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Même si Camille Lou a la tête de l'emploi, avec ce mélange de naïveté et de charme, cette comédie est un peu poussive, à l'image d'une voix off totalement inutile (quand bien même elle est assurée par Fabrice Luchini). Reste la prestation amusante de Vincent Dedienne.
C'est vraiment très bête, mais le film assume pleinement sa propre bêtise et l'on rit une ou deux fois. Certes, il ne va pas assez loin et ne restera certainement pas dans les mémoires mais c'est gentiment potache et amusant.
Le film nous entraîne dans un univers visuel assez inédit, un déluge de couleurs et une animation qui va à 100 à l'heure (un peu trop). Il n'en oublie pas cependant l'émotion et une belle sincérité.
Une comédie policière pas vraiment comédie ni vraiment policière... Ce n'est jamais drôle et le scénario est cousu de fil blanc : toutes les situations sont prévisibles. De plus, les personnages sont assez antipathiques et les acteurs en font des caisses.
Des qualités visuelles mais un film incompréhensible, incroyablement vide et, surtout, terriblement long.
Une comédie sympathique, un peu inégale, mais sincère. Ce road movie vers le bled doit rappeler pas mal de souvenirs à tout un tas de gens. Il joue à fond la carte nostalgie, parfois avec maladresse, mais parvient à faire rire et à émouvoir.
Impossible de ne pas penser à Get out en visionnant ce film. Il en est en quelque sorte l'adaptation féministe. Tout y est : le cadre idyllique, les détails étranges, le malaise qui s'installe, la révélation, les sommets de violence et de gore. La recette est appliquée parfaitement et donne un film pas exempt de défauts mais vraiment fun à regarder.
Pour autant que je me souvienne, j'avais trouvé le bouquin étrange et ennuyeux. Bon, j'étais au collège ! Cette adaptation, fidèle au roman éponyme, est avant tout un exercice de style. Une réalisation très propre, un noir et blanc très classe, une interprétation formidable. Mais tout cela est très froid, inhabité et long...
Mais comment fait donc Pixar, et la franchise Toy Story en particulier, pour trouver le ton juste à chaque fois ? Avec ce parfait mélange d'humour et de tendresse, d'aventures pour petits et grands, de références, de réflexion sur la vie, d'analyse de notre époque et, ici, de notre rapport aux écrans. Une chose est sûre : Toy Story, c'est toujours aussi génial. Courez-y !
Assez drôle et rythmé, ce second volet n'apporte pas grand chose de neuf, comme on pouvait s'y attendre. On a remixé un peu les idées et les péripéties du premier et rajouté deux personnages... Et ces animaux en images de synthèse sont très laids !
Un drame familial dans lequel brille Camille Cottin, parfaite dans le rôle de cette mère de substitution par accident. S'attardant sur le parcours du combattant administratif comme dur le ressenti des personnages, le film évite de sombrer dans le pathos mais en restant peut-être un peu trop distant, nous empêchant d'être totalement conquis.
Le casting faisait saliver et oui, Jodie Foster manie parfaitement notre langue, presque sans accent. Mais le film est un gloubiboulga incompréhensible au scénario inutilement alambiqué, au point d'en devenir pénible à suivre. Heureusement, la musique des Talking Heads vient de temps en temps nous réveiller...
Un film très touchant qui aborde le quotidien lié à la guerre sans tomber dans le misérabilisme. Il n'en est pas moins émouvant, notamment lorsqu'il traite du deuil. L'animation est superbe et le personnage de Totto-Chan dynamique, drôle et attachant.
Un huis-clos qui lorgne un peu du côté de Tarantino dans son intrigue à tiroirs et son côté cruel et malin. C'est assez marrant de donner vie aux différents plans et le scénario réserve son lot de surprises même s'il est un peu bancal. En revanche, je ne suis pas trop fan de la conclusion. Un film très ludique malgré tout.
D'un réalisme quasi documentaire, loin de tout manichéisme, un film qui se contente de présenter des faits, de manière crue et maîtrisée. On est scotchés de bout en bout alors que tout est fait très sobrement et sans esbrouffe.
Plutôt client du programme court, j'avais retrouvé ce qui faisait le sel de la série dans le premier volet : l'alternance entre drame et questions existentielles, et humour absurde et répliques qui font mouche. Ce second volet les recycle par moments mais s'étire un peu et s'éparpille, devenant un peu bancal.
Satire politique d'abord un peu légère, le film s'assombrit à mesure que l'on avance pour devenir un vrai thriller tout en tension. Prenant, bien fichu, avec une interprétation très juste.
