5133 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
253 critiques spectateurs
5
128 critiques
4
91 critiques
3
22 critiques
2
9 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
rocky6
52 abonnés
1 870 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 8 avril 2021
Vu à l'époque de sa sortie au cinéma et revu hier sur netflix, le film n'a rien perdu de sa force. C'est un formidable réquisitoire contre la manière dont le gouvernement britannique a bravé les lois pour lutter contre le mouvement indépendante irlandais et contre l'IRA. Des innocents vont payer le prix fort de cette politique. Daniel Day Lewis, extraordinaire, incarne Gerry Conlon, une ces victimes. On suit son parcours, ainsi que celui de son père, pour ne pas perdre sa dignité et réhabiliter son nom. Une oeuvre puissante à voir ou revoir.
"In the Name of the Father" revient sur l'histoire de Gerry Conlon, un voyou irlandais au mauvais moment au mauvais endroit, inculpé à tort pour un attentat à la bombe en 1974. Toutefois, le film prend de larges libertés avec les faits historiques (ce qui fut d'ailleurs allègrement reproché à Jim Sheridan). Et pour cause, ce qui intéresse le réalisateur n'est ni les attentats, ni l'enquête ou les procédures judiciaires, mais la relation entre Gerry Conlon et son père, accusé de l'avoir aidé. Le film se centre ainsi sur les échanges tendus entre Daniel Day-Lewis et Pete Postlethwaite, tous deux excellents. En particulier Day-Lewis, particulièrement imprégné de son personnage et reprenant l'accent nord-irlandais. Le fils raté n'est jamais à la hauteur de son père, et va se retrouver pris malgré lui dans un engrenage qui le broiera, mais lui donnera aussi l'occasion de se reconstituer, ainsi que sa relation avec son père, plus sérieux et spirituel mais aussi plus faible physiquement. On y verra ces deux innocents écrasés entre deux systèmes implacables. D'un côté, les Britanniques brutaux, arbitraires, et intransigeants envers les Irlandais, de l'autre, l'IRA et sa culture de la violence, la haine et la vengeance. Ce qui donnera lieu à des séquences policières et surtout carcérales plutôt intenses. Entre drame familial et film de prison, "In the Name of the Father" est donc un point de vue intéressant sur la guerre civile irlandaise, et un coup de poing sur une affaire judiciaire assez scandaleuse.
Malgré le cachet tiré d’une histoire vraie Jim Sheridan n’oublie pas de faire du cinéma et du très bon cinéma. Au nom du père prend littéralement aux tripes dans sa première partie qui est absolument bouleversante et révoltante. Dans le rôle principale Daniel Day Lewis est une nouvelle fois fantastique et prouve une encore qu’il est un des acteurs les plus doué (si ce n’est le plus doué) de sa génération. La seule chose que je trouverai à redire c’est que la tension baisse au fur et à mesure qu’on voit arriver le dénouement ce qui est toujours dommageable quand on regarde un film, en dehors de cela c’est remarquable en tout point.
J’éprouve à chaque fois indignation, haine et révolte en visionnant ce film coup de poing sur la double affaire dite des "Quatre de Guildford" et des "Sept Maguire". Comment peut-il en être autrement lorsqu’un système prive 11 personnes, dont des mineurs, de leurs libertés alors spoiler: qu’il détient les preuves de leurs innocences . Condamnant sans ménagement cette effroyable dérapage judiciaire britannique, Jim Sheridan réhabilite à travers l’intensité de son meilleur film, tout comme l’avait fait précédemment Gerry Conlon dans son autobiographie, le nom et l’honneur d’un père spoiler: qui ne survivra pas à ses années d’emprisonnement. Ce chef d’œuvre qu’est « Au Nom du Père » est marqué au fer rouge par les magistrales interprétations de Daniel Day-Lewis et de Pete Postlethwaite.
[ Au nom du père ] Ce film anglo-irlandais dont le moins qu'on puisse dire "il est magistral!" ne laisse personne indifférent, et nul ne s'en sort le coeur indemne, il déchire l'âme en mille morceaux.. Mais que dire de l'intense compassion qu'on ressent à l'égard de ces innocents condamnés injustement à la fleur de l'âge pour des chefs d'accusation de terrorisme totalement fabriqués; les acteurs étaient plus que convaincants, le rythme du film était stupéfiant, la musique Irlandaise des années 70' en est divine, les discussions sont énormissimes,..et pour couronner le tout, l'histoire est authentique, et c'était l'affaire qui a démasqué la corruption du système judiciaire britannique et l'a éclaté.. Ce film marque à vie.
Au nom du Père est réellement UN FILM A VOIR! aucune once de regret(s) au contraire Daniel D.Lewis y est purement et simplement magistral ! Il ne joue pas, IL EST Gerry Conlon!!! Quant à Pete Postelwaite , il incarne le Père avec pudeur et respect... tellement vrai ,on est littéralement happé par l'écran! un pur moment de Cinéma ,mettez le en tête de liste :à VOIR et/ou REVOIR
Daniel Day-Lewis illumine de sa présence magnétique ce récit d'une iniquité judiciaire mais aussi d'une initiation dramatique aux relations familiales au sein d'un contexte politique brûlant. Grâce à une mise en scène sobrement efficace ainsi qu'à une direction d'acteurs précise, l'attention du spectateur reste captée jusqu'au bout d'un film qui ne peut laisser indifférent. Un cri déchirant de colérique frustration.
