Printemps tardif
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2026
Avec Printemps tardif, Ozu atteint une forme de délicatesse presque irréelle, où les émotions les plus profondes semblent naître dans les silences, les gestes quotidiens et les regards retenus. Le film raconte quelque chose d’universel sur le temps qui passe et la séparation inévitable entre les êtres, mais avec une pudeur bouleversante qui refuse constamment le mélodrame facile. Setsuko Hara illumine chaque scène d’une douceur mélancolique, donnant à son personnage une grâce si fragile qu’elle devient le cœur battant du film. La mise en scène d’Ozu, d’une simplicité apparente absolue, transforme les espaces domestiques et les instants ordinaires en véritables méditations sur la famille et la solitude. Une œuvre d’une humanité infinie, capable de provoquer un immense bouleversement émotionnel sans jamais hausser la voix.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2025
Mon tout premier Ozu est une claque absolue ! Je ne m'attendais à rien et je ressors bouleversé, tout en essuyant mes larmes... Printemps Tardif est un bijou d'écriture, tant par le fond que par la forme. L'intelligence de Ozu, d'utiliser le contexte du mariage, pour parler d'un thème aussi fort que la famille avec "le temps qui passe" est absolument brillante. Passer par le mariage fait prendre conscience que le personnage principale a grandi et doit "vivre sa vie" ; Par la mise en scène et a plusieurs instants, le réalisateur se joue beaucoup de la nostalgie pour ajouter cette empathie émotionnelle. Tout cette avancé scenaristique, pour une fin magnifique et symbolique.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2024
Voilà un film délicat, très bien interprété et qui prend son temps. Un peu trop d’ailleurs, c’est le principal point négatif pour moi. Vingt bonnes minutes auraient pu être supprimées en raccourcissant certains scènes, par exemple la pièce de théâtre Nô qui s’éternise. Un homme veuf vit avec sa fille de 27 ans. Un amour filial très fort les unit, ce qui inquiète les proches de la jeune femme, qui ne semble pas du tout pressée de prendre son envol. Un prétendant est finalement trouvé, mais la résistance passive de la fille ne fait que croître… C’est un film sensible sur l’attachement familial, sur la difficulté de quitter le foyer – et de voir un membre le quitter – donnant lieu à des scènes déchirantes. La mise en scène dépouillée du réalisateur accentue la pureté des sentiments ressentis par les personnages.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2024
Le récit pudique et délicat d’une relation fusionnelle entre un père et sa fille, mise à mal par les conventions sociales qui pressent celle-ci à se marier, interprétée par la lumineuse Setsuko Hara et son sourire rayonnant. 3,25
Peuch Peuch
Peuch Peuch

3 abonnés 72 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2024
Un père veuf et sa fille vivent ensemble, dans une parfaite harmonie douce et complice. Noriko, la fille est heureuse et souhaiterait que rien ne change. Mais dans le Japon de l'immédiat après-guerre, les coutumes sont tenaces. Noriko doit sérieusement songer à trouver un mari, et fonder un nouveau foyer. En outre, il n'est pas exclu que son père pense à se remarier.
Ozu pose sa caméra, et l'histoire glisse toute seule. Il avance dans la dramaturgie par petites touches, sans bruit, sans éclats, mais non sans humour.
Ozu n'oublie pas de nous entraîner aussi dans une découverte de l'art de vivre japonais. Le théâtre Nô, (auquel je n'ai toujours rien compris), même si dans la scène, l'essentiel se passe dans l'assistance, dans un jeu de regards. Le jardin de pierres à Kyoto; Le thé, indispensable, mais aussi les moments savoureux liés aux repas, avec un ahurissement béat provoqué par les énormes morceaux de gâteau lors du goûter partagé entre Noriko et Aya.
Le "gros" mensonge final, totalement inattendu est un ravissement.
Traitant de l'amour filial avec une grande délicatesse, Ozu nous donne en prime une leçon de simplicité au cinéma.
Vive le printemps!
Pascal Olivier
Pascal Olivier

