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Si dans Mademoiselle Fifi et La Malédiction des hommes-chats, Robert Wise se contentait de reprendre les manettes de films destinés à d'autres metteurs en scène, il est avec Né pour tuer (Born to kill) en pleine possession de ses moyens et livre un véritable chef d'oeuvre du Film noir. Adapté du roman Deadlier Than the Male de James Gunn, ce sixième film de Robert Wise, farouchement critiqué par les ligues de vertu lors de sa sortie dans ...
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Robert Wise a commencé comme coursier pour les studios RKO au début des années 30. Chargé de porter les bobines entre les salles de montage et de projection, il devient petit à petit l'un des monteurs les plus demandés en 1939. Ayant fait ses armes aux côtés d'Orson Welles sur Citizen Kane et La Splendeur des Amberson, Robert Wise se retrouve aux commandes d'un petit film destiné à célébrer la Résistance française sous l'Occupation ...
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Dernier opus de la saga Vixens, UltraVixens (1979, Beneath the Valley of the Ultra-Vixens en version originale) marque l'essoufflement net du cinéma de Russ Meyer, même si le cinéaste en a encore sous le capot et les femmes dans le soutien-gorge. Russ Meyer est visiblement devenu incontrôlable et livre un fourre-tout visuel et acoustique dans lequel les femmes sont devenues elles-mêmes des caricatures des anciennes poupées gonflables vues ...
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Emballés par leur collaboration sur Rapt en 2009, Yvan Attal et Lucas Belvaux se retrouvent pour 38 témoins, adapté du roman de David Decoin, Est-ce ainsi que les femmes meurent ?, sorti en 2009 aux éditions Grasset et Fasquelle. Malgré une réussite plastique irréprochable et une exploitation plaisante des rues du Havre, force est de constater que 38 témoins, neuvième film de Lucas Belvaux, n'a pas la même force des précédentes ...
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La comédienne Sylvie Testud avait déjà réalisé un court-métrage en 1998, Je veux descendre, dans lequel elle dirigeait Elodie Bouchez. Il aura donc fallu plus de douze ans pour qu'elle signe son premier long-métrage, La Vie d'une autre, adapté du roman de Frédérique Deghelt. Malheureusement, si le postulat de départ était attractif, rien ne fonctionne du début à la fin, autant dans la comédie que dans la partie dramatique. Juliette ...
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Une voix-off l'annonce dès les premiers plans : « Bienvenue à la violence. Alors qu'elle se cache sous de nombreuses apparences, sa préférence reste toujours pour le sexe. La violence dévore tout ce qu'elle touche, son appétit vorace est rarement satisfait. Examinons donc cette dangereuse et maligne création. Examinons donc cette nouvelle race, qui habite et se nourrit dans la peau complaisante de la femme. Cette nouvelle race de rapace ...
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Né en Israël, Oren Moverman a servi pendant quatre ans dans l'infanterie de l'armée israélienne. Ayant co-signé le scénario du « biopic » de Bob Dylan, I'm Not there, réalisé par Todd Haynes en 2007, il passe derrière la caméra et signe avec The Messenger, un premier long-métrage ambitieux, émouvant, réaliste, complexe et bien écrit. Prenant pour thème les Casualty Notification Officers, autrement dit les messagers qui ont pour ...
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Révélé par la série culte That '70s Show, Topher Grace a ensuite enchainé les apparitions dans Trafic de Steven Soderbergh, Le Sourire de Mona Lisa de Mike Newell et donné du fil à retordre à Spider-Man dans le troisième film de Sam Raimi. Il produit et interprète Une soirée d'enfer, comédie nostalgique des années 80 qui paraît certes très (trop ?) sage aujourd'hui, presque anachronique, mais qui sous ses allures kitsch révèle ...
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Motor Psycho mis en scène, écrit, photographié, monté et produit par Russ Meyer, n'est certes pas aussi connu que Faster pussycat, Kill...Kill ! mais demeure un fleuron du genre. Dans un superbe N&B, le pape de la sexploitation invite les spectateurs dans un coin paumé de la Californie pour un festival dévastateur de sexe, d'action, de violence et d'humour, tel une transposition de Bip Bip et Coyote où les motards remplaceraient Wile ...
