Note moyenne
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Lorsque j'ai entendu parler de ce film pour la première fois il y a de nombreuses années le titre ne semblait pas très attrayant et les quelques scènes que j'ai vues ne semblaient pas très intéressantes. Habituellement ce genre de film n'est pas le genre que je regarde mais je suis tombé amoureux de l'histoire et des personnage, ainsi que des merveilleuses actrices Kathy Bates, Jessica Tandy, Mary Stuart Masterson et Mary-Louise Parker qui ont fait un travail remarquable en incarnant leurs personnages d'une manière unique et inoubliable. Pour ne rien gâcher à ceux qui ne l'ont pas vu je dirai simplement que c'est l'histoire étonnante d'une amitié spéciale qui va bien au-delà de ce que nous appelons une amitié normale. Il vous rendra reconnaissant pour les amis que vous avez et donnera même aux femmes le sentiment de se battre pour leurs propres droits...
Si Idgie et Ruth étaient nées un demi siècle plus tard , elles se seraient appelées ... Thelma et Louise ...
C'est une histoire d'amitié (et plus , selon le roman de Fannie Flagg dont le film est adapté) entre deux femmes dans le sud profond des USA (l'Alabama , tout de même !) qui va influencer le destin d'une ménagère dépassée par sa ménopause , 50 ans plus tard , alors qu'elle rencontre une vieille dame , témoin des faits et qui les lui raconte avec un certain sens du suspense ...
Ce film , on l'aime ou on le déteste , il n'y a pas de juste milieu . Je suis de ceux qui l'adorent , au point de le revoir réguliérement , lorsque le besoin d'évasion devient vital . Dès les premiéres minutes du récit de Mme Threadgoode , incarnée par la fabuleuse Jessica Tandy , dont ce fut , hélas , le dernier rôle , on est comme capturé par cet univers disparu qu'elle décrit avec l'art d'une conteuse professionnelle . Le conte , justement , qui tient une place non négligeable dans ces tranches de vie , où les personnages sont tous , à leur façon , amateurs de belles histoires .
Tout commence avec la mort tragique de Buddy , jeune homme accompli , incarnation du gentleman sudiste , sans la maison à colonnades ni , surtout , les esclaves , dont les descendants sont considérés comme des membres de la famille . La spécialité de Buddy c'est de charmer tout le monde avec ses histoires improbables qui ont le mérite d'apaiser , ou de susciter , les émotions . C'est ainsi qu'il charme Ruth (interprétrée avec brio par la toujours énigmatique Mary Louise Parker qui déploie là sans retenue son charme puissant ) , en lui contant une histoire de canards ayant emporté un lac par un jour de grand froid et "On dit que , depuis , ce lac se trouve quelque part , là-bas , en Georgie" . L'amour de Buddy va unir , "À la vie , à la mort" , Ruth et Idgie , sa sauvageonne de petite soeur (touchante Mary Stuart Masterson) , que lui seul sait dompter , avec ses petites histoires , d'huître et de perle , son amour indéfectible et sa tolérance infinie , à partir du jour où elles assistent , horrifiées , à son affreuse mort . Ruth sortira Idgie de l'enfermement où elle est plongée depuis lors , en se plongeant dans son univers anticonformiste . Elle , la parfaite jeune fille du sud , délicate , dévouée , obéïssante , bonne chrétienne , soumise aux contraintes imposées aux femmes des années 30 , va suivre la rebelle dans un tripot voué aux gémonies par l'hypocrite pasteur Scroggins , va apprendre à voler , mentir , jouer au poker et au baseball , boire et ... exprimer ses émotions . Ce faisant , elle rend le goût de vivre à Idgie . Celle-ci lui rendra la pareille quelques années plus tard en venant la tirer des griffes de sa brute de mari , "là-bas , quelque part en Georgie" . Ensemble , elles ouvrent le Wistle Stop Coffee , où se réunit toute une communauté autour de leurs fameux Beignets de tomates vertes , servis chauds . On peut y voir évoluer une galerie de personnages savoureux , tous interprétés à la perfection , de Smokey le vagabond emblématique de la Grande dépression à Grady le craquant shérif , gros balourd plus ou moins adhérent du KKK mais qui cède à tous les caprices d'Idgie et l'aide même à protéger ses amis noirs , Sipsy et son fils Big Georges , le "Roi du barbecue" et le roc autoproclamé d'Idgie , incarnations de l'amour et de la loyauté , en passant par l'exécrable Ed Couch à la tête de fouine , qui perçoit la complicité de la "bande à Idgie" mais n'en comprend pas les arcanes au point de faire l'erreur fatale de ne pas voir que le véritable moteur , c'est Ruth , et l'amour que tous lui portent . Elles vont vivre des drames , encore , mais surtout une puissante histoire d'amour-amitié , un brin loufoque , totalement anticonformiste et définitivement émouvante .