Encore une fois, même si je ne suis pas trop client du truc, il faut reconnaître que c'est bien produit. L'univers visuel est intéressant même s'il "vomit" un peu trop de couleurs, le merveilleux est bien présent mais les chansons sont trop cucul.
On peut peut-être reprocher au film d'être un peu trop politico technique, mais le sujet est très intéressant, l'opposition entre l'art et la politique assez savoureuse, le portrait de cet homme, droit voire rigide, étonnant et l'interprétation au diapason.
Quelque part entre Un plan simple et Fargo, une comédie noire assez mordante et souvent très drôle, peuplée de personnages truculents et aux situations rocambolesques. On se laisse prendre par le suspense et l'enchaînement de rebondissements improbables et amusants. Une très bonne surprise.
Le démarrage est un peu poussif, agrémenté de beaucoup trop de musique techno et de gens qui se trémoussent... Mais par la suite on entre dans un road trip d'un autre genre, poussiéreux, viscéral, dramatique, servi par la prestation habitée de Sergi Lopez.
Un peu creux et trop théâtral, ce troisième volet reste un divertissement assez classe avec de (trop ?) nombreux rebondissements. Cela reste un plaisir de retrouver le casting original.
Une uchronie mystérieuse qui possède une belle identité visuelle mais qui, à vouloir trop en faire, noie un peu son propos. En revanche, Tahar Rahim confirme qu'il est un grand acteur.
Comme souvent avec Wes Anderson, c'est complètement perché mais c'est du génie. Délire visuel et burlesque, parfois un peu difficile à suivre, mais drôle et presque mélancolique. Et quelle prestation de Benicio del Toro !
Un film excentrique voire complètement loufoque qui cache une certaine poésie. En revanche, si l'idée de base est vraiment originale (même si certains films s'en rapprochaient un peu, c'est presque du jamais vu), cela pêche un peu dans sa mise en œuvre et le film donne l'impression d'étirer son concept jusqu'à l'overdose.
Un film politique, courageux, qui interroge sur la notion de pardon, de bien et de mal. Mené comme un thriller, il met à mal les convictions des personnages et tient le spectateur en haleine.
Pas vraiment comédie, pas vraiment dramatique, ce film laisse un peu perplexe. L'affiche, et l'affection que je porte habituellement au casting, laissait espérer quelques rires. Eh bien je n'ai pas ri une seule fois... Ce n'ai pas déplaisant mais on se porter par le film dans une relative indifférence.
Le film suit scolairement le cahier des charges des films de braquage : le plan, le recrutement, le matériel, le grain de sable, les trahisons... Il ne réinvente rien mais est agréable à suivre et la réalisation est assez nerveuse.
J'aime beaucoup Raphaël Quenard mais son film, qui lorgne du côté d'un genre casse-gueule (le comique idiot), n'est finalement qu'idiot... Et bavard aussi. À éviter.
Une impression de déjà-vu avec ce thriller futuriste mais un film sombre, nerveux et spectaculaire servi par un casting de premier ordre.
Un film d'horreur morbide, dramatique, inquiétant, malaisant et parfois franchement gore. Les codes du genre sont parfaitement maîtrisés et le film ne laisse pas indifférent même s'il faut avoir le cœur bien accroché. Ce pourrait être un chef d'œuvre s'il ne donnait pas un peu parfois l'impression de s'éparpiller.
Un thriller qui joue assez intelligemment sur nos fantasmes et nos craintes quant à l'intelligence artificielle. L'intrigue est un peu convenue mais le réalisateur met habilement en scène la descente aux enfers de l'écrivaine interprétée par une formidable Cécile de France. La tension est palpable de bout en bout.
Un film angoissant servi par d'excellents effets spéciaux et l'implication de Jean Dujardin. Tout devient un danger dans l'environnement du personnage et le film tente une réflexion métaphysique et quelques incursions poétiques. En revanche, pas fan de la voix off qui comble inutilement des vides.
Le trait est assez simple mais le film traite la notion de deuil avec justesse, tendresse et un peu d'humour. Les personnages sont attachants et la construction de leur relation touchante.
On retrouve ici la fascination morbide de Cronenberg pour les corps mutilés. Le film offre une réflexion intéressante sur le deuil et la mort et l'ambiance, austère et sombre, apporte un peu de mystère. Mais le scénario, à base de complotisme et de technologie, ne convainc pas. Le film se limite donc à un exercice de style purement esthétique, ennuyeux, avec des personnages caricaturaux.
Le film déroule sans surprise son fil conducteur qui est mis en scène sans autre idée que cela : le type BCBG qui n'a rien à faire dans ce milieu... Passées deux ou trois situations amusantes, le film ronronne et ennuie à mesure que les situations caricaturale s'empilent.