C'est vrai on a droit à de sacrés combats aux sabres dans La Rage du tigre mais malgré cela je n'ai pas trouvé ce film si fameux que ça. Quelques longueurs gâchent le rythme du film qui en-dehors des scènes de duels ne parvient guère trop à nous passionner, le final est plutôt fabuleux. Mais cette variante des aventures du sabreur manchot n'égale pas les 2 premiers films avec Jimmy Wang Yu. Il y aussi une musique moderne qui ne convient pas au ton du film. A voir néanmoins si l'on aime le genre. C'est loin d'être désastreux mais pour ma part La Rage du tigre est une petite déception je m'attendais à un film plus grandiose et épique.
La Rage du tigre garde les éléments de la Shaw Brothers comme toujours, bastons, cela saigne et c'est nerveux. Il y à aussi toujours le décalage culte au niveau des expressions des acteurs, c'est parfois surjouer. Mais c'est à voir car c'est un grand classique en matière d'arts martiaux.
Dans une Chine ensanglantée par les guerres de clans, Lei Li se fait une réputation de justicier en prenant la défense des faibles. Voyant en lui un rival possible, Maître Long organise le vol du trésor du clan du Tigre et lance une rumeur accusant le chevalier. Attaqué par le Tigre et ses hommes, qui le croient coupable, Lei Li les met en déroute. Mais Long, que tous prennent pour un homme sage, surgit et propose à Lei Li un combat loyal, dont l'issue décidera de l'innocence ou non du jeune homme. De plus, le perdant aura le bras droit tranché...Le sabreur manchot apparaît sous le nom de Yang Guo dans The Mythical Crane Hero, roman à épisodes de l'écrivain chinois Jing Yong. D'abord personnage secondaire, cet infirme invulnérable fascine le public par le paradoxe qu'il constitue. Le réalisateur Chang Cheh, qui recherche un héros susceptible de contribuer à une refondation du cinéma d'action, ne tarde pas à s'emparer du personnage. Avec son scénariste Ni Kuang, ils donnent naissance au film " Un seul bras les tua tous " ( 1967 ), premier volet d'une saga à succès qui se poursuit avec " Le Bras de la Vengeance " ( 1968 ), et enfin " La Rage du tigre " ( 1971 ). Chef-d’œuvre du " wu xia pian " - film de sabre chinois, ce troisième opus de la saga " The One-armed Swordsman " débute par l'insolente démonstration épique d'un jeune coq talentueux, avance au grès de l'intériorisation continue de la colère, de la violence du héros déchu et se clôt, en beauté, par le sifflement d'un sabre vengeur, taché par sang des vaincus et éclairé par une sublime lueur crépusculaire. En somme, ce classique du cinéma d'Arts Martiaux Hongkongais est une superbe composition sur la souffrance et la mal de vivre, sublimée par des scènes de combats limpides et réalisées avec maestria. Sanglant, puissant, virtuose.
Claque reçue ce soir après le visionnage de ce film ! Meme si on voit que ce film approche la quarantaine, le jeu des acteurs principaux, la musique, le scénario, n'ont rien à envier à la quasi totalité des films de sabre sortis depuis 20 ans ! Cherchez le, regardez le et gardez le !!!!!
Ce troisième épisode de la saga du sabreur manchot, sous forme de déclinaison de l'idée des deux premiers films, transcende merveilleusement l'essence des qualités des deux précédents, autrement dit la psychologie torturée du personnage du Sabreur Manchot,expert en sabre ayant renoncé à son art, et les chorégraphies au sabre. Le tout donne un chef d'oeuvre du Wu Xia Pan, qui s'achève par une scène finale visuellement magnifique. Je regrette pour ma part l'absence de Jimmy Wan Yu dans le rôle-titre car à mes yeux il incarnait à la perfection le sabreur manchot, David Chiang s'en sort cependant trsè bien.
