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4,0
Publiée le 22 août 2013
Quatrième et ultime film de la sèrie des « Contes des quatre saisons » d'Eric Rohmer, "Conte d'automne", comme "Conte de printemps", traite de façon gènèrale de la pensèe, des cogitations si on peut dire! Valse hèsitation d'une rive à l'autre du Rhône, entre Saint-Paul-Trois-Châteaux dans la Drôme et les environs de Bourg-Saint-Andèol où le spectateur s'engage avec bonheur sur un chemin de terre qui mène à la propriètè de Bèatrice Romand, situèe au pied des coteaux de l'Ardèche pour une visite guidèe dans son vignoble en constatant que le raisin va bientôt être mûr! On monte ensuite en 4L dans la garrigue et on admire le panorama de la vallèe du Rhône et des Prèalpes (on commence même à y voir le Ventoux dans la brume). La photo est splendide rendant à merveille la beautè des paysages entre les entrecroisements et les trajets d'une Marie Rivière lumineuse et belle à en pleurer! Dans ce conte magnifique qui sent bon la garrigue, Rohmer sonde le coeur des femmes avec des champs-contre champs de toute beautè dans lesquels on voit des gens qui se scrutent, qui s'interrogent sur eux, avec une fraîcheur très rohmerienne! On n’en redemande...
Ce film, très apprécié à l'époque par la critique, est pour moi un Rohmer surestimé, il ne fait que reproduire des motifs déjà évoqués dans les films précédents du réalisateur, trnsposés cette fois ci chez les cinquentenaires. Visuellement, cela reste indépassable.
Une bonne vieille saga typiquement rohmérienne ( et donc finalement très sitcom )à ne pas rater ou non mais ou on peut constater entre autres choses une bonne vision de ces cités que nous offre le maître des situations "bis" ; ou l’automobile est - par ailleurs - roi & sujet été comme hiver.
Ce nanard culte est à la hauteur de mes plus vaines espérances. Avec la prétention masturbatoire des films étiquettés "auteurs" sous prétexte de refuser l'usage de quelconque technique élaborée, Rohmer nous livre un de ses habituels discours pompeux sur la solitude. On y découvre rien de plus que dans un Dirty Dancing sur le discours de fond ; quant à la forme, le mot d'ordre est : absence de tout. Plans séquences inutiles, son inaudible car quasiment en prise directe, des acteurs (?) d'une mauvaisitude qui confine à l'insoutenable, aucun travail de lumière et un scénario à la truelle. Bref, un vrai Eric Rohmer comme on aime, aussi prolixe que Godard sur l'arrogance, l'intelligence du discours en moins. On retiendra surtout la chanson finale en patois, d'un ridicule absolu. A voir et à revoir en famille comme laxatif (plus fort que Derrick). On lui met soit 4 étoiles, soit aucune. Au choix...