Les Barbouzes
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Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2020
Un an après "Les tontons flingueurs", le duo formé par Georges Lautner et Michel Audiard remet le couvert avec cette comédie d’espionnage. Malheureusement, le style a très mal vieilli rendant les bagarres plus ridicules que drôles. Les dialogues d’Audiard ont certes une certaine virtuosité mais, très littéraires, ils ont du mal à sonner justes.
Eric C.

301 abonnés 2 275 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 décembre 2019
Il est certains films inaltérables, faisant partie du panthéon du cinéma français, des films cultes, populaires dont grand nombre connaissent même les répliques par cœur ou du moins certains extraits comme d'autres citent les philosophes et grands penseurs. Dans ce lot, 2 attelages magiques, la troupe du splendid avec en tête le père Noël est une ordure et le tandem Lautner, Audiard. Ce film, les Barbouzes accompagne comme un frère Les tontons flingueurs avec entre autre le trio Ventura, Blier et Blanche. Jouissive et irrésistible histoire d'espions, multipliant les mauvais coups et tentatives de meurtres entre eux pour récupérer l'héritage sous forme de brevets d'armes de destruction massive d'une jeune et charmante veuve d'un vendeur milliardaire d'armes. Le tout se passe dans un magnifique château autrichien et la fausse cohabitation est hilarante comme la pseudo cour que mènent ces espions pour séduire la veuve alors que les américains arrivent eux avec leurs dollars et les chinois une véritable armée. Ventura en agent français charmeur et cogneur est le plus efficace et on retiendra le charme, le talent, la beauté, la fausse naïveté de la jeune veuve pas explorée du tout et ayant connu une vie moins reluisante auparavant, l'incontournable Mireille Darc, star féminine de l'époque et des films de Lautner. Des numéros délicieux d'acteurs qui cabotinent allègrement avec bien sûr nombre de dialogues croustillants qui font mouche. Un pur chef d'œuvre du cinéma français de l'époque et du tandem gagnant Lautner, Audiard. Un film qui même en noir et blanc n'a pas vieilli et garde toute son efficacité et son humour,second degré assuré et de rigueur.
christophe117
christophe117

9 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2019
Très agréable, bien qu'on connaisse forcément quelques répliques même si on a jamais vu le film. Mis à part les bruitages d'époque absolument affreux des pistolets avec un silencieux, l'humour tient toujours la route. A voir un jour dans sa vie, effectivement.
rocky6
rocky6

