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    La Note bleue
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    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

    95 abonnés 2 038 critiques Suivre son activité

    2,5
    Publiée le 30 décembre 2021
    La note bleue ne s'explique pas et se décrit à peine : chaos créatif causé par la rencontre fantasmée de grands artistes, c'est un film qui ouvre des possibles dans la trame même de l'Histoire. Que ce serait-il produit si des génies avaient vécu ensemble, sans fards, et qu'ils avaient compris les affres les uns des autres dans une sorte de danse mentale interminable ?

    Żuławski propose d'en découvrir son idée, joyeuse et maladive, dépressive mais désespérément optimiste, au cours de laquelle des idées incompatibles entrent sans cesse en collision. Œuvre à l'ascendance très slave qui joue avec les limites de la raison jusqu'à flirter avec l'art brut, La note bleue nous donne le goût de la folie qu'on imagine guetter les plus grands esprits.
    Phil MacGyver
    Phil MacGyver

    16 abonnés 183 critiques Suivre son activité

    1,5
    Publiée le 29 avril 2021
    Sacré Zulawski, toujours bien pété du casque, il ne peut pas s'empêcher de s'empêtrer, même pour ce qui devrait être simple et délicat, dans une orgie de portnawak où tous les acteurs se sentent obligés de concourir à celui qui aura la meilleure big émocheune vraie non simulée à-fleur-de-peau-d'zob... à celui qui jouera le plus mal donc !

    Vous êtes vous déjà retrouvé dans une soirée bien arrosée, où tous le monde est raide torché mais PAS vous ?
    Pour une raison X ou Y, vous avez décidé de rester sobre, alors vous regardez vos amis sombrer dans le ridicule d'un œil consterné, affligé, désespéré, tandis qu'eux semblent s'éclater à dire et faire que des conneries...

    Et bien, regarder La Note Bleue, c'est exactement la même expérience !
    Vous voyez des acteurs qui passent leur temps à courir dans tous les sens, à s'agiter, éclater de rire, crier, pleurer, sans aucune raison valable. Et tout ça avec une grande retenue évidemment.
    Sans arrêt, les personnages nous sortent leur petit drame personnel qui est, j'imagine, censé être super émouvant, grave bouleversifiant et tout et tout..., sauf que ça ne dure que 30 secondes alors le spectateur n'a même pas le temps de comprendre le pourquouâÂâ du comment du kess'kiss'pass' en vrai.
    Puis ils redeviennent tout guillerets et se remettent à courir dans tous les sens super jouasses, en se comportant comme de gros attardés.

    En fait, d'années en années, Andrzej Zulawski fait à peu près toujours le même film.
    Des scènes d’accouplements hystériques, des dingues qui galopent en hurlant dans des couloirs, la caméra qui en fait autant. Du Doillon amphétaminé. De l'émocheune à Césars pur jus.
    Très fatigant... et vain !

    Si encore les personnages étaient touchants, ça pourrait passer, mais ici, ils sont tellement INSUPPORTABLES que l'on ne ressent que du mépris pour eux.
    Je vous donne quelques exemples:
    . La Comtesse de Hongrie:
    Dès sa première ligne de texte et à chaque qu'elle ouvre la bouche, c'est pour gueuler comme une groupie que tous les autres sont extraordinaires, magnifiques. Elle ne fait que s'extasier démesurément sur absolument tout ce qu'elle voit. De Comtesse, elle est surtout la première syllabe.
    . L'espagnole chanteuse d'opéra:
    Alors elle, c'est clairement une bête de compétition !
    Quasi un plan sur deux, elle se promène au milieu des autres gens qui parlent, en beuglant super fort, histoire de bien couvrir les dialogues.
    Dès que la diva se ramène à l'écran, elle se sent obligée de montrer qu'elle sait chanter, alors elle braille sans arrêt ses foutus airs d'opéra tout pourraves, et on entend que dalle de ce que les autres disent. Imaginons sans mal qu'on ne perd rien en fait... Doit-on la remercier finalement ?
    . Sophie Marceau:
    Une scène sur deux, elle nous fait une crise existentielle "youltimaite émocheune with no simulaicheune" bien ridicule qui rendrait Adjani folle de jalousie, pleurant pendant trois plombes pour des raisons absurdes comme c'est pas permis ("Maman, tes amis donnent de l'amour, mais ce n'est pas cet amour que je veux, j'en veux du vrai !"). Émocheune...

