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Gérard Delteil
256 abonnés
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2,5
Publiée le 21 avril 2013
Les comédiens sont excellents, les décors et les costumes impeccables, jusqu'au moindre détail, mais cette histoire de bourgeois et aristocrates prisonniers de leurs convenances n'est tout de même pas passionnante. Cette époque, marquée par le luxe insensé dans lequel vivait la haute société, c'était aussi celle de la misère des classes populaires et des bordels d'enfants à New York. On aurait aimé que Scorsèse nous rappelle cette autre face de la médaille. Difficile donc de s'attendrir sur le sort de ces parasites. Le film est tiré d'un roman fleuve de Edith Wharton qui lui a valu le prix Pulitzer en 1920. Ca avait peut-être un intérêt à l'époque, aujourd'hui ça passe difficilement...
Age of innocence porte bien son titre.Car dans cette oeuvre de Martin Scorsese,tout n'est qu'innocence,du début à la fin.De la mise en scène au jeu d'acteurs,tout brille de naïveté et de délice,d'impuissance et de réflexion.Le réalisateurs créé une ambiance toute différente de son habitude,sans poisse,sans malaise.Il pose quelque chose de feutré et de gracieux en filmant ses personnages de façons maniéré,en considérant ceux qui les entoure sans trop de distance.Le résultat,simple et esthétique,est comme le mets que l'on nous sert aux grandes adresses:divin à faible dose,mais écoeurant sur la longueur.
Une des nombreuses tentatives de Scorsese de s'affranchir du film de gangster et de mafia... Et encore une fois une tentative qui laisse le spectateur sur sa faim. Certes, le scénario est riche, soutenu, intelligent, complexe, mais cette envie de justaposer la violence des sentiments à la violence des classes ne parvient toutefois pas à égaler les meilleurs films du genre. On est loin "d'Howard's end" ou de "Portrait de femme' et des meilleures réalisations de Jane Campion par exemple. Certes, le duo Daniel Day-Lewis, Michelle Pfeiffer marche à merveille, mais il manque une unité, un lien, une intrigue assez forte pour véritablement emporter l'adhésion.
Bien que ce ne soit pas du tout mon genre de film, je dois avouer qu'il est réalisé d'une belle façon (en même temps c'est Scorsese). "Le temps de l'innocence" séduira certainement les amateurs de romance. Entre amour impossible et désirs sensuelles, ce long-métrage ne reflétera pas, bien entendu, l'univers de Martin Scorsese qui s'est expérimenté à un nouveau genre (on le préfèrera d'ailleurs aux commandes des films de gangsters où il excelle en captivant facilement notre attention, même si ce réalisateur se marie souvent avec l'éclectisme). Avec un casting magnifique, qui malheureusement n'aura pas le pouvoir de nous intéresser d'avantage à ce scénario plutôt classique, nous assisterons également à certaines longueurs pendant ces 2h15. Les acteurs font leur travail mais ne nous emballeront pas forcément, bref vous l'aurez compris, on appréciera uniquement cette réalisation maitrisée d'un des maîtres du cinéma, accompagnée de sublimes décors et costumes.
Avec ce film, Scorsese livre un film romantique en costume porté par un casting exceptionnel composé de Daniel Day-Lewis, Winona Ryder et Michelle Pfeiffer. Malheureusement, l'histoire est fade et peu intéressante transformant le film en 2h15 de dialogue plat et de situations sans relief. La performance des acteurs est bonne sans être exceptionnel. La musique est à l'image du film : fade et plate. Seul la photographie magnifique et les décors somptueux sauvent l'ensemble. Au final, on a affaire à un film des plus décevant et, qui plus est, totalement vide du style Scorsese (ou alors uniquement dans sa façon de filmé les visages).
Une réalisation somptueuse avec une mise en scène irréprochable, une notion du détail plus que parfaite, même rarement vue même au cinéma à ce point là, prouvant que Martin Scorsese est un grand Monsieur du 7è Art . Une vision de l'aristocratie new-yorkaise de l'époque très objective, et fidèle, paraît il, au roman que je n'ai pas lu. L'interprétation est excellente aussi, mention spéciale, pour ma part, à Michelle Pfeiffer bien que les 3 principaux personnages tiennent parfaitement leur rôle respectif. Toutefois, l'histoire de cet amour contrarié, qui reste trop retenu, pour moi, a manqué d'ardeur et ne m'a pas accrochée autant que ce à quoi je m'attendais. Dommage...
