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Douches froides
Douches froides
3,5
Publiée le 19 janvier 2011
Le film est en grande partie un flash-back. Mickael prépare puis présente sans conviction ses réflexions lors d’un oral du Baccalauréat. En voix off il nous confie de façon penaude que ces trois derniers mois l’ont vu sacrément déconner. Long-métrage que j’ai ressenti comme une chronique adolescente et sociale, "Douches froides" ne m’a pas laissé indifférent. Son personnage central a beau être ce judoka de dix-sept ans, celui de sa petite amie Vanessa possède à mon sens plus de profondeur et de maturité. Et notre cœur balance constamment pour elle. Salomé Stévenin se révèle troublante. Johan Libéreau convient parfaitement pour le rôle, on a juste du mal à se ranger du côté de Mickael. A l’écoute de lui-même, il semble progressivement perdre de vue ce qui compte et s’en mordra les doigts. Mais on se construit également sur nos erreurs, et le proverbe "Il faut que jeunesse se passe" n’existe pas sans raison. Par moment on sent bien le petit grain d’insouciance caractérisant cette période de la vie (séquence avec l’appareil photo). On ne saurait oublier de mentionner quelques scènes d’une réelle sensualité. Ce garçon d’un milieu modeste et Clément Steiner, le fils d’un couple bourgeois, se retrouvent réunis par le sport. L’opposition marquée entre les familles offre un contraste saisissant. Chacune regarde finalement l’autre avec une curiosité amusée, puis tout le monde reste à sa place. J’ai relevé un affreux faux raccord au début, on voit en effet Vanessa se retourner deux fois devant le tableau lors d’un changement de plan. Pour son premier long-métrage, Antony Cordier livre une œuvre intéressante, parfois légèrement maladroite mais touchante.