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Pour peu que l'on accepte de se laisser bercer par la lenteur contemplative de ce drame familial, on pourra apprécier un récit en nuances et contrastes. Il est également permis d'éprouver un ennui poli face un bel exercice de style qui ignore l'aspect émotionnel. Au final, un plaisir esthétique plus que narratif.
Un pétard mouillé, à l'image de la répétition du synopsis. Le concept était intéressant mais rien ne fonctionne dans ce mauvais vaudeville dans lequel les comédiens français se livrent à un concours de hurlements et de cabotinage (excepté Danièle Lebrun, excellente). Les rares bonnes idées (l'apparition de Molière) ne prennent pas. Une comédie du niveau du pire Zidi, qui ne fait pas honneur à la Comédie-Française. Quel ...
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Excellent polar à la fois tragique et burlesque, dans lequel le magot à récupérer compte moins que le sujet parallèle, sur les traumatismes familiaux et la folie. Une merveille.
Jubatoire et remarquable. Une date dans l'histoire du cinéma indien (du cinéma tout court ?) Une narration passionnante, une splendeur visuelle et sonore, des scènes d'action qui dépassent souvent le cinéma hollywoodien. Le réalisateur nous passionne avec ce récit qui à la fois perpétue et renouvelle les codes du mélodrame, du musical, du cinéma d'aventures et du film tant politique qu'historique.
Jubilatoire et décapant. Le grand retour d'Araki pour un film subversif et nuancé à la fois, pavé dans la mare du retour à l'ordre moral. On regrette juste l'absence de sa poésie noire et surréaliste des années 1990, mais c'est aussi la preuve d'un auteur qui renouvelle son art.
Le première partie peut être perçue comme une bluette étudiante pénible et à la légèreté... très lourde. Le récit prend ensuite une tournure plus intéressante, avec une rupture narrative qui rend au final l'ensemble recommandable.
Le sujet est fort et le dénouement forcément poignant. Le cinéaste abuse cependant de la joliesse de plans sur fond de musique country, et du sentimentalisme de par le recours au plans sur des enfants trop mignons dans leur malheur ou un toutou attachant. Au final, un discours humaniste et social appréciable mais très peu de cinéma.
Après un début hasardeux (jeunisme ambiant, chronique estivale éculée, interprètes maladroits), le film finit par trouver sa voie, thriller estival à l'intrigue minimaliste mais prenante, autant qu'étude psychologique subtile. Une réussite au final.
Le drame des migrants méritait mieux que cette œuvre chorale certes sincère et habile mais terriblement académique et larmoyante.
Un graphisme élégant et une subtile mise en abyme sur les rapports entre l'animation, le surf et l'amour constituent les atouts de ce joli film d'animation qui abuse un peu trop des ficelles du mélodrame médical.
Mêlant polar efficace et drame social sans concessions, ce petit film indépendant portugais est une bonne surprise et véhicule une image glaçante de la cruauté des relations humaines.
À la fois bouleversant émotionnellement et complexe (en apparence) dans sa structure narrative, ce film est un véritable choc, qui va au-delà du simple appel au respect de la différence. Une très agréable surprise.
Beau film, entre poésie filmique et chronique communautaire. Un jeu de montage éblouissant. Une rareté.
Film d'animation jubilatoire et d'une inventivité remarquable. Éloge louable de la culture queer tout autant que critique de toutes les intolérances, le film est surprenant à plus d'un titre. Les auteurs semblent toutefois confondre Christine Lagarde et Christine Boutin, à moins que la confusion soit délibérée.
Un très touchant portrait sur l'homosexualité au troisième âge. Utilisant le contraste de décors et décrivant des personnages complexes et nuancés, le film est une réussite totale.
Le scénario ressemble un peu trop à celui de TOUS LES HOMMES S'APPELLENT ALI de Fassbinder mais la réalisatrice arrive à trouver un ton personnel et le film est véritablement porté par le souffle de la toujours parfaite Hiam Abbass.
Film digne, bien écrit et mis en scène, avec une superbe Vicky Krieps. Toutefois, Naomi Kawase avait par le passé déployé davantage d'ambitions cinématographiques.
