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Le film est en grande partie un flash-back. Mickael prépare puis présente sans conviction ses réflexions lors dun oral du Baccalauréat. En voix off il nous confie de façon penaude que ces trois derniers mois lont vu sacrément déconner. Long-métrage que jai ressenti comme une chronique adolescente et sociale, "Douches froides" ne ma pas laissé indifférent. Son personnage central a beau être ce judoka de dix-sept ans, celui de sa petite amie Vanessa possède à mon sens plus de profondeur et de maturité. Et notre cur balance constamment pour elle. Salomé Stévenin se révèle troublante. Johan Libéreau convient parfaitement pour le rôle, on a juste du mal à se ranger du côté de Mickael. A lécoute de lui-même, il semble progressivement perdre de vue ce qui compte et sen mordra les doigts. Mais on se construit également sur nos erreurs, et le proverbe "Il faut que jeunesse se passe" nexiste pas sans raison. Par moment on sent bien le petit grain dinsouciance caractérisant cette période de la vie (séquence avec lappareil photo). On ne saurait oublier de mentionner quelques scènes dune réelle sensualité. Ce garçon dun milieu modeste et Clément Steiner, le fils dun couple bourgeois, se retrouvent réunis par le sport. Lopposition marquée entre les familles offre un contraste saisissant. Chacune regarde finalement lautre avec une curiosité amusée, puis tout le monde reste à sa place. Jai relevé un affreux faux raccord au début, on voit en effet Vanessa se retourner deux fois devant le tableau lors dun changement de plan. Pour son premier long-métrage, Antony Cordier livre une uvre intéressante, parfois légèrement maladroite mais touchante.