46 abonnés 1 867 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2019
Une comédie agréable qui vaut surtout par son casting de luxe. Moins réussi que "les tontons flingueurs" le film offre quand même de bons moments. Le scénario est un peu léger mais les dialogues de Michel Audiard font mouche.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2018
Même casting d’enfer que pour « les tontons flingueurs », « les barbouzes » parodie le film d’espionnage comme son prédécesseur caricaturait le film de gangster. Cependant la mayonnaise est moins savoureuse et on s’éloigne de la brillantissime complicité Lautner/Audiard, la faute à des répliques moins percutantes et des situations moins amusantes bien que le burlesque et le bruitage décrochent tout de même quelques rires. Par contre, les acteurs s’en donnent à cœur joie et transmettent un sentiment de loufoquerie bien agréable.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2018
Par Vincent Avenel : « On prend les mêmes et on recommence ? Un an après les mythiques Tontons flingueurs, le couple Lautner/Audiard rameute la fine équipe Ventura/Blanche/Blier pour une nouvelle farce entre polar et espionnage. Mais cette fois-ci, on ne dynamite plus, on ne disperse plus, on ne ventile plus : on politise !
Son Excellence Bénar Shah, riche dignitaire libanais et accessoirement marchand d’armes, a pour hobby de collectionner les brevets des armes modernes les plus meurtrières (pour, avec un certain bon sens, épargner à ses bons clients la possibilité de se faire péter les uns les autres avec des produits trop efficaces). Trouvant une mort vraisemblablement enviable dans les bras d’une demoiselle à l’affection négociable, le brave homme laisse à son épouse Amaranthe le soin de se débrouiller avec la succession. La belle pouvant être tentée de vendre au plus offrant, l’agent de renseignement (pardon, le barbouze) Francis Lagneau est chargé de convaincre la veuve éplorée de vendre les précieux brevets à la France. Mais c’est compter sans l’URSS, la Suisse et l’Allemagne, qui dépêchent également leurs top agents.
Lautner rameute avec Les Barbouzes la fine équipe des Tontons flingueurs, selon une recette éprouvée. On tient souvent Les Barbouzes pour le parent pauvre, le remake officieux et moins efficace du précédent film. C’est oublier que, du polar, l’intrigue s’est ici recentrée sur l’espionnage. Et qui dit espionnage, dit James Bond. Ainsi, pendant que le classieux, élégant et toujours séducteur Sean Connery, agent de Sa Majesté, court le monde et tombe les beautés sculpturales, les barbouzes du vieux continent mettent des micros dans les arrosoirs, des bombes dans des chasses d’eau, déciment des Chinois avec des flingues qui font « pfut », et séduisent une Mireille Darc qui, un casque blond vissé sur le crâne, tient assez peu de l’Ursula Andress ou de la Claudine Auger.
Serait-on donc en présence de la première comédie gaulliste ? Un film où l’on met l’Américain à la flotte ou par la fenêtre, et où l’on ignore, avec dédaigneux « pfut », l’Anglais pourrait le laisser penser. Non au film d’espionnage atlantiste ! Que l’on tue, manipule, mente, recoure aux plus vils expédients – soit. Mais-dans-le-style-con-ti-nen-tal ! L’entente cordiale ambiance café du commerce qui règne entre les quatre barbouzes évoque volontiers une réunion de vieux caciques continentaux, attachés par les crocs aux anciennes voies, alors que le monde change à la vitesse d’un espion américain payant «cash».
Une fois leur union sacrée constituée, le couple Lautner/Audiard lâche un nouveau chien : l’argent. Évidemment, ces vieilles nations suprêmement arrogantes sont sans le sou. Résultat : au lieu de conclure des accords commerciaux, « on courtise, on enlève et au besoin – on épouse ! » Ce qui peut paraître contradictoire au Suisse Eusebio Cafarelli, dont la couverture est celle d’un ecclésiastique, et à notre Francis Lagneau national, dont on sait qu’il est tout à fait marié. Mais le devoir d’abord. Les Barbouzes vont dès ce moment verser dans la gauloiserie raciste la plus éhontée : l’Allemand fait des bonds de papillon en lançant avec un accent outré « che zuis gomme Werther ! », le Russe couine des chants traditionnels slaves au piano… Mais évidemment, c’est le Français qui remporte la mise en manipulant, mentant, menaçant à mots à peine couverts…
En faisant, sous couvert d’une comédie populaire, le portrait du beauf bon teint et d’une vision continentale archaïque du monde, Lautner se rit autant de son auditoire que celui-ci de ses personnages. Mettez donc au coq gaulois le bec dans le crottin, il ne s’en redressera que plus fier, la crête dressée et l’excrément sur le bec. Les Barbouzes, ce sont avant tout les barbons, les ancêtres agrippés à leurs habitudes et à leurs fiertés archaïques. La France gaullienne, farouchement contre-atlantiste, la France à l’ancienne se trouve donc brocardée dans la satire de Lautner et Audiard, ce qui n’est pas sans évoquer la provocation sage et domestiquée des OSS 117 de Jean Dujardin. Mais là où ces comédies populaires restent bien sages et ne font guère plus qu’égratigner la fierté nationale, Audiard et Lautner auront eu le nez plus creux, quant à saisir l’air du temps. Après tout, on n’était qu’à un an de Mai 1968… »
Bref un bis répétita plein de charme mais qui est loin d’avoir l’ampleur, l’écriture et le scénario des 3tontons flingueurs »… Un moment de plaisir tout de même
tout-un-cinema.blogspot.fr
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2018
Georges Lautner, Michel Audiard, Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, et j'en passe : casting all-star de la comédie française des années 1960. A peine un an après le fabuleux "Les Tontons Flingueurs", la fine équipe offrait "Les Barbouzes" aux spectateurs français.

Tout aussi divertissant et amusant que son illustre prédécesseur, ce film est toutefois moins chargé en bonnes répliques. Il aurait été difficile de débiter aussi régulièrement de bonnes répliques en même temps : Audiard finirait bien par épuiser son imagination si fertile.

Cependant, si l'on compte moins sur les dialogues, les situations sont, elles, plus cocasses : des espions dans les passages secrets du château, un américain indélicat ne pensant qu'à l'argent, des européens tentant d'obtenir ce que souhaite leur gouvernement de manière plus subtile et, au milieu de tout ça, une jeune veuve (Mireille Darc) qui semble bien s'amuser de toute cette agitation.

