Marqué par la haine
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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2025
Plus qu'une histoire sur la boxe ou un film de gangsters, cette intrigue est d'abord le récit initiatique d'un homme traumatisé par un père violent, qui va connaître plusieurs niveaux dans sa rébellion désabusée contre la société. En suivant les étapes d'une transformation (illusoire?), la narration interroge la possibilité d'échapper à son environnement (familial, économique, relationnel) autant que la réalité de la volonté d'en sortir. Or, malgré l'apparent cheminement prépondérant d'un boxeur (Paul Newman survolté), le protagoniste essentiel du récit pourrait être l'épouse à la riche personnalité, toujours soutenante mais jamais soumise (lumineuse Pier Angeli), dont l'attitude contrebalance, à l'instar de l'humour distillé, une certaine mièvrerie didactique ainsi que le ronronnement de péripéties convenues auxquelles la mise en scène peine à conférer tension ou attrait. Propre. (Notons la présence déjà magnétique par sa virilité de Steve McQueen!)
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2025
« Marqué par la haine » est le second film interprété par Paul Newman après « Le Calice d’argent » (Victor Saville en 1954), péplum hollywoodien que l’acteur n’a jamais voulu considérer comme faisant partie de sa filmographie officielle. Il retrouve pour l’occasion l’actrice d’origine sarde Pier Angeli qui était alors la petite amie de James Dean devenu la nouvelle coqueluche d’Hollywood après son apparition dans « A l’Est d’Eden » d’Elia Kazan en 1955. C’est lui qui devait interpréter Rocky Graziano dans ce film évoquant la carrière du boxeur avant que le jeune acteur de 24 ans ne trouve la mort au volant de sa Porsche 556 Spyder non loin de la petite localité de Cholame (Californie).
C’est Paul Newman ayant lui aussi auditionné pour tenir le rôle principal dans « A l’Est d’Eden » qui remplace Dean au pied levé. Robert Wise qui réalise « Marqué par la haine » est déjà expérimenté avec 21 longs métrages à son actif après une solide carrière de monteur. C’est Ernest Lehman déjà présent auprès de Wise sur « La tour des ambitieux » » qui se charge d’écrire le scénario retraçant l’ascension de Rocky Graziano des bas-fonds de New York jusqu’au titre de champion du monde des poids moyens conquis de haute lutte le 17 juillet 1947 contre Tony Zale (le boxeur prendra sa retraite en 1952 soit peu de temps avant la mise en chantier du film).
Plutôt long pour l’époque (113 minutes) le film est scindé en deux parties. La première relatant le parcours de délinquant du jeune Thomas Rocco Barbella qui le mènera dans différentes maisons de correction avant un séjour en prison consécutif à sa désertion de l’armée peu avant le départ de son bataillon pour l’Europe. La seconde partie s’intéresse à la rédemption de celui qui se nomme désormais Rocky Graziano, suivie de son ascension fulgurante dans le milieu de la boxe et de sa rencontre avec Norma (Pier Angeli) qui lui apportera la stabilité émotionnelle et l’accompagnera dans son parcours de champion.
Ces deux parties clairement distinctes quant à leur tonalité éclairent sur ce qu’était à l’époque le jeu de Paul Newman qui venant de l’Actors Studio se vivait comme un émule de Marlon Brando et un rival de James Dean pourtant son cadet de six ans. Visiblement le parcours de petite frappe de Graziano avait été construit sur mesure par Lehman pour permettre à la MGM de surfer sur l’image de rebelle de James Dean qu'il s’était forgée sur ses trois films précédents auprès de Kazan, de Nicholas Ray (« La fureur de vivre ») et de George Stevens (« Géant »). Après les circonstances tragiques de sa venue sur un tournage qui n’était pas prévu pour lui, Paul Newman ne peut faire autrement que de se rapprocher des attitudes quelques peu emphatiques et doloristes de Dean ce qui se confirmera par la suite, ne constitue par l’essence du jeu de Newman.