    Les acteurs sont horriblement mauvais, alors j'en suis venu à me dire que c'est peut-être volontaire, ce gros foutoir où tout le monde fait n'importe quoi et se comporte comme un abruti fini.
    Si c'est le cas, sur plus de deux heures de chef-d'oeuvre à-deux-balles, c'est un poil pesant et ça fait bobo la tête, Andrzej !

    Si j'ai tenu tout ce temps, c'est pour deux raisons:
    Premièrement, par amour pour la musique de Chopin (en l’occurrence très bien interprétée par Janus Ole-Bidule-Truc, sauf les moments où il s'excite et joue 4 fois trop vite).
    La seconde, ce sont les 40 dernières minutes du film.
    En effet, si les 2 premiers tiers de cette bouze à Césars nous accable de ridicule affligeant, le dernier nous offre du ridicule amusant.
    Les acteurs semblent y avoir passé un stade de débilité tellement profond que ça en devient (enfin !) drôle. Ça sent la floppée de Césars ça, ou j'n'm'y connais pas !

    A nouveau, de puissants exemples tout plein d'inekrédibeule émocheune:
    . Un des personnages, (apparemment le fils de George Sand), est ici interprété comme une énorme tata encore plus atteinte que les autres.
    Outre le fait qu'il se comporte comme la plus affligeante caricature des ados rebelles dans la première partie du film, il passe son temps à jouer avec des poupées à l’effigie des différents protagonistes. Oui, oui, des poupées à qui il fait répéter les phrases prononcées par les vrais personnes quelques scènes plus tôt. Il y a d'ailleurs un passage très perturbant à la toute fin où ils vont tous chercher leur poupée associée et se mettent tous à jouer avec !
    Pauvre pauvre Chopin... tu dois te retourner dans ta tombe...
    . Sophie Marceau, quant à elle, total émocheunée, roule des pelles à tout le monde et décide même d'épouser une espèce de sculpteur clochard qui est entré dans la maison 10 minutes avant (je n’exagère pas, ils se fiancent réellement au bout de 10 minutes !).

    D'ailleurs le réalisateur semble lui aussi bien avoir craqué du slip lors de ce dernier tiers du film, puisqu'il s'amuse à insérer des espèces de Nazgûl rouges et blancs qui se promènent un peu partout dans la maison sans que personne ne les remarque.
    Rajoutez à cela les amis imaginaires de deux ou trois protagonistes qui bavardent...Gageons qu'il y a là plein de symboles et autres significations pouêt-pouêt que même si t'as pas vu et apprécié c'est que tu fais pas partie de l'élite branloïde intellectuelle que j'em****e passionnément, car je m'en tape sévère de toutes ces foutaises qui sortent en diarrhées d'un esprit plus perturbé que réfléchi.

    Au final, il n'y a que le personnage de Chopin qui semble à peu près normal dans tout ce bordel.
    En fait, le spectateur se retrouve un peu dans la même situation, à savoir qu'il est entouré de demeurés qui ne cessent de parler et de hurler en même temps que les autres pour leur couper la paroles.
    Le pauvre homme malade subit, comme nous, cet entourage insupportable avec passivité. Nous avec résignation.

    En réalité, le problème majeur dans La Note Bleue, n'est pas tant ce ridicule constant, mais plutôt le fait que celui-ci se prenne au sérieux, avec cette prétention intellectuelle hyper démonstrative digne des meilleures bouleversifications, et tente vainement d'être émouvant.
    Cela donne au final l'un des plus gros échecs qu'il m'ait été donné de voir.

