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Je crois avoir complètement manqué la dimension cynique et l’humour noir du film, qui m’ont totalement échappé. En revanche, l’aspect théâtral m’a frappée, et pas toujours en bien. Quant à l’interprétation de Charles Denner, impossible de nier qu’il possède une voix distinctive, mais son jeu reste trop appuyé, presque caricatural. Alors qu’il incarne un psychopathe et tueur en série, il ne dégage ni le charme enjôleur du séducteur, ni l’aura glaçante du prédateur. On en vient à se demander comment il parvient à attirer ses victimes : par défaut, peut-être, dans un monde où les autres hommes sont partis à la guerre ? Car son personnage, plutôt qu’inquiétant ou fascinant, se révèle surtout irritant.
Le sujet, pourtant prometteur, et l’idée d’un humour noir bien placé, auraient pu faire des étincelles. Mais quand ces éléments passent inaperçus, le résultat tombe à plat, et toute la subtilité s’évapore.
Le sujet, pourtant prometteur, et l’idée d’un humour noir bien placé, auraient pu faire des étincelles. Mais quand ces éléments passent inaperçus, le résultat tombe à plat, et toute la subtilité s’évapore.
« Landru » est un biopic réalisé par Claude Chabrol en 1963. Il retrace l'histoire vraie et macabre de Landru, interprété par Charles Denner, un tueur en série français sévissant durant la première guerre mondiale. Claude Chabrol décrit la méthode criminelle de Landru, il établit également un parallèle entre les crimes de Landru et l'horreur de la Première Guerre mondiale. En effet, le film est souvent interrompu par des images d'archives montrant les combats, les tranchées et les massacres. La cruauté collective est montrée plus banale, plus destructrice et « acceptable » que la cruauté individuelle. « Landru » est aussi une critique de la bourgeoisie montrant les victimes de Landru comme des personnes cupides et obsédées par les apparences sociales. Il faut souligner l'excellente interprétation de Charles Denner.
Ressorties en salle de plusieurs opus de la première partie de la filmographie de Claude Chabrol dont " Landru " tiré de l'histoire criminelle du premier assassin considéré comme serial killer français.
Chabrol a été parfois critiqué pour le supposé côté mysogine de son film. Cette interprétation n' est pas la mienne. Toutes les victimes décrites sont toujours présentées comme des femmes bienveillantes et sensibles.
Le personnage de Landru est montré comme un manipulateur sans état d'âme ( sauf à l'égard de Fernande, interprétée par Stéphane Audran compagne du cinéaste à la ville. )
On retrouve Jean Pierre Melville et Raymond Queneau dans un petit rôle et certaines des stars françaises d'un cinéma éreinté par la nouvelle vague ( Michelle Morgan et Danielle Darrieux notamment).
Le film lança la carrière de Charles Denner. Voilà un des bons opus du cinéaste même s'il ne figure pas parmi les cinq titres que je préfère de Chabrol.
Chabrol a été parfois critiqué pour le supposé côté mysogine de son film. Cette interprétation n' est pas la mienne. Toutes les victimes décrites sont toujours présentées comme des femmes bienveillantes et sensibles.
Le personnage de Landru est montré comme un manipulateur sans état d'âme ( sauf à l'égard de Fernande, interprétée par Stéphane Audran compagne du cinéaste à la ville. )
On retrouve Jean Pierre Melville et Raymond Queneau dans un petit rôle et certaines des stars françaises d'un cinéma éreinté par la nouvelle vague ( Michelle Morgan et Danielle Darrieux notamment).
Le film lança la carrière de Charles Denner. Voilà un des bons opus du cinéaste même s'il ne figure pas parmi les cinq titres que je préfère de Chabrol.