50 ans plus tard , alors que Niny Threadgoode lui raconte cette histoire , Evelyne (une Kathy Bates au sommet de son art) , jeune quinquagénaire un peu perdue entre une vie de couple insatisfaisante avec son gentil mais balourd époux , qui l'aime , mais très mal , la ménopause qui s' invite et son statut de "ménagère de 50 ans" , utilisée mais méprisée par la société , prend conscience qu'elle subit la vie plutôt qu'elle ne la vit . A mesure qu'elle découvre la liberté d'esprit d'd' Idgie et de Ruth , elle change et finit par s' affirmer complètement : "Towanda" !
Si je ne m'étends pas sur cette histoire parallèle , quoique décalée dans le temps , c'est parce qu'elle dépend totalement de l'autre , celle d'Idgie et de Ruth , et de ce à quoi elles sont confrontées , ces "valeurs" qu'elles contestent , la suprématie de l'homme blanc , sur sa famille , les femmes , les noirs , l'ordre , la justice ... et que Evelyne devra affronter elle aussi , avec la liberté de s' exprimer en plus .
D'aucun critiquent la réalisation de Jon Avnet , qualifiée de "plate" , voire "inconsistante" . Je trouve , au contraire , qu'il a fait un travail d'une grande subtilité . On a la sensation qu'il laisse ses personnages guider le récit alors que , en réalité , il multiplie les passerelles , sans en avoir l'air , et construit son film par petites touches efficaces qui induisent une narration spiralaire , de manière à "piéger" le spectateur qui a su plonger dans cet univers , le captivant jusqu'au dénouement très inattendu .
C'est un film inoubliable . Lorsqu'il finit on a la sensation d'avoir fait un voyage dans le temps et l'on ressent un grand regret de quitter ces personnages dont on aimerait savoir tellement plus de choses . On reste ébloui par la lumière du sud , superbement photographiée , et la bande sonore continue de se dérouler dans notre esprit .
C'est une histoire d'amitié (et plus , selon le roman de Fannie Flagg dont le film est adapté) entre deux femmes dans le sud profond des USA (l'Alabama , tout de même !) qui va influencer le destin d'une ménagère dépassée par sa ménopause , 50 ans plus tard , alors qu'elle rencontre une vieille dame , témoin des faits et qui les lui raconte avec un certain sens du suspense ...
Ce film , on l'aime ou on le déteste , il n'y a pas de juste milieu . Je suis de ceux qui l'adorent , au point de le revoir réguliérement , lorsque le besoin d'évasion devient vital . Dès les premiéres minutes du récit de Mme Threadgoode , incarnée par la fabuleuse Jessica Tandy , dont ce fut , hélas , le dernier rôle , on est comme capturé par cet univers disparu qu'elle décrit avec l'art d'une conteuse professionnelle . Le conte , justement , qui tient une place non négligeable dans ces tranches de vie , où les personnages sont tous , à leur façon , amateurs de belles histoires .
