Découverte de ce film d'Oliver Stone, une fois encore sur le Vietnam, comme pour exorciser ces démons. Il s'appuie sur une histoire vraie, il n'a pas vécu cette histoire, mais il peut certainement en reconnaitre certains traits
Tout commence dans un village, perdu dans une vallée, les couleurs sont magnifiques, les gens sont paisibles et en harmonie avec leur terre, leur dieu.
Puis vient le bruit des hommes de guerre, puis vient le vacarme de la guerre, et on suit cette femme, petite force de la nature que les pires atrocités ne brise pas.
Le Vietnam était une sale guerre, où personne n'en sort vainqueur, où chacun y laisse un peu de son âme.
Arrive enfin, celui par qui l'espoir renaît, incarné par Tommy Lee Jones, ce GI au grand cœur, fera tout pour donner une nouvelle vie à cette petite femme. Installé en Amérique, certain diront, que cette partie du film est moins bonne ou inappropriée, mais lorsque l'on voit cette société, prête à imploser sous tellement de consommation, on peut trouver que la comparaison entre le racisme sous jacent et la culture se fracasse aussi dans un terrible bruit.
Puis vient les démons, qui hantent cet homme, pour ces pêchés, pour ses crimes, pour sa façon de vivre.
C'est un film assez poignant, pas si larmoyant que cela, ou s'il devait l'être, il n'atteint pas sa cible, car il est trop empreint de réalisme, trop empreint de colère, trop proche de la réalité pour se donner à l'exercice, de la compassion et du mélo de bas étages.
Un film assez puissant à bien des égards, dans la veine de ce que nous proposait Stone à cette époque là, et pour finir, on remarquera, le jeu déjà exceptionnel de Tommy Lee Jones.