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Laure Calamy illumine littéralement l'écran, elle est de tous les plans. Sa condition de femme, de mère, de prostituée, elle joue tout avec un naturel exaltant et désarmant. Autour d'elle, un écrin de réalisation travaillée mais qui ne se regarde pas le nombril, un parti pris réaliste mais pas misérabiliste. C'est simple, c'est beau, c'est dénué de tout jugement, et ça fait sacrément du bien au cinéma français.
Dans la continuité d’Avengers : Endgame, Spider-Man revient avec un nouveau visage (Tom Holland, hyper attachant), un nouveau personnage (Mysterio, inattendu Jake Gyllenhaal), et un défi de taille : succéder à Tony Stark en tant que patron des Avengers. On ne boude pas notre plaisir dans cet épisode au parti pris clairement teen-movie, suivant un scénario simplissime, mais où l’on se marre vraiment autant que l’on suit avec un ...
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Thierry Demaizière, avec sa pudeur et son humanité habituelles, nous plonge au cœur de Lourdes, où viennent défiler toutes les souffrances, tous les espoirs, portés par une foi qui reste comme l’ultime rocher. Croyant ou non, c’est avec une profonde émotion que l’on suit le pèlerinage de ces âmes blessées dans un concentré, pesant et bouleversant, d’humanités. Réussi sur sa forme autant que par les réflexions qu’il ouvre, ...
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Pendant que certains opposent « les gays » et « les homos », d’autres rassemblent au cinéma la communauté LGBT dans sa diversité et son ouverture.
Inspiré de l’histoire de la véritable équipe éponyme, Les crevettes pailletées nous embarquent dans leur road trip totalement folle, drôle et déjanté, plein de tendresse, d’autodérision, assumant et se jouant des clichés queer, quitte à vouloir cocher toutes les cases, et ...
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On replonge avec plaisir dans les tubes immenses qui ont forgé la légende, en vivant notamment des scènes de concert époustouflantes, grâce à l’interprétation plus vraie que nature de Rami Malek. Mais démonstratif au possible avec sa narration didactique, Bohemian Rhapsody reste un biopic bien sage, pas vraiment à la hauteur de son flamboyant héros, si bien que l’on ne s’ennuie pas vraiment, mais que l’on ne décolle vraiment ...
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Après « Hippocrate » et « Médecin de campagne », qui ne m’avaient pas emballé, Thomas Lilti poursuit sa saga médicale (inspirée de sa propre histoire). « Première année » a des vertus documentaires indéniables, mais la réalisation reste, comme ses précédents films, aussi scolaire que ses deux attachants héros.
Instructif, pas déplaisant mais pour le cinéma, on repassera.
Instructif, pas déplaisant mais pour le cinéma, on repassera.
Bacri, Lauby, Paradis, Cottin, Deladonchamps, réunis autour d’une histoire de famille, en avant-première avec l’équipe du film, ça partait TRÈS bien.
Mais très vite le rythme manque et l’ensemble sonne faux, avec des personnages déjà vus et revus pour les uns, ou à l’originalité ratée pour les autres qui, se voulant drôles ou perdus, nous laissent perplexes dans cette famille artificielle où l’émotion est fabriquée avec ...
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Le retour, enfin, d’une belle œuvre de cinéma français (présentée en compétition ce soir à Cannes) comme je n’en serai jamais rassasié.
Christophe Honoré, que j’avais laissé avec Les chansons d’amour et Les bien-aimés, filme à merveille les rencontres, la délicatesse des sentiments, les corps qui s’entremêlent, l’espièglerie de dialogues sur la vie, l’amour, les états d’âmes. Magnifiquement écrit, porté par ...
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Le papa d’E.T. et Jurassic Park revient à ce qu’il fait de mieux : le bon gros divertissement régressif 100% plaisir, visuellement ultra riche, qui se regarde avec des amis et un énorme seau de pop corn (bien qu’on ne le répètera jamais assez : il est INTERDIT de manger du pop corn PENDANT le film).