Tout commence avec la mort tragique de Buddy , jeune homme accompli , incarnation du gentleman sudiste , sans la maison à colonnades ni , surtout , les esclaves , dont les descendants sont considérés comme des membres de la famille . La spécialité de Buddy c'est de charmer tout le monde avec ses histoires improbables qui ont le mérite d'apaiser , ou de susciter , les émotions . C'est ainsi qu'il charme Ruth (interprétrée avec brio par la toujours énigmatique Mary Louise Parker qui déploie là sans retenue son charme puissant ) , en lui contant une histoire de canards ayant emporté un lac par un jour de grand froid et "On dit que , depuis , ce lac se trouve quelque part , là-bas , en Georgie" . L'amour de Buddy va unir , "À la vie , à la mort" , Ruth et Idgie , sa sauvageonne de petite soeur (touchante Mary Stuart Masterson) , que lui seul sait dompter , avec ses petites histoires , d'huître et de perle , son amour indéfectible et sa tolérance infinie , à partir du jour où elles assistent , horrifiées , à son affreuse mort . Ruth sortira Idgie de l'enfermement où elle est plongée depuis lors , en se plongeant dans son univers anticonformiste . Elle , la parfaite jeune fille du sud , délicate , dévouée , obéïssante , bonne chrétienne , soumise aux contraintes imposées aux femmes des années 30 , va suivre la rebelle dans un tripot voué aux gémonies par l'hypocrite pasteur Scroggins , va apprendre à voler , mentir , jouer au poker et au baseball , boire et ... exprimer ses émotions . Ce faisant , elle rend le goût de vivre à Idgie . Celle-ci lui rendra la pareille quelques années plus tard en venant la tirer des griffes de sa brute de mari , "là-bas , quelque part en Georgie" . Ensemble , elles ouvrent le Wistle Stop Coffee , où se réunit toute une communauté autour de leurs fameux Beignets de tomates vertes , servis chauds . On peut y voir évoluer une galerie de personnages savoureux , tous interprétés à la perfection , de Smokey le vagabond emblématique de la Grande dépression à Grady le craquant shérif , gros balourd plus ou moins adhérent du KKK mais qui cède à tous les caprices d'Idgie et l'aide même à protéger ses amis noirs , Sipsy et son fils Big Georges , le "Roi du barbecue" et le roc autoproclamé d'Idgie , incarnations de l'amour et de la loyauté , en passant par l'exécrable Ed Couch à la tête de fouine , qui perçoit la complicité de la "bande à Idgie" mais n'en comprend pas les arcanes au point de faire l'erreur fatale de ne pas voir que le véritable moteur , c'est Ruth , et l'amour que tous lui portent . Elles vont vivre des drames , encore , mais surtout une puissante histoire d'amour-amitié , un brin loufoque , totalement anticonformiste et définitivement émouvante .
50 ans plus tard , alors que Niny Threadgoode lui raconte cette histoire , Evelyne (une Kathy Bates au sommet de son art) , jeune quinquagénaire un peu perdue entre une vie de couple insatisfaisante avec son gentil mais balourd époux , qui l'aime , mais très mal , la ménopause qui s' invite et son statut de "ménagère de 50 ans" , utilisée mais méprisée par la société , prend conscience qu'elle subit la vie plutôt qu'elle ne la vit . A mesure qu'elle découvre la liberté d'esprit d'd' Idgie et de Ruth , elle change et finit par s' affirmer complètement : "Towanda" !
Si je ne m'étends pas sur cette histoire parallèle , quoique décalée dans le temps , c'est parce qu'elle dépend totalement de l'autre , celle d'Idgie et de Ruth , et de ce à quoi elles sont confrontées , ces "valeurs" qu'elles contestent , la suprématie de l'homme blanc , sur sa famille , les femmes , les noirs , l'ordre , la justice ... et que Evelyne devra affronter elle aussi , avec la liberté de s' exprimer en plus .
D'aucun critiquent la réalisation de Jon Avnet , qualifiée de "plate" , voire "inconsistante" . Je trouve , au contraire , qu'il a fait un travail d'une grande subtilité . On a la sensation qu'il laisse ses personnages guider le récit alors que , en réalité , il multiplie les passerelles , sans en avoir l'air , et construit son film par petites touches efficaces qui induisent une narration spiralaire , de manière à "piéger" le spectateur qui a su plonger dans cet univers , le captivant jusqu'au dénouement très inattendu .