Biopic coécrit et réalisé par Claude Chabrol, Landru est un film franchement moyen. L'histoire retrace la vie du tueur en série Henri Désiré Landru qui, pendant la Première Guerre mondiale, a séduit des femmes seules et riches dans le dessein de détourner leur argent à son profit en leur faisant signer des procurations avant de les assassiner dans sa maison de campagne puis de faire disparaître leurs corps en les brûlant dans un fourneau. Ce scénario retraçant le périple meurtrier du premier tueur en série français connu s'avère hélas peu captivant à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures. Pourtant l'intrigue est prometteuse car l'existence de cet homme est intéressante, mais le récit proposé n'est pas à la hauteur de sa funeste légende. La faute à une première heure redondante nous montrant le processus du tueur qu'il réitère onze fois, comme le nombre de ses victimes. La deuxième heure retraçant son arrestation et son procès est un peu plus captivante, sans pour autant tenir en haleine. La faute en partie à beaucoup de manquements concernant son parcours criminel. Car avant de commencer à tuer, l'homme enchainait les délits pécuniers mais tout cela est oublié, l'histoire commençant à partir du moment ou il se met à tuer. L'autre problème majeur provient du ton employé, celui de la comédie dramatique. Ces deux aspects ne sont pas assez poussés et le premier n'a pas vraiment sa place ici. De plus, il manque clairement d'une ambiance faite de tension et de menace. L'ensemble est porté par un personnage principal bien incarné par un Charles Denner à la voix marquante. Il joue parfaitement ce rôle de gentleman élégant et courtois qui cache en réalité une facette beaucoup plus sombre. Il est entouré par une distribution interprétant le rôle de sa famille ou de ses victimes comprenant Danielle Darrieux, Michèle Morgan, Stéphane Audran, Françoise Lugagne, Juliette Mayniel, Hildegard Knef, ou encore Jean-Louis Maury en commissaire. Tous ces individus entretiennent des rapports artificiels ne procurant malheureusement aucune émotion. Des échanges soutenus par des dialogues bien écrits, déclamés par la verve poétique du tueur amateur de bons mots et de belles tournures de phrases. Mais là encore, il manque trop de ses répliques cultes dans le métrage. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère peu qualitative. Sa mise en scène est beaucoup trop basique et n'ose pas montrer les horreurs commises à l'écran. Résultat, cela manque de scènes mémorables car les meurtres se font hors champ et seuls quelques éléments sont visibles pour nous faire comprendre l'atrocité de ses méfaits. Ce visuel quelconque est accompagné par une b.o. assez légère ne collant pas avec les actes commis. Elle est en partie responsable du manque d'atmosphère. Seule la dernière mélodie qui se fait entendre mérite des louanges. Mais elle arrive bien trop tard et on aurait aimé des airs inquiétants et puissants de cette qualité tout du long. Reste une fin plutôt satisfaisante venant mettre un terme à Landru qui, en conclusion, est un film hélas dispensable malgré son sujet attirant.
Inspiré de l'affaire criminelle du célèbre tueur en série, "Landru", bénéficie d'une mise en scène soignée et d'une interprétation remarquable de Charles Denner dans le rôle-titre. Cependant, malgré son approche ironique et son ton détaché, le film peine à intéresser. L'humour noir qui traverse l'œuvre peut parfois sembler désamorcer l'horreur du personnage, ce qui atténue l'impact émotionnel du récit. Bien que l'approche cynique de Chabrol soit intéressante, "Landru" ne laisse pas une empreinte durable.
Landru par Chabrol c est un film plein d humour noir avec des dialogues savoureux et surtout l interprétation d un formidable Charles Denner dans le rôle titre. Même si la psychologie d un des plus célèbres tueur en série français n est que peu développée le film se déguste comme un bonbon acidulé.
Landru est un film de Claude Chabrol sorti en 1963.
Ce long métrage, inspiré d'un des faits divers les plus célèbres du début du XXème siècle, restitue de manière clinique l'histoire d'Henri Désiré Landru. La mécanique des crimes de Landru est bien reconstituée (bien qu'elle aurait pu être un peu raccourcie) avec un Charles Denner très convaincant, secondé par des actrices de grand talent (Danielle Darrieux, Michèle Morgan, Stéphane Audran etc.), et portant avec précision les dialogues de Françoise Sagan. La seconde partie du long métrage (celle du procès) est également fort intéressante, les débats lors de l'audience laissant paraître tout le cynisme du personnage par des réflexions piquantes empruntes d'humour corrosif sur un sujet tragique. A noter les apparitions de Raymond Queneau et de Jean-Pierre Melville dans les rôles de Georges Clémenceau et Georges Mandel.
Un film de reconstitution historique assez clinique et efficace. A conseiller pour ceux qui veulent découvrir ce fait divers glaçant.
Ce long métrage, inspiré d'un des faits divers les plus célèbres du début du XXème siècle, restitue de manière clinique l'histoire d'Henri Désiré Landru. La mécanique des crimes de Landru est bien reconstituée (bien qu'elle aurait pu être un peu raccourcie) avec un Charles Denner très convaincant, secondé par des actrices de grand talent (Danielle Darrieux, Michèle Morgan, Stéphane Audran etc.), et portant avec précision les dialogues de Françoise Sagan. La seconde partie du long métrage (celle du procès) est également fort intéressante, les débats lors de l'audience laissant paraître tout le cynisme du personnage par des réflexions piquantes empruntes d'humour corrosif sur un sujet tragique. A noter les apparitions de Raymond Queneau et de Jean-Pierre Melville dans les rôles de Georges Clémenceau et Georges Mandel.
Un film de reconstitution historique assez clinique et efficace. A conseiller pour ceux qui veulent découvrir ce fait divers glaçant.
