457 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
56 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
12 critiques
3
12 critiques
2
5 critiques
1
5 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Par quoi commencer? Allez on va dire qu'il y a 5 minutes d'images sympas sur les ours, pour le reste... De gros doutes sur la réalité des événements tant les personnages sont caricaturaux et semblent réciter des dialogues de films de série B. La 1er heure du film se base uniquement sur le sensationnalisme de la mort de Timothy. Herzog n'hésite pas à en faire des tonnes: on a droit à un long récit de l'homme qui a découvert le corps, des plans sur les boites qui ont ramené ses restes, des témoignages de ses ex... Puis enfin, il s'intéresse au personnage de Timothy et on découvre (ce qu'on devinait déjà) que Timothy était psychiatriquement dérangé. A peine sa personnalité brossée que hop, on retourne sur sa mort et que je te montre des images en mettant "Quelques heures avant sa mort", "endroit où il va se faire tuer dans quelques minutes"... puis le médecin légiste nous raconte le massacre.
Bref ce film se limite à du sensationnalisme mal placé et en plus c'est mal monté.
Grizzly man ou la vie de Timothy Treadwell, « gentil guerrier » comme il se définissait dans la défense de la nature et plus particulièrement des ours. A travers ce portrait, plein de compassion, jamais complaisant et avec de la retenue, Werner Herzog part de lhomme pour arriver à éclairer ses zones dombre.
Cela faisait 13 fois que Timothy Treadwell passait ses étés, seul dans cette forêt du Canada, à surveiller les ours pour les protéger des contrebandiers, pour vivre avec eux, comme eux, sen faire des amis. Au fur et à mesure des extraits de ses films vidéos, Werner Herzog va décortiquer le personnage, non pas montrer ses failles mais son cheminement vers cette « barrière invisible » quil a franchi et qui lui coûtera la vie début octobre 2003.
De son adolescence à sa décision de lutter pour les ours, des controverses à son association (grizzlypeople.com), de limage de protecteur solitaire à la venue de son amie, le personnage nous apparaît comme lunaire, vivant dans des rêves denfants avec ses joies, ses peines (la mort dun renardeau), ses inconsciences.
Werner Herzog décortique Timothy dans la simplicité et nous fait grâce du sensationnel. Cest un mélange entre un documentaire et un biopic, en prenant le meilleur des deux.
La planète ours est cruelle pour ceux qui sont en restés aux images de leur enfance, surtout lorsqu'à lâge adulte on dort dans sa tente avec son ours en peluche. Thimothy par sa foi, certes adaptée à ses convictions et surtout à son retrait des hommes, nous montre les limites mais aussi la passion dune vie consacrée à ce quil aimait.
Grizzly man est la rencontre entre un acteur et un réalisateur tous deux inspirés dans leur façon de vivre et de faire du cinéma.
Plus encore que la mégalomanie des personnages herzogien, le narcissisme pathologique de Thimoty Treadwell donne à ce film une indifférence désolée et douloureuse. Cet acteur raté qui, faute de mieux, se met lui même en scène.... réajustant sa mèche, multipliant les prises, changeant de bandanas.... finit par nous offrir le témoignage de son échec. L'imposture, elle même, lui est inaccessible... et ce malgré l'energie du désespoir. Il voulait se faire aimé... il n'aura que notre pitié... la notre et celle des renards....Mais pas celle des ours. Loin d'un documentaire sur le rapport homme/animal (comme l'émouvant Wild perrots on Telegraph Hill) Werner Herzog nous livre les mémoires d'un raté... et l'absence d'émotion qui en découle donne paradoxalement au film une dimension aussi troublante qu'inoubliable.
J'ai vue le film récemment et je peux dire qu'il est vraiment troublant. Tant par le personne qu'est Timothy Treadwell, qui est plutôt impressionnant, que par les images et la reconstitution de la part de Werner Herzog. Il est vrai que pour nous, cette "idéal de vie" , ce choix de vie tout simplement, nous étonnera toujours... D'une certaine manière c'est anormale, donc nous ne comprenons pas et nous pensons que Treadwell est fou... C'est ce que je me suis dit. Mais c'est une folie touchante et avec du recule on a presque envie de partir vivre dans la forêt car c'est un personnage persuasif. Ce film est aussi assez "brutal" lorsque le médecin légiste nous raconte comment étaient les corps de Timothy et Anna. Mais, d'après moi, Herzog voulait choquer un petit peu les esprits en laissant décrire de tel façon la mort brutal de ce doux rêveur qui est assez paradoxale quand on voit les images du film qui nous paraissent parfois irréelles. Ce qu'il faut savoir aussi c'est que Herzog n'était pas prévue au départ pour réaliser le film et, pour ceux qui l'ont vu, le choix parait incompréhensible mais Herzog s'est porté volontaire car Treadwell lui rappelait son "Ennemi intime" Klaus Kinsky. En bref, voyez-le si vous le pouvez.