    Je met tout de même 1.5/5 parce que le pétage de plomb général à la fin est assez amusant (au second degré, bien sûr), et m'a tout bouleversifié !
    Ykarpathakis157
    Ykarpathakis157

    3 577 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

    0,5
    Publiée le 19 avril 2021
    Żuławski ne connaissait rien de Sand qui était une personnalité très profonde et sérieuse décrite par de nombreuses personnes qui la connaissaient vraiment comme une personne bonne et généreuse et de l'évolution de ses idées sociales et religieuses. Son but était de la dénigrer et de falsifier l'histoire comme l'ont fait avant lui les hagiographes imprudents de Chopin. Chopin dans La note bleue semble être un homme tout à fait ridicule même s'il peut plaire aux admirateurs exaltés de sa musique parce qu'il correspond au mythe d'un génie doux, calme et charmant en fait le compositeur était une personnalité plutôt névrosée, jalouse et difficile ce qui ne signifie pas bien sûr qu'il n'était pas bon et tendre aussi. La musique de Chopin est complexe comme l'était sa personnalité mais Żuławski ne l'a pas montré. L'intrigue elle-même est une fantaisie (basée en partie sur des hagiographies de Chopin non crédibles et malhonnêtes). Si Żuławski utilise les sources il falsifie le sens original de ces textes. C'est le pire film à petit budget que j'ai jamais vu. Y avait-il du suspense ou même une intrigue une idée un message. Cette pile d'images ressemblait à une très mauvaise pièce de théâtre et je regrette que ce ne soit pas le cas car j'aurais aimé huer les responsables...
    Ysabel L
    Ysabel L

    9 critiques Suivre son activité

    0,5
    Publiée le 10 décembre 2020
    je me souviens des critiques de plusieurs de mes relations qui ont vu le film, ils confirment que le réalisateur est un ecorché vif .... ben j'ai vu la bande annonce.... Effectivement ,
    un film de ouf.. Y a de quoi déprimer
    Albert J
    Albert J

    3 critiques Suivre son activité

    2,0
    Publiée le 6 mai 2023
    Bizarre, fatigant, assez artificiel. On dirait que les acteurs ont pris de l’ecstasy, les comportements sont outranciers, hystériques, incohérents, les dialogues manquent de naturel. J'adore Chopin, et entendre ainsi sa musique en bruit de fond pendant deux heures (sans cesse interrompue, ou recouverte par des bruits parasites) ça me paraît une faute de goût impardonnable pour ne pas dire un sacrilège. Sinon, quelques beaux tableaux. Les acteurs font de leur mieux. Un film qui le petit mérite d'être extravagant.
    stebbins
    stebbins

