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Marie Josée G.
9 critiques
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4,0
Publiée le 10 juillet 2021
J’ai vu ce film au cinéma il y a 38 ans . C’était mon premier Coppola et j’en ai conçu pour lui une admiration restée intacte quatre décennies plus tard . Je viens de le revoir , curieuse de savoir si mon "coup de coeur" avait évolué avec le temps . Que nenni , je suis toujours sous le charme ... Ce film est surtout célèbre pour avoir causé la faillite de Coppola , traité de mégalomane à l’époque , boudé par le public et la critique et contraint durant quelques années de faire des films "alimentaires" pour se remettre à flot . C’est extrêmement injuste pour ce petit bijou onirique où le maître a déployé tout son art de manière passée inaperçue ou raillée . On lit ça et là que l’histoire est banale , les décors trop visiblement factices , la musique trop jazzy ... Ce sont justement ces éléments , et la façon dont Coppola en a usé , qui font de ce film une pièce d’orfèvrerie dans la filmographie de Coppola . L’histoire est , effectivement , d’une banalité confondante : un couple de gens ordinaires traverse la sempiternelle crise de lassitude , au bout de quelques années de vie commune . Ils vont vivre , l’espace de quelques jours , une aventure extra conjugale , pour finir par retourner au bercail . Ce résumé n’en est pas un , c’est l’histoire racontée dans le film , pas moins . Et c’est là que Coppola montre son génie : il fait de cette histoire basique , filmée 1000 fois avant et après lui , un conte onirique et musical original , envoûtant , en jouant seulement sur les contrastes et l’atmosphère . Le casting est la première pierre de sa construction . Pour incarner le couple lambda , il a choisi deux acteurs talentueux mais sans charisme : Teri Garr et Frédéric Forrest , incarnations des américains ordinaires . Pour les séduire et les emmener au-delà de leur quotidien , deux acteurs atypiques qui ont bâti leur carrière en interprétant des personnages hors normes : Nastassja Kinski , énigmatique et magnétique à souhait et l’époustouflant mais si émouvant Raul Julia . Ensuite , il y a les décors . Le film commence d’ailleurs par un générique d’anthologie , qui plante ce décor magistralement . Il démarre ensuite dans une petite boutique puis dans une maison , celle du couple central , qu’il est impossible de situer dans une ville précise tant elles ressemblent aux milliers d’autres vues dans des centaines de productions . Et puis , soudain , le couple se déchire , se sépare et va chercher consolation dans un Las Végas plus artificiel que nature , visiblement et volontairement créé de toutes pièces en studio . C’est un enchantement pour les yeux et cela nous transporte dans une vie rêvée où la réalité n’existe quasiment plus . Enfin , la musique ! Le jazz de Teddy Edwards où domine son fameux saxophone , et les chansons de Tom Waits , qui s’en donne à cœur joie avec ces personnages bizzaroïdes mais romantiques et émouvants , sont le ciment qui fait de ce film un rêve éveillé bien léché où le cinéaste déploie tout son art pour emporter le spectateur dans cet univers mi pragmatique , mi fantasmagorique . Il y a des scènes mythiques , totalement inoubliables . Pour n’en citer qu’une , le tango de Raul Julia avec Teri Kerr est un pur chef-d’œuvre à part entière . En quelques minutes il ressuscite l’âge d’or de la comédie musicale hollywoodienne , en hommage pimenté d’un zeste de parodie et d’un soupçon de nostalgie . C’est magique !!! Coppola est un réalisateur polémique qu’on admire , reconnaît mais critique , tout à la fois . Ce film en est l’illustration . On lui reproche justement ce qui en fait l’originalité , comme pour son auteur . Si Coppola est un Grand , c’est parce qu’il a eu l’audace d’aller là où on ne l’attendait pas , d’inventer , d’imaginer , d’oser . Avec "Coup de coeur" il a produit une œuvre remarquable , qui ne ressemble à aucune autre et il est bien regrettable qu’elle ne reste dans les mémoires que comme un échec financier , nonobstant ce qu’elle a apporté â l’art cinématographique .
