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Peter Franckson
79 abonnés
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3,5
Publiée le 9 décembre 2025
Il s’agit de la 2e partie, après « Pushing hands » (1991), de la trilogie dite du père. Il s’agit plus d’une comédie sur la famille, plus envahissante que toxique (en l’occurrence, taiwanaise, venant rencontrer la future épouse, Wei-Wei, de leur fils installé depuis 10 ans à New York et gérant des locations d’appartements), sur le poids des traditions chinoises (célibat non accepté et enfant « obligatoire » après un mariage pour assurer la descendance) et le mariage blanc, que sur l’homosexualité. spoiler: Seule la fin [père (Lung Sihung, 63 ans, déjà grand-père dans « Pushing hands » (1991), ancien général de l’armée nationaliste et émigré à Taiwan, pas dupe de la situation de son fils] permet au film de sortir de la comédie banale.
Un taiwanais installé aux Etats-Unis préfère mentir à ses parents plutôt que de leur annoncer son homosexualité et va même jusqu’à se marier pour cela. Le réalisateur Ang Lee signe une comédie douce-amère subtile sur le choc des cultures et la difficulté d’accepter la différence. Interprété avec justesse, le long-métrage se montre très pertinent et fin dans son analyse des rapports familiaux.
Déçu par SALÉ SUCRÉ, j'ai été agréablement surpris par GARÇON D'HONNEUR. L'histoire est bien menée, les acteurs très corrects (un plus pour la jeune épouse qui est émouvante, un moins pour le jeune époux qui n'est pas vraiment convaincant). Et ce n'est pas un film militant: on parle d'homosexualité, mais de façon simple; on parle simplement aussi du statut d'immigrée dans un pays riche, des difficultés d'échange entre des cultures différentes... Un film sympathique
Lee met à profit sa connaissance des cultures taiwanaises et américaines pour offrir une comédie légère, sur fond d'homosexualité du fils cachée aux vieux parents rigides, en attente d'un petit-fils. Les quiproquos s'enchainent durant la cohabitation forcée, et le climax est une noce "comme il se doit", dans une scène grandiose de n'importe quoi, mais significative des taiwanais. Le choc des cultures, des générations, de préférences sexuelles font partie d'une deuxième partie plus ambitieuse et plutôt réussie. On sait sans le dire, on dit sans savoir ce qui est compris. La diversité des scénarios de ce metteur en scène éclectique est étonnante, et résulte dans des films qui se laisse voir sans difficulté. streaming - septembre 2024
Garçon d'honneur raconte l'histoire de Wai-tung, Taïwanais installé à New York et tiraillé entre son homosexualité et la pression de ses parents, qui voudraient une belle fille et un petit fils. Garçon d'honneur commence sur un mode léger et farcesque, qui donne lieu à des situations cocasses, mais sa tonalité change progressivement à mesure que le film acquiert une certaine profondeur. Il est ainsi question de pression familiale, mais aussi sociétale pour ordonner la sexualité et la vie de couples, ou encore d'interculturalité. Garçon d'honneur a toutefois le bon goût de proposer une issue positive, ce qui le rend d'autant plus réjouissant.
Ang Lee a beau être en mode mineur, son sujet est suffisamment généreux pour qu'on y adhère et prenne du plaisir, le terme « comédie dramatique » ayant rarement eu autant de sens. Les deux aspects sont ainsi joliment rendus et le réalisateur ne lésine pas sur les dialogues bien sentis et les situations globalement savoureuses, prenant au demeurant le soin de laisser une plus grande place à l'émotion au fur et à mesure que les minutes avancent. certain personnage sont plus en retrait mais sont aussi important et arrive à s'imprégner de ce qui ce passe . A travers le film, Ang Lee aborde l'homosexualité, la famille, les différences de cultures, de mœurs... Le tout avec une simplicité déconcertante qui tend à surprendre , des acteurs et actrices qui sont tous géniaux ils et elles arrivent à donner leur maximum et apporte vraiment quelque chose dans leur rôle respectif. Il y a une vraie douceur poétique dans Garçon d'honneur, un charme fou qui opère. Certians personnage on deux ici deux culture je trouve ça beau de posséder une biculture, savoir parler deux ou plusieurs langues est une grande richesse je pense que c'est un plus dans une vie .