C'est un film inoubliable . Lorsqu'il finit on a la sensation d'avoir fait un voyage dans le temps et l'on ressent un grand regret de quitter ces personnages dont on aimerait savoir tellement plus de choses . On reste ébloui par la lumière du sud , superbement photographiée , et la bande sonore continue de se dérouler dans notre esprit .
La nourriture, ça paraît bête et pas très cinématographique dit comme ça, mais c'est un excellent vecteur d'atmosphère. Les bruits de cuisson, l'odeur imaginée, les rituels de préparation, l'impatience des affamés : voilà plus d'ingrédients qu'il n'en faut pour concocter un univers qui nous sera familier, même s'il se tient sous l'ombre quelque peu luxuriante de l'Alabama du siècle dernier. C'est tout l'intérêt de ce film si immersif que l'on tient son ambiance pour acquise et qu'on oublie de la remettre en question.
Enfin, pas *tout* l'intérêt : Avnet ne veut pas juste satisfaire nos papilles cinéphiles mais aussi nous faire participer à tout ce qui donne à son œuvre la saveur d'une immense fresque familiale, de ces histoires qui ont pu inspirer d'autres ambitieux projets lourds en narration que furent Big Fish ou L'étrange histoire de Benjamin Button. Le secret de ces films n'est pas de savoir construire des personnages, mais plutôt leur cadre, et de déterminer comment il va évoluer, plutôt qu'eux. Évidemment, ça aide d'avoir des actrices invieillissables telles que Jessica Tandy ou Kathy Bates, qui vont magnifiquement asseoir l'invulnérabilité du film vis-à-vis de la pression commerciale. Mais il n'est pas que ça.
Fried Green Tomatoes est comme un assemblage de souvenirs qui entame sa transformation en légende. Souvent grave, très nostalgique mais peu mélancolique, ce patchwork naît à une nouvelle vie qui invite à ne pas se prendre trop au sérieux : ici facétieusement elliptique, là d'une humeur mutine qui pousse un peu loin quelque émotion forte, c'est un scénario devenu synonyme d'une deuxième jeunesse, voire d'une deuxième naissance. Et c'est nous, le spectateur, qui somme choisi pour y assister.
Un bon choix de visionnage si l'on est d'une humeur bonne, et ouverte au cinéma qui a beaucoup de sauce américaine et familiale. Il faudra pas mal d'appétit pour digérer cette jolie ode qui sent fort le terroir américain et l'utopie maritale, mais au moins, on en sort repu.
→ https://septiemeartetdemi.com/
Enfin, pas *tout* l'intérêt : Avnet ne veut pas juste satisfaire nos papilles cinéphiles mais aussi nous faire participer à tout ce qui donne à son œuvre la saveur d'une immense fresque familiale, de ces histoires qui ont pu inspirer d'autres ambitieux projets lourds en narration que furent Big Fish ou L'étrange histoire de Benjamin Button. Le secret de ces films n'est pas de savoir construire des personnages, mais plutôt leur cadre, et de déterminer comment il va évoluer, plutôt qu'eux. Évidemment, ça aide d'avoir des actrices invieillissables telles que Jessica Tandy ou Kathy Bates, qui vont magnifiquement asseoir l'invulnérabilité du film vis-à-vis de la pression commerciale. Mais il n'est pas que ça.
Fried Green Tomatoes est comme un assemblage de souvenirs qui entame sa transformation en légende. Souvent grave, très nostalgique mais peu mélancolique, ce patchwork naît à une nouvelle vie qui invite à ne pas se prendre trop au sérieux : ici facétieusement elliptique, là d'une humeur mutine qui pousse un peu loin quelque émotion forte, c'est un scénario devenu synonyme d'une deuxième jeunesse, voire d'une deuxième naissance. Et c'est nous, le spectateur, qui somme choisi pour y assister.
Un bon choix de visionnage si l'on est d'une humeur bonne, et ouverte au cinéma qui a beaucoup de sauce américaine et familiale. Il faudra pas mal d'appétit pour digérer cette jolie ode qui sent fort le terroir américain et l'utopie maritale, mais au moins, on en sort repu.