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1,5
Publiée le 30 mai 2021
Le drame conçu en studio par le réalisateur Francis Coppola met en vedette les talentueux Frederic Forrest et Teri Garr et présente une apparence étonnante d'irréalité. Cependant alors que nous sommes subjugués par la conception de la production et que nous admirons le savoir-faire visuel de Coppola les personnages de l'histoire s'effacent ne prenant pas forme. Les personnages principaux sont de toute façon inintéressants et se font facilement éclipser par leurs nouveaux amants, Raul Julia et Nastassia Kinski danseuse de revue à l'allure vaporeuse dont la meilleure scène du film est une marche sur une corde raide. La musique country de Tom Waits et Crystal Gayle espère fonctionner comme un thème narratif alors qu'un scénario plus solide aurait pu suffire...
Un film tellement sous-estimé et injustement méconnu. J'ai adoré le romantisme écorché de ce film, la photographie impeccable, les couleurs acidulées et électrisantes, l'ambiance lancinante, la mise en scène captivante, presque hypnotisante ! Une virée nocturne en belle compagnie. Bonne surprise pour ma part.
Depuis quelque temps , j'entendais une petite musique récurrente vis à vis de ce film : le fameux film maudit mais génial en fait que personne n'a compris sauf moi! Hé bien on peut dire que la photo et les décors sont des éléments importants d'un film mais que ça ne suffit pas pour en faire une œuvre inoubliable & incontournable pour un cinéphile. Le jeu des acteurs est outrancier & faux (cf la scène de ménage grotesque) & surtout l'histoire est vue et revue et rerevue. Pas le chef d’œuvre maudit claironné par certains critiques ici mais un bel exercice artificiel & vain porté uniquement par de charmants second rôles qui sauvent un peu le désastre .
Visuellement parfait, "Coup de cœur" est aussi une belle histoire d'amour en plein Vegas. Coppola réalise là une œuvre singulière, un coup de maître mêlant romance, film musical et chef-d'œuvre esthétique, avec cette explosion de couleurs et ces décors magnifiques qui émaillent tout le film. Je n'ai que moyennement aimé les musiques, mais j'ai adoré le reste, de cette histoire d'amour contrariée aux images chatoyantes d'un Vegas idyllique. C'est à voir en tout cas, un film singulier dans la filmographie de cet immense réalisateur.
Il faut longtemps pour que le film commence à intéresser le spectateur! Le début se suit trop facilement pour nous combler. Il faut attendre le passage type comédie musicale dans les rues de Las Vegas commençant par la chanson Little blue boy pour nous rassurer et pour nous dire que nous n'avons pas attendu en vain. Le jeu des couleurs vives, les décors entre psychédélisme et fantaisie nous emmènent dans cet univers qu'on ne peut qu'apprécier, Tom Waits qui signe la bande-son est génial ! Je crois qu'il m'a fallu longtemps pour accepter les codes du film, qu'une deuxième vision me serait salutaire! En réalité, c'est la première fois que je me vois si peu emballé par la première partie d'un film et si extasié devant son final. Il s'agit d'une oeuvre à découvrir, un film très spécial dans la carrière de Coppola, complètement sorti des rails, presque oublié du grand public et d'une certaine manière je comprends pourquoi. Il n'empêche qu'il me revient de dire que le film a des qualités probablement "invisibles" pour les spectateurs fainéants. En outre, il me semble indéniable que certaines séquences aient inspiré "La La Land" qui, lui, a su faire parler de lui.