Le ton est délibérément parodique : les bagarres seront donc outrancières et les bruitages absolument pas réalistes. Cela peut freiner parfois l'immersion dans l'histoire.
D'ailleurs, même si je me suis bien amusé, il me semble que 2 heures c'est un peu long pour cette histoire. Le film aurait pu être raccourci, il en aurait gagné en rythme.
marmottefurieuse
marmottefurieuse

12 abonnés 523 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2017
Une sympathique comédie avec d'excellents acteurs (surtout Lino Ventura et Francis Blanche.... Blier, Darc, Hahn et consorts sont quand même plus en retrait). Des bagarres, des coups de feu, des pièges, des rebondissements, des dialogues et répliques, une lutte entre européens et contre les chinois avec comme observateurs intéressés les américains.On ne s'ennuie pas même si le scénario est simple et loufoque etc...Mais il manque un petit quelque chose pour en faire un grand film.
Cependant on passe un bon moment et c'est l'essentiel.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2017
"Un barbu, c’est un barbu, trois barbus, c’est les Barbourzes". Règlements de comptes, bourres pifs, destructions de portes et cadavres à gogo sont au menu de cette irrésistible comédie d’espionnage où l’élite des services de renseignements internationaux se dispute l’héritage thermonucléaire d’un défunt trafiquant d’armes auprès de sa séduisante veuve incarnée par Mireille Darc. Sous la direction de Georges Lautner, Lino Ventura, Bertrand Blier et Francis Blanche manient aussi bien le silencieux que les dialogues exquis de Jacques Audiard. Un classique.
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2017
Les Barbouzes est sans doute un des meilleurs films de Lautner. Si la dernière partie part en cacahuètes, un peu quand même, et si l’humour est parfois redondant, l’ensemble est tout de même décapant, et pour son époque, doté d’un style original.
Le casting est très convaincant. Le quatuor Ventura-Blanche-Blier-Millot est réellement complémentaire, et les acteurs jouent avec jubilation leurs personnages respectifs. Entouré de seconds rôles attrayants (le très jolie Mireille Darc, un peu en retrait quand même ici, Jess Hahn, l’Américain de service…), ils nous offrent une lutte des services d’espionnage très fendarde. Portant le film, surtout dans la dernière partie qui accuse un essoufflement certain, ils méritent le détour.
Le film s’appuie sur un scénario très parodique, déjanté et souvent absurde. L’humour est dans cette veine, et le résultat est singulier. En tout cas, ça file vite, c’est volontiers débile mais pour la bonne cause de l’humour, c’est excessif et très caricatural, mais c’est un moment potache très amusant. La meilleure partie reste celle du château, car il est vrai que le film peine à se renouveler dans sa dernière partie, accusant à la fois une baisse de régime, mais aussi un manque de pistes réelles pour avancer, vu que le scénario reste assez minimaliste. Après, ce n’est pas catastrophique, mais c’est certain qu’après les moments mémorables de la première heure, la dernière demi-heure laisse un goût plus mitigé.
Visuellement c’est bien. Bel usage des décors du château, avec ses passages secrets, ses armures, ses douves, bref, il est utilisé à bon escient pour les gags. Il y a des séquences référencées, comme celle du train, et globalement Les Barbouzes témoigne d’un vrai soin formel, ce qui chez Lautner est loin d’être fréquent. A noter que le style, la mise en scène, rappelle pas mal le film le plus connu du réalisateur : Les Tontons flingueurs.
Pour moi, Les Barbouzes est un film très amusant, qui redore le blason d’un Lautner que j’ai trop souvent connu bien peu inspiré. Ici c’est de la comédie populaire décalé et foldingue qui vaut le détour, et rappellera le talent de ses acteurs par la même occasion. 4
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2017
Encouragés par le succès fulgurant des « Tontons flingueurs », Georges Lautner et Michel Audiard s'associent rapidement pour donner naissance à un film, encore plus burlesque et satirique que le premier (si, si, c'est possible!). Ainsi Bernard Blier, Francis Blanche, Lino Ventura etc... repartent au combat avec le renfort de la sublime Mireille Darc, déjà fort troublante pour l'époque. On reste donc solidement ancré dans le domaine de la parodie et nos compères s'attaquent, cette fois, au monde très secret des espions. Pourtant, alors que tout est réuni pour faire un nouveau carton populaire, le box office ne donne pas les résultats escomptés et l’œuvre, pourtant fort réussie, n'atteindra jamais le statut de chef-d’œuvre qui auréole son prédécesseur. Il faut reconnaître que quelques « bizarreries » scénaristiques placent « Les barbouzes » un poil en dessous de son modèle, qui reste inégalé à ce jour. Pour autant, il ne faut pas bouder son plaisir et il serait vraiment dommage d'ignorer cette perle du 20ème siècle qui réserve forcément son lot de fous rires. Pour ma part, j'y adhère totalement et je ne me prive pas de vous le conseiller !