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Il n’est jamais trop tard pour redorer le blason du célèbre Vixen, réalisé par Russ Meyer à la fin des années 60. Le réalisateur, scénariste et photographe américain avait alors à son palmarès quelques œuvres s’inscrivant dans le genre « nudie » et ses triomphes commerciaux l'avaient aidé à financer lui-même Le Désir dans les tripes et Faster, Pussycat! Kill! Kill !, réalisés tous en 1965. Il y abordait déjà le thème de ...
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Fils du pionnier de l'animation Max Fleischer (producteur de Popeye et de Betty Boop), Richard Fleischer tente d'abord de devenir comédien mais se retrouve rapidement dans la salle de montage pour s'occuper des films d'actualités pour la RKO. Après quelques courts-métrages remarqués en tant que réalisateur, Richard Fleischer se voit confier quelques séries B. C'est le cas d'Assassin sans visage, remarquable Film noir d'une heure montre en ...
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Dernier film allemand de Friedrich Wilhelm Murnau, qui allait s'envoler pour les Etats-Unis pour réaliser L'Aurore, Faust, une légende allemande, mis en scène juste après Le Dernier des hommes et Tartuffe, demeure non seulement l'un des plus grands films de son auteur, mais également l'un des plus beaux de l'Histoire du cinéma. A l'apogée de sa carrière, le cinéaste allemand signe peut-être son oeuvre la plus graphique, faisant appel ...
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Après La Grande farandole (1939), le réalisateur Henry C. Potter (Hellzapoppin) retrouve Fred Astaire pour Swing Romance (Second Chorus en VO). Ce film méconnu, que Fred Astaire considérait comme le pire qu'il ait jamais fait, ne manque pourtant pas de charme. La délicieuse Paulette Goddard tient la dragée haute à ses partenaires et le génial Burgess Meredith, qui venait de triompher dans l'adaptation de l'oeuvre de John Steinbeck, Des ...
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On prend des gants avec la mort alors que c'est la chose la plus humiliante qui soit. Husbands est certes le premier film en couleur de John Cassavetes mais aussi et surtout la première collaboration du réalisateur avec Peter Falk et Ben Gazzara qui deviendront par la suite deux de ses comédiens-fétiches. Cette comédie sur la vie, la mort et la liberté n’a pas pris une ride en plus de quarante ans et force est de constater que le cinéma ...
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Récompensée par le Prix spécial au Festival de Berlin, Le Christ interdit, oeuvre cinématographique unique de l'écrivain Curzio Malaparte, de son vrai nom Kurt Erich Suckert, demeure singulière et surtout un bel objet de cinéma. Précédé par sa réputation sulfureuse en raison de son passé idéologique, fasciste puis antifasciste, l'écrivain de Kaputt (1944) et La Pelle (1949), décide de profiter de l'essor cinématographique italien ...
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Avec The Private affairs of Bel Ami, Albert Lewin retrouve pour la troisième fois le comédien George Sanders avec qui il avait déjà collaboré sur The Moon ans Sixpence et surtout Le Portrait de Dorian Gray. L'acteur britannique livre ici une de ses plus remarquables prestations et s'impose comme le plus grand Bel Ami de l'Histoire du cinéma. Qui plus est, Albert Lewin réalise ici la plus grande adaptation du roman de Guy de Maupassant, le ...
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Aucun film de John Ford ne fut autant acclamé et récompensé que Le Mouchard. Triomphe commercial et artistique, récompensé par 4 Oscars ( Meilleurs acteur, réalisateur, scénario, musique) en 1935, ce chef d'oeuvre et classique du cinéma américain inspiré du roman de Liam O'Flaherty, audacieux et engagé, expérimental pour l'époque, respectant une unité de temps et de lieu (une nuit, une rue), résume à lui seul le cinéma de John ...
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Farce picaresque, critique sociale provocatrice, drame érotique teinté de surréalisme où éclate la beauté de Penelope Cruz dans son premier rôle au cinéma, Jambon, jambon de Bigas Luna est l'un des films espagnols majeurs du cinéma ibérique des années 90. On pense bien évidemment au cinéma de Pedro Almodóvar, mais Jambon, jambon demeure encore plus corrosif, plus cru et surtout plus drôle. Les comédiens débordent de sensualité ...
