avec beaucoup d'hémoglobines :) Ce que je trouve agréable dans ce film, c'est qu'il est difficile de déterminer si Douglas Quaid est dans la réalité ou le délire. On peut se poser la question à la fin si la fin justement n'est pas la fin heureuse annoncé par la société Recall lors de la signature du contrat. Arnold Schwarzenegger a un rôle mythique et de nombreuses scènes ou dialogues sont soit à mourir de rire soit très impressionnantes. Bref : on passe un moment très divertissant au centre de la mémoire de Schwarzy !!
Et dire que ce film est une référence dans le genre et bien ce n'est pas mon avis. Déjà qu'est-ce que c'est long ... ça traine sur la longueur. Et puis, il faut dire que le scénario est assez brouillon voire limite bâclé. Que dire d'Arnold, son jeu d'acteur est mauvais, c'est inimaginable et pourtant je l'ai vu dans d'autres rôles bien plus a l'aise. Les clichés en tous genres sont au rendez-vous et je dirai même que pas mal de passages sont ringards. Bref, ce n'est pas mon but de descendre "Total Recall" mais il faut avouer que ce n'est pas un long métrage exceptionnel (je parle pour moi). Cependant pour l'époque, les effets spéciaux sont extraordinaires tout comme ce qui est visuel comme les décors ou les scènes d'action. Pour 1990, c'est vraiment impressionnant. Et puis j'ai bien aimé la deuxième partie du film qui se passe sur Mars et qui sauve vraiment l'honneur à la première qui est plus que médiocre. Après même si c'est brouillon, il faut dire qu'il y a un côté avant-gardiste intéressant. Hormis ça, je suis tombé de haut car je m'attendais à voir un grand classique qui allait me plaire et au final ça n'a pas été du tout le cas. Je veux décourager personne ni contredire la majeure partie des critiques mais bon je suis franc. Voila tout ! 8/20.
Un film mêlant action et science-fiction, avec pas mal de mystère et de suspense. Le personnage principal (joué par Schwarzeneger) est suivi tout au long du film. Peu de scènes sont faites sans lui. Peut-être est-il trop important ? Des personnages secondaires auraient sans doute pu être mieux introduis, et même certains méchants semblent insignifiants. Mais après tout, un film d'action doit aller vite ! On ne raconte pas la vie de tous les personnages, on s'endormirait. Le film est alors très bien rythmé, il n'y a quasiment pas de pause (ou alors elles sont très courtes ou bien nécessaires). Total Recall serait digne des blockbusters des années 2010 parce-que nous restons assis scotchés à l'écran pendant 2 heures, et même si au cas où nous ne comprenons pas tout, on a trouvé ce film "trop bien". L'excellent B.O de Jerry Goldsmith joue aussi de son charme pour nous captiver. La vf reste acceptable.
Grâce au succès de Robocop, Paul Verhoeven rentre dans la cour des très bons metteurs en scène de films d’action. Cela n’échappe pas à Arnold Schwarzenegger qui lui propose un projet auquel il s’est rattaché alors qu’il traine dans les tiroirs d’Hollywood depuis dix ans (David Cronenberg fut un temps attaché au projet) : Total Recall : Voyage au centre de la mémoire. Cette adaptation de la nouvelle Souvenirs à vendre de Philip K. Dick réussit à la fois à mêler d’un côté la complexité des œuvres de l’écrivain et de l’autre les scènes d’action et l’humour permettant de transformer le film en blockbuster. Ainsi, Verhoeven joue sur l’interrogation du spectateur ne sachant jamais si l’histoire à laquelle il assiste est la réalité ou n’est que le rêve implanté par la société Rekall.spoiler: Par exemple, le jeu des acteurs secondaires (en particulier Sharon Stone et Robert Costanzo) dans les premières séquences et le fait le docteur Edgemar laisse échapper des gouttes de sueurs (détails qui convainc Quaid qu’il est dans la réalité) font penser que ce que nous verrons par la suite est la réalité. A l’inverse, le fait que Melina soit le sosie de la femme proposé par cette société, que tout se déroule comme ce qui est annoncé par l’employé de Rekall, que les hasards soient très nombreux (Benny tombe toujours au bon moment, Melina arrive armée pile au moment où Quaid se fait attaqué par Lori et ses hommes…) laisse penser que la seconde option est la bonne.
