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Darkman
Darkman
3,0
Publiée le 19 janvier 2011
Une douzaine d’années avant le succès international de son "Spider-man", Sam Raimi en avait déjà la recette. Ce "Darkman", relativement méconnu, en est la preuve éclatante puisque les ressemblances (visuelles comme scénaristiques) entre les deux films finissent par s’enchaîner. Indiscutablement, ce réalisateur impose sa patte sur son cinéma : si dans "Spider-man" on retrouvera "Darkman", ça sera également le cas dans "Evil Dead 3" au travers de certains curieux mouvements de caméra (les flèches remplaçant les clous).
Cette histoire dans la grande lignée des trames de comics maintient l’intérêt, d’autant que le film est plutôt court pour le genre. Un scientifique travaille sur la régénérescence de peau et parvient à la synthétiser. Photosensibles, les cellules ne sont plus stables au bout de 99 minutes, on sait déjà que ça sera un handicap pour notre héros en devenir.
Si la scène d’ouverture ne présente que peu d’utilité, on y entrevoit cependant quelle collection bien particulière fait Durant. Le début du film n’est pas formidable avouons-le, et l’esthétique des images numériques ferait presque regretter que ce long-métrage n’ait pas vu le jour quelques années plus tard. Les maquillages sont quant à eux convaincants. Après l’événement déclencheur, à mi-chemin entre ce qui arrive à Spawn et au Joker, la vengeance de Peyton peut commencer. Non sans ingéniosité, méthodisme et humour cruel. La douleur psychologique du personnage, décuplée par l’absence de douleur physique, est bien rendue.
Respectant dans un premier temps les codes inhérents aux films de super-héros, avec un gentil au bonheur injustement gâché et des méchants sans cœur qui ne savent pas tirer (à croire qu’ils le font exprès !), "Darkman" joue la carte de l’audace lors de son épilogue. Le dernier plan est magistral.