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Je suis obligé de proposer ma critique concernant Beignets De Tomates Vertes, datant du début des années 90, car il s'agit tout bonnement de mon film préféré et celui qui m'a littéralement marqué au fer rouge pour le restant de ma vie. C'est presque difficile de le décrire, de poser des mots dessus, mais je me dois de faire un effort. Pourquoi ce film occupe la première place du podium dans ma culture cinématographique ? Qu'est-ce qui le rend si extraordinaire à mes yeux ? Beaucoup d'éléments. Je pense notamment à tous ces personnages adorables, mention toute particulière pour Idgie et Ruth, avec leurs joies et leurs peines, qui vivent dans la petite ville de Whistle Stop, circulent le long de la voie ferrée et mangent dans le seul café du coin. Whistle Stop, une petite bourgade de l'Amérique profonde, à l'ambiance merveilleusement bien travaillée, qui vit au rythme des différents habitants et de leurs histoires. Ce film est donc une sauce ou une tomate explosive partagée entre de la rigolade, de la tristesse, de la révolte, de l'entraide et de la compassion. Bref, il y a tous les ingrédients nécessaires pour passer un moment inoubliable. À voir et à revoir sans aucune hésitation.
De tous les films que j'ai vu, Rarement j'ai été aussi émue! Ou peut-être est-ce parce que ça me parle un peu. Prodigieuse histoire. Beau casting. Un chef d'Oeuvre Exceptionnel!
Cette charmeuse d'abeilles et cette femme dont elle tombe folle amoureuse sont clairement la clef pour ouvrir la boîte aux secrets de l'amour et de l'amitié.
Cette charmeuse d'abeilles et cette femme dont elle tombe folle amoureuse sont clairement la clef pour ouvrir la boîte aux secrets de l'amour et de l'amitié.
Au vu des critiques dithyrambiques j'ai dû passer à côté de l'émotion et de la délicatesse de cette comédie dramatique qui m'est apparue comme un double récit d'une grande mièvrerie visant à tirer les larmes avec toutes les situations attendues de ce type de mélodrame mais ne parvenant qu'à m'ennuyer en présentant les poncifs et clichés du genre sans que les acteurs puissent contrebalancer une mise en scène inexistante. Bref...
Injustement méconnu, « Beignets de Tomates Vertes » est tout bonnement un véritable petit bijou d’émotion. Deux histoires d’amitié parallèles bourrées de saveurs et servies par un quatuor d’actrices absolument formidables. Un pur bonheur qui fait indiscutablement partie de mon Top Ten. Towanda !
Film culte des années 90. Le film est très sage et très académiquement américain. Reste que l'héroïne feministe du film transgresse les conventions hollywoodiennes pour finalement apporter au film un certain intérêt.
Revu hier sur une des chaînes de la TNT... un pur moment de bonheur... un film touchant émouvant vrai ... de l'émotion une histoire qui tient la route une chronique américaine dans une Amérique des années 30... un chef d œuvre !
Sortie de ma dévéthèque : « Beignets de tomates vertes » est un film d’une charge émotionnelle poignante. Et tout ça sans violon pleurnichard. C’est une ode à l’amour, une ode à l’amitié, une ode à la tolérance, une ode au droit à la différence, une ode à la femme.
