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Gablivildo62
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5,0
Publiée le 16 février 2026
« Trois Hommes et un couffin » est une comédie réalisée par Coline Serreau en 1985 avec André Dussollier (Jacques, le steward), Roland Giraud (Pierre, l'employé de bureau) et Michel Boujenah (Michel, le dessinateur). Le film raconte l'histoire de trois célibataires : Jacques, Pierre et Michel qui partagent un luxueux appartement parisien. Leur vie tourne autour des conquêtes amoureuses et de l'insouciance. Tout bascule quand Jacques, avant de partir en déplacement en Thaïlande, accepte de recevoir un "colis" pour un ami. Mais le colis qui arrive devant leur porte un bébé de quelques mois, déposé dans un couffin par une ancienne conquête de Jacques. Les trois compères vont voir leur vision de la vie radicalement changer. Si le film est hilarant, il propose une lecture sociologique intéressante de la France des années 80 : il montre une certaine déconstruction de la virilité, il s'attaque au mythe de l'homme "chasseur" et indépendant. En plaçant ces trois archétypes masculins face à la vulnérabilité d'un nourrisson, Coline Serreau filme la naissance du "nouveau père". Ils passent du dégoût (la couche sale) à l'attachement viscéral, montrant que l'instinct parental n'est pas une exclusivité féminine. Véritable succès populaire à sa sortie, plus de 10 millions d'entrées, « Trois Hommes et un couffin » est devenu un classique du cinéma français voire un chef d’œuvre Le film a raflé trois Césars en 1986 : Meilleur film, Meilleur scénario et Meilleur second rôle masculin pour André Dussollier.
Une belle fable moderne orchestrée par une Coline Serreau très en forme et par la magnifique interprétation des 3 acteurs principaux. On ne se lasse pas de cette belle comédie originale des années 80.
Comédie française classique avec des situations amusantes et un charme certain, mais qui peut sembler un peu datée aujourd’hui. Sympathique mais pas incontournable.
Ressortie en salle de cet immense succès public ( 10 millions de spectateurs ). Vu à sa sortie en 1985, voilà un opus de Coline Serrault qui m'avait alors laissé totalement de marbre.
Le regard que l'on porte sur une œuvre artistique est aussi lié à son expérience et à son regard sur l'existence qui change ( parfois) avec le temps.
Le scénario propose finalement une réflexion sur l'attachement paternel irrépressible. Le déclic aimant qui se produit ( ou pas d'ailleurs) après la naissance d'un enfant. Peu importe d'ailleurs qu'il soie le votre ou pas.
Roland Giraud se taille la part du lion et les scènes où il est présent à l'écran sont ( selon moi ) largement les meilleures.
La mise en scène est certes plan-plan, mais le scénario est bien trouvé. Peut-être faut-il avoir un peu vécu pour apprécier, comprendre, ressentir et même s'émouvoir devant " trois hommes et un couffin" ?
Un feel good movie à la fois léger, pertinent, qui fait du bien ! C'est bien mieux que le souvenir qui m'en était resté.
Une bonne comédie française des années 80, avec un côté dramatique. Le trio d'acteurs principaux fonctionne parfaitement. On parvient vraiment à entrer dans l'histoire et même à y croire. J'ai juste trouvé que ça tirait légèrement en longueur sur la fin, et couper entre 5 et 10 minutes au montage aurait rendu l'ensemble plus dynamique.
J'ai ais bu le film à l'époque qui m'avait bien fait rire mais aujourd'hui juste quelques sourires. On peut regarder, c'est familial avec des moments de tendresse. Par ailleurs ça permet aussi de se remettre dans les années 80 et voir un des films qui avait fait rire la France entière.
A posteriori, le succès et la notoriété de la comédie de Coline Serreau ne récompensent pas un film spécialement singulier ou réussi. Si la réalisatrice n'a pas inventé le personnage du papa-poule, en revanche le regard à la fois caustique et bienveillant qu'elle pose sur trois célibataires désemparés devant une situation aussi inattendue qu'intenable, est plein d'espièglerie. Boujenah, Giraud et Dussolier incarnent trois vieux garçons, dragueurs impénitents enfermés dans les conventions égoistes du célibat, dont l'existence bien réglée se trouve soudainement bouleversée par l'intrusion d'un bébé. On sourit alors devant les maladresses des trois amis colocataires, leur inexpérience fatalement, eux qui doivent désormais veiller les nuits et apprendre à chauffer les biberons. On s'amuse aussi de leur feinte indifférence lorqu'on devine l'éveil d'un instinct paternel. Sortie de sa sympathique démarche féminine (revancharde? féministe?), la comédie de Coline Serreau est plus futile, notamment quand elle croit utile de relater un petit spoiler: trafic de drogue qui n'apporte rien au sujet.
