Transcription très libre des méfaits du serial killer le plus célèbre de tous les temps mais comme on ne connait toujours pas l'identité de ce fumier on peut y aller aussi librement que l'on veut. Quelques belles idées de mise en scène à l'instar de faire figurer le sang (et ainsi contourner très habilement la censure de l'époque !!!) à l'écran par du vin lors du premier assassinat dans le film ; George Sanders a toujours la grande classe en chef de la police ; Merle Oberon est sexy en actrice de music-hall ; Laird Cregar est hallucinant en (peut-être !!!) l'ami Jacquot et carrément impressionnant d'intensité dans la séquence finale ; et la photo de Lucien Ballard est splendide. Autrement les policiers sont d'une nullité digne de celle des flics des "Simpson" et on a remplacé les prostituées de la réalité par des plus "politiquement correctes" actrices. Sans être extraordinaire, un film qui tient très bien son rang.
Méconnu, voire oublié, cette version de Jack l'éventreur n'en reste pas moins une incontestable réussite. D'une modernité exceptionnelle, ce film est en tout point réussi. Cadrages d'une justesse inouie, lumière extraordinaire (les scènes de meurtres valent autant pour l'intrigue que pour l'image), plans magiques, la réalisation damne le pion à bien d'autres films du genre. Et ô miracle, le film n'a pas pris une ride. John Brahm maîtrise son sujet comme nul autre et les acteurs sont tout simplement saisissant. Mention spéciale à Laird Cregar qui campe un meurtrier plus terrifiant et inquiétant que jamais, ainsi qu'à Merle Oberon, délicieusement belle en victime expiatoire. Maginifique !