Evelyn, coquette, souriante est une grosse femme effacée ; elle est l’archétype de la femme au foyer qui ne vit que pour entretenir la maison et pour assurer le confort de son mari, obèse. Evelyn a beau aller à des cours de féminité pour briser la monotonie d’un mariage, pour relancer l’intérêt d’une vie de couple, rien n’y fait, son mari préfère se précipiter devant sa télé avec son assiette déjà préparée plutôt que de regarder sa femme. Comment changer, comment faire pour n’être plus transparente ? Lors d’une des visites apparemment dominicales dans une maison de soins, Evelyn, rejetée violemment par la tante de son mari, va faire la connaissance d’une veille femme de 83 ans : Ninny laquelle va lui narrer des souvenirs de sa jeunesse. Ainsi, le film nous bascule des années 80 aux années entre-deux-guerres, dans une Amérique du sud ségrégationniste. Et là, Evelyn, gourmande au sens figuré et propre du terme, va goûter à l’histoire de Idgie et de Ruth. Deux femmes remarquables. Et le film va ainsi s’égrener durant deux belles heures entre récit et prise de conscience. Entre aller et retour, passé et présent. Oui, peu à peu, Evelyn va reprendre le goût à la vie, elle, si dépressive, elle, qui se sent « si inutile », et dont les cours ne l’aident en aucune manière. Elle va de plus en plus s’affirmer, retrouver la confiance et l’amour, celui de l’amitié, celui qui unissait Idgie, la merveilleuse charmeuse d’abeilles, à Ruth, deux caractères bien trempés à leur façon. Histoire de meurtre aussi. Le film alterne l’humour et le drame avec équilibre sans tomber dans la pleurnicherie. Le film est aussi une ode à la vie. Evelyn ne va pas s’inspirer de héros de comics, de romans à l'eau de rose, de collection Harlequin, ce sont Idgie, Ruth et même Ninny qui vont être ses modèles, lesquels vont l’aider à ne plus être transparente, être une femme qui se respecte. Jon Avnet nous conte un double récit qui va permettre à une femme dans le présent de réaccaparer son identité. Quatre étincelantes actrices : Kathy Bates, Evelyn ; Jessica Tandy, Ninny ; Mary-Louise Parker, Ruth et surtout en ce qui me concerne Mary Stuart Masterson. Comment se fait-il que cette actrice n’ait pas eu une place aussi importante dans le paysage du cinéma ? Elle, si émouvante dans « Benny and Joon ». Pour un premier film, Jon Avnet signe un film brillant. Il faut aussi saluer la prestation des autres acteurs. « Beignets de tomates vertes » est un film délicieux et demeurera et dans ma dévéthèque et dans mon coeur ; comme le personnage Ninny et ses souvenirs de jeunesses à jamais gravés. A savourer en V.O, évidemment...
Evelyn, coquette, souriante est une grosse femme effacée ; elle est l’archétype de la femme au foyer qui ne vit que pour entretenir la maison et pour assurer le confort de son mari, obèse. Evelyn a beau aller à des cours de féminité pour briser la monotonie d’un mariage, pour relancer l’intérêt d’une vie de couple, rien n’y fait, son mari préfère se précipiter devant sa télé avec son assiette déjà préparée plutôt que de regarder sa femme. Comment changer, comment faire pour n’être plus transparente ? Lors d’une des visites apparemment dominicales dans une maison de soins, Evelyn, rejetée violemment par la tante de son mari, va faire la connaissance d’une veille femme de 83 ans : Ninny laquelle va lui narrer des souvenirs de sa jeunesse. Ainsi, le film nous bascule des années 80 aux années entre-deux-guerres, dans une Amérique du sud ségrégationniste. Et là, Evelyn, gourmande au sens figuré et propre du terme, va goûter à l’histoire de Idgie et de Ruth. Deux femmes remarquables. Et le film va ainsi s’égrener durant deux belles heures entre récit et prise de conscience. Entre aller et retour, passé et présent. Oui, peu à peu, Evelyn va reprendre le goût à la vie, elle, si dépressive, elle, qui se sent « si inutile », et dont les cours ne l’aident en aucune manière. Elle va de plus en plus s’affirmer, retrouver la confiance et l’amour, celui de l’amitié, celui qui unissait Idgie, la merveilleuse charmeuse d’abeilles, à Ruth, deux caractères bien trempés à leur façon. Histoire de meurtre aussi. Le film alterne l’humour et le drame avec équilibre sans tomber dans la pleurnicherie. Le film est aussi une ode à la vie. Evelyn ne va pas s’inspirer de héros de comics, de romans à l'eau de rose, de collection Harlequin, ce sont Idgie, Ruth et même Ninny qui vont être ses modèles, lesquels vont l’aider à ne plus être transparente, être une femme qui se respecte. Jon Avnet nous conte un double récit qui va permettre à une femme dans le présent de réaccaparer son identité. Quatre étincelantes actrices : Kathy Bates, Evelyn ; Jessica Tandy, Ninny ; Mary-Louise Parker, Ruth et surtout en ce qui me concerne Mary Stuart Masterson. Comment se fait-il que cette actrice n’ait pas eu une place aussi importante dans le paysage du cinéma ? Elle, si émouvante dans « Benny and Joon ». Pour un premier film, Jon Avnet signe un film brillant. Il faut aussi saluer la prestation des autres acteurs. « Beignets de tomates vertes » est un film délicieux et demeurera et dans ma dévéthèque et dans mon coeur ; comme le personnage Ninny et ses souvenirs de jeunesses à jamais gravés. A savourer en V.O, évidemment...
