Le premier film de François Truffaut est surement un de ces plus célèbres. Il a vieilli aujourd'hui mais c'est un bouleversement pour l'époque (1959). C'est en effet un des premiers films de la nouvelle vague. Le jeune Jean-Pierre Léaud est épatant dans ce premier grand rôle. Je ne me suis pas ennuyé et c'est très agréable d'avoir un aperçu de la société, de l'éducation et de l'enfance dans le Paris des années 1950.
Les Quatre cents coups narre l'enfance de François Truffaut. Une enfance, certes légèrement modifiée par l'apport de la personnalité de Jean Pierre Léaud. D'ailleurs, la rencontre, Truffaut/Léaud, deux novices qui signent leur baptême dans le septième art, est un des grands points forts du film, ne serait-ce que par leur postérité. Donc l'enfance d'un enfant à part, pas comme les autres, plus sensible, plus fragile, un enfant non adapté aux systèmes académiques (sic). Une enfance pénible, "emprisonnée", où l'on a pas le droit à l'erreur. Une enfance qui se crée et se réfugie dans un monde parallèle, où le cinéma (Bresson, Cocteau, Renoir ... etc), l'amitié (René de son vrai prénom Robert), la littérature (Balzac), l'école buissonnière la rue entre autres sont rois, contre un monde d'adultes pervertit, hypocrite, strict, coupable, coupable d'être faux. Bref, c'est fluide, c'est humble, c'est beau ; c'est du François Truffaut.
On compati avec ce gosse dont tout le monde se fout royalement, mais le film n'est pas toujours très intéressant. La fin est aussi frustrante qu'abrupte.
Je ne pensais pas aimé un film de la Nouvelle Vague, étant pour moi le style de film intello-auteur dans lequel s'est engoncé le cinéma français. Mais 400 coups est un chef d'oeuvre absolu, de par sa liberté de ton (qui, aujourd'hui ne pourrait pas être reproduite, j'en suis persuadé), sa mise en scène (qui se rapproche de son spectateur, et non pas s'en distance), son jeune acteur bluffant, et ce scénario qui questionne toutes les enfances quelles qu'elles soient, dans une profondeur rarement atteinte (personnelement)
Plein de vie. Très naturel. Dans le style, on a l'impression que ça a été tourné hier, si ce n'est l'histoire, la photo et Paris, ce qui y rajoute un petit charme du passé avec une naration moderne.
Un grand chef d'oeuvre de monsieur Francois Truffaut ! Une œuvre tendre et inspirée, intensément touchante et fascinante qui nous plonge au cœur de ce petit monde qu'est l'nfance, et on se retrouve incroyablement proche des personnages, et surtout le jeune Antoine, s'en est impressionnant ! Rythmé par une bande-originale douce et agréable, "Les 400 Coups" est un film marquant et inoubliable, dans lequel on peut admirer les débuts de Jean-Pierre Léaud, qui montre deja son grand talent d'acteur ! Truffaut met en scene l'enfance comme personne et nous offre un chef d'oeuvre virtuose et saisissant ! Un film tres émouvant, du grand art.
Comme une charmante contine, Truffaut sait filmer les hommes, les enfants qui sommeille en eux. Les 400 coups est un hommage à cette enfance, symbole de l'insouciance, de la liberté sans borne. Un film sympathique et drôle baigné dans une ambiance chaleureuse et vraiment rafraichissante.
Dejà, même en prenant le point de vue le plus objectif possible, on a là une merveille devant nous. Noir et blanc superbe, mise en scène fluide et sobre, musique dont la beauté est indescriptible tant elle est grande... Acteurs parfaits, personnages attachants, histoire douce et cruelle, mais qui ne tombe jamais dans le pathos ni dans la facilité ou la futilité... Et puis, après étalage de toutes ses immenses qualités, il m'est force d'avouer que "Les 400 coups" m'a bouleversé. Pas ce genre de troubles que peut laisser un vieux mélo geignard, non, mais cette fable humaine m'a carrément percuté dans mon intime. Peut-être est-ce parce que justement Truffaut s'est beaucoup inspiré de lui même pour ce film... Peut-être aussi parce que ce Doinel est si sympathique, si attachant, qu'on en fait presque notre ami... Ou peut-être est-ce tout simplement parce que ce film est doté d'une puissance et d'une sensibilité considérables. Une fin magnifique pour un film qui ne l'est pas moins dans son ensemble, un chef-d'œuvre, et un de mes films préférés.
Film habité, d'une fluidité étonnante, les quatre cents coups est un film qui se joue de tous les registres avec brio. L'émotion qui transporte le spectateur d'aujourd'hui est comme décuplée: le destin d'Antoine Doinel qui se joue devant nous est par un effet de miroir celui de françois truffaut (nous le savons bien) et celui de Jean-Pierre Léaud qui se lance corps et âme dans le cinéma avec un talent stupéfiant pour son âge. En faisant ce film féroce sur les travers des adultes incapables d'aimer et de comprendre le jeune Antoine, François Truffaut sait très habilement mêler humour et noirceur sans jamais céder à la facilité. Son portrait sans concession d'une France conservatrice (encore très pauvre) témoigne du regard acéré que portaient ces jeunes cinéastes dont il faisait partie avides d'espace, de nouveauté et de grand air. La photographie est belle(superbe noir et blanc) et les dialogues percutants. On retrouvera le jeune Antoine quelques années plus tard avec plaisir la nouvelle vague qui avait léché ses pieds à la fin des quatre cents coups était annonciatrice de lendemains plus heureux.
Les Quatre cents coups est un très bon film et est le premier volet des aventures d'Antoine Doinel.Le scénario est assez fouillé,très bien construit et évolutif.La mise en scène est d'un classicisme proche de la perfection et influencé par le néo-réalisme italien et plus particulièrement de Rosselini, même façon de resserrer l'intrigue sur un personnage.Le rythme du film est assez soutenue.Très bon prestation de Jean Pierre Léaud étonnant de vitalité,de charisme et de naturel qui interprète à l'écran l'alter ego de Truffaut.Les autres acteurs s'en sortent plutôt bien.Très bon travail au niveau du cadrage,avec de nombreux travellings latéraux,des plongés et des mouvement de caméras complexes et d'une fluidité parfaite(influence d'Hitchcock).Truffaut fait preuve d'une maturité étonnante que ce soit dans la narration et dans le cadrage tout est maitrisé de bout en bout.Les dialogues sont drôles et très bien écrit.L'oeuvre possède aussi une belle photographie et une thématique assez étendue:remise en cause de l'état d'esprit des adultes,relations conflictuelles avec les parents,fin de l'enfance,mensonges.La fin du film est ouverte,avec une légère lueur d'espoir pour le personnage principal.Les Quatre cents coups est donc un très bon film sur l'enfance, original , touchant et personnelle, mélangeant avec brio passages comiques et tragiques,le film mérite sa réputation de classique et de porte-étendard de la Nouvelle Vague.
Un scénario bien trouvé et réaliste, des personnages touchants et énervants..."Les Quatre Cents Coups" restera dans ma tête comme un film trés touchant sur l'histoire d'un garçon qui n'a pas eu de chance! Je pense que même les petits aimerons même s'ils ne comprenent pas tout de l'histoire. Un excellent film!
Doinel pour moi, représente le cinéma de l'époque, trop conforme, il ne tient plus en place, il a besoin de souffler et de voir autre chose. Scène de fin, culte. Doinel, sur la plage, attend la "Nouvelle Vague". Un classique.