Cette première partie où l’on découvre un Steve McQueen débutant s’avère donc assez peu crédible et même par instants un peu indigeste tant les situations dramatiques sont poussées à leur paroxysme. Paul Newman aura d’ailleurs bien du mal à se défaire des tics appris auprès de Lee Strasberg. Selon la teneur des rôles qu’on lui propose, il sera plus ou moins convaincant. Des films comme « Le gaucher » d’Arthur Penn, « l’Arnaqueur » de Robert Rossen ou encore « Le plus sauvage d’entre tous » de Martin Ritt laissent apparaître tout le potentiel que contient son jeu mais ce n’est qu’après « Luke la main froide » de Stuart Rosenberg à 42 ans que Newman maîtrisera totalement son art. Plus jamais, il ne sera en décalage avec les personnages que devenu une star, il choisit d’interpréter.
La seconde partie où Rocky Barbella se mue en Rocky Graziano relève heureusement grandement le niveau d’un film jusqu’alors un peu décevant avec un Paul Newman particulièrement convaincant dans les scènes de combat mais aussi en parfaite osmose avec Pier Angeli qui semble être pour lui un point d’appui solide comme le sera Piper Laurie cinq ans plus tard dans « L’Arnaqueur ». La jeune actrice bizarrement plus expérimentée que son partenaire qui devait interpréter ce film avec son amoureux est tout simplement confondante de sincérité et d’émotion contenue. Sa performance illumine toute cette seconde partie qui sauve la mise à un Robert Wise que l’on a connu plus inspiré, notamment sur « Nous avons gagné ce soir » (1949), son autre film sur la boxe.
Observé dans son ensemble, « Marqué par la haine » reste cohérent et ce grâce à l’arrivée miraculeuse de Pier Angeli qui a contribué à remettre sur la voie un Paul Newman un peu désorienté. Reconnaissant et lucide l’acteur devenu star dira plus tard de l’actrice disparue à seulement 39 ans : « La plus belle actrice italienne du siècle. C'était une femme extrêmement complexe et douée. Il est regrettable que les rôles qu'on lui a fait jouer ne lui aient pas toujours permis de montrer ce que je sais qu'elle avait à offrir ». On notera la présence émouvante de Sal Mineo lui aussi trop tôt disparu.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 avril 2024
Terriblement daté. Newman, en plus de ne pas avoir le physique de l'emploi, surjoue le demeuré abominablement et il n'est pas le seul. La voix de Pier Angeli est insupportable même en VO.
"Corny" est l'adjectif qui convient pour ce pur produit Hollywoodien prévisible jusqu'à son happy end. Un mauvais conte de fée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 octobre 2020
Marque par la haine est le film qui a permis à Paul Newman de gagner ses galons de star d'Hollywood. Il faut dire que remplacer au pied levé James Dean qui venait de se tuer en voiture, dans un rôle de délinquant et de jeune revolte devenant un peu par hasard champion de boxe était loin d'être évident. Sa formation à l'actor studio était certes un bon atout mais fallait il encore beaucoup de talent pour jouer aussi bien un personnage aussi complexe en revolte permanente contre son père, l'école, le milieu pénitentiaire. l'armée la societe et toute forme d'autorité. Comment imaginer aussi que la haine puisse être le creuset de sa réussite sportive. C'est là tout le talent de Robert Wise grand réalisateur qui a su diriger avec beaucoup de tact Paul Newman en le laissant libre dans l'interprétation de sa revolte et de sa grande violence expression d'une haine profonde. Ses ses coup de gueule et ses bagarres soudaines éclatent souvent sans raison, simplement pour exister et s'imposer par la force seul moyen d'expression qu'il connaisse. Robert Wise est on le voit aussi un grand amateur de boxe. Le dernier combat entre Rocky et Szell est si violent qu'il semble reel. On se croirait dans le match et on souffre face à la sauvagerie de ce sport. Le film est donc assez dur mais il reste l'un des plus marquant que j'ai vu. Il me donne du coup envie de revoir Salone et sa série de Rocky.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mars 2018
Superbe film inspiré de la vie de Graziano. On est dans l'ambiance, avec un scénario joué magistralement. C'est là que l'on découvre le nom d'Acteur ! C'est également le tout premier rôle d'un autre très grand, Monsieur Steeve Mc Queen ! A voir sans modération.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 février 2018
Avant Balboa, il y a eu Barbella, Rocky de son prénom, d'origine italienne et qui grandit dans la délinquance, enchaînant les maisons de correction puis prisons avant de découvrir un moyen de canaliser sa haine et force, et les mettre au profil de la boxe.

