Crépuscule à Tokyo
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Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2025
Yasujirô Ozu est une de mes plus belles découvertes de l'année ! Pour ce film " Crépuscule à Tokyo", Ozu continue de développer ses intrigues sur la famille, la solitude etc, mais cette fois-ci, il emprunte tout cela, en un seul personnage : un personnage en manque de repères après une découverte saisissante ! Pour l'époque, le film est poignant, traitant de sujets tabous pour son époque. Également, Ozu me confirme à l'idée, que c est un des meilleurs cinéastes à écrire des personnages représentant au mieux leur détresse... On a beaucoup de peines quand on voit ces personnages... Sa mise en scène est toujours aussi belle et accompagne bien le récit. Malgré un début poussif et une durée excessif, "Crépuscule à Tokyo" est une oeuvre marquante de son réalisateur ! Ce qui fait sa force, c'est que chaque spectateur, aura sa préférence, en fonction de son vécu. Un grand film
Salvator
Salvator

9 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2024
C’est "le" Ozu aux émotions torturées, le chef d’œuvre, si triste qu’on est en agonie pendant 2h20
Juste exceptionnel
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 avril 2024
Dernier titre en noir et blanc de YO (1957), considéré comme un des plus sombres de son auteur, c'est une très grande réussite.

Si Ozu reprend dans ses films les rôles que l'on a vu dans ses autres opus ( notamment de ceux réalisés après-guerre et surtout à partir de printemps tardif -1949) les personnages sont bien différents.

Ici, il s'agit du destin de la descendance d'un couple qui s'est séparé dans le passé, l'épouse ayant trompé son mari, lui même travaillant pendant plusieurs années en Corée. C'est le mari qui éleva ses enfants.

Si Ozu montre, il ne donne pas toujours d'éléments sur les tourments intérieurs de ses personnages. Ce ne sera pas tout à fait le cas ici. On comprend la tristesse que représenta le divorce des parents, le poids de l'absence de la mère, les névroses que cette histoire familiale engendra pour les enfants.

Cinéaste au combien psychologique, même si les personnages acceptent leur destin, le spectateur est largement mis à contribution dans ce cinéma dont la finesse parvient à transmettre compréhension et empathie à l'égard de certains personnages.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2024
Le drame intime douloureux (mais un peu mou par moment) d’une famille japonaise qui s’effondre face au poids du secret et des non-dits.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2024
Toutes les saisons sont citées dans les titres des films de Ozu, sauf une : l’hiver. Si elle devait être associée à l’un de ses films, c’est bien à celui-ci : par le froid et la neige qui accompagnent le plus souvent les personnages, mais aussi par la tristesse et le drame dans lesquels ils sont plongés. C’est le film le plus « noir » du réalisateur, et il est à mon sens particulièrement réussi. Il est aussi plus narratif : différents drames se succèdent, ou s’entrecroisent, et les plans fixes d’extérieurs si typiques du cinéaste sont ici, plus que des pauses contemplatives, des moments de respiration entre eux. Tout est raconté simplement, avec empathie pour (presque) tous les personnages, et Ozu développe un talent particulier pour faire pressentir, dans les secondes qui le précède, l’élément dramatique qui arrive. Ce côté plus « mélo » que ses autres films reste parfaitement maîtrisé, en témoignent plusieurs scènes de grande intensité traitées avec retenue et sobriété, et cette fin d’une simplicité désarmante qui fait ressentir en même temps résilience et résignation.
Peuch Peuch
Peuch Peuch