10 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2024
Un des plus beaux films que j’ai vu entre un parent et son enfant.
La fin m’a brisé le cœur.
Des plans de toute beauté à couper le souffle.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2024
"Une fille qui n'est pas mariée, c'est des soucis; une fille qui se marie, c'est de la peine". C'est à travers cet axiome d'un père veuf que peut se résumer le film d'Ozu, dont on sait que le thème du mariage (des filles) est présent dans beaucoup de ses films. Et c'est, comme à chaque fois, à l'initiative de l'entourage que les récalcitrant(e)s se voient tenu(e)s de se conformer à une règle sociale non écrite.
"Printemps tardif" est le récit d'une complicité attendrissante entre un père et sa fille -avec deux des acteurs fétiches du cinéaste- que la seconde ne se résoud pas à quitter et se montrerait même hostile et jalouse si son père devait se remarier. C'est donc à un double mariage qu'Ozu consacre son film mélancolique. Le mariage, chez Ozu, ce n'est pas le récit de la noce, mais tout à la fin quelques plans émouvants d'une maison vide qui sera désormais celle du père.
Le réalisateur s'attache à montrer ce que coûte la séparation à l'une et à l'autre, avec ce constat toujours amer que ce dernier devra se débrouiller seul.
Cette obsession de la solitude et du vieillissement est une composante dans l'oeuvre d'Ozu. Sa mise en scène, même si elle s'autorise quelques rares mouvements de caméra, est celle qui caractérise ses réalisations, tout en plans fixes géométriques. On y trouve de purs moments de poésie et, anecdotiquement, une singulière séquence de théatre nõ. Car le charme diffus du cinéma d'Ozu est inséparable, pour le spectateur occidental, du reflet que le cinéaste donne du japon de l'après-guerre.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2024
L’un premiers « grands films » de Ozu. De façon très classique, très réfléchie et logique, le cinéaste présente ses personnages et les relations qu’ils entretiennent. Des personnages mus à la fois par leurs envies profondes et par les principes ancestraux de la société Japonaise, superficiellement infiltrée de la culture Américaine, celle des vainqueurs et occupants. Tiraillés entre les deux. Avec simplicité, il fait évoluer les situations, lentement mais surement, jusqu’à la découverte de l’acte qui constituera l’élément dramatique déterminant pour l’avenir de ses personnages. Le discours du père sur le mariage, formidable de simplicité et de vérité, en constitue une étape essentielle. Le style correspond au projet : Ozu filme souvent la caméra à terre, ce qui donne l’impression d’humilité devant ses personnages, et rythme son film de plans de coupe d’une nature -impassible et universelle- moins fragile que les hommes. La dernière séquence est exemplaire, dans sa façon de faire ressentir l’acceptation, ou la résignation… Un exemple de pureté dans le cinéma.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2024
Je vous parle d’un des plus beaux films du monde, de ce que je considère comme le paradis perdu du cinéma. Les films de Yasujiro Ozu reflètent avec douceur le long déclin de la famille japonaise et d'une identité nationale. Ils parviennent à capturer avec une nostalgie distanciée la transformation culturelle du Japon sans pour autant dénoncer le progrès. « Printemps tardif », l'un de ses chefs-d'œuvre, illustre parfaitement cette thématique avec son exploration subtile des rapports familiaux et de l'évolution sociétale japonaise après la Seconde Guerre mondiale. L'histoire de Noriko, jouée par la magnifique Setsuko Hara, et de son père, interprété par Chishu Ryu, est une représentation poignante de la pression des conventions sociales. Ozu, avec sa mise en scène minutieuse et ses plans fixes caractéristiques, offre une fenêtre sur la complexité des émotions humaines et sur la beauté du quotidien. Ses films, malgré leur apparence statique, sont d'une richesse inouïe, capturant l'essence même du cinéma avec une simplicité et une profondeur rares. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Ina06
Ina06

4 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2024
Beau film poétique sur la relation père-fille. Même si les mœurs et traditions ont évolué depuis les années 40, les sentiments humains restent les mêmes, et on continue d'être touché par les personnages et à les comprendre.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2023
Parfois considéré comme un des opus les plus accomplis d'un des maîtres du cinéma japonais Y.Ozu, il est en tout cas ( selon moi) le premier titre de la série exceptionnelle que mettra en scène le cinéaste dans la dernière partie de sa carrière.

