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GéDéon
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4,0
Publiée le 2 avril 2023
En 1973, Tonino Valerii épaulé par son maître Sergio Leone signe une parodie de western italien. Henry Fonda dans un personnage traditionnel qui fait figure de légende et Terence Hill en trublion irrespectueux venant briser les codes forment un duo de choc. Leur confrontation avec une bande de mercenaires est simplement prétexte à un mélange des genres, où l’humour burlesque fait une apparition étonnante. Le dénouement très émouvant constitue une belle ouverture sur le temps qui passe et le passage de relais entre générations. Bref, une œuvre dont la nostalgie prégnante marque la fin de la grande période du western spaghetti.
Je n'avais pas vu de western de Sergio Leone depuis que je suis tout petit et je n'en ai aucun souvenir. Là j'ai regardé Mon nom est personne et c'est une excellente surprise : certains gags fonctionnent très bien, et la mise en scène de Léone avec la musique de Morricone font que le film est toujours passionnant à suivre, il n'y a pas une longueur dans le récit malgré un scénario loin d'être inoubliable. Il en ressort un film épique, drôle et stressant, je recommande !
Je viens de le revoir pour la nième fois. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas revu. Ce fût un grand plaisir de revoir ce chef-d'oeuvre. En le revoyant ce soir, je me rends compte que ce n'est pas un simple western mais surtout une belle histoire avec une morale à la fin. Car, en fait, Personne en tant que fan ultime de Beauregard ne cherche qu'à sublimer son idôle en sachant quelles en seront les conséquences. Pour certains c'est peut-être un film facile, pour moi, il restera un des meilleurs westerns avec la trilogie du dollar.
« Mon nom est personne » (titre original « Il mio nome è Nessuno » qui fait peut-être référence à la rencontre entre Ulysse et le Cyclope) est un film spaghetti crépusculaire qui rend hommage aux westerns et aux grandes légendes du genre (bien fatiguées voire essorées) représentées par Henri Fonda (qui sort et ressort sa paire de lunettes de vue). A l’hommage, le réalisateur, Tonino Valerii, ajoute la parodie et l’humour. Deux scènes culte : le duel à grands coups de gifles dans le bar et le combat de rue au sein de la fête foraine avec le mannequin. Le scénario est habile. Terence Hill, en grande forme, joue le « ravie de la crèche » avec une parfaite « fausse innocence ». La musique d’Ennio Morricone est exceptionnelle et marque le film « au fer rouge ». La seule limite à ce film est la vulgarité souvent inhérente au genre « spaghetti » et son côté pipi-popo comme la scénette dans les latrines. « Mon nom est personne » représente le meilleur dans le genre spaghetti avec certains films de Sergio Corbucci et la majorité de ceux de Sergio Leone (crédité au scénario et à la production de ce film). Nous sommes en 1973 et le western à bout de souffle retrouve un éphémère regain d’énergie grâce à ce film. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Sergio Leone au scénario, son assistant à la réalisation, Ennio Morricone à la musique, les ingrédients du western Spaghetti sont là ! On sent que Sergio Leone veut faire un film entre les Western classiques (Henry Fonda, La horde Sauvage) et les Western Parodique (Trinita avc Terence Hill) pour reprendre la main et conclure le genre. Ceci étant dit, on n'est loin de la trilogie du dollar ou de 'il était une fois dans l'ouest'. Le rythme et le scénario ne sont pas assez travaillé à mon gout en suivant la vengeance de Jack Beauregard. Un bon moment quand même.
Parfois considéré à tort comme un film de Sergio Leone, " mon nom est personne " s'il reçut à sa sortie un accueil enthousiaste du grand public, ne connu pas le même engouement de la part de la critique professionnelle, beaucoup plus réservée à son endroit.
Certes, le nom de Leone apparut lors de la promotion du film " leone présente..." et le spectateur peu attentif tomba parfois dans le panneau commercial. Non, Leone ne réalisa pas " mon nom...".
Leone se brouilla d'ailleurs avec le réalisateur Tonino Valerii pour ce manque de loyauté et ne reconnut jamais sa paternité sur le film.
Il est vrai que Leone participa au scénario et tourna même deux scènes selon la documentation.
Si la première partie est une agréable surprise et tient la route, ce n'est plus le cas de la seconde beaucoup moins réussie et finalement un peu décevante.
