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Film historique à la fois sobre et impressionnant, porté par Sandra Huller dans un rôle complexe et un récit tragique sur la position des femmes au XVIIeme siècle en Allemagne
Alper use de façon un peu trop fréquente du fantastique et du rêve pour tenter d’entrer dans la psyché de ses personnages, en dérive de radicalisation. Au-delà de sa forme excessivement léchée, on se passionne grâce au travail de fond d’historien qu’il a réalisé sur le sujet.
Les personnages de Stéphane Demoustier manquent souvent d’aspérités et tendent vers le cliché. Malgré ses faiblesses l’intrigue autour de son personnage principal taiseux, introverti et aux réactions à retardement, a dû charme
Rare production indé du Canada anglophone, ce premier film réussi aurait gagné à éviter cette structure avec mise en abîme dans sa deuxième partie
Un joli portrait de femme, porté par Léa Drucker toujours parfaite, conduit en une dizaine de chapitres elliptiques
On pourra reprocher à Mungiu de choisir d’opposer, en force, deux visions caricaturales, mais ce choix n’empêche pas des réflexions plus subtiles au travers d’un récit habilement construit
Hamaguchi installe son cinéma humaniste dans un EPHAD français et nous livre une réflexion philosophique profonde et émouvante.
Modèle de créativité et de drôlerie gay à la française, ce film d’animation français est un très sympathique divertissement
Arthur Harari signe une adaptation captivante et intelligente de la BD de son frère (son autre frère a l’image)
Film très engagé et documenté à hauteur d’enfants sur les persécutions ultra-violentes contre les rohingyas apatrides et forcés à fuite.
Adaptation d’une pièce de théâtre de Bernard-Marie Koltès, le film fait l’objet d’un important travail de mise en scène de Claire Denis. Malgré son côté suranné on sort imprégné de son ambiance.
Une jeune troupe d’acteurs efficace menée par Félix Lefebvre et la jeune Anja Verderosa formant un couple intéressant que tout oppose. Quelques maladresses scenaristiques qui n’empêche pas le film d’être touchant et subtile
Un premier film primé à un certain regard par un prix de la jeunesse mérité pour ses dialogues efficaces et ses personnages jurassiens attachants.
Très beau film à la mise en scène élégante, Joachim Trier dresse un portrait de famille poignant en particulier dans la relation entre les deux sœurs dont le père metteur en scène, quoiqu’admirablement joué apparaît un brin excessif dans sa caractérisation pour atteindre les objectifs tragiques du récit.
Film de genre parmi les genres du tueur en série de touristes en Australie, doublé du film de requin, ce film tire son épingle dans l’inventivité des rebonds qui confinent les personnages dans les situations les plus désespérées.
Un petit côté bergmanien dans cette rencontre improbable et ce rapprochement de la jeune fille incarnée par Paula Beer, avec cette femme mystérieuse, pour ne rien dévoiler. Petzold est juste et intelligent dans son écriture
Grande fresque boursouflée sur un sujet qui avait tout pour passionner: dynasties familiales, rivalités fraternelles, hommage au théâtre traditionnel kabuki. La forme poussive et caricaturale penche plus du côté d’un lourd biopic américain que de la subtilité et de l’humilité du cinéma japonais.
Magnifique film nigérian qui nous embarque avec ce père et ses deux enfants dans une grande aventure depuis la campagne où ils vivent vers la ville de Lagos. Une photo grandiose, et une mise en scène au plus près des gens et des petits détails de la vie bouillonnante dans ce contexte de crise démocratique dans les années 90.
Ce film fait un peu écho à Meteors dans cette même compétition Un Certain regard, en s’intéressant à des profils en marge de la société, comme prédestinés à la déchéance.
Malgré toute la bienveillance de Scarlet Johansson pour son héroïne et une jolie entrée en matière, le récit de ce mélo poussif tombe dans tous les travers possibles
Un « Brutalist » français, ou plutôt un grand portrait d’un architecte danois méconnu, comme l’annonce le titre. Stéphane Demoustiers s’amuse à reconstituer avec talent et sur un ton parodique les grands travaux mégalo sous Mitterrand
Après le très bon Petit Paysant, la déception est forte. Malgré certaines scènes fortes et des dialogues savoureux, surtout lors des confrontations avec la justice ou l’administration, l’immaturité des deux protagonistes tend vers la caricature.
Pour l’apprécier il faut sans doute se laisser emporter dans cet hommage au cinéma chinois aux récits multiples et poétiques. On pense parfois à Holly Motors. Bi gan nous délivre également ses époustouflants plans séquences dont il a le secret.
Après son très bon La Nuit du 12, Dominik Moll repart explorer le monde de la police, et cette fois-ci décortique son dossier avec rigueur et documentation à charge depuis le point de vue de la police des polices dans le contexte des violences lors de la crise des gilets jaunes. Son heroine est magnifiquement interprétée par Léa Drucker.
Étonnante réunion de grands acteurs avec une Jodie Foster à contre emploi tour à tour psychiatre et enquêtrice drôle et perturbée. On suit avec amusement ses confrontations avec Auteuil, Lacoste, Efira et Amalric
Une ouverture relativement prometeuse, et puis… un petit jeu cluedo en huit clos d’une vacuité consternante
Un film ambitieux qui met du temps à se mettre en place. Le spectateur se fait astucieusement embarqué avec son comédien personnage principal dans des enjeux qui le dépassent
Impressionnante maîtrise formelle pour enchevêtrer intelligemment les époques dans une mise en scène austère mais marquante
Grand film d’une inventivité et d’une virtuosité de mise en scène exceptionnelles. Un polar dont la verve fait penser à Tarantino ou les frères Cohen sur fond de carnaval brésilien
Fidèle à son écriture au cordeau, Panahi livre une nouvelle fable humaniste. Son puissant dénouement mérite toute l’attention que la Palme d’or va lui procurer.
Le regard porté sur son héroïne est sensible et juste. La direction d’actrice et la mise en scène naturaliste sont maîtrisées mais n’atteignent pas encore l’intensité des sommets des films de Kechiche
Au-delà des sympathiques numéros d’acteurs - Laurent Lafitte en tête - le film n’apporte pas beaucoup plus d’analyse qu’un article de Paris Match
Formellement sobre et efficace, le sujet est trop faible pour permettre à Fukada d’élever son film à la hauteur de certains de ces précédents films tels que Harmonium ou Hospitalité
Visuellement magnifique, enchanteur pour un jeune public, prometteur film d’aventure, on espérait un récit plus fourni pour un public adulte
Puissant pamphlet sur la répression des révoltes Iraniennes, on salue le courage et l’engagement du réalisateur et de l’ensemble des contributeurs de ce film pour ce scénario poignant écrit au cordeau
A la fois un peu documentaire, un peu fiction autobiographique, de l’aveu du réalisateur il s’agit plutôt d’un essai sur les grand chocs de spectateur, sur son histoire du cinéma, et sur le réalisateur en devenir qu’il était.