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charly thebest
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1,0
Publiée le 27 août 2026
Un film très ennuyeux avec une ambiance bizarre autour de la prostitution, de travestis, de la drogue et du SIDA. Le sujet ne m'a pas du tout passionné et le jeu des acteurs est trop exagéré, avec des émotions surjouées. En plus, ce rouge foncé omniprésent à chaque scène est super lourd. C'est sans doute un film trop intellectuel qui n'est clairement pas fait pour moi.
Almodóvar a souvent joué avec le chaos, la couleur, l'excès. Ses films précédents débordaient d'une énergie presque punk, une façon de tout mettre sur la table et de voir ce qui tenait. Ici, il garde ses ingrédients de toujours, cette galerie de femmes fracassées et magnifiques, ses situations limite, son goût pour le mélodrame à vif, mais quelque chose a changé dans la façon dont il les regarde. Il les tient avec plus de douceur, presque avec révérence. Comme si le cinéaste avait décidé, pour une fois, de ne plus agiter ses personnages mais de les laisser exister. "Tout sur ma mère" est peut-être le film où il réussit le mieux à faire tenir ensemble le rire et les larmes, l'intime et le théâtral, sans que l'un écrase l'autre. Le récit oscille entre le drame le plus nu et une légèreté qui n'a rien de superficiel, portée par des dialogues qui sonnent juste à chaque réplique, et par des actrices qui semblent se dépasser mutuellement de scène en scène. Cecilia Roth, Marisa Paredes, Antonia San Juan, Penélope Cruz : elles composent ensemble quelque chose qui ressemble à un chœur, une chorale de la vie ordinaire et extraordinaire à la fois. Le film avance comme un chant collectif sur ce que la vie fait aux gens : elle use, elle blesse, elle emporte, et pourtant elle se transmet. Almodóvar revisite son propre cinéma et son propre passé sans que pointe la moindre complaisance nostalgique. Juste un regard sincère et immense sur les choses qui ont été, qu'on ne regrette pas, mais qu'on aime encore. Peut-être son œuvre la plus accomplie.
Avec Almodovar c'est habituel : quel merveilleux petit bonbon nous pouvons déguster là. Pour l'époque les thématiques sont très novatrices et même avant-gardistes. L'intensité dramatique est détonante, ce qui ne prive pas le réalisateur de nous faire rire par instant. Et les actrices sont incroyables !
Mais quel beau film ! Les sentiments sont magnifiques et les acteurs absolument parfait. J’ai aimé les multiples histoires qui finalement sont toutes liées les uns aux autres, et le côté cyclique de celles ci. Un magnifique film !
Un film plein de vie et de couleurs, avec des actrices impressionnantes. L’émotion m’a parfois semblé forcée, mais la sincérité d’Almodóvar et ses thèmes forts emportent quand même. Pas parfait, mais marquant.
Véritable hommage aux mères, ce film de Pedro Almodovar oscille dans une parfaite maitrise entre comédie et tragédie, le tout porté par l’habituel sens de l’esthétisme du réalisateur dans sa mise en scène, ainsi que par un casting de grande qualité, dirigé à la perfection.
Le film est un hommage à toutes les femmes, surtout les mères, mais l’intrigue n’est pas assez épurée et parfois trop extravagante (femmes transgenres, addiction à la drogue). Trop de sujets sont abordés : spoiler: deuil d’un fils de 17 ans, greffe de cœur (sujet très vite abandonné, bien que, « annoncé » dans le générique), vie des transgenres, sida, père atteint de la maladie d’Alzheimer, prostitution, addiction à l’héroïne et métier d’actrice [Huma Rojo (Marisa Paredes (53 ans) jouant Blanche Dubois dans « Un tramway nommé Désir » (1947), et Manuela (Cecilia Roth (43 ans), infirmière et ayant joué cette pièce de Tennessee Williams (1911-1983) dans sa jeunesse, référence à Gena Rowlands, dans « Opening night » (1977) de John Cassavetes (1929-1989), où une actrice assiste à la mort accidentelle d’une admiratrice, et à Bette Davis jouant dans « Eve » (1950) de Joseph Mankiewicz (1909-1993), film qui est projeté ], ce qui en atténue l’intensité dramatique. La simplicité des situations aurait permis d’atteindre l’universalité du propos, contrairement à la provocation et/ou la transgression qui peuvent cliver. Cela n’a pas empêché le film d’obtenir de nombreuses récompenses : prix de la mise en scène au festival de Cannes 1999 (la palme d’or a été attribuée à « Rosetta » des frères Dardenne), César 2000 du meilleur film étranger, 3 Goyas, et Oscar 2000 du meilleur film en langue étrangère.