Quelques années après l'immense Nous avons gagné ce soir, Robert Wise retrouve le monde de la boxe pour mettre en scène la vie de ce boxeur, de sa jeunesse jusqu'à sa rédemption. Il s'attarde peu sur ses très jeunes années, évoquant surtout un père violent et ivrogne et commence véritablement son récit à l'adolescence, mettant en scène un gamin nerveux, suivant ses pulsions et instincts et incapable de se fondre dans la société, comme cette dernière ne le comprendra jamais. À travers son parcours, Wise montre l'incapacité du système américain à comprendre et prendre en compte les maux humains et les siens, préférant conforter ses jeunes dans la violence, ce qu'ils retrouveront dans les diverses maisons de correction et prisons.

La force de l'oeuvre se trouve notamment dans la narration et la mise en scène nerveuse de Wise. Ce dernier ne tombe jamais dans l'excès mais trouve toujours le ton juste et le bon équilibre pour mettre en place la rédemption de son protagoniste. On s'intéresse puis s'attache facilement à lui, Wise nous immerge dans le récit et donne envie de croire en lui et de le soutenir, que ce soit sur le ring, contre le système ou dans sa vie privée, soit l'élément qui peut lui permettre de trouver son salut. Il tisse intelligemment les liens qu'il aura avec son entourage, que ce soit sa femme qui va vraiment lui apporter son bonheur, son manager, ses ennemis ou encore ses parents, conflit qui intéresse tout particulièrement le futur metteur en scène de West Side Story. C'est aussi un bijou d'écriture que Wise sublime à chaque seconde en mettant en place une ambiance de plus en plus forte, intense et prenante tandis qu'il joue sur une émotion toujours présente, formant des uppercuts qui marquent pour longtemps.

L'oeuvre ne serait pas la même sans un immense Paul Newman, remplaçant un James Dean tout juste décédé. Le jeune acteur, qui n'avait tourné qu'un seul film jusque-là, trouve un rôle à la mesure de son talent et de sa fougue d'alors, nerveux, traumatisé, maladroit, délinquant, champion ou encore amoureux, il passe, tout comme nous, par tous les sentiments, affublé de son accent italien. Simple derrière la caméra, Wise ne s'en montre pas moins brillant, sachant capter les maux et émotions des personnages, s'effaçant derrière eux pour mieux en faire ressortir la dimension dramatique et sociale. Efficace et d'une forte dimension émotionnelle, Marqué par la Haine n'oublie pas d'être un témoin de son époque, exploitant avec brio le contexte de l'oeuvre (que ce soit l'aspect social ou la reconstitution des rues de New York) rendu inoubliable par une magnifique photographie en noir et blanc.

Comme un uppercut en pleine poire, Marqué par la Haine vient confirmer l'immense talent de Paul Newman, Robert Wise et du Hollywood de ce temps-là, proposant une charge émotionnelle et une plongée immersive dans une époque pas si lointaine mais révolue et semblant si loin.

