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1,0
Publiée le 2 janvier 2021
Cette collection de paysages à couper le souffle et de peuples décontextualisés en grande partie aborigènes tente de broder un panorama global qui finit par niveler toute la culture humaine dans sa volonté mièvre d'universalisation. Il finit par être diffusée comme une publicité pour un office de tourisme ou bien comme un clip vidéo gonflé sur un album concept new age et finit par sentir le sentiment de saccharine entièrement apolitique. En tant que tel il plairait sans doute à ceux qui sont désespérés de trouver une once de profondeur dans leurs existences totalement dénuées de sens mais pour le reste d'entre nous il ne peut y avoir qu'un sentiment de nausée face à cette violation cinématographique des droits de l'homme. C'est seulement son politiquement correct et bien intentionné qui le sépare des films anesthésiants des années 80. A évitez à tout prix si vous avez une once d'intégrité...
«Baraka» est un magnifique voyage visuel, culturel et spirituel, mais quelque peu pessimiste, au coeur de la civilisation. Les images se succèdent les unes aux autres, portées par d’une belle musique parfaitement appropriée, sans réel fil rouge et en l’absence totale de narration. Une surimpression informative des lieux, monuments et tribus ne n'aurait toutefois pas dérangé.
S'il fallait présenter un seul film aux extra-terrestre, ce serait celui-là : la moindre parcelle de notre planète y est sublimée, des paysages les plus incroyables à la plus extrême de la pauvreté ou de la surexploitation humaine. Et tout cela sans aucune intention de donner de leçon de morale! J'ai pourtant vu de nombreux documentaires -dont la série Planet Earth de BBC- mais ce film ne sera jamais dépassé, au mieux égalé. Ce Blu-Ray est en plus réputé pour sa qualité elle aussi encore inégalée, ce qui ne gâche rien!
Un film magnifique, dans la lignée de Koyaanisqatsi, aucune parole, un montage parfait, des images sublimes et aussi une excellente bande-son, appuyée par la belle voix de Lisa Gerrard du groupe Dead Can Dance. En bref, une magnifique invitation au voyage et une plongée à travers différentes cultures et civilisations.
De superbes images (exploitant les changements de luminosité solaire, le ralentissement temporel du rythme chthonien, les altérations nuageuses) de la nature resplendissante se mêlent à des scènes exposant diverses cultures à travers leurs cultes, leurs constructions architecturales, leur quotidien élémentaire sur une musique lancinante de Michael Stearns et de Dead can Dance. Or, le fracas des vagues ou celui des torrents s'opposent au bourdonnement épuisant ou au fracas des arbres qu'abat une vie moderne oublieuse de contempler, de méditer, de respecter (ignoble scène des poussins). Histoire d'une humanité en déliquescence, le documentaire illustre cyniquement comment nos sociétés consuméristes, destructrices, individualistes, se sont distinguées des peuplades dites primitives... Un vif encouragement visuel à se questionner sur la notion de progrès et sur l'essentiel.
Je me joins aux quelques chanceux qui connaissent ce joyau, et y vais également de mes quatre étoiles. Ce film constitue pour moi une des plus grandes injustices des ces dernières décennies : sortie en salle anonyme, critiques assassines, ce qui en fait aujourd'hui un métrage quasi inconnu du grand public. Et de quoi s'agit-il ? J'aurai du mal à le qualifier de documentaire, car contrairement à ce que peut faire Arthus-Bertrand, le film est totalement muet, sans aucun commentaire. Et c'est là toute sa force, celle qui le hisse au rang d'oeuvre d'art écolo, mais tout en finesse, là où 15 ans plus tard Arthus-B joue les donneurs de leçon et frôle souvent la démagogie. Fricke, lui, fait confiance à sa planète et à son sens de l'image, et bouleverse autant qu'il émerveille, notamment grâce au montage qui imbrique tous les incroyables plans récoltés de sorte à véhiculer une vraie philosophie, qui vaut tellement plus que les sermons d'Arthus-B enfonçant la plupart du temps des portes ouvertes. Mais je pourrai vous en parler des heures que ça ne vous avancerait pas plus. Courez vous procurer ce chef d'oeuvre intemporel, cette déclaration d'amour à l'Humanité toute entière. Et comme moi, peut-être, vous pleurerez comme un enfant en voyant cette jeune prostituée thaïlandaise, dont le visage passe progressivement du sourire poli au rictus de désespoir à mesure que la caméra s'avance vers elle. Aucune actrice ne peut rendre ça. Et vous frémirez devant ces plans de batteries de volaille montés en parallèle aux prises de vue urbaines, symbole dur mais fulgurant de nos aliénations modernes. Et vous admirerez sans doute la sagesse du regard de ce singe prenant un bain dans une eau vaporeuse, et vous danserez frénétiquement aux sons des danses tribales filmées d'une manière absolument hallucinante. Et quand vous réaliserez que ce que vous voyez n'est rien d'autre que votre planète, vous aurez juste envie de la découvrir par vous même. Un poème on vous dit...