Pedro Almodóvar signe un drame émouvant porté par des personnages complexes et un scénario sensible. La réalisation est élégante, avec une belle gestion des émotions et des couleurs. Quelques longueurs viennent tempérer un récit riche mais parfois un peu classique. Une œuvre touchante et bien construite.
Très bon film d'Almodovar qui rend hommage aux femmes de tout genre et informe sur le sida qui a l'époque n'est pas très bien vu. Scénario original avec un assez bon jeu d'acteur. Film riche en émotions qui reflète une réalité de la fin du 20ème siècle.
“Tout sur ma mère” est une ode vibrante à la féminité plurielle, à la maternité éclatée et aux identités en transition. Almodóvar y tisse un récit profondément humain, mêlant mélodrame, tendresse et éclats de douleur, sans jamais céder au pathos facile. Chaque personnage est un fragment de vérité, un éclat d’amour ou de perte, dans un monde où le cœur bat plus fort que les normes — un film qui célèbre la vie là où elle vacille, sans jamais la trahir.
Dans ce film, Almodovar aborde certaines des questions sociétales qui lui sont chères : l’homosexualité, la bisexualité, la transsexualité, la toxicomanie, le SIDA... Qui d’autre que lui aurait pu nous montrer tout ça avec tant d’intelligence, de délicatesse, de tendresse et d’humour ? J’adore ce film, tout simplement.
Pedro Almodovar enfante une œuvre cinématographique qui magnifie les actrices, sa mère et d' une manière générale le genre féminin. La mise en scène, virtuose parfois , sobre lorsqu'il le faut , nous plonge dans un tourbillon d' émotions totalement maîtrisé. Comme toujours , les plans séquences sont identiques à des couleurs, vives ou pastellisées , qui soulignent le climat mental décrit, avec brio, par le maître espagnol de la complexité de la vie quotidienne............. Merci pour la lecture. Gérard Michel
Profondément intime et pourtant universel, ce film illustre avec brio la capacité du réalisateur espagnol à mêler les genres tout en interrogeant les thématiques de la maternité, de l’identité et de la résilience.
Le récit s’articule autour de Manuela, une femme brisée par la perte tragique de son fils, qui s'interroge pour trouver un nouveau sens à sa vie. Almodóvar transcende ici le thème classique de la maternité pour en offrir une vision plurielle et inclusive. La maternité devient un acte d’amour universel qui dépasse les liens biologiques : Manuela, Rosa et Agrado incarnent à elles seules une mosaïque de féminités complexes, réconciliées avec leurs contradictions.
Visuellement, fidèle à sa signature, Almodóvar joue avec des couleurs intenses, notamment les rouges et les bleus, pour traduire les émotions de ses personnages. La musique d’Alberto Iglesias, douce et poignante, enveloppe le film d’une aura profondément émotionnelle.
Almodóvar fait preuve d’une immense tendresse envers ses personnages marginalisés. Le réalisateur célèbre les différences, les identités fluides et les trajectoires de vie chaotiques, tout en offrant à ses personnages une dignité rarement accordée à ces figures au cinéma. À travers eux, il aborde des thématiques complexes, sans jamais sombrer dans le pathos.
En somme, Tout sur ma mère est une œuvre d’une richesse émotionnelle et visuelle rare. Almodóvar y atteint une maîtrise totale de son art, offrant un film qui résonne bien au-delà de ses personnages et de son intrigue pour toucher à l’essence même de ce qui fait de nous des êtres humains.
Almodovar nous offre toujours des scènes intenses et il faut l’en remercier. La scène « je suis une personne authentique », le drive prostitution, l’arrivée du père… Et puis, les décors toujours imprégnant, superposition de motifs et de couleurs. Les personnages, hors normatifs, mais pourtant si proches. Des acteurs impressionnants. Malgré tout, qqs raccords de scènes viennent un peu amoindrir le film pour l’empêcher d’atteindre des sommets. Le problème avec Almodovar, c’est que de sa part nous n’espérons pas un très bon film, mais plus encore. Rançon du génie.