"Beignets de tomates vertes" marque autant par son titre original que par sa justesse émotionnelle. L'histoire est tout bonnement touchante : Evelyn, femme qui s'ignore au sein de son couple où le mari porte largement la culotte, écoute avec attention le récit de vie d'une vieille dame. Evelyn apprend ainsi à connaître Idgie et Ruth, deux femmes ayant vécu dans l'apogée de la ségrégation et de l'idéologie raciale, tenant un café où des "colored", pour l'époque, travaillent. Idgie et Ruth, amies de toujours, se débattent ainsi contre le Ku Klux Klan, le mari machiste et ultraviolent de Ruth, et bien d'autres péripéties... Des rebondissements émouvants
spoiler:
(lorsque l'on pense que la vieille dame est morte ou que Ruth demande à ce que Idgie lui raconte une histoire pour la distraire le temps de mourir, nous sommes en plein crève-cœur...)
, de l'action et une enquête à suspens, et beaucoup d'amitié et de tendresse, tel est le merveilleux mélange qui fait de " Beignets de tomates vertes " un chef-d'œuvre. Le titre s'explique dans le film spoiler: (il s'agit du plat dont raffole la vieille dame, en fait Idgie, car cela lui rappelle la première fois où Ruth s'est exprimée comme femme et a même tenu tête à un homme
) donc il ne faut en aucun cas se dire que le film ne peut être qu'un non-sens d'après son titre farfelu. Un final en grande leçon de vie, une complicité inter-générationelle, et un véritable chant d'amour aux femmes qui concluent un film bouleversant sans tomber dans le tragique larmoyant. Un parfait équilibre somme toute. À voir absolument pour la beauté de la leçon...
, de l'action et une enquête à suspens, et beaucoup d'amitié et de tendresse, tel est le merveilleux mélange qui fait de " Beignets de tomates vertes " un chef-d'œuvre. Le titre s'explique dans le film spoiler: (il s'agit du plat dont raffole la vieille dame, en fait Idgie, car cela lui rappelle la première fois où Ruth s'est exprimée comme femme et a même tenu tête à un homme
) donc il ne faut en aucun cas se dire que le film ne peut être qu'un non-sens d'après son titre farfelu. Un final en grande leçon de vie, une complicité inter-générationelle, et un véritable chant d'amour aux femmes qui concluent un film bouleversant sans tomber dans le tragique larmoyant. Un parfait équilibre somme toute. À voir absolument pour la beauté de la leçon...
Une jolie histoire narrée par une vieille dame à l'excellente Kathy Bates qui s'empiffre de petites douceurs en permanence pour combler un mariage en décadence. Elle s'impregne tellement de ce drame que sa vie va en être bousculée et de la plus drôle des façons. Malgré quelques passages assez durs sur cette époque sombre des Etats-Unis où la ségrégation était de mise et le Ku Kux Klan imposait sa loi, la mise en scène est très légère et presque joyeuse pour voir le bon côté des choses et c'est un vrai plaisir de déguster ces beignets de tomates vertes en compagnie de ce très bon casting...
Superbe film qui traite le sujet de l amitié. Le scénario, les acteurs, la musique, tout est plaisant. À voir et revoir.
un film tout simplement magnifique !!!! très touchant mélange entre la joie et la tristesse.une très belle histoire humaines
je redécouvre 20ans après ce film qui m'avais tant marqué dans mon enfance, l'émotion est toujours là avec des acteurs formidables, bref un grand moment de cinéma
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