Je sais, je sais... Je suis un peu à contre courant : tout le monde trouve ce film extraordinaire... Je suis moi-même soufflé par la qualité des images qui envoutent. C'est un peu comme une esxposition photo du type "National geographic", en version film. Et pourtant, malgré toutes ces qualités, je suis très mitigé : par l'effet un peu facile de ces images qui sont tantôt un appel au voyage, tantôt des couteaux qui éveillent activent notre culpabilité. Par un montage qui induit plein de choses. Par l'obsession de l'esthétique qui prime complètement sur le sens. Dans le mm style, je trouve que Microcosmos ou le peuple migrateur sont plus autenthiques, racontent d'une certaine manière une histoire, et ont des prétentions plus modeste. Enfin, j'imagine une équipe d'occidentaux qui attérissent dans un petit village d'indiens d'amériques ou de Massaï, plus ou moins préservé, avec tout le tralala. Je trouve cela très limite... Comme je trouve très limite ces prise de vue vidéo sur des visages inexpressifs qui posent en costume d'apparat ; a démarche est là bien plus dérangeante à mon goût qu'un phtographe qui prend dur le vif... Et bien moins authentique, si on creuse un peu...
Enfin un docu sans voix-off. A la place, de magnifiques musiques pour accompagner les sublimes images de ce film (Dead can dance par exemple). Plus qu'une ode à la nature, au delà des paysages traversés et des fascinants environnement, c'est l'universalité d'un monde qui s'unit à l'homme (plutot l'inverse) et la singularité de ses merveilles que nous fait découvrir Mr Fricke. L'extase des sens, le tout tourné en 70mm.
A voir également: Koyaanisqatsi, de la meme équipe
Certainement le plus beau film sur le Monde que j'ai pu voir! Ushuaïa puissance 100!!! On plane autour de la planète pour un vol d'1h30 sur Baraka Airline... Oubliez tout les docs que vous avez vu sur la terre, Baraka explose tout de A à Z! Un voyage d'une beauté epoustouflante accompagné uniquement d'une BO magnifique, tout simplement culte...!
Alors là, j'en suis resté sur le cul ! Les images se suffisent à elles même, la démonstration n'est pas dans le propos mais dans l'ordonnancement et dans la mise en oeuvre des images! Mélanger subtilement religiosité intemporelle et sécularité consumériste nous aide à mettre en perspective les choses. Ajoutons à cela une manipulation habile du montage par des accélérations/décélérations appropriées et vous vivez un agréable moment qui vous fait communier avec l'esprit du monde ! Sans rire !
La photographie du film est époustouflante ! Vraiment quel pied de regarder cette expérience cinématographique (je le perçois plus comme une expérience qu'un documentaire) !!! La musique est envoutante et parfois troublante. Le montage est impeccable. C'est un film sans parole qui peut se laisser regarder béat (dans ce cas, certains peuvent le trouver chiant mais beau) ou en réfléchissant sur les images. Ces dernières nous amènent là ou le veut bien le réalisateur : Le coté spirituel et religieux est quasi-omniprésent et l'issue de l'humanité est pessimiste...Heureusement, que la religion est là ! C'est un peu ce que nous dit ce film. Le petit hic de ce chef d'oeuvre pour ma part. Ce film ne s'apelle donc pas Baraka pour rien...
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3,5
Publiée le 20 mai 2023
Un document qui permet de cerner mieux cet art exceptionnel, dèbouchant au fur et à mesure des sèquences particulièrement esthètisantes, sur une vèritable expèrience visuelle et sonore! Et tout ça sans une once de dialogue! Le sujet prèsente plus d'une similitude avec le magnifique et inoubliable "Koyaanisqatsi" (1982), mais s'efface au profit de bien d'autres expèrimentations nouvelles avec la musique envoûtante des Dead Can Dance! Immersif...
Une reflexion sur le monde et un voyage à travers les industries, les merveilles, les peuples et différents pays de la planète. Sans être indispensable, ce petit documentaire donnerait à réfléchir.