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L’Étudiant de Prague, réalisé en 1913, occupe une place importante dans la naissance du cinéma fantastique allemand. En mêlant le pacte faustien, le motif du double et la perte progressive d’identité, il reprend plusieurs traditions du romantisme noir européen tout en les adaptant à des possibilités propres au cinéma.
L’idée la plus forte reste celle du double de Balduin, rendu possible notamment par les effets de surimpression et de composition de l’image. Le procédé n’est plus utilisé comme une simple attraction visuelle : il devient directement lié au récit et à la psychologie du personnage. Le cinéma donne ainsi une forme concrète à quelque chose d’intérieur, comme si une part de Balduin pouvait réellement se détacher de lui et mener sa propre existence.
Le film se distingue aussi par la manière dont il fait surgir le surnaturel au sein de décors et de lieux bien réels. On est loin des univers entièrement artificiels de Méliès : ici, l’étrange s’introduit progressivement dans un cadre ordinaire et participe pleinement au récit. Les thèmes de l’ambition, de l’identité, du désir de changer de condition et du prix à payer pour y parvenir donnent également à l’ensemble une profondeur assez remarquable pour l’époque.
J’ai trouvé l’œuvre particulièrement importante pour tout ce qu’elle représente. Cela faisait un moment que je n’avais pas retrouvé ce type de cinéma dans mon parcours, après les nombreuses expérimentations de Méliès, et j’ai beaucoup aimé voir à quel point il avait déjà évolué. Ici, les effets sont davantage intégrés au récit et les thèmes me paraissent beaucoup plus construits. Le rythme reste assez lent et certains passages peuvent sembler étirés aujourd’hui, mais l’ensemble reste vraiment passionnant à découvrir.
Un film charnière qui montre à quel point, dès 1913, les procédés visuels peuvent servir autre chose que le spectacle et devenir un moyen d’explorer l’identité, le désir ou encore la peur de soi-même. Il annonce ainsi une partie essentielle du cinéma allemand qui se développera pleinement quelques années plus tard.
L’idée la plus forte reste celle du double de Balduin, rendu possible notamment par les effets de surimpression et de composition de l’image. Le procédé n’est plus utilisé comme une simple attraction visuelle : il devient directement lié au récit et à la psychologie du personnage. Le cinéma donne ainsi une forme concrète à quelque chose d’intérieur, comme si une part de Balduin pouvait réellement se détacher de lui et mener sa propre existence.
Le film se distingue aussi par la manière dont il fait surgir le surnaturel au sein de décors et de lieux bien réels. On est loin des univers entièrement artificiels de Méliès : ici, l’étrange s’introduit progressivement dans un cadre ordinaire et participe pleinement au récit. Les thèmes de l’ambition, de l’identité, du désir de changer de condition et du prix à payer pour y parvenir donnent également à l’ensemble une profondeur assez remarquable pour l’époque.
J’ai trouvé l’œuvre particulièrement importante pour tout ce qu’elle représente. Cela faisait un moment que je n’avais pas retrouvé ce type de cinéma dans mon parcours, après les nombreuses expérimentations de Méliès, et j’ai beaucoup aimé voir à quel point il avait déjà évolué. Ici, les effets sont davantage intégrés au récit et les thèmes me paraissent beaucoup plus construits. Le rythme reste assez lent et certains passages peuvent sembler étirés aujourd’hui, mais l’ensemble reste vraiment passionnant à découvrir.
Un film charnière qui montre à quel point, dès 1913, les procédés visuels peuvent servir autre chose que le spectacle et devenir un moyen d’explorer l’identité, le désir ou encore la peur de soi-même. Il annonce ainsi une partie essentielle du cinéma allemand qui se développera pleinement quelques années plus tard.
Un très bon film expressionniste muet en noir et banc fantastique sur le pacte avec le diable . Un chef d'oeuvre.
Vieux film au charme désuet, à voir avec sa bande sonore en direct. Hélas il ne soutient pas le poids du temps et le traitement n'est pas du même acabit que les ténors de l'époque comme Von Stroheim ou Eisenstein. Un petit film d'époque.
L'histoire se déroule à Prague dans les années 1820, on suit un étudiant sans le sou qui va récolter 100 000 florins en vendant son reflet à un énigmatique personnage. Commence alors une vie d'insouciance dans les milieux mondains et la rencontre avec une belle comtesse.