La dualité est également exploité par le cinéaste par la multiplication des scènes-miroirsspoiler: (2 séquences d’exposition à l’air martien, 2 séquences de lavages de cerveaux, 2 combats contre Lori, Benny sert deux fois de taxi à Quaid, 2 séquences avec les hologrammes, Benny attaque Quaid 2 fois…) et par le choix de certains personnagesspoiler: (Quaid a 2 femmes totalement opposées, Kuato est en réalité un être intégré au corps d’un autre...) . Toute cette complexité et ce travail cérébral respectent assez l’état d’esprit de l’œuvre de Dick bien que l’histoire ne soit pas totalement la même (ce qui était déjà le cas de Blade runner, autre classique de la science-fiction adapté de l’écrivain). En effet, la première partie du filmspoiler: (se déroulant sur Terre) est assez fidèle à Souvenirs à vendre alors que la seconde est totalement inventéespoiler: (la nouvelle ne se passait à aucun moment sur Mars) tout en étant parfaitement logique et cohérente avec l’univers de Dick. Cependant, cette fidélité à la complexité de l’univers de l’écrivain n’empêche pas Total recall d’être en même temps un véritable blockbuster. En effet, le film est truffé de scènes d’action très rythmées tout en étant parfaitement lisibles (le surdécoupage des années 2000 n’avait pas encore fait ses ravages) et en possédant la patte de Verhoeven, c’est-à-dire ne lésinant pas sur le sangspoiler: (il faut voir Schwarzenegger utiliser un cadavre comme bouclier) . Le cinéaste offre par ailleurs une magnifique mise en scène utilisant de splendides mouvements de caméra. Les effets spéciauxspoiler: (la femme se transformant en Schwarzenegger est géniale) , tout comme les maquillagesspoiler: (en particulier les mutants comme Kuato) , sont particulièrement réussis pour une époque où les trucages numériques n’existaient pas encore. De plus, le film contient beaucoup d’humourspoiler: (la femme à trois seins, la prostituée naine maniant un couteau en poussant un cri génial puis tirant au fusil mitrailleur…) et possède les petites phrases qui faisaient la particularité de son acteur principal à cette époquespoiler: ("Considère ça comme un divorce !", "Qu’est-ce qu’est arrivé au petit cinquième ?", "Vous croyez que je suis le vrai Quaid ? Gagné !", "Non, ne faites pas ça ! On va tous mourir ! Tout le monde va mourir ! Non, non ! – Toi, tu vas mourir !"…) . De plus, Verhoeven se permet de jouer avec cet aspect blockbusterspoiler: (2 séquences d’exposition à l’air martien, 2 séquences de lavages de cerveaux, 2 combats contre Lori, Benny sert deux fois de taxi à Quaid, 2 séquences avec les hologrammes, Benny attaque Quaid 2 fois…)0 , ce qui renforce l’impact du film. Le casting est également très réussi : Arnold Schwarzenegger est très convaincant dans son habituel rôle de gros bras plein d’humour, Michael Ironside est toujours aussi bon en salopard, Ronny Cox perfectionne son rôle de dirigeant maléfique après Robocop du même Verhoeven, Rachel Ticotin et Sharon Stone sont excellentes en femmes d’action... Enfin, tout cela est renforcé par la très entrainante et très mémorable partition que Jerry Goldsmith composa pour ce film, retranscrivant parfaitement le fait que nous sommes en présence à la fois d’un film d’action et d’une œuvre de science-fiction. En résumé, Total recall est un excellent film d’action et de science-fiction ne se prenant pas au sérieuxspoiler: (2 séquences d’exposition à l’air martien, 2 séquences de lavages de cerveaux, 2 combats contre Lori, Benny sert deux fois de taxi à Quaid, 2 séquences avec les hologrammes, Benny attaque Quaid 2 fois…)1 qui possède la patte de son réalisateur (même si l’ironie et la critique de la société qui était présentes dans Robocop ne sont pas présentes ici) et est sans comparaison avec le médiocre remake de Len Wiseman. A voir et à revoir avec toujours autant de plaisir.
