des Bim! des Boom! des Eurk, une pincée de Klung! quelques agréments de Badaboum! de Pafs! et de Tatatata...! on mélange le tout dans un BAOUM! magistral, et un BWOUF! formidablissime. Et Vlan! c'est prêt à être servi.
Il faut savoir ce qu'on va voir au cinéma, dans la vie. Cinq étoiles ,donc, pour ce film, dans sa catégorie, évidemment. Car il reste incomparable avec d'autres film tellement il est invraisemblable, délirant, outré et d'un crétinisme assumé. 1 h 30 de gunfight où l'on va soigneusement débrancher le cerveau et se glisser dans la peau d'un adolescent attardé et, en conséquence, jubiler face à ce spectacle. Les acteurs sont excellents, en particulier le petit barbu chauve disjoncté (Paul Giamatti) qui joue le méchant sadique. Un petit bémol : l'humour tombe souvent à froid, à moins que ce ne soit le doublage en français. Vivement le DVD qu'on puisse voir ce bijou de junk culture en V.O. !
Ce film est du pur bonheur. Aucune prétention, Mickael Davis va au bout de ses convictions. Les acteurs s'amusent autant que nous. Le charisme de Clive Owen et le présence remarquable de Paul Giamatti apportent beaucoup au film. ça nous donne un résultat détonnant, avec des scènes et des situations surréalistes, incroyables et jouissives. Ce film vaut vraiment le coup d’œil.
Même si Michael Davis (II), nous a pondus des films qui ne mon pas du tous marquer je peux dire que Shoot'em up ma scotché au fauteuil, des le démarrage l'action est au rendez vous pendant 2 heures «NON-STOP». Un film décalé, plein d'humour et d'action a la John Woo & Quentin Tarantino même si parfois ces abusé on accroche tous les longs. Clive Owen un acteur remarquable après Sin City 2, Dérapage et Inside man à voir également.
Clive Owen envoyait du pâté comme sauveur bad boy ténébreux dans Sin City. Là, il reste clairement dans le même rôle mais passe la vitesse supérieur et devient le super héros de la gâchette. Lucky Luke peut aller se rhabiller. Il canarde à tout bout de champ, de toute les façons improbables. Le film ne complexe pas une seconde de produire des séquences qui s'apparentent à un monologue du canon. C'est un film débridé un peu à la façon de Machete de Rodrigez sauf qu'ici c'est pas une machette c'est un pistolet. Bref, c'est pas un film qui fera l'unanimité. Personnellement, je n'adhère que peu. Tout le monde n'est pas en mesure de réaliser un film décalé avec pour thème central la violence. La violence devient lourde et répétitive, les clichés trop présents et l'absence de "vraie" histoire se fait sentir. Et puis il y a cette contradiction que je trouve quelque peu saugrenue : comment justifier un film qui se positionne ouvertement contre les armes alors que Clive Owen règle le compte de dizaines de gars, que dis-je, de centaines de gars ! Peut être que je n'ai pas perçu l'ironie... Malgré un Clive Owen convainquant (Monica Belluci ne comptant pas, c'est une plante verte qui donne la réplique) le film est à l'image des mauvais jeux vidéo de type "shoot'em up", ça défoule 15 minutes et puis ça lasse.
OK le film ne se prend pas au sérieux. OK c'est volontairement exagéré en permanence, bas de plafond, cliché, idiot et tout est assumé à 100%. Mais c'est tout de même pas une raison pour faire des scènes d'action aussi pourries! Pff! Et puis c'est tellement lourdingue que ça lasse très vite. A déconseiller si vous êtes à jeun.
Sur ce film le réalisateur, qui est aussi le scénariste, a décidé comme parti pris de faire un film d’action aux nombreux gun-fights, mais qui ne se prendrait pas un sérieux. Le résultat est donc un ovni dont on ne sait si on doit encenser le côté burlesque ou si celui-ci trop lourdingue fini par rendre encore plus indigeste un film d’action dont les nombreux mitraillages sont pour le moins déjà source de lassitude. Pour ma par j’ai choisi la première solution en me laissant mener par le réalisateur dans cette farce pleine de fureur où un antihéros cynique et enragé essais de sauver un bébé, avec l’aide d’une prostituée spécialiste du fétichisme de l’allaitement (oui ça existe !), des mains de tueurs nombreux et à usage unique, le tout sur fond de dénonciation de la libre vente des armes aux USA. Ce pitch donne lieu à une multitude d’échange de coups de feu et de cascades tous plus invraisemblables les uns que les autres. Et c’est finalement ce qui est réjouissant tant on voit à quel point ce passage obligé de certains films d’actions peut vite devenir ridicule. Si les scénarios abracadabrants ne vous répugnent pas trop alors vous succomberez à l’humour entre cynisme et gaudriole de ce film, sinon vous passerez un moment pénible devant ce qui vous apparaîtra comme un film grossier et bruyant.
Shoot'Em Up, qui se catégorise par l'indigestion volontaire de son surplus de lourdeurs. Le principe de la réussite d'un nanard est qu'il soit avant tout involontaire. Ici, c'est volontaire et toujours poussé plus loin. Alors si l'ennui ne se fait pas sentir, c'est le désarroi. Tout est cliché, tout est exagéré, tout est excuse à la surenchère. On retrouve des blagues à la "James Bond" sans James Bond, des scènes de bourrinage à la Stallone sans Stallone, bref, à un Nanard à la Uwe Boll, sans Uwe Boll. Ed Wood se retournerait dans sa tombe.
L'histoire d'un personnage de BD inconnue, ce qui ne l'empêche pas de faire plein de choses invraisemblables et rigolottes. On parle ici d'une BD adulte, bien sûr, et personne ne s'en plaindra vu que Monica Belluci est en pleines formes. Mais Clive est encore mieux. Comme d'habitude. Horreur et damnation, je l'ai vu en VF, mais il faut dire qu'il ne parle pas beaucoup, il a d'autres choses à faire, plus... mouvementées. On pense immédiatement à « Sin City », cependant c'est plus léger, pour ne pas dire hilarant. On se marre au bout de la 18ème balle car on est rentré dans le principe du film qui ne se prend pas au sérieux, alors qu'il est fait techniquement dans le plus grand sérieux. Quelques scènes sont excellentes, à la fois d'anthologie, et à la fois parodiques puisqu'elles cherchent à se moquer de l'anthologie des autres, De Palma en premier pour le tourniquet par exemple. D'autres sont carrément jouissives, comme celle du bébé et la BMW. C'est presque dommage qu'il ne s'agisse que d'une blague de 1h30, car manifestement, le réalisateur en a sous le poignet, et le fait de persuader Belluci de jouer dans un truc sous speed pareil démontre qu'il sait aussi jouer de son relationnel. Pour finir, une réalisation impeccable, une invraisemblabilité faite pour être marrante et non décevante, un rythme sanglant sans accrocs, des situations cocasses, une musique métal et une coloration d'ensemble digne des grand films, pour un traitement de scénario digne d'un petit. A surveiller en tout cas, le prochain devrait faire des étincelles.