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Le film transcende l'académisme du produit culturel par une vision à la fois élégante et sombre du Venise musical, et un portrait de femme saisissant même si trop traité sous le prisme de thèmes contemporains. Une œuvre agréable.
Un film courageux et nécessaire dans sa dénonciation de l'homophobie en Tunisie. Cependant, le scénario n'est pas exempt de maladresses et la réalisation est un peu lisse.
Ce film africain est est une vraie réussite, entre chronique familiale, dénonciation politique et conte onirique. Un très touchant portrait de relations parentales. Une mention Caméra d'or méritée.
Un bel objet queer, érotique et surréaliste, dont il ne faut pas chercher à dénouer le fil narratif, qui semble pourtant limpide au début de l'histoire. Le spectateur qui accepte de se laisser bercer par son intrigue mystérieuse ne sera pas déçu.
Agréable et superficiel, ce film consensuel arrache quelques sourires mais pourra lasser par sa nostalgie facile, ses morceaux musicaux souvent ringards, sa mise en scène académique, son sentimentalisme mou et le jeu faux de Louis Carrel. Juste une illusion.
Chabrolien, à la fois explicite et mystérieux, ce drame bourgeois capte l'attention et bénéficie d'un soin artistique et technique. Du cinéma traditionnel dans sa meilleure veine.
Un film insolite, dénonciation des dérives du porno tout en en reprenant des éléments justifiant l'interdiction aux moins de 16 ans avec avertissement. Même si le propos moralisateur et angélique est parfois maladroit, l'ensemble est bien mené et la romance sincèrement touchante.
Le grand retour de Gus Van Sant. Un film d'otage efficace et superbement monté, où l'on retrouve l'intérêt du cinéaste à capter les névroses de la société américaine. Un régal.
L'un des meilleurs films de Claire Denis, fidèle au thème récurrent des ambiances troubles en milieu africain, et adaptation à la fois fidèle et personnelle de la pièce de Koltès. Aurait mérité mieux que sa sortie en sortie en salles (presque) en catimini.
Un biopic en forme de feel good movie plus proche de l'esprit humaniste et populaire de Ken Loach que du tire-larmes hollywoodien. Un beau moment de cinéma consensuel dans le meilleur sens du terme.
Le sujet à dimension économique est intéressant sur le papier et le récit trouve ses marques dans sa partie centrale qui frôle l'aspect d'un thriller psychologique. Mais le scénario, prévisible, souffre des défauts inhérents au film à thèse bavard et démonstratif. Dans le même genre, PETIT PAYSAN ou des films de Stéphane Brizé étaient plus puissants.
Un film de SF plaisant, dont la confusion narrative et les longueurs sont compensées par un humour bienvenu qui ne fait pas tomber le film dans la parodie, et par le jeu du joli Ryan Gosling qui fait le job avec professionnalisme.
Beau film sur le dilemme de l'artiste en régime politique autoritaire. Même si un Ours d'or peut sembler excessif, l'œuvre est largement recommandable.
Une fresque captivante sur deux personnalités de l'Occupation relativement oubliées. On regrettera quelques dialogues maladroits et des oublis sur la carrière cinématographique de Corinne Luchaire dont le meilleur film (LE DERNIER TOURNANT de Chena)l n'est même pas mentionné. Autrement, on est subjugué par une narration éblouissante et on ne voit pas passer les plus de trois heures.
Un documentaire percutant dont la démarche est audacieuse et insolite. Trop d'informations sont cependant présentées dans un montage brillant mais ne laissant pas le temps de réfléchir, ce qui va à l'encontre des intentions initiales du réalisateur, qui enfonce parfois des portes ouvertes et n'évite pas les amalgames. Un film à voir toutefois ne serait-ce que pour la sincérité de son projet
Un récit très touchant, subtilement écrit et dialogué, filmé avec la délicatesse inhérente à la réalisatrice qui connaît bien la double culture qu'elle aborde ici. Quant à Carmen Laura, elle est bouleversante et trouve peut-être le meilleur rôle de sa carrière.