    464 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

    5,0
    Publiée le 15 octobre 2012
    L'un des plus beaux films jamais réalisés sur la musique, voyage effréné au coeur de l'intimité du grand Chopin. Jamais l'oeuvre du compositeur n'a été aussi incarnée que dans La Note Bleue, mélange de légèreté et de profondeur qui transmet un curieux malaise sans pour autant déranger le spectateur, imprégné de cette superbe partition de Zulawski. Moins paroxystique que son Amour Braque mais tout aussi maîtrisé et courageux, La Note Bleue est un hommage à l'Art, la peinture, la musique et la gastronomie. Baroque et mystique, le film est en permanence accompagné des nocturnes et autres compositions du musicien, conflit intérieur mis en scène par les tiraillements relationnels entre un père, sa fille et son épouse : il a ceci de sublime qu'il joue en permanence sur des tensions dramatiques anesthésiée par les harmonies musicales du pianiste polonais, de sorte qu'il s'offre naturellement comme un concert cinématographique reposant en dehors mais bouillonnant en dedans. Janusz Olejniczak est impressionnant, incarnant Chopin sur le mode de l'intensité et de l'expressivité maladive aux côtés d'une Sophie Marceau en passe de devenir une fidèle actrice du grand Andzrej. La Note Bleue est un chef d'oeuvre.
    anonyme
    Un visiteur
    1,5
    Publiée le 31 mars 2012
    Malgré un casting réussi où les acteurs ressemblent aux personnages qu'ils interprètent (enfin une actrice qui joue Pauline Viardot!), ce film est saoulant. Ce qui devait être un hommage à Chopin assassine littéralement son oeuvre. Pendant 2 heures 12 minutes, c'est un piano désaccordé qui vient nuire aux dialogues, inaudibles parfois tellement ça gueule dans tous les sens. Tout le monde parle en même temps où chante alors que la bande son part dans une autre direction. Si les décors extérieurs sont plaisants, les scènes d'intérieur frisent anachronisme (c'est quoi ce grand vestibule fuschia?!). Ce film est un florilège de décadence et de cacophonie. Heureusement que ce n'est qu'un DVD, en salle, ça doit être pire...
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 20 mai 2010
    J'avoue que je ne suis pas allé bien loin dans le film, le coté exentrique est trop poussé. Les dialogues sont difficiles à suivre surtout qu'on saute d'une scène à l'autre avec des personnages qu'on a du mal à situer, usant.
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 24 janvier 2010
    J'ai mal à la tête !!!!
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 1 novembre 2007
    une pure merveille. Ce film m'a donné toute la beauté nécessaire et presque suffisante pour approfondir mon amour du piano. Tout flotte entre passion et beauté, entre violence et fusion. Les acteurs sont incroyablement bons, parfois menés comme en rêve, excessifs et fous, mais tout sonne juste. Et comme dans un rêve, des moments scéniques théâtraux et oniriques.
    Moi j'ai adoré le voir, un été dans le sud, au chaud, au soleil, waouw, quelle force. Et il reste un de mes films de chevets.
    Heureux qu'il sorte enfin pour le marché public !!!
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 1 novembre 2007
    Encore un Zulawski dont les qualités n'apparaissent qu'à compter du 2nd visionnage, tant l'hystérie de la mise en scène et des comédiens rende son accès difficile. Comme toujours filmage, cadrage, couleurs, photographie, montage ... : la "fabrication" montre une fois de plus que ce cinéaste est sans doute l'un des plus talentueux réalisateurs en activité. Cette fois l'intrigue (ou les intrigues, tant les personnages sont nombreux), comme pour l'amour braque, est foutraque et donne le sentiment de partir dans tous les sens. Mais le tableau brossé de la belle société des gens des arts est d'une réjouissante férocité : malmenée, George Sand est dépeinte comme une virago à l'ego démesuré. Jouant le personnage sans chercher à le sauver, Marie France Pisier n'a jamais été aussi convaincante, et laisse à voir ce qu'aurait pu être sa carrière sans tant de choix annodins. Sophie Marceau porte sur ses jeunes épaules la vitalité et la jeunesse du film (une fois de plus Zulawski lui réserve la part de pureté dans un film où les êtres méprisables sont légion). Cette 3e collaboration avec Zulawski complète les précédentes, avant le "must" que sera La Fidélité. Parfois trop long, La Note Bleue réveille cent fois l'intérêt par des séquences d'une stupéfiante beauté. Comme toujours Zulawski ose tout, ce qui forcément ne marche pas à tous les coups mais mérite le respect.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 13 janvier 2007
    Ce film est une merveille.
    Il y a en effet quelques exactitudes, quelques traits de caractère trop ou pas assez marqués.
    Cependant, l'ambiance toute particulière de ce film nous les fait oublier.
    L'usage des marionnettes, de ces formes voilées, de ses personnages curieux donnent un coté mystique très plaisant.

    Marie-France Pisier fait une incroyable George Sand, Janusz Olejniczak un Chopin névrosé, fatigué, malade, capricieux aussi.
    On n'a du mal a imaginer que nos auteurs ou compositeurs préférés aient pu être ainsi!
    Quant à Sophie Marceau dans le rôle de Solange, elle apporte un peu de fraicheur à ce film parfoisun peu 'lourd'

    La première fois que je l'ai vu, j'avais 12 ans. A 25 ans, j'en ai mieux compris toutes les subtilités et je reste sur ma position, ce film est à voir, pour tous les amoureux de Chopin et les inconditionnels Aurore...
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