Sans mauvais jeux de mots le film est loin d’être un coup de cœur, de mon côté c’était vraiment une purge. Pourtant je n’en attendais rien du tout je n’avais jamais eu vent de ce film et je pensais pas que ce serais si mauvais. Pour vous dire les bonus de ce long métrage mis en marche juste après l’effervescence d’Apocalypse Now sont plus intéressants que le film lui-même. On en apprend pas mal sur le tournage, sur le réalisateur lui-même et que ce film fut son plus gros échec commercial. Il est d’ailleurs malheureusement réputé pour ça. Mais ce n’est pas les riches bonus du Blu-Ray qui me réconcilieront avec le film. Maintenant je conçois que certains aient adhérés à ce dernier et d’ailleurs tant mieux quand je vois la moyenne sur le site elle est très correcte par rapport à tout ce que le film s’est mangé comme critiques. Le film ne m’a pas plu mais force est de reconnaître certaines qualités techniques face à cette romance désuète qui se déchire et se reconstruit mais qui reste pénible à suivre manquant d’âme et d’émotions. Sur le plan technique donc il faut souligner le travail assez étonnant de reconstruction de la ville de Las Vegas en studio. On a un Las Vegas en carton-pâte cela se voit tout de suite c’est un peu déstabilisant mais cela permet un vrai travail sur les couleurs donnant un aspect scintillant et très colorée au long métrage. Coppola ajoute l’atout musical qui est le plus réussi selon moi dans le film en rendant hommage aux films des années 40 et 50. Etonnant aussi de voir que le film fut tourné au format 1.33 le format du 4/3. Mais moi sur l’ensemble je n’ai pas du tout accroché hormis quelques séquences bien peu nombreuses pour que j’adhère totalement à l’œuvre. Et ce ne sera pas la bande son qui relèvera le niveau beaucoup trop jazzy qui m’a hélas beaucoup déplu interprété par Tom Waits et Crystal Gayle. Elle est pour un bien trop présente et n’influe même pas sur un quelconque ressenti d’émotions. Elle plombe un peu plus l’œuvre à mon sens. Mais après j’avoue aussi ne pas adhérer au timbre rauque de Tom Waits même si certains duos avec Crystal Gayle ne sont pas si désagréables que ça. Je n’ai pas grand-chose à reprocher au casting qui se débrouille malgré tout plutôt bien avec la mignonne Teri Garr, Frederic Forrest, Raúl Juliá, Nastassja Kinski, Lainie Kazan et Harry Dean Stanton. Francis Ford Coppola signe l’un des films les moins bien traités de sa carrière peut-être son moins bon pour moi mais reste néanmoins un grand cinéaste malgré ce film bien fade qui manque de cœur dans sa filmographie. Ma note : 4/10 !
Dés le générique, avant même que le film ne commence on comprend. Long... trop long... pour rien.... un enchainement de panneaux lumineux de las vegas screenplay by.. produced by... bon ok on a compris, envoi le film... Et le film démarre... ok on nous pose le couple pas de soucis, mais bon... ZZZzzzZZzzz je n'ose imaginer les ciné-clubs du soir des années 80 avec la moitié de la salle fatiguée luttant pour rester éveillée, la souffrance. Le film est superbe, des plans séquence magnifiques, des compositions au néon ou à la lumière couchante. Mais alors c'est d'un Kitch! trop c'est trop et on finit par choper la gerbe de tout ça... De plus le film est plombé en permanence par des bandes chantantes des histoires d'amour (certes sujet du film) mais ça saoule. Ce film est raté c'est indéniable. Un gros plantage by Coppola. La drogue c'est mal. Ou plutôt comme le dit l'actrice en début de film (présente magistralement dans Tootsie également) "tu n'écoutes plus personne" non Francis tu n'as pas dû écouter grand monde.