Film sur le tueyr en série LANDRU, on pourra reprocher à Chabrol de ne pas s'attarder sur les meurtres et de les suggérer. Il nous dépeint par contre ç la perfection un être dénuée de tout scrupules , sans aucune compassion.et sans aucun regret pour ses actes
On le sait : avec Claude Chabrol, faut souvent faire gaffe là où on met les pieds. Le monsieur s'étant plus d'une fois aventuré dans des projets foireux qu'il réalisait par-dessus la jambe. "Landru" n'est pas un de ceux-ci mais, par tous les Saints, quel ennui ! C'est un combat de haute lutte pour arriver au bout. Rien ne va ici : mise en scène statique au possible, film au rythme pire que pachydermique, dialogues sans éclats (je n'ai, à titre personnel, jamais compris ce que l'on trouvait à Françoise Sagan) et mal interprété. Croyez-le bien, j'adore Charles Denner mais là, ça ne le fait pas du tout. Il n'y a qu'un seul mec qui aurait pu jouer ça et faire de Landru le personnage haut en couleurs qu'il était : il s'appelait Noël Roquevert. Mais, je crois que le pire dans tout ça, c'est bien le procès de Landru qui est horriblement solennel alors qu'il est de notoriété publique que, malgré les immondes faits dont il était question, ce fut à la limite du théâtre de boulevard tant Landru multiplia les traits d'esprit, de mauvais goût certes, mais qui rendirent plus d'une fois l'assistance hilare. Un énorme navet. La seule consolation reste donc la présence de Stéphane Audran qui, dans les années à venir, saura donner illuminer le cinéma de Chabrol par son talent et sa classe.
Le film de Chabrol tourne le dos au réalisme et à la noirceur du sordide fait divers Landru. Son récit est une fantaisie macabre -et même frivole au regard de l'importance que Chabrol accorde à la reconstitution d'époque (décors, costumes, accessoires) et à la prépondérance de celle-ci, manifeste parfois, par rapport à l'action dramatique- une fantaisie d'ailleurs beaucoup moins mémorable pour son inspiration humoristique qu'en raison de la singulière apparence physique, sur un mode expressionniste, de Landru incarné par Charles Denner. Ce dernier campe un Landru, certes assassin, mais néanmoins affable et bon père de famille, un Landru volontiers cynique et sibyllin d'autant plus mystérieux que Chabrol ne nous éclaire guère sur la personnalité, imaginaire ou non, du criminel.
Faisant suite à une première partie du film dont le caractère comique est essentiellement lié à la récurrence schématique des faits spoiler: (rencontres courtoises avec de jeunes femmes solitaires, puis coups d'oeil roublards sur la chaudière, sur la cheminée fumante et sur l'indisposition des voisins)
, l'arrestation et le procès de Landru forment la seconde partie un peu longue, et vaine, parce que les contingences judiciaires de l'affaire Landru ne semblent pas constituer, en vertu même de l'approche humoristique de Chabrol, son intérêt majeur. spoiler: Seule nous interpelle alors la persévérance étonnante de Landru à clamer son innocence.
En résumé, il manque au film,sinon un style et un ton originaux, mais un portrait de criminel plus significatif.
Faisant suite à une première partie du film dont le caractère comique est essentiellement lié à la récurrence schématique des faits spoiler: (rencontres courtoises avec de jeunes femmes solitaires, puis coups d'oeil roublards sur la chaudière, sur la cheminée fumante et sur l'indisposition des voisins)
, l'arrestation et le procès de Landru forment la seconde partie un peu longue, et vaine, parce que les contingences judiciaires de l'affaire Landru ne semblent pas constituer, en vertu même de l'approche humoristique de Chabrol, son intérêt majeur. spoiler: Seule nous interpelle alors la persévérance étonnante de Landru à clamer son innocence.
En résumé, il manque au film,sinon un style et un ton originaux, mais un portrait de criminel plus significatif.
Un très bon film qui, comme un Hitchcock, nous fait aimer l'horrible tueur, sans même qu'on s'en aperçoive ; quand on le réalise, il est condamné, exécuté, et on s'est bien fait avoir : une prouesse de notre Hitch à nous.
Chabrol n'est pas un cinéastes de l'enquête et du suspens. Néanmoins, l'accent sur le libertinage n'est pas inintéressant, il montre le désir de ce criminel plus que ses peurs et ses doutes. Et c'est peut-être le plus important à retenir de cette histoire.
Cette façon de parler, cette voix et ce physique de Charles Denner transformer en Landru. Avec la pléiade de comédiennes française qui jalonné ce film, si brièvement. La réalisation ingénieuse de Chabrol. Dramatiquement drôle et drôlement dramatique. Un style joyeux pour un sujet des plus froid, le scénario dure et très romantique. Des dialogues marrante, situations cocasse.
Ce film de Chabrol est à part je pense dans sa filmographie. Il a choisit la satire comme ton et ça fonctionne très bien . Aujourd'hui c est vrai qu on peut mettre un certain temps à s habituer aux décors studios et aux très gros plans mais Charles Denner est simplement incroyable dans ce rôle et le dernier plan d une grande beauté.
Sous les caméras de Claude Chabrol, le fait divers devient laborieux et poussif, jusqu'au point de nous montrer un Henri Désiré Landru presque sympathique et amusant.
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