Bénéficiant d'une magnifique restauration, ce film de 1913 est considéré comme l'un des précurseurs du cinéma expressionnisme allemand et a connu un gros succès lors de sa sortie. Réalisé par Stellan Rye et Paul Wegener, "L'étudiant de Prague" aborde le fantastique à travers le double maléfique, symbolisé par cette scène où l'étudiant voit son double sortir du miroir. Le thème du fantastique se fait surtout présent lors de la dernière partie du film lorsqu'il hantera l'étudiant et le poussera dans ses derniers retranchements.
Tout le long du film, les réalisateurs braquent leur caméra sur l'étudiant que l'on voit modifié par son rapport avec l'argent puis rattrapé par la réalité et donc son double. Ils dressent un portrait psychologique de ce personnage qui passe de la dépression au bonheur amoureux en passant par la peur et les doutes, mais aussi et plus généralement sur la part d'ombre de la nature humaine à travers ce dédoublement.
Néanmoins, le film est loin d'être parfait. Si le thème du fantastique est assez intéressant et bien abordé, surtout dans la dernière partie, je n'ai pas ressenti une véritable atmosphère sombre et fantastique qui aurait été propice au film et finalement il peine à nous intéresser aux déroulements passé un début intriguant. De plus, le film donne une impression un peu trop théâtrale, que ce soit dans la manière de filmer ou dans le jeu des acteurs (dont le principal semble aussi trop vieux pour son rôle).
C'est dommage car le film bénéficie d'un très bon scénario nous emmenant dans des chemins pas toujours attendus. De plus, les décors (le film a été tournée en grande partie en extérieurs) sont réussis, sublimé par la très belle photographie ainsi que l'excellente bande-originale au piano signée Josef Weiss.
Bref, un film historiquement important et qui aborde plutôt le thème du fantastique mais qui m'a déçu par son manque d'atmosphère et une seconde partie de films guère intéressante, en partie rattrapé par une dernière assez sombre où l'on voit la déchéance du personnage principal jusqu'à une superbe scène finale.
Bénéficiant d'une magnifique restauration, ce film de 1913 est considéré comme l'un des précurseurs du cinéma expressionnisme allemand et a connu un gros succès lors de sa sortie. Réalisé par Stellan Rye et Paul Wegener, "L'étudiant de Prague" aborde le fantastique à travers le double maléfique, symbolisé par cette scène où l'étudiant voit son double sortir du miroir. Le thème du fantastique se fait surtout présent lors de la dernière partie du film lorsqu'il hantera l'étudiant et le poussera dans ses derniers retranchements.
Tout le long du film, les réalisateurs braquent leur caméra sur l'étudiant que l'on voit modifié par son rapport avec l'argent puis rattrapé par la réalité et donc son double. Ils dressent un portrait psychologique de ce personnage qui passe de la dépression au bonheur amoureux en passant par la peur et les doutes, mais aussi et plus généralement sur la part d'ombre de la nature humaine à travers ce dédoublement.
Néanmoins, le film est loin d'être parfait. Si le thème du fantastique est assez intéressant et bien abordé, surtout dans la dernière partie, je n'ai pas ressenti une véritable atmosphère sombre et fantastique qui aurait été propice au film et finalement il peine à nous intéresser aux déroulements passé un début intriguant. De plus, le film donne une impression un peu trop théâtrale, que ce soit dans la manière de filmer ou dans le jeu des acteurs (dont le principal semble aussi trop vieux pour son rôle).
C'est dommage car le film bénéficie d'un très bon scénario nous emmenant dans des chemins pas toujours attendus. De plus, les décors (le film a été tournée en grande partie en extérieurs) sont réussis, sublimé par la très belle photographie ainsi que l'excellente bande-originale au piano signée Josef Weiss.
Bref, un film historiquement important et qui aborde plutôt le thème du fantastique mais qui m'a déçu par son manque d'atmosphère et une seconde partie de films guère intéressante, en partie rattrapé par une dernière assez sombre où l'on voit la déchéance du personnage principal jusqu'à une superbe scène finale.
J'aime le cinéma expressionniste allemand et L'étudiant de Prague est considéré comme l'un des tout premier du genre et connu un succès mondial malheureusement ce film muet n'a pas aussi bien vieilli que d'autres film du genre. C'est un film fantastique dont cet élément se fait relativement peu sentir de plus il est parfois difficile de rentrer dans l'histoire car ce film muet a peu d'encarts descriptifs et l'atmosphère mystérieuse est tout simplement peu palpable.
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