Ultra générationnel, Ready Player One est une orgie de sucrerie pour les geeks et les enfants des 80’s, plein de références ...
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Attention, grosse claque.
Pour son premier film (!), Xavier Legrand ne nous livre pas tant un drame qu’un thriller psychologique éprouvant à la tension croissante, qui nous laisse scotchés au siège, le souffle coupé. Un (très) grand film français totalement maîtrisé où tout est parfaitement posé, dépeint, suggéré, où rien n’est superflu, novateur dans sa forme, à l’interprétation magistrale.
Une expérience de cinéma ...
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Sara Forestier passe derrière la caméra, et grand bien lui en a pris. Elle est brillante mais bègue, il roule des mécaniques mais il est analphabète et crèverait plutôt que lui avouer. Et quand ces deux êtres abîmés par une histoire familiale déchirée se télescopent, sur une musique de Christophe à tomber, ça fait boum boum dans nos petits cœurs.
Anne Fontaine adapte le roman autobiographique d’Edouard Louis « En finir avec Eddy Bellegueule », avec une construction faite de flashbacks. L’histoire est forte. L’interprétation des deux comédiens Finnegan Oldfield (Marvin adulte, probable nomination pour le Cesar du meilleur espoir) et Jules Porier (Marvin enfant) est magistrale, le charme de Charles Berling, et d’Isabelle Huppert dans son propre rôle, est magnétique. Dommage ...
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N’ayant rien à perdre, Edith décide de larguer les amarres et partir se redécouvrir au Maroc, où elle décide d’être reclassée plutôt que d’être licenciée lorsque son usine est délocalisée.
Le choc culturel est rude, le regard du réalisateur Gaël Morel optimiste néanmoins dans ce drame intime et social dont le pitch n’est pas sans rappeler Crash Test Aglaé, il y a quelques semaines à peine. L’interprétation de Sandrine ...
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Malgré un scénario original et une interprète charismatique, la réalisation enchaîne les poncifs du film d'anticipation dystopique à la Hunger Games and co, avec toutes les scènes vues et revues du genre. Next.
Après avoir filmé l'ennui et la mélancolie avec brio (Virgin Suicides, chef d'œuvre absolu pour son premier film) comme avec paresse (Somewhere), Sofia Coppola reste dans l'exploration du désir féminin avec un casting 4 étoiles (Colin Farrell, Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning).
Sauf qu'à ralentir, c'est le spectateur qui s'ennuie ferme dès les premières minutes.
C'est indéniablement beau, mais tellement interminable ...
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Attention, très grand film.
On rit, on pleure, on est pris aux tripes, bouleversés par ce combat porté par l'urgence et la colère pour éveiller les consciences, éblouis par ces comédiens débordants de naturel, dans une mise en scène qui l'est tout autant.
Grandiose.
On rit, on pleure, on est pris aux tripes, bouleversés par ce combat porté par l'urgence et la colère pour éveiller les consciences, éblouis par ces comédiens débordants de naturel, dans une mise en scène qui l'est tout autant.
Grandiose.
Trois points de vue (les airs, la mer, la terre), trois espaces temps qui s'entremêlent, comme à l'habitude du réalisateur, si bien qu'on s'y perd un peu parfois. Christopher Nolan revient avec son flot d'images grandioses et de musique omniprésente, parfois saoulante, dans un déluge d'images de guerre.
Sauf qu'à coup de grand spectacle, il en oublie de creuser toute histoire humaine et l'on ne sait finalement pas grand chose de l'histoire ...
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Ce qui s'annonçait comme un film de zombies novateur avec pour point de départ un centre pour enfants contaminés s'étiole sur la longueur et ressemble au final a un long épisode de The Walking Dead, qui manque de rythme et d'originalité, avec un final totalement raté.