Éreinté par le tournage d'"Apocalypse Now" mais revigoré par son succès, Francis Ford Coppola se lance dans une nouvelle entreprise complètement folle. Finie la nature incontrôlable, le Napoléon du cinéma veut un contrôle total et absolu, tournant "Coup de cœur" en studio, allant jusqu'à y reconstituer une rue entière de Las Vegas. Le coût du projet : 26 millions de dollars. Pour des recettes dépassant à peine les 636 000 dollars. Une catastrophe qui n'a pas trouvé son public. En même temps, après la folie furieuse d'"Apocalypse Now", le public s'attendait sûrement à autre chose que cette histoire de couple qui se déchire, qui se quitte, qui va vers d'autres amants et qui se retrouve, finalement très mélodramatique et inscrite dans une trame narrative simpliste. Mais ce qu'il y a de plus troublant, c'est que Coppola se moque finalement de son histoire, elle n'est qu'un prétexte pour une expérience formelle ébouriffante et grandiloquente. Difficile d'en vouloir au public américain d'avoir boudé le film donc. Mais quel film ! Derrière ses dialogues à la guimauve, ses situations déjà-vues et sa musique jazzy, c'est un vrai festival ! Contrôlant tout son décor et donc le moindre mouvement de caméra et le moindre éclairage, Coppola s'en sert pour montrer l'état intérieur de ses personnages, usant la colorimétrie pour définir une humeur, jouant sur les décors immenses, la profondeur de champ, s'autorisant des hommages à la comédie musicale, insistant finalement sur le fait que tout n'est qu'illusion. Impossible de ne pas succomber à la beauté de la direction artistique, au-delà du casting solidement composé (Frederic Forrest, Teri Garr, Raul Julia, Nastassja Kinski, Harry Dean Stanton) ce sont les décors la véritable star du film. Tout a l'air artificiel, tout a l'air trop parfait, trop grandiose pour être vrai et pourtant c'est un monde auquel on croit et auquel on adhère sans problème. Croyant à fond en son génie, Coppola s'est lancé dans une entreprise particulièrement risquée avec ce film mégalo, généreux, époustouflant et boursouflé. L'ensemble a beau être bardé de défauts, on sent tellement la passion qu'il y a derrière qu'on ne peut qu'admirer le tout, transporté par la technique incroyable qui y est déployée à défaut d'être transporté par les sentiments des personnages.
Curieux de découvrir ce Coppola mais rapidement déçu par ce film romantique qui se veut original mais à du mal à l'être, les décors et le côté flashy du film ne parviennent pas à rendre Coup de cœur particulier de plus tant au niveau de la mise en scène et des acteurs l'émotion ne se ressent nullement même les chansons chantées sans véritable passion agacent et gênent plus que ne servent l'ambiance du film.
Bien qu'il ai souvent réalisés des films colossaux, aux moyens démesurés et foncièrement spectaculaires, Francis Ford est aussi un cinéaste de l'intime et avec "Coup de cœur", il a l'occasion de donne la parole à l'Amérique qui travaille, de glorifier le working class hero, de s'intéresser aux oubliés du cinéma. Avec cette histoire toute simple d'un couple qui se dispute et se retrouve, le tout au milieu d'éclairages néons criards, des plans tarabiscotés et de séquences oniriques déroutantes, il dilue son propos. Si effectivement, le film se situe à un bon niveau et s'intéresse en profondeur à certains thèmes intéressants comme l'usure de l'amour, la confrontation des envies divergentes, la question de la fidélité, le besoin d'évasion et la recherche de sensation, il reste un peu trop froid et trop cérébral voire cryptique. La maîtrise visuelle de Coppola est indéniable et il offre au spectateur plusieurs plans, plusieurs scènes, plusieurs séquences d'une beauté visuelle renversante. La photo de Storaro est absolument bluffante et certains éclairages marquent la rétine avec insistance tandis que les trucages visuels offrent quelques plans ahurissants. Sa maîtrise de la grammaire visuelle est elle aussi impressionnante si bien que son montage est parfois, voire même souvent, plus parlant que les dialogues, qui ne sont pas vraiment brillants. Le langage des couleurs, leur symbolique en particulier, souligne généralement l'état d'esprit des personnages ou met en perspective la situation (la couleur rouge évoquant tantôt le désir ou l'hypocrisie voire la colère, la couleur verte pour la jalousie, le jaune pour la chaleur et le côté sexy). Les mouvements de caméra impossible sont fréquents tandis que quelques plan-séquences d'une virtuosité folle émaillent le film. Sans oublier des séquences de danse étourdissantes, entre un tango enivrant et une scène de dans collective enthousiasmante. Si je ne me suis pas franchement ennuyé devant le film, j'ai toutefois été un peu dérouté par certains passages, des hésitations de personnages un peu agaçantes et une répétition des situations avant un final un peu tirer par les cheveux et qui nage un peu trop dans la guimauve. Toutefois, son regard sur le couple est assez juste, avec quelques beaux moments de complicité assez touchant, aussi bien dans les disputes, qui font ressortir les incompréhensions, les frustrations et les mensonges ; que dans les moments d'intimité, filmés avec plus de pudeur et magnifiant régulièrement l'adoration, le désir ou bien l'amour tout simplement. C'est beau donc mais aussi, étonnement, un peu froid. La critique complète à lire ici
Le film qui prouve (si il y avait besoin) que Coppola fait parti des plus grands. Il peut tout faire! Apres des chefs d'œuvres comme Le Parain 1 et 2, Conversation secrète ou Apocalypse Now, il réalise tranquillement Coup de cœur, petit délire perso, mais très réussi.