Plutôt bien observé, assez attendrissant du fait de la présence de très jeunes enfants (cela a du être difficile à tourner). Ne pas s'attendre à un film vraiment drôle. A voir.
Le bébé est mignon, les péripéties auxquels sont confrontées Boujenah et Giraud sont sympa. La deuxième partie quand ils s’attachent au bébé est assez touchant. Le tout manque quand même d’un peu de rythme et ce n’est que moyennement drôle. Je pensais que ce film serait meilleurs vu le succès qu’il a eu à l’époque. 2,5+
La première fois que j'ai vu ce film, c'était dans les années 80, et son succès, en partie dû au bouche-à-oreille, avait été phénoménal. « Trois hommes et un couffin » avait réussi ce que le « Bienvenue chez les Ch'tis » réaliserait dans les années 2000, c'est-à-dire offrir un pur moment de plaisir vous faisant sortir de la morosité ambiante. Coline Serreau orchestre avec brio ce mélange d'humour et d'émotion, offrant une critique subtile de la société bourgeoise moderne. Ayant revu le film en tant que père, je le trouve encore plus percutant et significatif, transcendant le simple divertissement pour toucher à quelque chose de profondément humain. Les acteurs, notamment le trio central, sont excellents, apportant authenticité et charme à leurs personnages. Recommandable pour son humour bon enfant, ses moments d'émotion vraie, et son regard aiguisé sur les transformations intérieures de ses protagonistes. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Vu à sa sortie en salle, alors que j’étais un jeune « c** sans enfant » pour reprendre les termes de Pierre (Roland Giraud) après que ses invités ont déserté le repas. Quarante ans après, ma lecture est différente car depuis j’ai été parent. Ce que je considérais comme une simple comédie sympathique m'apparaît aujourd’hui être une comédie réfléchie voire moderne pour son temps puisque trois hommes célibataires de surcroît se laissaient attendrir par un bébé jusqu’à en être gaga. Cette comédie m’a touché ; quelque part, elle fait écho à ma situation de parent. Contrairement à ce qu’avance un des invités, cet âge-là est tout aussi intéressant.
Le trio papas gâteaux-gâteux mené par Roland Giraud, Michel Boujenah et André Dussollier est crédible même si la situation paraît improbable. Mais la force d’une comédie maîtrisée est de concilier improbabilité et crédibilité. Peu importe, l’essentiel est de croire en ce que l’on nous propose et au diable la crédibilité. C’est affaire de sensibilité ou d’humeur. Maintenant, il est peu judicieux d’être rationnel quand on aborde la comédie. D’autant que cette comédie de Coline Serreau passe encore très bien. Comparé à certains films de ces années 80, « Trois hommes et un couffin » affiche une quarantaine rayonnante ! Une comédie qui se déroule essentiellement dans un appartement bourgeois parisien. Mention bien à la partition (participation) de Dominique Lavanant en madame Rapons.
Comédie culte des années 80, le film a pris des rides mais la tendresse pour ses personnages reste intact. C'est aussi un film socialement avant-gardiste pour son epoque où on montrait la paternité sous un nouvel angle. Il y a quelques facilités scénaristiques et parfois improbables (l'histoire de la drogue) mais les acteurs sont touchants et les dialogues bien écrits.
La nullité dans toute sa splendeur. Il est quand même incroyable, voire même fascinant de réaliser à quel point les années 80 nous ont offert des comédies devenues des classiques incontournables, alors qu'elle ne valent absolument pas un demi-clou rouillé. "Trois hommes et un couffin" fait partie de la (longue) liste. Tout ici n'est qu'hystérie et lourdeur pachydermique. Quant aux acteurs, ce n'est pas mieux. Si on a l'habitude de voir Roland Giraud et surtout Michel Boujenah aussi mauvais, on l'a beaucoup moins avec André Dussolier. Au final, seule Dominique Lavanant parvient à ressortir immaculée de cette torture de tous les instants. Plus de 10 millions d'entrées pour ça ? Il faut croire aux miracles, vous voyez, tout arrive. Je n'ai encore jamais vu la suite, "18 ans après" mais, faites-moi confiance pour ne jamais réparer cet oubli.