Même si les acteurs ne sont pas à blâmer la mentalité mise en valeur dans ce film se révèle profondément gênante! Ainsi le couple homosexuel accepte sans hésitation l'attitude homophobe des parents puis se réjouit de devenir pères d'un enfant engendré par "force" par une héritière de la Sofia Loren d'Une Journée particulière tandis que le grand-père assume son hypocrisie afin d'obtenir le petit-fils tant espéré comme si la procréation était le seul but louable d'une vie! De même les invités de la noce se montrent fort insistants, voire impolis et désagréables, tandis que le trouple faussement platonique encaisse avec un sang-froid excessif. Bref malgré l'humour initial cette comédie dramatique prend un tournant dérangeant.
Après une exposition un peu maladroite qui sent fort l’amateurisme (montage éteint, acteurs moyens, dialogues explicatifs) et annonce un vaudeville poussif, ce deuxième film d’Ang Lee surprend par la finesse toujours croissante de son scénario et de sa mise en scène. Tous les sujets, du choc des cultures au coming out, sont traités avec tact et sobriété, pour aboutir à un dénouement en forme d’hommage tacite aux figures parentales, qui auront finalement largement dépassé la pure fonction comique qui semblait leur être assignée au départ. Un très joli film donc.
Douze ans avant le célèbre Secret de Brokeback Mountain, le cinéaste taïwanais Ang Lee – à la filmographie incroyable d’éclectisme, entre blockbusters et œuvres plus intimes – abordait déjà le thème de l’homosexualité dans ce Garçon d’honneur qui lui valut l’Ours d’or à Berlin en 1993. Cette comédie douce-amère très réussie nous raconte l’histoire d’un jeune Taïwanais vivant avec son compagnon américain à New-York, qui décide de contracter un mariage blanc pour rassurer ses parents, restés au pays et ignorant tout de sa situation. Ce film qui confronte le cinéaste à son pays d’origine sur un sujet intime et sensible finit par prendre une tournure plus émouvante, parvenant sans difficulté à nous faire arracher quelques larmes dans les séquences finales. Drôle et courageux.
Très beau film qui mêle la comédie voire la farce au début et devient si fort et profond dans son message sur la tradition, l’amour ou le mensonge. Vraiment beau et le le couple de vieux est assez émouvant.
Oui, je suis plus d'accord avec Christiane C qu'avec Xavier 44. C'est gentillet, mais sans accroc. Tout le monde est une caricature, le gentil compagnon, la peintre dans la dèche, laspoiler: crise de jalousie , enfin, tout est faux, il a voulu trop en caser, ie. le truc homo ET le truc culturel chinois, avec le problème de son père, ça fait trop à traiter en un seul film, fallait choisir. Le fait spoiler: qu'ils couchent ensemble est téléphoné depuis le début, comme plein d'autres rebondissements, bref, sympa mais trop politiquement correct.
Une réalisation correcte, l’intrigue est intéressante sur les différences culturelles, un point de vue universel où l’homosexualité est mal accepté par les sociétés et la place prépondérante des religions, que soit dans le christianisme, le confucianisme. L’issue du scénario reste gentille, une chouette comédie avec ses personnages mignons, sans accroc majeur émotionnellement comme sera le cas dans le second film du réalisateur parlant du même thème « Brokeback Mountain », excellent grand film. Il y a un triste fond dans le rôle que joue le père, figure représentative des traditions de la vielle Chine au 5000 ans d’histoire, fuyant le communisme vers Taïwan, base de la préservation nostalgique, d’abord une politique militarisée puis transformé économiquement en une terre libérale. Je trouve ça beau de posséder une biculture, savoir parler deux ou plusieurs langues est une grande richesse, grâce à l’ouverture vers l’outremer, la diaspora où rien n’est perdue dans les racines.
Formidable film, le garçon d'honneur est un pur chef-d'oeuvre, que ce soit par la brillance du jeu de ses acteurs, ma justesse du ton et la poésie qui se dégage de l'oeuvre. Ang Lee réussit un pari fou, celui de mélanger deux genres de films complétement différents, le drame, accentué américain et la comédie, accentuée Taïwanaise. Comment parler d'Ang Lee sans évoquer James Schamus, son scénariste.
Le plus impressionnant, je trouve c'est que dans la filmographie d'Ang Lee, le garçon d'honneur n'est qu'une réussite mineure par rapport à Tigre et Dragon par exemple. Ours d'or à Berlin bien mérité, bravo Ang Lee.
Sympathique comédie sur le coming out et le choc des cultures. C'est parfois drôle, très tendre à la fin. Pas un chef-d'oeuvre comme "Brokeback" mais un bon film quand même.
Excellent film assez intimiste. On rit du choc des cultures, mais une certaine mélancolie règne tout le long de cette histoire de garcon devant contenter ses parents pour ne pas leur faire perdre la face.