Le titre fait attendre un film empreint de religion, surtout quand on sait que l’Irlande est très croyante. Mais le sujet de Sheridan, c’est que la patrie de Michael Collins était surtout très croyante en sa haine des Anglais.
Le réalisateur dublinois, ça le connaît, l’ire de l’IRA qui se casse la tête sur celle, couronnée, des voisins, aussi ne sera-t-on pas étonné qu’il sût tirer des ruelles la plus parfaite matière révolutionnaire, se plaçant au niveau de valeurs aussi sûres que Bono, Sinéad O’Connor ou Daniel Day-Lewis qui sont les trois Irlandais d’élite attachés au projet (ce dernier a obtenu la citoyenneté irlandaise l’année de sortie du film). On avance presque trop vite dans la brillante & cryptique inimitié des nations sœurs ennemies, dont on aimerait pouvoir plus longuement se délecter.
Film hyperirlandais & carcéral, Sheridan a tellement mis de sa personnalité dedans qu’on en oublie de l’étiquetter. Peut-être l’a-t-il fait à outrance : bercé par sa confiance en l’écriture, il s’est fait taper sur les doigts pour avoir trop fricoté avec l’histoire vraie, & c’est normal que ça gêne : on parle quand même de terrorisme & d’injustice historique. Toutefois, le spectateur sera indulgent, car si c’est là le coût pour un divertissement si bien dirigé sur tous les plans, il sera prêt à ne pas y accorder une confiance aveugle.
Pour une fois, Day-Lewis l’acteur total ne sort pas tellement du lot, mais c’est parce que tous les rôles sont bien montés, pas tout à fait néanmoins comme leur temps de parole qui est le second témoin, après le rythme, d’une certaine compression du script – aussi, des acteurs comme Emma Thompson sont plus relégués qu’ils ne devraient l’être, ce qui éloigne l’œuvre de la pleine réussite judiciaire qu’on attend avec l’éclatement des verdicts.
D’ailleurs, Au nom du père est particulièrement absorbant en ce qu’il est à la fois un film judiciaire & carcéral, deux genres bien distincts pour qui veut prendre la peine de les séparer, & qu’il s’adonne à la description plus qu’à l’immersion. Cela reviendrait au même si cela ne compensait pas avantageusement les raccourcis tout en faisant bénéficier l’écran de la plume de Sheridan, sensible à la construction progressive, pièce par pièce, d’une histoire qui aurait facilement pu devenir indigeste, entre tribunal, prison, drame familial & politique.
Avec les souvenirs & la non-linéarité menée par voix off, tout va bien ; ça secoue un peu mais on tient la route. Surtout, le film se ressource dans des personnages qui disparaissent tard & apparaissent tard, de quoi opérer les glissements de genre en minimisant la peine que cela fait de ne pas pouvoir mesurer ce que représentent 15 années de prison.
On est sur un meilleur film irlandais que carcéral & un meilleur film carcéral que judiciaire. Un dégradé qui est le résultat d’une écriture talentueuse mais par endroits trop résumée, & à peine aussi relevée que le promettent le thème & le casting. En revanche, il se place en quasi-référence dans l’histoire du cinéma irlandais & du cinéma historique, gonflé de plusieurs âmes d’artistes pas forcément bien emboîtées mais fortes de la volonté de bien faire.
Comme à son habitude, Daniel Day-Lewis parvient à faire d'un film très classique dans son montage un film qui sort du lot. La première partie, à suivre le jeune Gerry Conlon est captivante, avec une peinture méticuleuse des années 70 de Belfast à Londres, l'IRA qui tient la rue, les pat'def"-cheveux longs et les poches vides car pas de travail. La seconde, en prison, comporte quelques longueurs et malgré cela j'ai eu du mal à réaliser que cela avait spoiler: duré 15 ans (jusqu'à la plaidoirie de l'avocate dans le procès en appel qui insiste sur les années perdues et volées ). "Au nom du père" est un très bon réquisitoire contre l'injustice pourtant le réalisateur a pris le parti de se tourner vers les victimes (Gerry et Giuseppe Conlon) sans trop insister sur le rôle des auteurs de cette injustice (police et justice anglaises) qui sont bien entendus mis en cause mais presque comme si cela n'était que secondaire. En cela le film me parait être plus factuel qu'engagé.
Un film engagé et fort sur la justice ou plutôt l’acharnement de la justice. Il y a une puissance dans le récit et c’est effectivement dû à la conviction de l’acteur et le rôle de cet homme qui défend son père avec courage.
Revu hier soir et j'étais persuadé d'avoir mis une note et bien voilà c'est chose faite . Il y a des films immanquables et celui là en fait totalement parti . D'abord il y a le casting incroyable et après sa grande qualité est le point de vue quasi documentaire du traitement par le réalisateur . On ne quitte pas l'écran des 2 heures de la projection grâce à cette plongée dans une affaire atroce et vraie de fausse accusation . Un grand moment de cinéma .