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3,0
Publiée le 4 décembre 2025
« La main qui fait osciller le berceau gouverne le monde. » Après avoir tout perdu, une femme décide de se venger de celle qui lui a tout pris. Pour cela, Peyton se fait embaucher comme nounou chez Claire et commence à mettre en place son plan tordu et machiavélique. Une intrusion progressive dans l'intimité de cette famille qui s'ouvre à cette femme qui n'a plus qu'à utiliser tout ce qu'elle a sous les yeux pour assouvir sa vengeance. "The Hand That Rocks the Cradle" est typique d'un thriller des années 90, mais il a plutôt bien vieilli même s'il est moins efficace qu'à l'époque et que la vengeance s'étire beaucoup trop. Ce qui fait le plus mal à ce film quand on regarde après plusieurs années, c'est qu'il a été suivi par des dizaines et des dizaines de téléfilms du même genre. La différence avec les productions pour la télévision, c'est qu'il y a ici un casting très solide. Annabella Sciorra et Rebecca De Mornay sont convaincantes même si les confrontations se font attendre. Bref, un film qui est toujours pas mal et distrayant.
Une jeune femme se fait passer pour nourrice et parvient à se faire embaucher au sein d’un jeune couple qu’elle accuse d’être responsable de la mort de son mari…
La Main sur le berceau (1992) est un thriller mineur, à tel point que l’on jurerait avoir affaire à un téléfilm du dimanche après-midi, alors qu’il n’en est rien, puisque ce dernier a bénéficié d’une exploitation au cinéma. A la réalisation, on y retrouve Curtis Hanson (. Confidential - 1997) qui peine clairement à faire monter le suspens spoiler: (il faudra attendre une bonne heure avant que ne survienne le premier meurtre) .
Excessivement soft dans sa mise en scène, histoire de faire monter la pression de façon crescendo chez les ménagères, sans trop les brusquer pour autant, La Main sur le berceau (1992) parviendra néanmoins à vous maintenir éveillé grâce à son excellente distribution (le duo Annabella Sciorra & Rebecca De Mornay). Mais pour le reste, il faut reconnaître que c’est le calme plat, avec un scénario très conventionnel et des retournements de situations assez prévisibles. Si bien que l’on comprend mieux pourquoi ce thriller est tombé aux oubliettes.
Il n’empêche que le film devrait convaincre sans grande difficulté les spectatrices, compte tenu des thèmes qui y sont abordés spoiler: (agression sexuelle commise par un gynéco et une femme qui, suite à une fausse couche, s’invite dans un foyer et va progressivement s’accaparer les enfants et tenter de mettre la main sur le père de famille…) .
Reste à savoir maintenant si le remake, sorti 33 ans plus tard (directement sur Disney+), parviendra à faire mieux…
La Main sur le berceau est un thriller captivant, porté par la performance glaçante de Rebecca De Mornay. Curtis Hanson orchestre une tension implacable, sublimée par une mise en scène soignée et un suspense maîtrisé. Le film exploite brillamment la terreur domestique, offrant un climax haletant et un antagoniste inoubliable. Un classique du genre.
Thriller classique mais qui tient en haleine grâce au suspense efficace de bout en bout, au super scénario et au très bon casting. Divertissant et haletant !
Un très bon thriller des années 90 qui n’a pas pris une ride. Le scénario est malin et maintient le suspense de bout en bout. On notera tout particulièrement la prestation impressionnante de Rebecca de Mornay qui incarne cette nurse machiavélique. Un film captivant à voir où revoir sans hésiter,
J'ai beaucoup aimé le suspense, surtout lorsque l'enquêtrice/agent immobilier jouée par Julianne Moore apprend avec stupéfaction que c'est la maison qui abrite la mère et l'enfant qui est visée par la tueuse… Je trouve ça assez bien fait, mais par contre j'ai beaucoup moins aimé le personnage du Noir, qui est bien trop caricatural et ridicule et finalement mal joué. Le réalisateur aurait pu largement se passer de ce personnage, le film y aurait gagné… Pour le reste, ça se regarde sans déplaisir.