Un Martin Scorsese différent filmant la caste privilégiée new-yorkaise , noyée d'artifiel et de bavardages ennuyeux et lassant dans un décor et des costumes du XIX° qui entraine un bonheur tracé pour Newland Archer qui ne parvient pas à le vivre à cause d'un autre amour qui nait petit à petit au long du film avec des plans sombres , illuminés par de chaleureuses bougies et lumières appuyant la naissance de cet amour inconnu de tous . Un choix douloureux s'enclenche pour M.Archer doit-il être franc avec son actuelle épouse ou vivre dans l'infidélité . L'amour avec Ellen Olenska se voue à l'impossibilité ce qui entraine Newland à périr dans le remord . Le souvenir de Mrs.Olenska rode , avec un plan qui revient sur la mer éclairée par le soleil couchant , encore une fois dans une atmosphère chaleureuse , où son amante est de dos , regardant l'horizon . La mélancolie et la nostalgie le suiveront durant tout ce temps passé sous silence où l'on passera du temps de sa jeunesse à ses 54 ans . Les retrouvailles au bout de tant d'années sont censées avoir lieu à Paris , la belle capitale des penseurs et de l'amour , pourtant cette rencontre tant attendue n'aura pas lieu . Martin Scorsese signe un film lent et poétique sur le temps innocent de la jeunesse où les sentiments amoureux s'enflamment . Un beau film .
Martin Scorsese a offert à Michelle Pfeiffer un de ses meilleurs rôles ! Ce film est vraiment sublime, et livre une certaine critique de la haute société new-yorkaise du 19ème siècles. Sinon, visuellement le film est irréprochable : les costumes et les décors sont très soignés, et la réalisation de Martin Scorsese est toujours aussi maitrisée... Ce film est digne de son talent ! Dommage qu'il soit trop long, il y a quelques passages qui trainent en longueur mais cela permet aux personnages d'être tous développés. A découvrir !
Dans le roman d'Edith Wharton, c'est le personnage de May le plus fascinant et le plus cinglant aussi, celui qui donne dans une admirable subtilité un peu de cynisme et de profondeur à une histoire d'amour somme toute assez banale. Il est vraiment dommage alors que dans l'adaptation de Scorsese, ce personnage soit autant mis en retrait. Fort heureusement, Winona Ryder s'en sort très bien avec un regard expressif qui suggère les pages entières injustement oubliées du livre. C'est elle qui joue avec le plus de délicatesse, car si Michelle Pfeiffer fait honnêtement son boulot, ce n'est pas le jeu ennuyeux et plat de Daniel Day Lewis qui porte le film. On a du mal à s'attacher à son personnage.La mise en scène est très agréable et respecte bien l'univers de la romancière, drôle et incisif. La décoration et la lumière sont très soignées. Il n'y a bien que l'histoire d'amour qui manque un peu de souffle,hélas.
J'ai noté ce film demanière totalement illogique. Si j'ai mis 4 étoiles c'est parce que la réalisation de Martin Scorsese est encore une fois d'une virtuosité monstrueuse. Mas le film en lui même.... la vache on s'ennuie. Regarder pendant deux heures des personnages coincés et hypocrites dont la vision du monde s'arrête à leur palier de maison... voilà quoi. Le film est dans un style réaliste et très documenté donc ça joue sur cet ennui.
Superbe reconstitution de la haute bourgeoisie new-yorkaise des années 1870 dont Martin Scorsese n’est cependant pas un spécialiste, lui qui brille dans le polar social italo-américain ! Et pourtant quel talent dans la reconstitution des décors et surtout dans la peinture de cet univers conventionnel et étriqué. Et justement c’est cet aspect corseté et guindé des personnages qui nous désintéresse d’eux, à l’exception de la magnifique Michelle Pfeiffer, qui incarne un caractère indépendant et fort, bien au-dessus des coteries et des petitesses ambiantes. Par ailleurs Daniel Day-Lewis, acteur de génie, me paraît mal choisi, hormis pour sa prestance : c’est un acteur de la démesure et ce rôle de torturé, de rebelle étouffé par son monde social, ne lui convient pas vraiment. Mais ne boudons pas notre plaisir, Martin Scorsese nous livre un grand film, à la mesure d’un James Ivory ou même d’un Visconti.
Sans le moindre doute un pur chef d'œuvre, sublime et bouleversant comme les trois acteurs principaux, Daniel Day-Lewis, Michelle Pfeiffer et Winona Ryder. La peinture détaillée minutieusement — costumes, dîners, vaisselle, plats et maisons et moeurs — de l' «aristocratie» new-yorkaise de 1870 est digne de Visconti. Tout est parfait. Et l'apogée de l'émotion, discrète, sans effet (au contraire même de tout le cinéma américain qui en fait toujours bien plus que trop) si savamment dosée des dernières séquences du film, qui s'achève à Paris, place Fürstenberg, sous les fenêtres de la comtesse Olenska est un chef d'oeuvre de maîtrise de Scorsese, quand Newland Archer dit à son fils Ted que sa femme, May Welland, la mère de Ted, ne lui a jamais demandé de sacrifier la femme qu'il aimait à sa famille. On s'aperçoit soudain que May, sous son apparente innocence, avait tout compris du drame de son mari. Martin Scorsese devrait créer un nouvel actor's studio pour apprendre aux Américains, qui en font toujours trop, que faire du «"cinéma" filmé» est pire que faire du théâtre filmé !
Tout à fait d'accord avec KRAZ-E ! Un Scorsese digne de ce nom ! On reconnait toujours sa talentueuse patte, de façon certes plus subtile peut-être, mais finalement toujours les mêmes thématiques, une plongée dans la société et la violence qui lui est propre.