Le Temps de l'innocence
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140 critiques spectateurs

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Ricco92
Ricco92

292 abonnés 2 347 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2020
Après Les Affranchis et Les Nerfs à vif, Martin Scorsese prend un virage à 180° en adaptant le roman d’Edith Wharton, Le Temps de l’innocence (qui avait déjà été porté deux fois à l’écran). En effet, nous sommes ici dans un film à costume narrant une histoire d’amour interdite par les conventions.
On aurait ainsi pu attendre plus un réalisateur comme James Ivory pour conter ce récit plutôt que le cinéaste de Taxi driver. Pourtant, ce dernier réussit à imposer sa patte stylistique sans jurer avec l’atmosphère de l’ensemble. Il réussit ainsi à introduire des effets visuels (image qui s’assombrit pour focaliser la lumière sur une partie précise de l’image) et de montage (succession d’inserts très courts, surimpressions, effets d’iris, suppression brutale du son d’ambiance…) rares dans ce type de productions. Au milieu de somptueux décors, il offre une photographie magnifique aux couleurs sublimes et des cadrages extrêmement travaillés. On peut effectivement admirer leur composition et le jeu sur le ratio de l’image : par l’intermédiaire d’éléments du décor (en particulier, les bougies), il le modifie pour introduire dans son Cinémascope des images au format 1.33 ou pour créer des splits-screens. Formellement, le film est donc magnifique au point qu’à l’instar d’un Barry Lyndon, chaque plan ressemble à un tableau. En outre, il est servi par de très grands acteurs (Daniel Day-Lewis, Michelle Pfeiffer et Winona Ryder ou dans des rôles secondaires des comédiens de la trempe de Geraldine Chaplin, Jonathan Pryce ou Michael Gough), une belle musique d’Elmer Bernstein et un magnifique générique d’Elaine et de Saul Bass.
Cependant, il est permis de trouver que le film tire un peu en longueur et d’être moins intéressé par les histoires de cœurs de la haute bourgeoisie new-yorkaise que par les précédents sujets du cinéaste.
Le Temps de l’innocence est donc une superbe œuvre qui devrait remplir de bonheur les amateurs de ce type de romances du XIXème siècle mais qui pourra un peu ennuyer les fans de Martin Scorsese.
RealPrime
RealPrime

134 abonnés 2 055 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 octobre 2020
Premier ou un des premiers film de Scorcese à ne pas se dérouler dans l'univers du judiciaire, criminel ou simplement thriller, cette adaptation n'est pas franchement faite pour tous le monde par son histoire compliquée à suivre. Certes sur le plan visuel il est d'une logique imparable que ce dernier est une totale réussite, mais niveau histoire, tout allait pour le mieux jusqu'à une dizaines voir vingtaines de minutes ou le récit m'à complètement perdu. Sur le jeu lui même, notre casting principal comme secondaire est convainquant, jouer l'aristocratie des années 1700/1800 n'est jamais chose facile car se replongée dans une époque totalement révolue est plus qu'un défis. Les décors très bien gérer et un ensemble artistique réussi. Mais lorsque se rajoute des longueurs à un récit devenant impossible à suivre correctement, tous fini par perdre son sens. Mais adapter un roman, une B.D. ou même un fait historique sera rarement gagner d'avance.
Y Leca
Y Leca

47 abonnés 1 185 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2020
Superbe reconstitution et réalisation sur un amour impossible à New York au 19e siècle. Le poids des carcans et des conventions sociales est admirablement rendu. Tous les acteurs, DD Lewis et Michelle Pfeiffer notamment, sont au top. Somptueux.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 679 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2020
Du chef d'œuvre d'Edith Wharton, Scorsese tire une adaptation extrêmement classique et littérale - le recours continu à la narratrice en est peut-être le signe le plus visible - mais finalement convaincante sur la durée. En plus d'être fidèle à la mélancolie et la malice subtile du roman, le film s'appuie sur un casting de rêve.
Hotinhere

806 abonnés 5 528 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juillet 2023
Triangle amoureux dans la Haute-Société New-Yorkaise du 19e siècle.
Un mélo passionnel sublime, d'une délicatesse absolue, servi par une mise en scène somptueuse, des dialogues raffinés, et porté par le duo électrique Pfeiffer/Day-Lewis.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