Une employée de maison psychopathe accomplit sa sinistre vengeance, en terrorisant une famille qu'elle tient pour responsable du suicide de son époux. Ce thriller de 1992 a su résister à l'épreuve du temps. Son scénario, complexe et machiavélique, nous entraîne dans un tourbillon de suspense. La tension est palpable à chaque instant, crescendo vers un dénouement inattendu. Rebecca De Mornay incarne avec brio une femme manipulatrice et dangereuse. Un film qui marque les esprits par son ambiance sombre et oppressante
Certes, le visionnant aujourd'hui, c'est du vu et revu. En revanche, en prenant en compte, la date de sortie du film, il est le modèle de tout ce qui a suivi. Les acteurs sont corrects, l'ambiance est assez glauque/oppressante et l'histoire est haletante. Toutefois, les personnages sont un peu clichés. Mais ça se laisse regarder, et c'est assez efficace.
Certains films vieillissent très mal, celui là non. 30 ans après, ce film est toujours aussi prenant. Rebecca de Mornay est magnifique dans ce rôle de psychopathe. A voir et à revoir
J'ai beaucoup aimé ce film, qui nous montre un couple sympathique habitant dans une grande maison, ayant deux enfants...Le mari et son épouse sont heureux, gentils, et biens sous tous rapports: on s'intéresse à leur devenir, et c'est à mon avis indispensable pour éprouver de l'empathie envers eux, et ainsi s'intéresser à leur devenir, ce qui permet la tension dramatique. L'antagoniste, la menace qui pèse sur ce couple est une femme qui va tenter, par pure haine et soif de vengeance, de s'imposer dans cette famille en prenant la place de l'épouse. On pense à une tarentule qui va tisser sa toile et enserrer sa proie dans un cocon afin de la dévorer de l'intérieur. Perfide, manipulatrice, elle est le trait marquant de ce film qui nous montre en quoi la haine peut rendre fou. A noter toutefois qu'on se doute toutefois qu'elle avait une personnalité fragile qui a été le soubassement de cette plongée dans la folie suite à un facteur déclencheur.
Un docteur est accusé d'attouchement avec de graves conséquences, sa femme décide de se venger. Ce qui frappe en premier c'est l'excellente qualité du scénario. Curtis Hanson, un spécialiste des films de manipulation, se régale ici à démolir peu à peu une famille unie. On assiste à une longue vengeance particulièrement tordue avec un plaisir coupable. Un bon thriller.
Le suspense est là même si l’on ressent la trame évoluer. La situation ne devient critique que dans les 10 dernières minutes. On aurait aimé frissonner davantage quand même. C’est un peu trop lisse
« La main sur le berceau est la main qui dirige le monde ». En pleine période du film psychologique américain, engeance discrète du drame et du film d'horreur réunis, Curtis Hanson propose un film familial à saveur de fait divers.
Inspiré par la phobie datée de l'échange de bébés à la maternité (quoi que ça n'en soit pas le sujet), son film enfonce profondément ses racines dans les peurs de son temps sous des airs de ne pas y toucher. Ce ne sont d'ailleurs pas que des airs car il survole des aspects primordiaux avec une nonchalance critique. « Oups, j'ai les deux jambes brisées mais je suis zen. » « Oups, je viens de commettre un homicide involontaire mais je souris. » Terriblement statiques, les comédiens ne portent pas une miette de l'intérêt psychologique du film, lequel est ancré plus loin.
Ça n'en fait pas un meilleur film, car son but avoué est de toute façon la concentration d'une histoire stressante et frustrante dans un petit paquet tout compris. Maiiiiiis au moins ça fonctionne, et Rebecca De Mornay assume parfaitement sa tâche de distiller la tension psychopathologique sous forme de divertissement milieu de gamme vite kitsch.
On l'a déjà vu et on le reverra, mais au moins le schéma de l'histoire, s'il ne recèle pas d'efforts d'écriture, est traité d'une façon personnelle sachant tout de même adopter une vision globale : fourni de touches féminines, psychologiquement exhaustif quoique superficiel, ce n'est pas le navet de trop dans une trop grande lignée.