3 abonnés 72 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2024
C'est un film très sombre de Ozu . Et le terme de "crépuscule" dans le titre est justement approprié. Le réalisateur, prodigieux conteur de la vie familiale japonaise aborde ici des thèmes très douloureux comme l'abandon de famille, l'adultère, la violence conjugale, la conception hors mariage et ses conséquences, le désespoir, le suicide, la culpabilité, et le remord. Rien que ça. Autant dire qu'on est dans la tragédie pure.
Et c'est ce qui m'a perturbé.
Certes, la façon de filmer est toujours là. Les petites gargotes où on joue, on mange et on boit, le petit intérieur avec ses portes coulissantes, l'enchaînement de petites scènes à dialogues, la régulière présence des trains, et ici leur importance, rien ne manque à l'admirateur des films d'Ozu.
La distribution est toujours impeccable, et Chishû Ryû en père sage et paisible, est toujours aussi adorable dans son élégante interprétation.
J'ai toutefois regretté de ne pas retrouver la nonchalante légèreté teintée d'humour des autres films du cinéaste.
"Crépuscule à Tokyo" n'en demeure pas moins un bon film.
Pascal Olivier
Pascal Olivier

10 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2024
Crépuscule à Tokyo (1957) dément fortement cette appellation de cinéaste du bonheur qu'on donne un peu trop facilement à Yasujiro Ozu. Pour sa dernière œuvre en noir & blanc, le réalisateur japonais déstabilise ses spectateurs avec un drame austère qui se révélera bouleversant au fur et à mesure de son déroulement. Dans une société corsetée et masculine, où les sentiments sont ensevelis sous les conventions, deux sœurs vont devoir faire face ou subir les coups du destin, que ce soit par la réapparition subite d'une mère absente, la fuite d'un père en devenir ou la négligence d'un mari alcoolique.