Un bijou de délicatesse et de construction narrative. On retrouve l'univers familier de Jonas Trueba qui signe peut-être ici son meilleur film.
Ce portrait de femmes réunies pour un évènement de mode est filmé avec élégance mais souffre d'un déséquilibre dans le traitement des personnages et des lourdeurs inhérentes au genre du mélo médical. Les actrices sont quant à elles excellentes. Le grand film sur la haute couture demeure FALBALAS (1944) de Jacques Becker.
Belle étude psychologique sur un cas de conscience religieuse, nuancée, fine et qui permet de capter l'attention malgré son sujet aride. Les deux actrices principales sont étonnantes.
D'une poésie noire et oppressante, d'une esthétique fascinante et d'un beau message de tolérance, ce premier long métrage hors norme confirme la naissance d'un grand cinéaste.
Loin de sa virtuosité passée, Park Chan-wook se noie dans l'exercice de style fastidieux et l'humour pénible, passant à côté de la force de son sujet.
Une bonne surprise. Pour son premier long métrage en tant que réalisateur, le beau gosse de SANS FILTRE revisite avec habileté le drame social anglais, trouvant un juste équilibre entre classicisme et liberté de ton.
L'un des meilleurs films de Sorrentino, d'une acuité politique, avec toujours le sens de l'humour sarcastique et des digressions baroques ; mais mêlés ici à une touche émotionnelle jusqu'alors peu présente dans son œuvre.
On peine au début à entrer dans cette improbable histoire d'amour distanciée mais le film devient progressivement captivant. Jessica Chastain est une fois de plus sublime.
On est partagé. La première partie est dans la lignée des grands films de Chloé Zhao, poétesse de la ruralité et des tourments intérieurs. La seconde partie est imprégnée de lourdeurs mélodramatiques (on est loin d'un Sirk) puis de didactisme surligné, musique emphatique à l'appui. Chloé Zhao mérite mieux que d'être la cheffe d'orchestre d'un produit à Oscars.
Avant-première au cinéma Casino d'Antibes. Un petit bijou narratif qui contourne tous les pièges de son sujet socioéconomique et confirme les talents de réalisatrice de Valérie Donzelli et d'acteur de Bastien Bouillon.
Pour peu que l'on accepte la convention de la langue anglaise pour un récit d'intrigues russes et la profusion de dialogues et d'informations, le film est passionnant dans sa radioscopie d'un autocrate qui échappe à ses créateurs.
Un récit très classique mais réussi dans son genre, avec une efficacité narrative et sans esbroufe. Acteurs au top. Une bonne surprise.
Une œuvre charmante et délicate et qui parvient à éviter (de justesse tout de même) l'académisme d'un certain cinéma d'auteur international.
Une trame très proche de celles du VOLEUR DE BICYCLETTE et de L'HISTOIRE DE SOULEYMANE mais le film arrive à trouver son style et la description de la communauté chinoise de NYC est attachante.
Un très joli film, poétique et décalé, sur la marginalité. Les élans et hasard de la vie sont admirablement mis en scène, avec une Béatrice Dalle rayonnante dans un second rôle difficile.
Très beau film, poétique et contemplatif, davantage dans la veine de Manoel de Oliveira que celle de Ridley Scott. Un propos politique clair mais non asséné pompeusement. Du grand art.
Bon polar, d'une facture classique mais utilisant avec originalité un cadre familial et des séquences sous-marines à suspense. Une bonne surprise.
Un film de fantômes insolite, plus proche du style suggestif de "The Haunting" de Wise que de la machinerie hollywoodienne, et qui confirme la diversité d'inspiration de Steven Soderbergh.
Efficace, bien documenté, oppressant. Un modèle du genre, qui pose des interrogations pertinentes sur l'éthique en milieu journalistique.
Un film touchant et profond sur le dilemme de l'engagement politique. Classique dans forme, et techniquement soigné, le long métrage bénéficie aussi d'une interprétation de qualité, et confirme la vitalité du cinéma traitant de la dictature iranienne.