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2016
Suite au succès inattendu des "Tontons flingueurs" dans le paysage cinématographique français des années 60 fortement sous l'influence de la Nouvelle Vague, Georges Lautner aidé d'Albert Simonin et de Michel Audiard met en chantier une seconde aventure de l'équipe de pieds nickelés formée par Lino Ventura, Bernard Blier et Francis Blanche non s'en avoir entre temps bouclé la trilogie du Monocle avec Paul Meurisse dans le rôle titre. Bien décidé à profiter de sa soudaine notoriété, le jeune réalisateur fait feu de tout bois. Cela se sent quelque peu dans ce deuxième opus au scénario un peu répétitif et aux répliques moins caustiques. Il ne faut toutefois pas bouder son plaisir de voir à nouveau ces grands gamins s'amuser à jouer les espions à la gomme dans les décors du très majestueux château de Vigny face à une Mireille Darc toujours aussi mutine et lascive qui s'amuse visiblement de l'effet provoqué par le décolleté dorsal de sa robe de veuve qui offre un vue très suggestive de sa chute de reins. Difficile on l'a dit malgré tout de retrouver la magie des "Tontons flingueurs" au rythme beaucoup plus enlevé et aux saillies passant dans le langage populaire au fur et à mesure que le film prenait son statut de film culte. Toutefois cette partie de cache-cache costumée autour de la veuve d'un sulfureux marchand d'armes se moquant gentiment de tous les poncifs jalonnant les films d'espionnage traitant de la Guerre Froide mérite d'être considérée comme une suite tout-à-fait digne. Et puis, passer une heure trente en compagnie de Bernard Blier, Lino Ventura, Francis Blanche et Mireille Darc n'est jamais mauvais pour la santé.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2016
On reprend quasiment les mêmes, on passe du gangstérisme à l'espionnage, mais on garde le même esprit délirant: c'est ainsi que Lautner, après les Tontons Flingueurs, nous présente les Barbouzes ou sa vision parodique des films d'espionnage. Moins inspiré globalement, le film réserve quelques bons moments grâce à ses personnages caricaturaux bien campés, ses dialogues travaillés et sa mise en scène bien calibrée. Un peu longuet cependant, mais toujours très agréable de revoir ces brillants comédiens à l’œuvre.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2016
Après avoir parodié le film de gangsters avec Les Tontons flingueurs, Georges Lautner s’attaque au cinéma d’espionnage en réunissant volontairement une partie de la même équipe (Albert Simonin et Michel Audiard au scénario et aux dialogues pour ce dernier, Maurice Fellous à la photographie, Michel Magne à la musique et le trio Lino Ventura-Bernard Blier-Francis Blanche pour les rôles principaux) : certaines répliques font échos à leur précédente association et le personnage joué par Bernard Blier est introduit par un enchainement de photos extraites de ce film. Il en ressort à nouveau un film très drôle (avec une palme pour Francis Blanche génial en agent soviétique) où l’aspect parodique est beaucoup plus appuyé que dans le film précédent spoiler: (les agents asiatiques qui surgissent par centaines dans les couloirs du château)
. Cependant, le film ne possède pas de scènes et de dialogues aussi marquants que dans Les Tontons flingueurs, ce qui le rend moins marquant. Malgré tout, l’humour qui se dégage du film et le plaisir communicatif des acteurs d’y participer font que Les Barbouzes reste une œuvre toujours très plaisante à voir plus de cinquante ans après.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2016
"Et ta soeur, elle habite toujours Pékin ?" C'est par cette réplique que se termine l'une des meilleures comédies policières comme seul savait les faire Georges Lautner. A l'époque où les aventures de James Bond imposaient le mythe de l'espion héroïque, Lautner qui avait signé les Tontons flingueurs un an plus tôt, parodie le film d'espionnage avec une pointe d'humour noir sur des dialogues toujours aussi savoureux de Michel Audiard. Il ré-emploie le trio Ventura-Blier-Blanche et le lance auprès de la délicieuse Mireille Darc dans cette parodie délirante avec quelques scènes joyeusement loufoques. Le film n'atteint pas le niveau d'excellence que les Tontons flingueurs, indétrônable dans son domaine, mais le sens de la dérision est là, c'est un festival de courses, bagarres, gags, et vacheries que se jouent les agents secrets rivaux. Il y a des micros partout, des scorpions dans les lits, des chasses d'eau qui explosent, des lustres garnis de lames acérées, et plein de Chinois cachés dans les murs du château... leur attaque en nombre, ainsi que la bagarre entre Lino et Jess Hahn qui défoncent portes et armoires, sont parmi les moments les plus désopilants de ce film qu'on aime toujours revoir avec plaisir.
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