Certaines scènes sont même totalement ratées ( je pense à celle qui se déroule dans une "maison de la mort " attraction foraine avec les glaces dédoublées.)
Au plan de la distribution Henri Fonda surclasse Terence Hill, sur tous les plans, bien que l'acteur italien ne démérite jamais.
A titre personnel, je trouve que le côté comique et facétieux et systématique du personnage de Hill, voisin de celui de Trinita incarnés par ce dernier, n'est pas toujours du meilleur goût.
Ceci dit " mon nom est personne " s'il est largement supérieur à beaucoup de "westerns spaghetti" ne peut pas se comparer avec les westerns de Leone.
Toutefois, même si ce n'est aucunement un chef-d'oeuvre, ni même un très bon film, il vaut sans aucun doute la peine d'être vu, ne serait-ce que pour sa première partie et pour, en creux, constater la différence entre un immense cinéaste (Leone) et un metteur en scène poussif et de second ordre ( Valerii)
50 ans que ce film est sorti et il me surprendra toujours quand a ca facilité de visionnage encore aujourd'hui. Un Terence Hill solitaire au top accompagné d'un Henri Fonda génialissime tout ca appuyé par la bande-son réalisé par l'un des plus grand compositeur de musique de film Ennio Morricone qui donne des frissons a chaque fois qu'elle est joué. Ce film est pour moi le meilleur western qui soit et l'un des meilleurs films réalisé jusqu'à aujourd'hui. Un vrai plaisir a chaque visionnage.
Voilà enfin la rencontre de Terence Hill (hélas sans Bud Spencer) et l’écriture de Sergio Leone (dont le film est l’idée), sous la direction de Tonino Valerii.
Dire que ce film est culte est un euphémisme, il est littéralement légendaire. De la réalisation au montage, du scénario au jeu d’acteur tout est quasi parfait (l’anguille et le jeu du verre, la scène du cimetière, l’histoire de l’oiseau), sans compter la musique de Ennio Morricone (le thème de la horde sauvage juste ouah).
Personne (Terence Hill) fait la rencontre fortuite de Jack Beauregard (Henri Fonda) son héros. Celui-ci lui explique qu’il a prévu de raccrocher et de retourner vers le vieux continent, mais Personne n’est pas décidé à laisser partir son héros sans un dernier coup d’éclat (C’est un peu raccourci, mais c’est l’idée général).
Le film pourrait très bien être vu comme une suite direct au diptyque de Enzo Barboni sur Trinita, tant le Personnage de Personne y prend inspiration (jusqu’au jeu du un coup une claque, un coup je dégaine face à Don John (Marc Mazza acteur Français hélas bien sous-évalué)). Le duo antagoniste entre le très classe Beauregard (Henri Fonda est merveilleux dans ce rôle) et le cabotin Personne marche à merveille et crée une véritable empathie.
Ce film est d’une intelligence rare, et une véritable pépite d’écriture. Ici Sergio Leone, Fulvio Morsella et Ernesto Gastaldi font un des hommages des plus sincères au cinéma italien (et espagnol) et au genre Western dans son ensemble, ainsi qu’a une certaine forme de cinéma artisanal dont il voit la fin arriver. Sous couvert d’humour et de ce qu’ils savent faire, ils livrent ici une forme d’introspection et d’hommage à leur cinéma. Certaine réplique « finir et souvent plus difficile que de commencer », « Ce qu’il te faut c’est beau final pour que tu puisses passer à la postérité », « Un homme un vrai doit croire en quelques choses », «avec cette argent tu pourras vivre 100ans … je n’ai pas l’intention de vivre aussi vieux » sont autant de phrase personnel qu’il délivre à la future génération comme autant de conseil, pour autant comme le dit Beauregard « Le cumul des ans ne fait pas des sages mais des vieillards » une façon de dire au future créateur « construisez votre route ».
