Je m’attendais à un chef d’œuvre, moins bien que je ne le pensais.
Un film d’amour banal, avec certes une très bonne histoire.
Mais il n’y a aucune surprise du début à la fin et les événements se déroulent trop lentement.
J’avais vu un film du même réalisateur et j’avais aimé, celui-ci est un peu raté. Il reste comme même un bon film, malgré ces bémols.
Les acteurs jouent bien. En somme une bonne comédie romantique.
L’histoire est très bien, c’est l’histoire d’un jeune homme qui envoie des lettres à une fille qui n’a jamais vu, ils tombent amoureux même si ils ne se sont jamais vu. Le jeune homme se rend compte que celle à qui il envoie des lettres est une femme qui travaille avec lui au magasin, et cette femme ne l’aime pas, il décide alors d’essayer de se rapprocher d’elle. Moins bien que je ne le pensais.
L'art, c'est l'harmonie. Vous avez ici l'un des films les plus harmonieux de toute l'histoire du cinéma donc un chef d'oeuvre non seulement du septième art mais de l'art tout court. Il est liiiiibre Ernst...Y en a même qui disent qui l'ont vu voler.
Un véritable joyau! Je n'ai nullement envie d'attendre la fin de ma critique pour écrire que ce film est l'une des meilleures oeuvres d'un des plus réalisateurs de tous les temps. L'intrigue, déjà, est très attrayante et ne va jamais, pour notre plus grand plaisir, là on l'attend. Mais ce que l'on retient surtout de ce film, c'est la description tendre que le grand Ernst Lubitsch fait du microcosme d'un grand magasin en décrivant ses personnages avec une telle vérité qu'on croirait les connaître bien avant la vision du film et auquels on a aucun mal à s'attacher. Il le fait notamment par le biais de détails a-priori secondaires (l'oeillet dans l'exemplaire d'Anna Karenine, l'employé qui a peur d'une chose c'est qu'on lui demande son avis...) mais qui rend ce tableau encore plus vivant. Les acteurs des premiers rôles jusqu'au plus petit second rôle jouent avec une justesse incroyable. Grâce à ses très nombreuses qualités, "The Shop Around The Corner" est certainement l'oeuvre la plus subtile du réalisateur le plus subtil de tous les temps.
Une comédie efficace et plaisante, qui ne sombre pas dans les éternelles longueurs des comédies modernes, et qui charme par sa brochette de répliques plausibles, bien calibrées autrement plus piquantes que celles qui émaillent le remake récemment sorti, médiocre pour ne pas dire mauvais.
Film un peu méconnu de Lubitsch (du moins pas aussi réputé que To Be or not to Be ou Heaven Can Wait), The Shop around the corner est une petite merveille d’intelligence et d’humour tendre, au charme intact plus de soixante ans plus tard. La fameuse « Lubitsch touch » n’a peut-être jamais été aussi évidente qu’ici, servie par un couple d’acteurs en état de grâce, Margaret Sullavan, la tragique héroïne de Trois camarades de Borzage et James Stewart, l’un des plus grands acteurs qu’Hollywood ait connu, dont les talents se multiplient au contact l’un de l’autre. Drôle, pudique, gracieux, un film que l’on garde toujours en soi après l’avoir vu.
Que c'est bon ! Après "To Be or Not To Be", c'est avec curiosité et envie que je découvre ce pur chef d'oeuvre. Rien n'est à jeter dans ce grand moment de comédie, absurde et ironique à souhait. Encore un très très grand Lubitsch.