Le scénario se déroule après guerre ( le film date de 1949) et conte la difficulté pour une fille devenue adulte de quitter son père, un ancien professeur ( est il musicologue ? Liszt est brièvement évoqué) au caractère ouvert et aimant, veuf, pour se marier et construire sa vie personnelle.

Filmé en noir et blanc, mêlant tradition ( fameuses scènes de la cérémonie du thé, celle du théâtre No) et modernité ( scènes dans le train, dans le café) et dont la distribution est dominée par deux des acteurs fétiches du cinéaste S.Hara et C.Ryu ( formidables).

Le point d'orgue de "printemps tardif" ( la traduction littérale du titre original serait plutôt "Avril") sont (selon moi) les dernières vingt minutes bouleversantes ( à partir du voyage à Kyoto) ou l'on assiste à la rupture symbolique et progressive du lien entre le père et la fille.

L'échange ou C.Ryu donne les conseils à sa fille pour qu'elle soie heureuse, le regard porté sur le mariage et la construction du couple sont particulièrement émouvantes.

"Printemps tardif" fait sans nul doute partie des titres majeurs du cinéaste.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2023
Film assez nostalgique sur la difficulté pour une fille de quitter son père veuf et, pour le père, de perdre la compagnie de sa fille. La tante va jouer l'entremetteuse afin de pousser sa nièce à accepter un beau parti. Avec beaucoup de sensibilité et toujours dans la retenue chez les japonais, Ozu, met en scène les réticences d'une jeune fille qui se sent coupable de laisser son père vivre seul et redoute ce qui l'attend dans le mariage. Celui-ci va essayer de lui expliquer comment se construit un bonheur conjugal, ce qu'elle doit faire pour y parvenir. C'est, bien sûr, tout en nuances psychologiques et très progressif comme développement, donc à déconseiller à ceux qui aiment avant tout le rythme et l'action.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2023
Ce film du réalisateur japonais Yasujirô Ozu, sorti en 1949, évoque la relation complexe entre un homme âgé et sa fille au sein d’une société nippone marquée par le poids des traditions familiales. Entre dévouement, sens du devoir mais également amour filial, cette célibataire refuse de se marier et quitter son père. Le formalisme des sentiments est illustré par de simples échanges verbaux, des attentions bienveillantes mais dont l’apparente futilité finit par gagner en profondeur. La maîtrise de ce drame repose également sur une mise en scène appliquée, où les nombreux plans fixes comportant des couloirs étroits rappellent le carcan mental dans lequel est enfermé cette jeune femme. Bref, une œuvre subtile sur la notion du bonheur.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2023
Une mise en route assez lente puis un face à face entre un père et sa fille, magistralement interprétés par Chishû Ryû et Setsuko Hara, qui restituent une palette de sentiments aussi infinie que subtile. Comme toujours chez Ozu, le non-dit tient un rôle important dans les échanges, jusqu'à la verbalisation d'un projet qui ne sera pas tenu, modifiant à jamais l’équilibre des deux personnages. On reste sur le ton de la comédie jusqu'aux derniers plans, suggérant la mélancolie du père, qui se prépare à vivre ses dernières années dans la solitude.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 novembre 2022
de nouveau ozu évoque la famille; et on retrouve toujours le même thème: la peur de la perte: les enfants ont peur de quitter le nid familial, et les parents ont peur de voir partir leurs enfants; d'ailleurs quand on parle de la peur de la mort, il s'agit en fait de la peur de la perte (on ne peut avoir peur de la mort réelle, physique, car on ne la connaît pas, on ne peut avoir peur que d'une chose connue: nous avons peur en fait de perdre ce qu'on connaît, ce à quoi nous sommes attachés); dans les films d'ozu on retrouve ce thème de la perte, décliné en différentes variations (on prend les mêmes acteurs, les mêmes lieux , parfois presque les mêmes dialogues) comme si ozu essayait de se familiariser lui-même sans vraiment y arriver avec cette peur. Et puis il y a toujours cette beauté dans l'expression émotionnelle de ses personnages, la beauté des choses qui les environnent.
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