168 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juin 2020
→ https://septiemeartetdemi.com/

Adapter ou ne pas adapter ? En l’espace de quelques films, la filmographie de Day-Lewis pose cette question en plus de remettre en cause le goût cinématographique du raffinement. Le Temps de l’innocence est réalisé sur un coup de cœur de Scorsese qui, comme quelques autres cinéastes avant lui, a été investi de la peur de toucher trop à l’œuvre écrite. Cette insécurité filmique pèse durement sur l’œuvre, qui peine à mettre en scène plus de deux personnages à la fois – quitte à les circonscrire en faux vignettage au cœur d’une foule, procédé aussi laid que littérairement intime.

Grand décor déjà rempli de costumes, le film se croit complet quand il y ajoute des textes, heureusement fort beaux & qui répondent élégamment au principe voulant qu’un bon dialogue soit une confrontation : ainsi la déconstruction de la bourgeoisie new-yorkaise se fait-elle sans avoir à chercher son opposé & les personnages conservent une plénitude digne dans le devoir de peupler ce qui aurait sinon eu tous les airs d’un roman-photo élaboré.

Mais la construction doit précéder la déconstruction. Dans une négligence étrange de la géographie & du monde professionnel, porté par une voix off tellement présente qu’on est en droit de se demander s’il n’avait pas la flemme de représenter quelque action, Scorsese arrive rarement à montrer les travers de son petit monde de l’hypocrisie, érigeant parfois accidentellement sous forme de manquements des choses qu’il voulait émouvantes – tout cela dans un surplus de dévouement à son support.

Au moins le film ne souffre-t-il pas d’unilatéralité comme on arrive à comprendre en quoi il peut faire bon vivre dans la société représentée au sein d’une étude profonde de la superficialité – ou était-ce l’inverse ? Je ne peux m’empêcher d’imaginer que le réalisateur a pris plaisir à littéralement exploser le New York de la fin du XIXᵉ siècle (& la représentation qu’en fait Le Temps de l’innocence) avec l’immensément plus intéressant Gangs of New York neuf ans plus tard. Ici, sa caméra experte se retrouve à tourner autour de ses trois acteurs comme autour du pot pour livrer une œuvre compliquée & pédante qui résiste beaucoup à se laisser approcher.
Fabien S.

692 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2020
Un très bon film de Martin Scorsese sur la haute société New Yorkaise avec Daniel Day -Lewis , Michelle Pfeiffer et Wionna Ryder. Un très bon drame conjugal.
LaBonInfo
LaBonInfo

3 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 avril 2020
C’est simple je suis allé voir ce film 4 fois au cinéma ... ce film est extrême bien réalisé, on ressent la retenue imposée et pesante ... on ressent d’ailleurs tout ce qui peut être "pensant" dans une apparente légèreté.
C’est fabuleux ... j’ai adoré, je me suis juste laissée porter.
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 948 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2019
Une réalisation classique mais riche en symboles pour se mettre au service du portrait de cette société bourgeoise à la moralité étriquée et aux lignes de conduite qui inféodent même les esprits les plus avides de liberté amoureuse. Scorsese dirige un magnifique trio d'acteurs qui sans pathos ni hystérie confère une réelle émotion à leurs états d'âme (malgré quelques longueurs) tout en questionnant le rapport au fantasme et à l'idéal. Délicat.
MARYSE P.
MARYSE P.