Bien que je ne sois pas fan de Paul Verhoeven, je dois quand même avouer que "Total Recall" est un bon film.Le scénario pour un divertissement est très intelligent, qui en influencera d'autres films de science-fiction (le 5ème élément si tu me vois...). Schwarzy joue vraiment bien dans son rôle de grand naïf, est devient très attachant, le reste du casting est très bon aussi (Sharon Stone, Michael Ironside...). Les effets spéciaux, bien qu'ils ont pris un petit coup de vieux reste plutôt bien faits pour l'époque et les sons aussi.
On a devant nous un film de science-fiction majeur dans l'histoire du cinéma, qui déplaira à certains pour son côté très sanglant, mais qui reste un pur divertissement intelligent et unique en son genre.
J’avais été emballé par ce film lors de sa sortie au Cinéma en 1990. Malheureusement, « Terminator 2 », tourné à la même époque, a beaucoup mieux vieilli que ce « Total Recall » que j’ai revu 22 ans après pour comparer avec la nouvelle version de 2012. Les points positifs tout d’abord : l’histoire est cohérente et dénonce sans détour, la réalisation est rythmée et les qualités de Paul Verhoeven nombreuses (du talent, une vraie vision, de l’originalité et de l’assurance) et indiscutables. C’était osé, gore et violent faisant passer le remake de 2012 pour un dessin animé tout public. Et, last but not least, le casting était un sans-faute (Schwarzenegger, Stone, Ironside, Cox, Ticotin, Costanzo…). Mais il y a aussi des points négatifs : les décors du film font vraiment décors de studio et au niveau des accessoires, le meilleur (les hologrammes, les téléviseurs incrustés dans les murs) alterne avec le pire (les moniteurs à tube vraiment très épais si on les compare avec nos écrans LED actuels et les claviers des premiers temps de l’informatique font vraiment datés au temps du tactile). De même, certains trucages (moulures de personnages) se « voient » désormais et ont du mal à faire illusion. Le film a surtout vieilli dans ses courses poursuites qui ressemblent à des parcours en wagon dans des manèges de fête foraine et ses décors, minimalistes, qui font penser à des épisodes des Power Rangers. En terme de note, je serai indulgent car ce film était vraiment extraordinaire pour l’époque et la science-fiction est le genre qui résiste le moins à l’épreuve du temps. C’est tellement plus facile de faire une comédie romantique…
Film "culte" pour une époque, avec critiques dithyrambiques sorties de nul part, Total Recall n'est pourtant rien d'autre qu'un nanar à gros budget aujourd'hui. L'intrigue part plutôt bien au début, mais s'arrête au premier tiers du film pour ne jamais revenir. Le reste n'est plus alors qu'une succession de scènes d'action et d'effets gore typiquement 80's dans de magnifiques décors en carton-pâte. Seule la toile de fond de l'histoire, la vie sur Mars, sauve un petit peu l'ambiance générale. Mais seulement un peu puisque ce n'est absolument pas développé, tout comme d'ailleurs le sujet de la mémoire qui ne reviendra jamais sur le tapis pour complexifier un tant soit peu le scénario. On retrouve quand même la patte du réalisateur Paul Verhoeven mais ça reste bien maigre, et loin de ce qu'il peut faire de mieux. Bref, ça se laisse regarder quand on est fan de l'ambiance des films 80/90's et de Schwarzy. Les autres vous pouvez fuir sans regrets.
L'époque du grand Schwarzenegger et une époque lointaine mais que de très bon comme celui-ci surtout dans la catégorie science-fiction comme terminator ou predator . Paul verhoeven à qui tout réussissait à l'époque nous offre un film violent, sombre et au scenario particulièrement tordu. Ce film à l'époque m'avait particulièrement plu, le rythme, Sharon Stone aussi belle que sanguinaire, Ironside disjoncté, Ronnie Cox excellent, une musique magistrale etc... Bref ce film avait tout pour me plaire. Quelques points négatifs, quelques incohérences et pourquoi diable fallait-il que le traitre soit un noir. Un film intéressant et j'invite tous les fans de science-fiction et de scenarii tordus à le voir.