La horde sauvage représentant l’industrie cinématographique produisant à la chaine des œuvres face Jack Beauregard l’artisan. Mais au lieu d’être dans la tristesse et l’aigreur le personnage de Personne est leur miroir, il sait que c’est la fin met va tout mettre en œuvre pour qu’elle soit magnifique. D’ailleurs le nom de Personne n’est pas un hasard, il symbolise le faite que eux (artisan du cinéma) ne resterons peut être pas dans l’histoire mais l’espoir que leur œuvre (les actes de Personne) perdure. Le final représentant d’une certaine façon une passation de flambeau au cinéma des années 80/90, la réplique final de Beauregard l’attestant « essaye de retrouver un peu de ses rêves qui nous habitais, nous autre de l’ancienne génération, même si tu t’en moque de ta fantaisie habituel, on t’en serait reconnaissant » … « Dépêche-toi de t’amuser car cela ne durera pas longtemps, le pays a changé et c’est développé »
La seul note regrettable c’est qu’aucun plan n’ai été tournée dans le désert de Tabernas (province andalouse d'Almería, Espagne), lieu emblématique et principal plateau de tournage des Western Européen. Cela aurait donné encore plus de poids à cet hommage.
5 ans après Le bon la brute et le truand, Sergio Léone n'a pas réussi à relevé le défi, l'excellence ayant déjà été atteinte, même Ennio Morricone n'a pas fait mouche avec sa nouvelle bande son "Western spaghetti". Le refrain, trop simple justement, finit par taper sur le système et casse à lui seul le film. En réalité, cela ressemble bien plus à une comédie avec le duo Terrence Hill dans le rôle de Benny Hill et Henri Fonda, star incontestée du grand Hollywood et son énorme projecteur de lumière constamment braqué sur ses dents blanches. Non, on est loin des vrais Western à la Sergio Léone. On sent qu'une nouvelle branche du Western à voulu être testé (celle du burlesque entre autre) mais ça ne marche pas, c'est une comédie poussiéreuse saupoudrée de flingues à la sonorités livides.
Que dire devant un tel monument! On peut facilement mettre 5 étoiles car : Le scénario est tout simplement génial en associant le western traditionnel et la comédie, tout en restant très sérieux. Deux grands acteurs qui se donnent la réplique Et UNE musique! Elle colle au film comme un chewing gum sous une chaussure, elle vous prend aux tripes, elle vous aspire dans le film, et quand vous l'entendez sans les images, vous la reconnaissez instantanément. Quelle puissance! Ce film doit être vu par tous tant il est un marqueur dans le cinéma mondial.
Revoir Mon Nom Est Personne est un vrai plaisir. Ce film produit par Sergio Leone est quelque part, peut-être, son meilleur film ! Il n'a pas par exemple la longueur et la lenteur des films dirigés par Sergio Leone lui-même. Il n'a pas la vulgarité ou les éléments scatologiques (sauf la séquence de l'urinoir public, décalée et pas très heureuse, qui fait très western spaghetti de type Trinita que Leone détestait). Ce film mélange des éléments humoristiques et cartoonesques, la mythologie du western avec une certaine profondeur, et l'Histoire qui avance (ici une gâchette qui prend sa retraite et part en Europe : le personnage interprété par Henri Fonda). Le film aussi est sûrement le meilleur film et la meilleure interprétation de Terence Hill. Même la musique de Ennio Morricone est mémorable et probablement une de ses plus réussis.
Sublime western, un petit chef d œuvre intemporel. La réalisation ( façon Sergio Leone) est magnifique et la musique signée par le maestro Morricone y est une fois de plus grandiose et tellement inventif. Les acteurs sont époustouflants et l histoire, très originale est géniale, une sorte de confrontation entre le monde moderne du début du 20ème siècle et le monde plus ancien de la fin du 19ème le tout avec de l humour, de l action et du suspens. Un petit bijou !!!
Parce que Terence Hill, parce que Henri Fonda, parce que Ennio Morricone, parce que "La Horde Sauvage", parce que de l'humour, parce que de la sueur, parce que des peaux tannées, parce que des barbes de 3 jours, parce que de la poussière... Parce que tout ça et bien plus encore , ce film est culte. Jack Beauregard et Personne, merci pour cet immense moment de cinéma.
Un western plutôt sympa qui se différencie de ce qui a déjà pu se faire. On sent la patte de Sergio Leone même s'il n'était pas le réalisateur principal du film. Le casting est bon, la bande originale d'Ennio Morricone est le gros point fort du film puisqu'elle est incroyable et qu'elle est toujours aussi connue aujourd'hui. Le scénario est plutôt sympa, bien que parfois assez long et quelques moments parfois ennuyeux. Mais le doux mélange de ce personnage de Personne avec la bande son est absolument magique. Rien que pour ça, le film vaut un coup d'oeil.