Excellent film d'horreur, entre les univers de Lynch et de la franchise CUBE. Le jeune cinéaste a un talent fou et parvient à distiller une ambiance de mystère dans un récit que ne délivre pas toutes ses clefs et s'avère être à multiples lectures. Superbe travail sur le décor et l'ambiance. Du grand art.
De ce qui aurait pu n'être qu'un énieme récit de manipulation, Soderbergh tire une étude psychologique subtile et une réflexion intéressante sur les rapports entre l'art et l'argent. Un film recommandable.
Un conte animalier mêlant drame social et humour absurde. Un véritable bijou hautement recommandable.
Bien plus qu'un film sur le harcèlement scolaire, voici une œuvre prenante qui nous plonge (dans tous les sens du terme) dans les zones d'ombre de la pré-adolescence. Mise en scène magistrale, qui révèle un grand réalisateur.
Beau récit d'une tentative de réconciliation filiale, avec une réflexion subtile sur les rapports entre vie professionnelle et vie familiale dans le milieu du cinéma. Javier Bardem trouve l'un de ses meilleurs rôles de maturité.
Un récit charmant et temporellement dépaysant. Toutefois, le scénario est sur-écrit et l'œuvre souffre de longueurs et lourdeurs dans son dispositif. Encore un film d'ouverture mineur pour le Festival de Cannes.
Le film transcende l'académisme du produit culturel par une vision à la fois élégante et sombre du Venise musical, et un portrait de femme saisissant même si trop traité sous le prisme de thèmes contemporains. Une œuvre agréable.
Un film courageux et nécessaire dans sa dénonciation de l'homophobie en Tunisie. Cependant, le scénario n'est pas exempt de maladresses et la réalisation est un peu lisse.
Ce film africain est est une vraie réussite, entre chronique familiale, dénonciation politique et conte onirique. Un très touchant portrait de relations parentales. Une mention Caméra d'or méritée.
Un bel objet queer, érotique et surréaliste, dont il ne faut pas chercher à dénouer le fil narratif, qui semble pourtant limpide au début de l'histoire. Le spectateur qui accepte de se laisser bercer par son intrigue mystérieuse ne sera pas déçu.
Agréable et superficiel, ce film consensuel arrache quelques sourires mais pourra lasser par sa nostalgie facile, ses morceaux musicaux souvent ringards, sa mise en scène académique, son sentimentalisme mou et le jeu faux de Louis Carrel. Juste une illusion.
Chabrolien, à la fois explicite et mystérieux, ce drame bourgeois capte l'attention et bénéficie d'un soin artistique et technique. Du cinéma traditionnel dans sa meilleure veine.
Un film insolite, dénonciation des dérives du porno tout en reprenant des éléments justifiant l'interdiction aux moins de 16 ans avec avertissement. Même si le propos moralisateur et angélique est parfois maladroit, l'ensemble est bien mené et la romance sincèrement touchante.
Le grand retour de Gus Van Sant. Un film d'otage efficace et superbement monté, où l'on retrouve l'intérêt du cinéaste à capter les névroses de la société américaine. Un régal.
L'un des meilleurs films de Claire Denis, fidèle au thème récurrent des ambiances troubles en milieu africain, et adaptation à la fois fidèle et personnelle de la pièce de Koltès. Aurait mérité mieux que sa sortie en sortie en salles (presque) en catimini.
Un biopic en forme de feel good movie plus proche de l'esprit humaniste et populaire de Ken Loach que du tire-larmes hollywoodien. Un beau moment de cinéma consensuel dans le meilleur sens du terme.
Le sujet à dimension économique est intéressant sur le papier et le récit trouve ses marques dans sa partie centrale qui frôle l'aspect d'un thriller psychologique. Mais le scénario, prévisible, souffre des défauts inhérents au film à thèse bavard et démonstratif. Dans le même genre, PETIT PAYSAN ou des films de Stéphane Brizé étaient plus puissants.
Un film de SF plaisant, dont la confusion narrative et les longueurs sont compensées par un humour bienvenu qui ne fait pas tomber le film dans la parodie, et par le jeu du joli Ryan Gosling qui fait le job avec professionnalisme.
Beau film sur le dilemme de l'artiste en régime politique autoritaire. Même si un Ours d'or peut sembler excessif, l'œuvre est largement recommandable.