Je n'ai jamais compris comment et pourquoi Francis Ford Coppola s'est égaré tellement souvent dans sa carrière. Lui réalisateur du parrain, d'apocalypse now, scénariste sur Paris brûle t-il ? collaborateur de choix sur la guerre des étoiles, proche de Woody Allen et Martin Scorsese pour ne citer qu'eux. Ici loin d'être un coup de coeur ce film qui a provoqué sa ruine avec plus de 26 millions de dollars de dépenses. Ce qui est totalement surréaliste en ce qui concerne un film aussi pleurnichard que désuet. Pour nous sortir une comédie musicale en carton ou les décors ne sont pas finalement si magnifique que ça. L'intrigue est certes plutôt touchante mais globalement ratée à cause de l'utilisation abusive de clichés, de personnages sans âmes, de seconds rôles totalement ignares et de dialogues et de chansons complètement niaises. Oui un très mauvais film perso qui affiche l'élitisme, la grandeur de Las Vegas et indirectement de la supériorité de l'Amérique. Bref les ingrédients parfait que je déteste dans un film. L'imposture, l'usurpation de style avec des chansons qui raisonnent donc comme de la propagande romantique et ultra classique vraiment navrante. Ce coup de coeur est hélas un insupportable calvaire.
J'ai vraiment beaucoup apprécié ce film. Bien sûr, l'histoire est très simple et peu surprenante, mais c'est surtout le traitement qu'effectue Coppola qui est intéressant. En structurant son film autour de la musique (magnifique au passage), il propose une expérience visuelle et sonore tellement plaisante. Les deux acteurs principaux sont fabuleux et fonctionnent ensemble à merveille, la photographie est sublime et la mise en scène de Coppola au top. Je ne comprend pas pourquoi ce film est autant boudé par la critique et le public, je trouve ça encore mieux qu'une comédie musicale, à mi chemin avec une comédie dramatique.
Bref, un film que je conseille énormément, j'ai vraiment adoré !
Ce film magique et peu connu de Coppola, entièrement réalisé en studio, comporte des séquences qui figurent parmi les plus somptueuses jamais tournées. La B.O signée Tom Waits est un véritable chef d'oeuvre. C'est un film assez ahurissant car il réussit le pari de refaire Las Vegas en studio. Le travail de lumière et de décor est incroyable (photo de Vittorio Storaro sublime) et il faut voir avec quelle maestria la caméra de Coppola se déplace d'un lieu à un autre au fur et à mesure de la quête de ses personnages. Le seul reproche qu'on pourrait faire au film c’est la minceur du scénario et qu'il y a plus à regarder et à écouter. Il n'en reste pas moins d'incroyables moments comme la danse de Nastassia Kinski. Un film à découvrir pour ses audaces et ses moments de pur plaisir visuel. Le film tout entier se situe à mi-chemin entre rêve et réalité, comme sorti directement d'un songe tout en néons, en couleurs fluorescentes, en images presque animées. Hommage au cinéma Hollywoodien d'autrefois, mais aussi film très avant-gardiste de par son aspect visuel en plusieurs dimensions. En 3 D avant l'heure, « Coup de cœur » est vraiment un film entre deux mondes.