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Un an après le triomphe du Mouchard récompensé par 4 Oscars (dont meilleurs acteur et réalisateur), John Ford prend la direction d’une très importante production au budget colossal, Marie Stuart, adaptée de la pièce de Maxwell Anderson, Mary of Scotland. Dans l’espoir de la faire revenir sur le devant de la scène après l’échec cinglant de Sylvia Scarlett en 1935, Katharine Hepburn obtient le rôle titre et s'y révèle ...
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Deux ans avant de rentrer dans l'Histoire du cinéma avec Le Voleur de bicyclette, Vittorio De Sica réalise avec Sciuscià l'un des premiers grands films du Néoréalisme italien. Témoin direct de la misère sociale, Sciuscia se situe délibérément loin d'un cinéma sophistiqué avec des acteurs et des décors choisis pour leur apparente simplicité. Récompensé par l'Oscar du meilleur film étranger en 1947, ce chef d'oeuvre épuré et ...
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Premier western du cinéaste américain d'origine austro-hongroise André De Toth, Ramrod, plus connu dans nos contrées sous le titre Femme de feu impose la maîtrise technique du cinéaste et pose les bases de ses grands classiques et chefs d'oeuvre à venir. Si la mise en scène demeure impressionnante c'est surtout l'importance accordée au personnage féminin principal interprété par l'épouse du cinéaste, Veronica Lake, qui donne au film ...
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Le Couteau dans l'eau, premier long-métrage réalisé par Roman Polanski en 1962, a littéralement sonné le glas du cinéma polonais classique. Premier film à s'éloigner des contraintes du réalisme social liées à la politique du pays, cette oeuvre en apparence simpliste, demeure un superbe objet de cinéma, certes non dépourvu de menus défauts (l'approximation de l'interprétation par exemple), mais qui subjugue par son étonnante ...
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Après Le Couteau dans l'eau, son premier long-métrage très remarqué nommé à l'Oscar du meilleur film étranger, Roman Polanski réalise Répulsion, pierre angulaire de sa filmographie à venir, récompensé par l'Ours d'argent au festival de Berlin. Avec une tension permanente, une mise en scène aussi virtuose qu'implacable, porté par la beauté froide et inquiétante de Catherine Deneuve qui venait d'exploser en France avec Les ...
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En 1897, Jack London s'embarque pour participer à la ruée vers l'or du Klondike. Atteint du scorbut, rapatrié, l'écrivain entreprend la rédaction d'une histoire s'inspirant de son expérience dans le Grand Nord canadien. L'Appel de la forêt est un triomphe en 1903. Cinq ans plus tard, le roman connaît une première adaptation grâce au réalisateur D.W. Griffith. Il faudra attendre près de trente ans pour qu'une nouvelle transposition ...
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Robert Guédiguian fait son retour au cinéma populaire dans le sens noble du terme. Prenant comme départ le poème de Victor Hugo, Les Pauvres Gens (extrait de La Légende des siècles), le réalisateur de Marius et Jeannette signe une oeuvre solaire où l'élan de bonté et l'excès de coeur font du bien dans le cinéma français. En mettant ainsi l'homme et la femme à égalité dans la générosité, Robert Guédiguian fait avec Les Neiges ...
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Nuit blanche confirme que le film noir français se porte décidemment à merveille. Remarqué avec Les Frères Sœur et Cravate club, le réalisateur Frédéric Jardin retrouve l’univers du huis-clos mais délaisse la comédie au profit d’une intrigue sombre où se démènent flics ripoux, dealers et un patron de boite mafieux. Nuit blanche est un thriller se déroulant presque uniquement dans la cadre d’une discothèque branchée, pendant ...
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Après la décevante Fille du RER, André Téchiné revient en pleine forme avec Impardonnables, adapté du roman de Philippe Djian. Le cinéaste parvient à transcender cette œuvre de commande en se penchant avec radicalité sur la multiplicité des personnages, tous traités avec égalité, en entrecroisant leurs histoires respectives dans une Venise magnifiée par la photo de Julien Hirsch, véritable élément narratif et échappant ...
