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Jean-françois Passé
137 abonnés
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4,0
Publiée le 23 juin 2011
quel plaisir de se retrouver dans un film de Rohmer...ces personnages nous ressemblent tellement , toutes les situations nous sont connues et pourtant il arrive à nous embarquer et à nous tenir jusqu'au bout de ces petits riens qui font tout
On aime ou pas Eric Rohmer. Son style est ultra personnel, fait de légèreté et d'intellect que certains qualifieront de ringard alors que les psychologies en particulier féminines, sont décrites avec une pertinence rare. Anne Teyssèdre, dans le rôle de Jeanne, est en plus très belle et joue très bien
Ce film se veut réaliste, mais la direction d'acteurs est tellement désastreuse qu'elle rend certains dialogues invraisemblables (personnes qui répondent avant même d'avoir entendu la question, impression parfois qu'ils récitent leur texte, etc.). Alors bien sûr ça parle philosophie, mais celle-ci n'est presque pas incarnée : elle est juste un accessoire bourgeois pour "élever le débat" (alors qu'au final on ne parlera que de choses futiles). Restent quelques beaux et originaux phrasés lorsqu'ils ne sont pas trop prétentieux, et un style Rohmer, chiant et agréable comme de la musique de chambre.
Eric Rohmer est un grand cinéaste. Bien qu’un tel propos, à tort, connote un certain snobisme, Rohmer n’en est pas moins un grand auteur du cinéma. «Conte de printemps» (France, 1989) en présente les raisons. Une jeune fille, Natacha, fait la connaissance au cours d’une soirée d’une femme plus mûre qu’elle, Jeanne. Cette étudiante en musique lie avec cette professeur de philosophie une amitié aussi curieuse qu’elle est rapide. En l’espace d’une seule semaine, les deux femmes nouent une affection telle qu’elles semblent se faire sous nos yeux mère et fille. Au sein de cette estime amicale s’introduit le personnage du père, figure de passage dont la séduction dément le physique banal. Autour de ce personnage, emportant avec son allure débonnaire les rouages dynamiques du récit, apparaît tous les obstacles à la linéarité promise par l’introduction nonchalante. La nonchalance est d’ailleurs le reproche que le plus inattentif des spectateurs pourrait adresser au film. On entendrait dans son discours les qualificatifs «mou», «ennuyeux», «ringard». Or «Conte de printemps» n’est rien de cela, il respire la vie et sa spontanéité. Rare sont ceux qui, aussi bien que Rohmer, prête raison à Walter Benjamin quand, dans «Sens unique», il écrivit : «Seules les images donnent vie à la volonté. Le mot, au contraire, réussit tout au plus à l’enflammer, puis le laisse s’éteindre et se flétrir.». Le cinéma de Rohmer est cela : l’image et le mot, il partage d’ailleurs ce rapport avec Godard. Les espaces dans les œuvres de Rohmer sont des lieux maîtrisés, acquis aux êtres qui les occupent. Découpés nécessairement par soucis de montage, les endroits de l’action sont rendus comme unité par une savante pose du cadre qui, bien qu’octroyant une large place au vide, permet d’amorcer les changements de plan. Le vide à droite prévient un collage de l’espace à ce niveau là. De même pour l’interprétation des acteurs qui, délaissé des émotions, invite à se défaire des afféteries du jeu.
A part Eloise Bennett, qui pour moi joue comme une pata**, les acteurs sont plutôt bons et le film est agréable à regarder, pour ceux qui aiment le style de Rohmer. Le film n'est pas très abouti, dommage ...
Tout ça pour un collier, c'est la pensée qui à envahit mon esprit à la fin du film. Et encore, nous sommes loin d el'affaire du collier de la reine... Conte de printemps, d'Eric Rohmer nous présente une jeune fille qui va faire connaissance avec une prof de philosophie au cours d'une soirée ou toutes les deux sont presentes. Puis l'une va habiter pour quelque temps chez l'autre, elles vont se retrouver à la campagne et une amitié va se lier. Le pére de la jeune fille va se meler de la relation chamboulant relativement l'ordre établi. Des acteurs qui sont biens dans leur rôle mais qui parfois ont un petit probleme en ce qui concerne la justesse de leurs propos( par exemple Florence darel joue parfois largement faux, en particulier quand elle à cet air de pseudo naiveté ). Et à vrai c'est le probléme majeur du film qui ne decolle pas parce que, à mon sens il n'y a pas assez de rythme, ce rythme qui doit être donné par les acteurs. Ce qui fait que ce film n'atteint pas mes éspérances et reste malgré tout à deux etoiles.
La nouvelle Eve. En l’absence de son compagnon, Jeanne, professeur de philo dans un lycée, va faire la connaissance de Natacha, dont le père entretient une relation avec Eve, de l’âge de sa jeune fille. Et si Igor parvenait à faire chavirer le cœur de cette jeune philosophe… Premier volet des contes des quatre saisons de l’original Eric Rohmer, son "Conte de printemps" n’atteint pas les qualités estivales et automnales ! Le grand réalisateur français démontre que la vie est faite d’une kyrielle de malentendus qui naissent de l’interprétation que chacun veut bien en faire. Même si, de temps en temps, son film souffre d’un jeu trop théâtral, à tel point qu’on perçoit les comédiens en train de réciter leur texte; il n’en reste pas moins un marivaudage des plus plaisants, sorte d’art délicat de la séduction. Comme toujours ses dialogues sont fins et très percutants sur l’impact indispensable de la philosophie dans notre vie de tous les jours. Un film agréable mais mineur pour tout amateur du cinéma rohmérien.