3 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2020
il y a des films qui n'apportent pas vraiment de message, qui ne vont pas changer votre vie ni susciter chez vous l'indignation et la révolte, mais qui sont juste délectables, par la beauté des décors et de ma musique, la justesse des acteurs, le frisson d'émotion qu'ils procurent, "le temps de l'innocence" est de ceux là , c'est un pur chef d'oeuvre à regarder encore et encore sans modération

aujourd'hui 10/02/20 , je relis les critiques de ce film que j'ai adoré, je tombe sur une critique qui me correspond tout à fait ... pas étonnant, c'est la mienne de l'année dernière MDR !
mx13
mx13

290 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 octobre 2018
Scorsese a su faire des chefs d’œuvres (Les infiltrés, Le loup de wall street), et des vrais navets (Aviator, La dernière tentation du Christ). Le temps de l’innocence fait partie de cette deuxième catégorie. Une œuvre moche à voir et très vide. De très mauvaises interprétations accompagnés de très mauvais décors. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 1/5
Eselce

1 630 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2017
Une bonne interprétation et reproduction de l'époque. Je reste tout de même sur ma fin. L'homme partagé entre deux femmes est clairement le sujet du film ainsi que les choix qu'il fera jusqu'à ce que spoiler: son épouse tombe enceinte
. La suite ne dure que 10 minutes ! 25 à 30 années balayées ainsi m'a déçu car le film, même s'il est long à démarrer, reste relativement prenant sans souffrir de longueur ou de cliché. Mais le titre est parfaitement justifié et Winona Ryder a un rôle d'une merveilleuse douceur !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 janvier 2017
Moué... rien à faire, Scorsese son truc, c'est les gangsters, la mafia, les truands et les mauvais garçons : dès qu'il quitte ce genre, il est perdu et entraîne le spectateur avec lui dans l'ennui. Il devient un automate qui soigne ses plans pédants sans passion, il fait des manières et des ronds-de-jambe tout comme l'ensemble de la distribution ici, dans ce New York du 19ème siècle.

Une distribution soignée, brillante, tirée à quatre épingles, engoncée... et qui débite des âneries sentimentales à l'eau de rose périmée. Quant à l'histoire, cette espèce d'histoire superfétatoire, oiseuse et désuète, elle n'inspire que l'ennui (encore) et une vague commisération dédaigneuse. Un film futile et inutile.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2016
Scorsese change ici de genre pour s'aventurer dans un milieu assez différent. Ce fut finalement une bonne chose, car ce drame romanesque est une réussite. Malgré une demi heure assez lente, le film devient intéressant à partir de 45 minutes. L'histoire est bien écrit, le tout sublimé par une technique cinématographique incomparable. Le trio d'acteurs est excellent, en particulier Michelle Pfeiffer, sublime en Comtesse Oleska. Un très bon Scorsese.
Scorcm83
Scorcm83

122 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2016
Bizarrement, j'éprouve une certaine fascination pour le milieu bourgeois / aristocratique tel qu'il est dépeint dans les films car celui ci se révèle tellement hors du temps, hors du monde, peuplé de personnages faux, de considérations douteuses, de cachoteries, de commérages à dix-mille lieux de la réalité du monde qui l'entoure que ça en devient passionnant. C'est donc également le cas avec ce *Temps de l'innocence*, que Scorsese filme comme toujours avec une certaine maestria, mettant en scène le tourments sentimentaux d'un homme, tiraillé entre une femme visiblement encrée dans un monde fait de conventions et d'apparences et une autre soit disant libérée et peu commune au sein de cette nouvelle société américaine.

Il en résulte un film profondément psychologique, dont le personnage principal incarné par un Daniel Day Lewis impeccable se retrouve dans la pure tradition du personnage scorsesien, tiraillé entre deux mondes, celui auquel il appartient et un idéal bien souvent inaccessible.

La direction artistique est somptueuse, la musique très belle et la photographie magnifique, tout est disposé avec la plus grande minutie de sorte que le spectateur semble flotter au sein de ce monde étrange, à la manière du personnage d'Archer, ne pouvant jamais effectuer le moindre choix, guidé par son instinct et par la manière dont l'aristocratie américaine le façonne.

C'est un film qui se révèle finalement assez frustrant mais, de mon point de vue, original concernant le sujet traité. Finalement, les romances ne sont pour la plupart que suggéré, le tout s'établie en grande partie dans l'esprit du protagoniste, qui, comme beaucoup de personnages de cet acabit, choisit de vivre une vie mensongère mais tranquille plutôt qu'une passion dangereuse mais véritable.

Ce n'est donc pas un film vers lequel je serai allé naturellement mais, encore une fois, le savoir-faire scorsesien a su me captiver.

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