Un westernsur une chasse aux renégats par des soldats menés par un baroudeur joué magistralement et sobrement par Burt Lancaster. Aldrich ne se foule pas vraiment en offrant un western très classique où, à la manière de "Rio Bravo" pour "Le train sifflera trois fois", on a l'impression qu'il a voulu faire l'anti-thèse du surperbe "Les collines de la terreur" avec Bronson... Le problème est qu'en 72, année où Brando envoie une indienne cherchée son Oscar, le film d'Aldrich fait un film un brin raciste ; "Pourquoi sont-ils si cruels ? Parce qu'ils osnt comme ça !"... En occultant l'Histoire profonde de ce peuple et en faisant des dialogues aussi primaire la propagande d'extrême droite n'est pas loin. Si on met à part ce point, qu'on prend ce film pour un simple film d'action, genre chasse à l'homme dans l'ouest sauvage le film reste assez efficace.
Un film de R. Aldrich, c'est l'assurance de voir un film d'hommes, badass et hardcore, qui nous montre une humanité crasse où se côtoie l'horreur pure et les nobles sentiments dans une ambiance cynique. Porté par un B. Lancaster sobre et magnétique, cette ballade sauvage au cœur d'un Ouest impitoyable est un vrai uppercut. Violent et sauvage, le film ne ferme pas les yeux sur la barbarie des Apaches, peuple opprimé mais fier, nanti de valeurs étouffées à cause de leur mise au ban de la civilisation dans des réserves tenues par des idiots. Un jeune lieutenant idéaliste va se lancer à la poursuite d'Ulzana mais son impuissance et sa naïveté se heurteront à McIntosh et surtout à l'éclaireur fidèle mais déchiré entre son devoir et ses origines. Développant des réflexions intéressantes et pour la plupart encore très actuelles, le scénario n'en oublie pas pour autant que c'est un western et toutes les scènes attendues sont là. Bien rythmé et mis en musique, un film dur, honnête et sans concession. D'autres critiques sur
Un bon western, assez violent, apportant une réflexion assez intéressante sur les préjugés, les expériences de la vie, et tout ce qui façonne un homme.
Western de bonne facture réalisé par le vétéran Robert Aldrich, ce dernier spécialiste du film viril fait honneur à sa réputation avec ce film plutôt violent pour l'époque mais qui reste terriblement efficace et un peu ambigüe dans sa forme puisque les apaches sont décris en grande partie comme étant des bouchers sans pitié. Par contre on retrouve avec grand plaisir Burt Lancaster dans le rôle d'un éclaireur vétéran qui déborde de charisme.
J'ai une 1ère fois Fureur Apache dans de mauvaises conditions mais cette fois-ci en le revoyant c'est une véritable découverte d'un excellent western âpre et violent qui ne fait pas dans la dentelle et c'est plutôt appréciable. Certains ont vu du racisme dans ce film qui montre des Apaches très sauvages et cruels alors certes ils étaient là avant les Blancs et de ce fait ont un droit sur les terres par contre rien de choquant car ils n'ont pas attendu l'arrivée des Européens pour pratiquer certains actes ; pour moi Fureur Apache est à voir comme un western voulant montrer que la cruauté humaine n'a pas de couleur. Aldrich met en scène tout cela vigoureusement, sans temps mort et à sa manière (c'est-à-dire une certaine crudité et peu de subtilité) mais efficace de plus la présence de Burt Lancaster est la cerise sur le gâteau.