Les Derniers Jours de Pompei
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3,0
Publiée le 12 juillet 2026
Les Derniers Jours de Pompéi, réalisé en 1908 par Luigi Maggi et Arturo Ambrosio, adapte le roman d’Edward Bulwer-Lytton autour de la destruction de Pompéi par l’éruption du Vésuve. Le film condense fortement l’intrigue originale pour en garder surtout les grands ressorts mélodramatiques : amour contrarié, trahison, accusation injuste, sacrifice et catastrophe finale.

Le court métrage est particulièrement important dans la naissance du grand spectacle antique italien. Encore très théâtral dans sa mise en scène, il annonce pourtant toute une tradition du péplum qui prendra ensuite beaucoup plus d’ampleur avec des films comme Quo Vadis ? ou Cabiria. On sent déjà cette volonté de représenter l’Antiquité comme un espace de drame, de décors imposants, de foule et de catastrophe.

Le film reste très frontal, avec des personnages souvent réduits à des fonctions mélodramatiques très lisibles : l’amoureux, la victime, le traître, la figure sacrificielle. Mais l’éruption du Vésuve donne à l’ensemble une ambition spectaculaire réelle pour l’époque, même si les moyens paraissent évidemment limités aujourd’hui. C’est surtout comme prototype du grand cinéma historique italien que le film garde son intérêt.

J’ai trouvé le film plutôt sympathique. Le jeu très théâtralisé fait parfois sourire, mais c’est aussi ce qui fait son charme. Le roman est en revanche très fortement condensé, donc il faut réussir à suivre les enchaînements pour bien comprendre les enjeux.

Un film encore primitif dans sa forme, mais important dans l’histoire du péplum et du cinéma historique, annonçant déjà le goût du cinéma italien pour les grands récits antiques, les décors spectaculaires et les catastrophes collectives.