FASCINANT!! Respect aux Shaw Brothers pour avoir réussi à produire un tel film (et donc avoir convaincu des investisseurs!!). Pas vu de pareille nullité depuis des lustres. Sur toute la ligne c'est pathétique, MEME EN TENANT COMPTE DE L'EPOQUE du tournage... avec mon semestre de Tae-Kwon-Do je pense que je me bats mieux que le héros (...), les chorégraphies et les jeux d'acteurs des combats (rôles secondaires+figurants) sont grotesques, les décors sont cheaps, les dialogues affligeants (aaah, la saveur du "une technique hors du commun" prononcé avec le plus grand sérieux par le maître (le méchant) très cynique et cruel qui prend conscience du potentiel du vrai gentil!!!). Même si certains pensent pouvoir pardonner en disant "ok, ca c'est surtout dû au "style" Shaw Brothers", ca reste grotesque et risible. Bref, tous les ingrédients d'une parodie foireuse, l'humour en moins... Donc vive la télécommande et sa touche >> (ai dû l'user pas mal, là...), et encore une fois un grand respect aux Shaw Brothers, je n'imaginais pas qu'il existait vraiment une catégorie de spectateurs appréciant ce type de... chose... (des critiques à 4 et 3 étoiles avec pléthores de compliments!!!) Fascinant!, encore une fois.
Troisième volet de la série mythique du maitre Chang Cheh, La Rage du tigre marque un vrai changement par rapport aux 2 premiers, le style devient plus grandiloquent et plus violent à l'image de l'affrontement final sur le pont ou lors de la mort du personnage de Ti Lung. On a aussi beaucoup parlé d'homosexualité entre les 2 héros, il faut bien dire que Chang Cheh avait replacé les rôles masculins comme personnage principal dans un genre habitué aux héroïnes. Enfin j'ai beau préféré les 2 premiers, il n'en reste pas moins un classique du Wu xia pian et du cinéma tout court.
Bon petit film de combat, j'aurais du lui mettre 3 mmais le bruit des épées das les combats est vraiment trop pourri ! normal, c'est en 1971 qu'il était sorti ! bon de toute façon, le scénario est moyen, la fin bizarre (trois sabres??? j'ai pas compris).
Encore une fois l'image est très soigné est les combats sont magnifiques,tout cela au service d'une très belle histoire.On notera au passage certaines scènes reprise par Tarantino dans Kill Bill en hommage aux films de la shaw brother.Qui le mérite largement,car quasiment tout leurs films sont des chefs d'oeuvres.
Bienvenue dans le film de chevalerie pathétique. Là où le sang ressemble à du coulis de tomate, là où Calimero, blessé, devra retrouver sa dignité, par la vengeance. Bienvenue dans le film où tout est prévisible. Là où tout ou rien donne matière à des scènes de confrontations interminables, là où la musique est une faute de goût. Enfin, bienvenue dans une histoire simpliste. Là où les bruitages sont les ennemis des migraineux, là où « Gilette deux lames » tue plus d’hommes avant qu’ils ne se rétractent… Bref ! Là où je mets quand même 2 étoiles pour les chorégraphies…
La Rage du Tigre est mon film préféré de la trilogie du Sabreur Manchot de Cheng Cheh. La première fois que je l'ai vu, j'ai eu un choc tellement tout était parfait dans ce film. J'étais comme touché par un sentiment indescriptible qui semblait m'emmener vers d'autres cieux inexplorés tant j'avais eu l'impression d'avoir assisté à un film de sabre( Wu Xia Pian )tout à fait unique dans ce genre. L'envie de revoir ce film était si grand que je ne compte pas le nombre de fois que je l'ai revisionné dans la journée, et dans les jours qui ont suivis. Un film de sabre qui ne pourrait laisser indifférent que des ignorants. Car vraiment, un être humain bien constitué ne pourrait rester de marbre devant une telle claque visuelle. Un film à l'athmosphère unique je vous dis ! Les personnages sont charismatiques à souhait et ont chacun une personnalité qui leur est propre, avec le vice ou la vertue qui va avec ! Mention spécial au méchant du film qui vraiment, serait presque comparable au diable personnifié, tant il excelle dans le domaine de la ruse ! Les scènes de combats sont sublimes, en particulier la scène de combat finale entre Lei Li, le justicier, et Lung, le méchant. La beauté des acteurs et leur jeu d'interprétation de leurs personnages respectifs sont également pour beaucoup dans la réussite de ce film mythique qui n'a pas d'égal dans le domaine du Wu Xia Pian, film de sabre. Le scénario est très bien construit car il nous montre à chaque scène le destin inéluctable de son héros, qui n'est d'autre que de se remettre à se battre après avoir abandonné longtemps le monde des arts martiaux. Et c'est la mort de son meilleur ami qui va le pousser à reprendre les armes et à se battre une dernière fois. Pour rendre justice une dernière fois également. Car la mort injuste d'un être cher et innocent ne pouvait pas être laissée impunie. Le destin du héros était inéxorable et ne pouvait donc que s'accomplir. Un chef-d'oeuvre et film culte à jamais qu'est La Rage du Tigre.