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inspecteur morvandieu
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3,0
Publiée le 24 janvier 2025
"The snapper" est l'histoire d'une famille populaire irlandaise mise en émoi après que l'ainée a fauté avec un voisin, un père de famille d'apparence toute respectable. Il faut imaginer ce que la perspective d'héberger dorénavant une fille-mère peut déclencher de relations tendues et d'états d'âme chez les catholiques bon teint Curley. Mais Stephen Frears, s'il ne cache pas l'anxiété de la jeune femme ou celle des parents, ne met en scène qu'une comédie dont l'aspect le plus drôle est la posture successivement paternaliste et fraternelle, excédée et résignée, du chef de famille Dessie, interprété avec beaucoup de talent et de vérité par Colm Meaney. Contrairement au film de Ken Loach "Raining Stone", sorti à la même époque, la comédie de Frears ne s'élargit pas à une vision sociale significative. Le cinéaste ne porte son regard naturaliste que sur un microcosme familial typique. C'est peut-être sa faiblesse car le sujet semble étriqué et manque de ressorts comiques. Tout sympathiques qu'ils sont, les personnages sont les premières victimes d'un scénario qui s'étiole progressivement parce qu'il n'introduit aucune idée secondaire forte.
La fille aînée d’une famille populaire irlandaise de six enfants tombe enceinte, en refusant de révéler qui est le père. Dans cette famille déjà bouillonnante, cela déclenche des réactions, en particulier chez le père, magistralement interprété par Colm Meaney. Tout se passe dans un univers restreint (la maison familiale, le proche voisinage et le pub), dans lequel les occupations se limitent au visionnage de la télévision et à la consommation de bières avec les potes. Le scénario est ténu, mais le film a du rythme et deux mérites : celui de nous faire pénétrer, dans une veine naturaliste et souvent sur le ton de la comédie, le monde et la vie de ces personnages ordinaires ; et celui de déborder de chaleur humaine, cachée sous leurs abords bourrus.
D'une histoire sordide, Stephen Frears tire une histoire drôle et touchante sur une famille irlandaise dysfonctionnelle mais aimante. Il n'y a pas de grands enjeux cinématographiques, mais les acteurs, tous excellents, parviennent à rendre les personnages éminemment sympathiques.
Avec « The snapper », Stephen Frears est dans ce qu’il peut apporter de mieux au cinéma anglais. Cette comédie douce-amère sur fond de crise sociale est un pur joyau et fait chaud au cœur. Il est vraiment réjouissant de voir les rapports de ce père - joué par un Colin Meaney prodigieux – avec sa fille dont il apprend qu’elle est tombée enceinte après une soirée de beuverie et par un voisin plus âgé que lui. Colin Meaney monstre d’humanité à mi-chemin entre Nick Nolte et Gérard Depardieu connaît trop bien les difficultés de la vie pour sa classe sociale et sait que rien ne pourra jamais remplacer les liens familiaux qui font que l’on affronte mieux cette chienne de vie. Pas très raffiné il est d’une délicatesse et d’une tendresse sans borne pour sa fille aînée qui lui permet d’entretenir sans aucun équivoque les rapports d’affection qu’il ne trouve plus auprès de sa femme. Il faut dire un mot aussi de la jeune actrice qui joue sa fille (Ruth Mac Cabe) qui est au diapason de son père et qu’elle apporte au rôle sa candeur et son éternel optimisme qui lui fait penser, qu’entouré des siens rien de vraiment grave ne peut vous arriver. Frears semble nous dire qu’il fallait bien du courage en ces années-là où le thatchérisme battait son plein pour rire encore alors que rien de bon ne semblait promis à la classe ouvrière anglaise. Bravo Monsieur Frears.
J'ai adoré ce film (l'un des films de Frears qui m'a le plus touché et le plus amusé). Drôle (à hurler de rire), émouvant, poignant et tellement irlandais dans l'esprit, ce film est une petite perle.
J'ai adoré comme tous les films de Stephen frears. Toujours un peu de mal les premières minutes du film, mais après, on est dedans, et c'est génial. Que des acteurs méconnus, mais il n'a pas besoin de ça pour faire venir le public. Au contraire, c'est chouette de donner la chance à des inconnus bourrés de talent.
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4,0
Publiée le 23 mai 2009
"Snapper", en argot dublinois, signifie marmot, mioche, moutard...En l'occurence, c'est le gamin à naître de l'aînèe des filles de la famille Curley, une caissière de supermarchè, qui ne peut pas ou ne veut pas se souvenir du nom du gèniteur! Comme il se doit, l'annonce de cette grossesse non dèsirèe, mais pas rejetèe non plus, ne manque pas de causer quelque èmoi, à la fois dans cette famille nombreuse et modeste, au verbe aussi haut que colorè, et dans le voisinage! De discussions imbibèes au pub d'à côtè, haut lieu de la vie du quartier, en bagarres plutôt burlesques que vengeresses, Stephen Frears dèpeint avec jubilation la joie de vivre de ces "Simpson" en chair et en os, et l'èvolution d'un père qui se met à s'intèresser vraiment aux femmes! Une comèdie spontanèe pleine de fous rires et de bonne santè entre Guinness, grossesse et tendresse...
L'Art de la comédie Britannique... Une oeuvre indispensable à découvrir absolument qui repose sur les situations comiques frôlant le pathétique aux dialogues vraiment savoureux dit par des comédiens tous hilarant... Vraiment très drôle...
Excellente chronique familiale qui touche au but à chaque fois... Ca serait un documentaire sur la classe modeste irlandaise qu'on y croirait ! Colm Meaney est génialement juste, jamais aussi bon que dans ce genre de film. Le scénario est d'une très grande justesse et plus subtil qu'il n'y parait (notamment avec les mensonges de la jeune maman). Les dialogues crus et directs sont ancrés dans le réel et donc font mouches. "L'âme des guerriers" version humour et smala ! On en sort revigoré et un beau sourire.
film social irlandais (bien dans le style), beaucoup d'humour, de tendresse. Vraiment on rigole beaucoup, c'est l'histoire d'une famille de la classe ouvrière, où la fille ainée tombe enceinte, de père inconnu. Beaucoup de poésie, de belles scènes, pas d'acteurs connus, tous pas très beaux. A voir
Très joli film. On s'attache progressivement à cette famille nombreuse irlandaise, tant les acteurs (C.Meaney en tête) s'efforcent de lui donner vie. L'évolution du récit se fait sans heurts et S.Frears fait preuve d'une nécessaire délicatesse.
Rire en s'instruisant, voilà la maxime du brave abbé Prévost revisitée à la sauce de l'Irlande eighties... Stephen Frears m'étonne toujours, aucun de ses films ne se ressemble! En particulier, celui-ci déjoue le pathos en insérant des saynettes franchement marrantes. (Oui, on peut aimer les blagues vaseuses (mais restant fraîches!) sur le sexe, les rots, etc. , ET s'intéresser au cinéma social d'auteur ^^)
Découvert par hasard un soir de grand zapping, j'ai reconnu le père qui a joué un méchant dans un épisode de New-York section criminelle! Curieuse je suis restée scotchée devant cette histoire de cas sociaux! Le groupe de filles est ignoble! Elles ont des dentitions à faire peur et l'héroïne picole enceinte jusqu'au cou! Délirant, j'adore!