Un film des plus passionnants qui laisse un arrière goût de malaise tenace. La folie du personnage principal nous est montré sans jugement moral de la part de Werner Herzog car finalement il s'agit aussi d'un film sur le cinéma et sur la dose de folie qu'il faut, pour réaliser un film. On est pas loin d'une métaphore du cinéma d'Herzog. La force du film est de passer du fait divers dramatique : on nous annonce dès le début du film que le personnage qui se film en compagnie des ours a été dévoré par ces même animaux, ce qui attise notre voyeurisme en regardant ces images (à quel moment cala va déraper !), à une introspection bienveillante des raisons intîmes qui motivent ce "grizzly man"a préférer les ours aux hommes, et là le voyeurisme se transforme en émotion...Une bien belle réussite que ce "Grizzly man"... Nico
Un pur moment de bonheur ! Plus qu'un documentaire sur les ours, Grizzly Man nous transporte dans l'univers de l'auteur : une aventure extraordinaire (tendresse & sensations fortes !), sa douce folie, sa vision idéaliste du monde... Timothy Treadwell est à l'image des ours qu'il cotoie : fascinant, attendrissant et inquiétant. D'où un film magique, unique. Et si en plus, vous aimez les ours (ou votre Gros Nounours !), foncez voir Grizzly Man à Paris ou croisez les doigts pour qu'il soit projeté en province...
Par où commencer ... peut-être le sujet de ce documentaire : Timothy Treadwell. Je m'attendais à voir des morceaux de vie d'un homme passionné par les ours et qui ferait tout pour les protéger. Un genre de Dian Fossey des ours ! Je me suis bien trompée. Très vite j'ai réalisé que ce personnage, très perturbé psychologiquement, ne m'intéressait pas. Pire j'avais pitié de lui, de voir à quel point il essayait d'oublier son passé et de se créer une relation amicale, totalement fictive, avec les ours. Parfois j'étais aussi énervée, parce qu'une personne qui dit aimer autant la nature et les animaux n’empiéterait pas autant sur leur territoire. J'y vois un délire personnel hyper égoïste. Si on se limite à ce documentaire on n'a pas l'impression que cet homme a aidé la cause des ours, au contraire (il a peut-être fait d'autres choses plus perspicaces pour ces animaux, mais on ne le voit pas dans ce documentaire). Alors pourquoi en avoir fait un documentaire, d'1h50 ... c'est une question que je me pose, j'essaye de comprendre l'intérêt de ce film. Est-ce que c'est pour montrer le destin d'un homme perdu, écorché par la société ? On a du mal à comprendre où le réalisateur se situe,spoiler: il écoute les témoignages larmoyants des amies de Timothy (le moment où il écoute la cassette est très dérangeant), il demande également au docteur de témoigner (ce passage est d'un ridicule) . Il essaye d'incorporer des témoignages de personnes ayant des avis divergents sur l'histoire de Timothy Treadwell. C'était plutôt une bonne idée, mais très vite ça part dans tous les sens. Je retiendrai le témoignage très intéressant de Sven Haakanson (un aluttiq) dans le musée de Kodiak's Aluttiq Museum. Il explique clairement que les "natives communites" d’Alaska ont un respect pour l'ours et qu'il y a une limite à ne pas franchir, dépasser cette limite est une marque d'irrespect pour les ours.
Niveau réalisation, les choix du réalisateur ne m'ont pas convaincue. Il y a trop d' images de T. Treadwell et en plus on doit supporter la voix OFF du réalisateur qui franchement n'apporte pas grand chose.
Très déçue donc par ce film qui décrédibilise T. Treadwelll. C'est gênant et très délicat comme sujet, d'autant plus lorsqu'on voit comment cela se termine. Je n'aime pas juger la personne qu'il était, chacun à une histoire, un passé, une conception de la vie différente. Pour moi, c'était pas nécessaire d'en faire un documentaire. J'espère seulement que les gens ne vont pas penser que la majorité des défenseurs des animaux sauvages et de la nature lui ressemble. Et surtout il ne faut pas essayer de comparer cet homme à H. D Thoreau ou encore à Christopher McCandless.
On s'attache à Tim Treadwell durant ce documentaire; dans les images qu'il a filmé pendant ses périples et dans lesquelles il se livre sans gêne, on le découvre sensible, un peu dérangé, mais amusant et avec une réelle passion pour ces ours! Herzog réussi avec habileté à dresser un portrait -- que je pense juste -- d'un homme aussi complexe que Tim. C'est un magnifique documentaire, à la fois touchant et drôle. Si vous avez aimé "Into the Wild" de Sean Penn, je vous recommande vivement "Grizzly Man"!
Un meta-voyeurisme malaisant…derrière son amour des grizzlis, le documentaire révèle surtout l’obsession de Timothy Treadwell pour l’image qu’il se construit de lui-même…ça sonne souvent faux
Une oeuvre très puissante sur un gars amoureux du sauvage et des ours. Montage brillant, témoignages forts par des gens qui côtoyaient ce même gars en question (tim threadwell). Moment merveilleux qui fait froid dans le dos mais qui vous rafraîchit.