Immense.
Riddler Crow
Riddler Crow

11 abonnés 95 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2016
Inspiré de la vie de Rocky Graziano ce film réalisé par Robert Wise est une réussite.Pas de temps mort,on assiste à l'évolution,l'ascension de Rocky,les doutes,les relations avec son entourage.Le film date,mais reste une référence.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2016
Ce rôle de Rocky Graziano était destiné à James Dean, mais celui-ci se tua en septembre 1955 sur une route de Californie. Le rôle échut à Paul Newman, alors jeune acteur débutant, formé lui aussi à l'Actor's Studio, qui gagna ses galons de vedette. En effet, il a su rentrer dans le personnage de ce boxeur violent, indiscipliné et rageur avec fougue et une rare énergie, de même que la mise en scène dynamique de Robert Wise et les combats de boxe très toniques ont apporté une réputation justifiée à ce film, et un beau succès. Wise est d'ailleurs devenu grâce à ce film un réalisateur d'envergure. Pour l'anecdote, à signaler la première apparition éclair de Steve McQueen en figurant petit malfrat au début... Un portrait édifiant qui se place parmi les films les plus réussis sur la boxe.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 février 2016
Bon, quand on sait que Robert Wise a accouché du superbe Nous avons gagné ce soir sur la boxe, il y a de quoi être confiant pour Marqué par la haine, biopic sur Rocky Graziano. Et le film est bon, très bon même, on suit ce boxeur au départ antipathique, mais qui va devenir attachant, sans jamais que rien ne soit épuré. Wise gère son rythme à la perfection, sa mise en scène est sobre (bien plus que Nous avons gagné ce soir) et les combats, surtout le dernier, sont incroyables de tension. Quand à l'interprétation des acteurs, elle est parfaite, avec un Paul Newman dans un de ses premiers grands rôles déjà très bon.
C'est un film sympa, il se regarde sans déplaisir, même si pour moi c'est un peu moins bon que Nous avons gagné ce soir.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2013
Ce biopic sur le boxeur Rocky Graziano réalisé par Robert Wise est seulement le deuxième film dans lequel apparaît Paul Newman, aussi charismatique que remarquable d'énergie dans le rôle principal. Adapté de l'autobiographie de Graziano, le film est sans doute moins réussi que "Nous avons gagné ce soir"(autre film sur la boxe du cinéaste), en partie car la mise en scène y est moins brillante mais néanmoins efficace. L'œuvre bénéficie également de bons seconds rôles comme Everett Sloane en manager du boxeur, d'un solide sens du rythme et de la narration, les péripéties se succédant avec fluidité, ainsi que d'un bel équilibre entre humour et émotion. Une œuvre classique qui, en dépit de rares et légères baisses d'intensité, se regarde avec un réel plaisir.
An Zu
An Zu

95 abonnés 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2013
Robert Wide aime la boxe et ca se voit et pour décrire l'ascension de Rocky Graziano, il donne sa chance à une satr prometteuse: Paul Newman. Celui-ci se révèle parfait et tellement charismatique dans le rôle de ce boxeur destiné a régner davantage sur la rue et vivre de magouille plutôt que de devenir un roi des rings incontestablement passé au statut de legende. Avec intensité mais une certaine sobriété, et des scènes de combats spectaculaires, Wise et Newman nous narre avec passion la vie fabuleuse de Graziano. Chef d'oeuvre et classique incontournable du genre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mars 2013
"Te casse pas la tête"
Et pas besoin de se casser la tête pour apprécier pleinement ce très très très bon film. Paul Newman est excellent tout comme Sal Mineo. Et Steve McQueen y fait une de ces premières apparitions.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 mars 2013
Petite histoire portée essentiellement par la présence de Paul Newman qui ne se foule pas trop non plus.
PLV : à réserver aux amateurs de film d'époque
yannick R.
yannick R.

119 abonnés 966 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2013
Un grand classique,un film qui permet à Paul Newman de faire un grand numéro et à Macqueen de faire une brève apparition.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 février 2013
Le film de ma vie , le top du top , et surtout Paul newman qui est remarquable. Te casse pas la tête man , te casse surtout pas la tête!!!!!! je recommande vivement ce film qui est en nb . dans le rôle du frisé (Steve Mc Quinn sont premier rôle) et ne pas oublié Sal Minéo qui a jouer dans la fureur de vivre avec Jean Dean. Le DVD a la version française qui est de très bonne qualité + la vost français.
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