Crépuscule à Tokyo scrute avec pudeur et une grande finesse les destructions intimes d'un manque d'affection. La violence sentimentale, aussi sourde que feutrée, que subissent les protagonistes, ne peut que résonner en chacune et chacun d'entre nous. Un chef-d’œuvre, peut-être moins immédiatement accessible que les autres films du maître Ozu, mais qui brise le cœur et nourrit l'âme
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2024
De tous les films de l'après-guerre d'Ozu, "Crépuscule à Tokyo est probablement le plus sombre et le plus triste. A vrai dire, c'est un mélodrame des familles qui serait imbuvable sous d'autres latitudes. Est-ce l'effet de la réalisation dépouillée du cinéaste ou simplement le mode japonais, toujours surprenant dans ses rituels et particularismes (et en particulier cette absence d'effusions, de contacts physiques, malgré la sentimentalité du sujet)? On accepte en effet plus volontiers ici les proportions dramatiques communes du sujet.
On retrouve dans "Crépuscule à Tokyo" les thèmes d'Ozu amplifiés, tels le saké (beaucoup de scènes se passent dans des cafés ou tripots) ou les machines à sous comme échappatoire au marasme; tel, surtout, le sort fait aux filles. Elles sont deux soeurs, Takako et Akiko, à vivre sous le toit de leur père; l'une mal mariée (ces fameux mariages arrangés) spoiler: à un époux alccolique, l'autre -fil directeur mélo de ce long film qui prend son temps- accablée par les "oeuvres" de son amant et qui doit prendre une décision...Ajoutons que l'une et l'autre ont été jadis abandonnées par leur mère, laquelle est de retour
...et tout est en place pour qu'Ozu, en moralisateur, pointe du doigt les dysfonctionnements ou l'éclatement familiaux, causes de tant de malheurs. Et toujours, à la fin, cette peur de la solitude qui hante les parents restés seuls.
Le cinéma d'Ozu, traitant des phénomènes de société et des tourments de ses concitoyens, ne s'est jamais refusé des traits d'humour ou des peronnages gais au-delà de la gravité ou du sérieux. En revanche, dans ce film-ci, comme épousant l'errance dramatique et éplorée d'Akiko, la jeune fille "perdue", Ozu n'a pas le coeur de se réjouir ou d'espérer quoique que se soit.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mars 2024
Comme son titre l l'indique, c est le film le plus sombre, le plus tragique du répertoire de cet immense réalisateur japonnais.
Il met en scène une famille nippone de l apres guerre dont les membres un a un rencontrent des problèmes et surtout des blessures irréparables
Le père ne se remettant pas du départ de sa femme et a élevé seul ses 2 filles.
La sœur aînée takkako revenu vivre avec son père ,malheureuse avec son mari alcoolique et violent.
Et enfin akiko la petite sœur qui n a pas connu sa mère ou si peu, un manque irrémédiable dont on percoit une souffrance immense qui va être le point d orgue du film.
Filme en noir et blanc , un excellent film émouvant et dont le désespoir est présent.
On y retrouve les thèmes récurrents d Ozu.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2024
« Crépuscule à Tokyo » de Yasujiro Ozu est une œuvre profondément émouvante et différente de ses autres films. Son dernier film tourné en noir et blanc, sorti en 1957, marque une tonalité plus sombre et plus dramatique. L'atmosphère habituellement paisible des films d'Ozu devient ici plus tourmentée, avec un clair-obscur qui souligne l'indécision et l'angoisse des personnages. Le film aborde des thèmes familiaux avec une teinte tragique, mettant en lumière des transgressions des traditions. La solitude des pères, confrontés à l'éducation de leurs enfants dans un contexte de veuvage, est poignante. Le scénario, co-écrit avec Kogo Noda, explore des sujets tels que l'adultère, la violence conjugale, l'avortement et le suicide, tout en conservant la pudeur caractéristique d'Ozu. Ce film, qui fait partie des grandes réussites du réalisateur, se distingue par sa noirceur, son intensité émotionnelle, et ses questions profondes sur l'évolution des sociétés modernes. Superbe. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2024
Une pépite que ce film de Ozu, assez différent de ses productions habituelles. On l’a souvent appelé le « diamant noir » du maître, et c’est vrai qu’il y a un côté crépusculaire dans le déroulement du scénario, qui est construit d’une manière diabolique, comme un puzzle, ou plutôt comme un labyrinthe, d’où l’on ne peut pas s’échapper, sans fin, sans sortie, où des événements surprenants, s’enchaînent, tout au long du déroulement. On commence d’un incident anodin, de la dispute d’un couple, et d’une jeune femme qui vient se réfugier chez son père, pour arriver à la refonte complète du modèle familial japonais. Et pourtant il ne s’agit que de la description de la vie d’un famille ordinaire japonaise, moderne et en cours d’occidentalisation. Mais on a la sensation d’être dans un polar stressant, voir dans une tragédie Shakespearienne. La « violence » psychologique est parfois insoutenable, et la distanciation de la technique de Ozu, nous glace encore un peu plus . Des plans fixes dramatiques mais sans pathos, comme l’avant- dernier plan, dans le train qui va emmener la mère au loin ,définitivement, la vitre pleine de buée, la femme en peine , en tristesse , c’est énorme. Et puis il y a le fonds , cette modernité incroyable, sur des thèmes intemporels : le célibat , l’avortement (traité avec une extrême délicatesse ), la dérive de la jeunesse , la paternité, avec ce père ( toujours admirable Chishu Ryu ) dépassé par la modernité de ces deux filles , et surtout la recherche d’identité, pour la plus jeune des filles, le besoin de piliers, de parents ,de racines , de la fameuse « colonne vertébrale » dont on parle aujourd’hui, tout le débat actuel qu’ il y a avec la GPA, l’adoption , Ozu visionnaire posait déjà toutes ces questions, tout en subtilité, sans aucun manichéisme. Certainement le film le plus profond de Ozu, le plus dense, mais aussi le plus « violent », le plus pessimiste d’une certaine manière, même si la fille aînée conclut sur une note positive au final ,et veut se donner une « deuxième chance », pour nous laisser peut-être une lueur d’espoir , dans ce monde sans pitié, dans ce long voyage au bout de la nuit . Une master piece.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2023
Effet petit écran, j'ai failli dormir et pourtant au final, je ressort l'impression d'avoir pénétré dans l'intime des films d'Ozu, le décortiqueur des familles japonaises.
Dans ce dernier film noir et blanc, explosent à profusion des thèmes sombres dans l'intimité familiale, illustrés également dans la tonalité des plans extérieurs. Le doute surgit au sein du foyer pour laisser place à un doute profond sur le poids d'une naissance illégitime pendant la guerre, ou relatif à l'abandon précoce des filles par leur mère; spoiler: la volonté d'avorter face à la fuite d'un jeune père vient illustrer un déséquilibre croissant.