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Après Le Labyrinthe des passions, Matador, seconde collaboration entre Antonio Banderas (Goya du Meilleur second rôle masculin en 1987) et Pedro Almodovar, demeure l'une de leur plus troublante association à ce jour. Le cinéaste espagnol fait un état des lieux des comportements humains où la mort et le désir s'entremêlent, où un jeune homme doit apprendre à tuer pour apprendre à vivre. Pour Pedro Almodovar, la mort est un élément ...
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25 ans après sa sortie dans les salles, Angoisse de Bigas Luna demeure une grande expérience cinématographique, viscérale, claustrophobe, étouffante et obsessionnelle, dont on ressort véritablement exténué. En multipliant les fausses pistes et en adoptant un ton à mi-chemin entre le surréalisme et le film d'horreur, le cinéaste espagnol invite le spectateur à entrer dans un film interactif rappelant le cinéma de Brian de Palma (on ...
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Avec Le Convoi des braves réalisé en 1950 (mais sorti en France 14 ans plus tard), John Ford retrace la grande épopée de l'Ouest en se focalisant sur l'odyssée d'un groupe de mormons en route vers la Terre Promise. Comme le réalisateur aimait le répéter « Je suis un paysan qui fait des films de paysan ». Porté par des comédiens fidèles à John Ford, des chansons traditionnelles et parsemé de paysages magnifiques, Le Convoi des ...
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Avec ce troisième long-métrage, Luchino Visconti dénonce la cruauté du milieu du cinéma tout en dressant le portrait d'une Italie dévastée par l'après-guerre. Porté par la fantastique et intense interprétation d'Anna Magnani, Bellissima demeure pourtant un film méconnu du réalisateur de Mort à Venise, peut-être parce-qu'il n'est pas le véritable instigateur de ce projet. Pourtant, Luchino Visconti transcende cette oeuvre de ...
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Après avoir connu l’un de ses plus grands succès avec Règlements de comptes, Fritz Lang retrouve les comédiens Gloria Grahame et Glenn Ford pour le compte de la Columbia en réalisant le remake du film de Jean Renoir, La Bête humaine. Après La Rue rouge en 1945, c’est la deuxième fois que le cinéaste allemand s’inspire d’une œuvre du metteur en scène français. Plus qu’une nouvelle adaptation du roman d’Emile Zola, nous ...
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Le générique indique que La Femme à abattre a été réalisé par Bretaigne Windust. En réalité, Raoul Walsh a été appelé à la rescousse pour reprendre le film en main, remplaçant au pied levé le réalisateur tombé gravement malade. La Femme à abattre demeure un thriller moderne et implacable (la tension de L'enfer est à lui n'est pas loin), inspiré d'un fait divers réel survenu au début des années 40. Si le film est en effet ...
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Présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2011, ce documentaire réalisé par Michael Radford (Le Facteur, Le Marchand de Venise) rend un hommage exceptionnel au musicien français Michel Petrucciani (1962-1999), illustré par des images d''archives et d'interviews du pianiste de jazz, de ses anciens collaborateurs et de ses proches, dont son fils atteint comme lui d' ostéogénèse imparfaite. Film de commande - Michael Radford ...
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Trois ans après Le Voleur de bicyclette, le réalisateur Vittorio De Sica retrouve Cesare Zavattini pour Miracle à Milan en 1951. Reprenant les partis-pris du néoréalisme (les acteurs professionnels côtoient des non professionnels, Milan est en pleine mutation) pour leur cinquième collaboration, le tandem les applique cette fois pour une fable adaptée du roman de l'écrivain intitulé Toto le Bon. Accueilli froidement à sa sortie où il ...
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Après les surprenants Il Divo et L’Ami de la famille, Paolo Sorrentino signe avec This must be the place, un premier film en anglais tout aussi singulier, en offrant à Sean Penn un rôle atypique dans lequel il se fond à merveille.Tourné entre l’Irlande et les Etats-Unis, This must be the place s’impose comme un voyage introspectif, un road-movie existentialiste, un roman d’apprentissage d’un jeune homme de plus de 50 ans, candide ...
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