L’année suivant l’anticommuniste «Ninotchka» où Garbo, au terme de sa carrière, riait enfin, «The shop around the corner» (USA, 1940) d’Ernst Lubitsch conserve sa charge anti-rouge (bien que le film soit adapté d’une pièce de Miklos Laszlo, dramaturge hongrois de l’époque soviétique) mais cible son intérêt ailleurs, dans le quiproquo d’une idylle. Réemployée à travers maints films puis téléfilms, l’intrigue amoureuse de Laszlo reprise par Lubitsch est celle d’un homme, Kralik, qui se dispute souvent avec une collègue de travaille, Klara, tandis qu’ils entretiennent entre eux, sans savoir l’identité de leur destinataire, une relation épistolaire amoureuse. Cette intrigue correspond pleinement au cinéma de Lubtisch qui, comme celui de Wilder, vise à faire germer au-delà des apparences le secret des choses. Si chacun des deux protagonistes ne peut supporter l’attitude de l’autre, jusqu’à se mépriser directement, ils correspondent tout de même par leur esprit, grâce aux lettres qu’ils s’envoient l’un l’autre sans le savoir. De même que lorsque dans le décor, Lubtisch insère des formes phalliques ou vaginales, ils procèdent par cette histoire d’amour à l’incrustation du désir dans des situations a priori innocente, ce qui fait de lui, avec Hitchcock, l’un des réalisateurs les plus subversifs du cinéma américain à l’époque du code Hays. Les décors du prolifique Cedric Gibbons rappellent le film au studio et donc à l’artificialité. Le souci de Lubtisch, homme de théâtre avant tout, n’est pas de situer son cinéma dans des conditions réalistes mais de représenter les situations entre homme et femme, en l’occurrence tout du moins, de façon ambivalente. Le spectateur et son esprit d’analyse et de lecture apercevra soit la romance entre deux camarades de travaille ou/et décernera les intentions cachées dans les gestes des acteurs, dans l’utilisation du décor et des costumes. La perspective interne au cinéma de Lubtisch, son vertige sophistiqué en enrichit la valeur.
En mettant les pieds dans mon cinéma fétiche parisien pour mon ‘Rendez-vous’ du samedi soir, je ne m’attendais pas à grand-chose, sinon à passer un agréable et plaisant moment de cinéma. Les excellentes critiques m’avaient pourtant mis la puce à l’oreille mais jamais je n’aurais osé penser me trouver face à une telle petite perle de la comédie américaine. ‘The shop around the corner’, malheureusement méconnu, demeure un des fleurons de l’âge d’or de la comédie hollywoodienne et une œuvre majeure de celui que l’on considère aujourd’hui comme l’inventeur des codes de la comédie moderne. J’ai été touché par la « Lubitsch touch » faite d’une élégante sophistication dans la satire et un sens du rythme parfaitement maîtrisé grâce à des dialogues intelligents où non-dits et quiproquos se mêlent avec délice. De l’importance du langage dans l’esthétique lubitschienne nait une certaine fascination à rendre subtiles et légères des situations parfois dramatiques. Dans ce qui reste un des premiers films à aborder le thème du chômage, Lubitsch traite avec une humanité parfois voisine de la mesquinerie la vie d’une petite maroquinerie et de ses employés à la fois ordinaires et touchants. Margaret Sullavan, l’idéal de l’actrice dramatique à la Borzage, semblait prédestinée pour ce rôle attendrissant plein de fantaisie avec son visage poupin et ses petites moues enfantines assez caractérielles. Le couple qu’elle forme avec James Stewart fait des étincelles. L’alchimie et la complicité entre les 2 acteurs qui se connaissaient par cœur pour être amis depuis l’époque où, avec Henry Fonda, ils firent partie de la même troupe théâtrale à la University Players de Massachussetts à la fin des années 20, crève l’écran et apporte une touche de réalisme qui rend leurs personnages attachants. Savant dosage d’humour et d’émotion, voilà le cinéma que j’aime ; celui qui me fait ressortir de la salle avec le sourire aux lèvres.
C’est beau, ça fait pleurer. La crème de la comédie romantique. Que demande le peuple ? ‘’Ca ne vous rappelle rien ?» Ben si, ‘’Vous avez un message’’. C’est normal ça en est un remake mais, même si l’idée de réactualiser le concept en utilisant Internet était bonne, Nora Ephron est loin d’avoir le talent Ernst Lubitsch.
Chef duvre malgré une histoire damour complètement ratée. Klara Novak et Alfred Kralik tous deux employés dans le magasin de monsieur Matuschek se détestent, alors quil saiment par le truchement dune correspondance soutenue et anonyme. Margaret Margaret Sullavan est aussi romantique quun balai et James Stewart ressemble à un croque mort avec son costume noir. Nous sommes loin de léclatant acteur de « you cant take it with you » ou « its a wonderfull life. Toutefois le film est un chef duvre dont le vrai héros est justement le magasin « The shop ». Lhumanisme de monsieur Matuschek, ses rapports avec ses employés sont les vrais moments du film. Felix Bressart (ninotcha) est savoureux dans le second rôle de Pirovitch. La fin est tout aussi admirable quinoubliable. On peut tout simplement regretter lhumiliation de la femme adultère toutefois il est vrai les mentalités de lépoque étaient différentes. Un film à recommander vivement.