A la fin les panneaux muraux continuent de glisser, mais l'apparente harmonie familiale et les piliers de la société traditionnelle sont en miettes..
Pas d'effet tapageur, seuls des plans construits méticuleusement nous renvoient un questionnement profond sur l'évolution de nos sociétés modernes. Intemporel.
streaming - novembre 2023
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2023
Avec ce film sorti en 1957, le réalisateur japonais Yasujirô Ozu livre une œuvre plus sombre qu’à son habitude. L’analyse de la cellule familiale reste bien évidemment au cœur de son récit. Toutefois, il aborde ici le portrait de trois femmes ayant pris des décisions contraires à la morale de la société de l’époque. L’abandon d’enfants, le divorce, l’avortement et le suicide sont traités de manière tragique mais toujours avec pudeur et retenue. L’ampleur de ces sujets couvre ainsi une universalité beaucoup plus large que la seule société nippone. Bref, un drame sans une once d’espoir qui reste très avant-gardiste.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2023
La société japonaise est comme les autres cultures. Elle connaît aussi ses difficultés conjugales, ses drames et autres problèmes de la sphère intime. Intéressant de voir le traitement du réalisateur Ozu sur ces sujets et aussi le jeu de ses acteurs, qui nous avaient habitué à des histoires bien plus paisibles. Là, il nous fait découvrir un peu de la vie nocturne et ceux qui les fréquentent. L'atmosphère générale est lourde, beaucoup de scènes sont tournées le soir et le noir et blanc accentue encore davantage le côté dramatique des événements.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 avril 2020
"Crépuscule à Tokyo" dernier film en noir et blanc de Yasujiro Ozu sorti en 1957, soit cinq ans avant sa mort, est l'une de ses œuvres les plus noires. L'environnement visuel des films du réalisateur généralement assez paisible est ici plus tourmenté avec un recours au clair obscur qui situe assez souvent l'action à la tombée du jour comme pour marquer l'indécision et l'angoisse qui saisit tout au long du film les personnages. Le thème de la famille toujours présent est cette fois-ci marqué d'une teinte plus tragique et trouble car mettant à nu une transgression des traditions jusqu'alors un peu ignorée. Chez Ozu, les pères se retrouvent souvent seuls à élever leur progéniture, devant faire face à un veuvage qui rend le départ des enfants plus compliqué face aux responsabilités qui se sont progressivement imposées à eux au sein de la cellule familiale recomposée. spoiler: Ici l'apparente quiétude du père joué par le fidèle Chishu Ryu exposée dans la scène d'ouverture va vite céder le pas au doute quand celui-ci va constater que sa fille aînée (Setsuko Hara) ne souhaite plus retourner au domicile conjugal, possiblement victime des violences de son époux et quand sa cadette (Ineko Arima) semble gravement perturbée dans sa scolarité sans qu'une raison apparente ne s'impose. Peu à peu le passé va remonter à la surface et se confondre avec la réalité à travers un quiproquo aux conséquences tragiques
. Le scénario concocté par Ozu avec son fidèle complice Kogo Noda, soulève des thématiques rarement abordées dans l'œuvre du maitre comme l'adultère, la violence conjugale ou encore l'avortement et le suicide. La pudeur et la retenue restent certes de mise mais le réalisateur alors dans l'âge mur qui sera plus léger à la suite avec "Fleurs d'équinoxe" et "Bonjour" filmés en couleur, tenait peut-être à se frotter à sa manière moins flamboyante aux thèmes mélodramatiques qui faisaient à l'époque à Hollywood, le succès de réalisateurs comme Vincente Minnelli ou Douglas Sirk. Des affiches de films américains sont en effet régulièrement exposées en arrière fond dans les décors de ses films. Déchirant dans ses moments les plus intimes, "Crépuscule à Tokyo" fait partie des grandes réussites de Yasujiro Ozu.
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