Au moins, c'est bien filmé, mais rien de nouveau dans le genre.
Au moins, c'est bien filmé, mais rien de nouveau dans le genre.
L'histoire de l'ascension de Heydrich, cerveau de la solution finale, puis la fomentation de son assassinat par la Résistance.
Un sujet passionnant, dont la force est plombée par son traitement esthétisant et romancé, un casting plutôt réussi mais dont l'anglais enlève toute crédibilité, et un ensemble lisse qui m'a laissé totalement indifférent.
Un sujet passionnant, dont la force est plombée par son traitement esthétisant et romancé, un casting plutôt réussi mais dont l'anglais enlève toute crédibilité, et un ensemble lisse qui m'a laissé totalement indifférent.
Ce qui nous lie, c'est avant tout l'histoire d'une très belle fratrie, des personnages ultra attachants et magnifiquement interprétés, avec une mention spéciale à Ana Girardot, éblouissante de naturel.
Un effet "madeleine de Proust" qui fonctionne à pleins tubes pour qui a eu des frères et sœurs et/ou passé une partie de son enfance à la campagne. Un film sur les racines, la famille, les choix de vie, qui ne déborde pas d'originalité ...
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Coup de foudre pour cet OVNI cinématographique, roadtrip intergénérationnel entre la réalisatrice Agnès Varda et le street artist JR, qui arpentent les villages au gré du hasard - mais pas que - pour y célébrer les Gens, dans un superbe projet artistique.
Un bijou d'humanité, écrin du lien social et de la ruralité, qui déborde de grâce et de poésie, pour un moment ciné dans lequel le temps semble s'être suspendu.
Un bijou d'humanité, écrin du lien social et de la ruralité, qui déborde de grâce et de poésie, pour un moment ciné dans lequel le temps semble s'être suspendu.
Dans l'Angleterre rurale du 19ème, Lady MacBeth, jeune épouse d'un Lord qu'elle n'a pas choisi, s'acoquine avec le palefrenier.
Peu de musique, beaucoup de plans fixes, un montage à la serpe, on comprend dès les premières minutes que l'on ne va pas franchement se marrer. Mais l'âpreté formelle se prête parfaitement à l'exploration de l'ennui, la passion, la folie, la violence qui montent progressivement. Un film plutôt exigeant donc, ...
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Mr et Mme Adelman a pour lui l'histoire d'une relation espiègle et attachante, le charme et les limites de Nicolas Bedos, un sens de la formule et des dialogues savoureux, un sens de la provocation tout à fait assumé.
Lequel tombe un peu à plat à cause d'une narration scolaire et d'une voix off envahissante, d'un jeu approximatif qui sonne faux, et d'un rythme inégal.
S'il séduit par moments, le couple glamour et piquant à la ville ...
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On nous annonçait le retour en grande forme de M. Night Shyamalan, réalisateur de 6ème Sens, après une longue décennie de déceptions, dans un thriller psychologique en huis clos.
On reconnaît la patte du réalisateur dans la forme avec de beaux plans bien léchés, et l'exploration des multiples personnalités ouvre des perspectives intéressantes, bien que seules 4 soient explorées, loin des 23 annoncées. La prestation de James McAvoy ...
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Voilà le coup de coeur de ce début d'année. L'histoire vraie de Saroo, 5 ans, dans l'Inde des années 80, perdu dans un train qui l'emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille, où il sera adopté par un couple d'Australiens. Devenu adulte, il cherchera avec obsession son village natal sur Google Earth.
Ce dérivé de Slumdog Millionnaire (avec qui il partage le même acteur principal) nous replonge dans une Inde ...
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Dès la première scène, le ton est donné : on rentre plein de délectation dans un monde Hollywoodien d'avant qui fera plaisir aux fans de cinéma. L'histoire d'amour est classique, manque un peu d'épaisseur mais là n'est pas l'important, La La Land est une ode à la bonne humeur, qui vous emporte dans un tourbillon de couleurs, de mélodies, de jolis plans qui donnent envie de rentrer dans l'écran et partager ces beaux moments.
Il ravira ...
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Intelligent, drôle, poétique, émouvant, sensible. Quand un film d'animation vous met les larmes aux yeux, c'est que c'est une sacrée réussite. Dire que j'ai failli passer à côté de cette pépite...
Quelle claque !
Un sujet passionnant sur le langage, un drame intime au cœur d'une problématique mondiale.
Un vrai film de cinéma, sensoriel, complexe, une photo, un scénario, une atmosphère, ces moments où tu es scotché à l'écran devant la beauté et l'intensité du moment.
Coup de foudre 2016.
Un sujet passionnant sur le langage, un drame intime au cœur d'une problématique mondiale.
Un vrai film de cinéma, sensoriel, complexe, une photo, un scénario, une atmosphère, ces moments où tu es scotché à l'écran devant la beauté et l'intensité du moment.
Coup de foudre 2016.
Folles de joie, c'est l'histoire de deux dingues échappées d'un centre psychiatrique. Une sorte de Thelma et Louise en Italie, l'une sûre d'elle, embrouilleuse de compétition, l'autre fragile, emplie de doutes, deux âmes fêlées qui se complètent pour une une escapade pleine de vie et d'humanité qui fleure bon le soleil, la dolce vita comme un remède à la gravité de leur existence.
C'est joliment interprété, brillamment dialogué, et ...
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Lent, violent, dérangeant, le nouveau film du réalisateur de Drive ne laissera pas indifférent. Ses détracteurs le trouveront ennuyeux, inconsistant, prétentieux. Les autres prendront une bonne claque visuelle et sonore (BO d'enfer de Cliff Martinez), et ceux qu'il happera resteront scotchés jusqu'au bout. Seul regret d'une fin trop gore.
Il y a ces films dans lesquels il se passe finalement peu de choses mais qui fascinent. Sacrée ...
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Almodóvar revient à ce qu'il fait le mieux : une histoire d'amour(s), de femmes, de manque, tout en sobriété dans son univers si personnel. Si Julieta met un peu de temps à s'installer, elle nous transporte dans sa quête personnelle avec une grâce et un charme fous.
Une Huppert sans surprises, des personnages secondaires dont on se demande pour la plupart ce qu'ils font là, des invraisemblances grossières, une histoire de fond qui peine à passionner et un ennui, surtout... Que les deux heures sont longues.
Grosse déception.
Grosse déception.
Trop long, voire interminable, des combats ultra numériques déjà vus mille fois, aucun enjeu dramatique dans cette histoire qui n'apporte rien à la mythologie X-Men, basée sur un personnage qui semble tout droit sorti de La Momie. Pas passionnant, assommant, indigeste.
Dubitatif pendant les premières minutes sur ma capacité à être embarqué par ces animaux qui parlent, la magie opère rapidement grâce à une histoire qui n'a rien perdu de sa modernité et un univers foisonnant très bien reconstitué, comme Disney sait les créer. Ce n'est pas parfait (un Mowgli qui ne joue pas forcément très bien et des images qui sentent un peu trop les pixels parfois), mais suffisamment bien fait pour passer un très bon moment.
Un thriller nerveux, violent et anxiogène, métaphore extrême de l'enfer des migrants. Gael Garcia Bernal est magnétique, le décor est époustouflant, au service d'une mise en scène appliquée, la musique de Woodkid finit le tout. La forme est sublime, rien à redire. Je reste plus dubitatif sur l'intention et la finalité de tout ça.
Drôle d'expérience que ce Midnight Special, qui prend tout son temps (parfois un peu trop) pour installer une ambiance si particulière, grâce notamment à une photo et une bande son impeccables. C'est un film qui se ressent plus qu'il ne démontre, c'est déroutant et au final assez fascinant.